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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 17:38
Après "Je suis né à MARSEILLE" le retour de Frank Zorra chez les éditions Baudelaire : "Il était une... Femme".
Après "Je suis né à MARSEILLE" le retour de Frank Zorra chez les éditions Baudelaire : "Il était une... Femme".

Après "Je suis né à MARSEILLE" le retour de Frank Zorra chez les éditions Baudelaire : "Il était une... Femme".

Frank Zorra effectue un retour à remarquer chez les éditions Baudelaire après "Je suis né à Marseille"

Dans son interview, chez Maritima Tv à MARTIGUES, le 1er février, diffusion le 27 février sur la chaîne, rubrique "l'invité", Frank Zorra n'a pas révélé son identité propre d'auteur. Il s'est montré tel un personnage prenant lui-même la plume, à la manière de San-Antonio, jouant un peu comme l'Arsène Lupin, de ses lectures d'enfance.  Il a développé, face à Florent MOUNIER, son personnage variant de l'enquête policière au simple constat d'adultère ou bien à la recherche de chiens perdus. Il a tracé un parallèle entre le partenaire d'écriture des "Fantômes de Marseille", de "L'impossible crime" et du détective casquette enfoncé du "Dernier clair de lune". Pour "Il était une...", plus d'ouverture avec des fantômes plus féminins qui remercient ses trois lectrices fans qui ont préfacé le livre...

 

Brigitte Ban-Jean  (Plumes fantastiques)

Frank Zorra est un type bien. Le "privé" marseillais est pourvu d’un œil aiguisé, d’un flair hyper développé, d’un bagout provençal parfois fleuri et imagé. Son oreille attentive et d’une capacité d’adaptation hors du commun. Ce héros populaire s’apprécie car ses aventures se dégustent comme des petits chocolats fourrés : un enrobage un peu rude mais capable de fondre à la première occasion pour libérer un cœur aussi gros que la sardine qui a bouché le Vieux Port ! Si vous ne connaissez pas encore Frank, suivez un instant ses péripéties et à coup sûr, vous serez sous le charme. Par contre, si vous l'accompagnez depuis ses premières investigations, vous le verrez évoluer car, à l'instar d'un bon vin, il semble se bonifier avec l'âge.

Il confie aujourd’hui quelques enquêtes inédites où humour, action  et sensualité  côtoient délicatesse et finesse d’esprit. Il rajoute un brin d'opportunisme et une note poético-argotique qui vous fera sourire. Exagère-t-il ? Evidemment et c'est bien ce qui le rend attachant. Un détective méridional qui lâche sa plume acérée pour coucher les idées qui traversent son esprit joueur et torturé, cela ne peut être que jubilatoire et exubérant. D'ailleurs, nous connaissons bien l'adage "Ce sont ceux qui en parlent le plus, qui en font le moins !" L'imagination crée le reste. N'empêche, cette lecture dévoile un florilège de sentiments et de comportements variés que vous avez sûrement déjà croisés. 

 

Christine  Lubrano (L'impossible Crime)

J'ai eu le plaisir de rencontrer Frank Zorra (comme Zorro, mais avec un "a"), lors de l'écriture d'une de ses aventures "L'impossible crime".

Le personnage, au regard vif et intelligent est plein de verve ; rien ne lui échappe. Sous ses airs à la Columbo, il fait partie des fins limiers. C'est un marseillais de souche. Il connaît la ville et ses habitants, comme sa poche. Il interroge ses suspects avec un fort accent et un langage qui fleure bon la méditerranée. Pour parvenir à ses fins, il n'hésite pas à donner de sa personne. Le sacripant, va jusqu'au sacrifice de son corps pour mieux cibler sa suspecte! Oui, bon, uniquement avec les dames dont il garde à cœur de défendre l'honneur quand elles sont innocentes. Un vrai pistachier comme l'on dit à Marseille ! Mais cela ne le détourne pas de son enquête qu'il mène de main de maître.

J'avoue ne désirer qu'une chose, renouveler mon expérience de collaboratrice et, pourquoi pas, m'embarquer dans une suite toute aussi forte en suspens et rebondissements que "l'impossible crime".

 

Joëlle Solari (Le voyage de l'imaginaire)

Comment ? Vous ne connaissez pas Zorra, Frank Zorra ? Mais c’est impossible ! Je vais vous expliquer … « Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres » ; la citation est de San-Antonio mais pourrait aussi bien s’appliquer à notre détective dont le talent n’est plus à vérifier. Au fil des lignes on partage aussi bien sa vie que ses aventures toutes deux toujours très mouvementées. On passe du lit au frigo ou du frigo au lit, le résultat étant toujours le même puisque au final tous deux restent vides !

Avec sa dégaine et son humour ravageur, il déploie une verve inimitable typiquement marseillaise. Toujours ou presque en limite il ne franchit jamais la ligne, héritage sans doute de son passé de « flic ou voyou » suivant la période ! Toujours entouré de jolies filles peu farouches il emmène balader le lecteur tant dans l’anecdote que dans l’excès, au travers de comparaisons souvent très « imagées ». Et ce,  pour notre plus grand plaisir. Son pouvoir de séduction et d’observation en font un personnage précieux aux yeux de sa chère « commissaire préférée » dont on sent bien qu’il en ferait sans conteste son quatre heures.

Rien à voir avec le Zorro de notre jeunesse, quoique… mais son expression : je m’appelle Zorra comme Zorro mais avec un A le définit si bien. Après la découverte de ses Nouvelles, il reste pour le lecteur un mélange de gentleman, aventurier et justicier toujours prêt à défendre ces (ses) dames et faire éclater la vérité !

 

Trois relectrices de Pp  préfacent ensemble le nouveau voyage du détective...

Lectrices, fans ou partenaires, elles vous invitent à la lecture de ses nouvelles aventures...

"Il était une... Femme".

Commande possible par réservation - parution imminente.

 

En attendant un extrait ci-dessous...

Il était une... femme                                    

Ce vieil homme, avec une épaule plus haute que l'autre, une moustache frisée et des cheveux gris épars, un gant d'une seule main, la gauche à cause d'une brûlure, paraît-il… Ce vieil homme qui se faisait appeler Fred Zillardieu, je ne savais plus exactement où je l'avais déjà vu…

Le voilà qui traîne dans cette école de danse, le cours suprême, célèbre pour l'instruction des tangos et des valses,- danses quelque peu rétrogrades à notre époque mais qui ont toujours leurs adeptes-, dirigé de main de maître par une dame, de cinquante-cinq ans environ, au visage sévère et aux allures rigides. On a pu voir quelquefois son époux qu'elle rudoie comme tous en évitant de le laisser traîner auprès des autres femmes qu’il regarde comme on admire des choux à la crème.

Un coin tranquille, si je puis dire, et pourtant c'est à la sortie de ce cours qu'un crime a eu lieu. Une jeune femme a été étranglée avec son collier juste en partant dans une alcôve, toute proche, et l'enquête a été vite classée : les policiers ont conclu à un simple rôdeur qui, paraît-il, aurait dérobé ses bijoux.

Le vieux Fred n'a pas trop l'air d'y croire bien que l'on n'ait jamais retrouvé le collier qui est l'arme du crime et, depuis, il observe les danseurs… Tous les soirs ! Sans jamais danser.

 

Un soir, pourtant, Christine, une jeune femme de vingt-quatre ans qui doit bientôt se marier pour ne pas coiffer Sainte-Catherine et s’est inscrite au cours pour savoir danser pour son mariage, insiste pour danser avec lui. Il la regarde longuement de la tête aux pieds : une jolie rousse au physique irréprochable perché sur des talons d’escarpins avec des yeux bleus qui vous invitent aux bains de mer même en hiver. Il réplique qu’il ne fait pas le tango. Elle remue la tête avec une moue particulière en signe d'accord, s’éloigne, puis, revient lors d'une valse.

- Ce n'est pas un tango !

- OK, dit-il, mais ça m’escagasse, c'est contre nature qu'une si jolie fille, si jeune, et un vieux mal foutu comme moi dansent ensemble : c'est navrant !

- Je ne sais pas pourquoi je me sens attirée par vous, peut-être parce que vous ressemblez à un grand-père que j’aimais énormément, mais l’âge c'est secondaire, quant au temps, ce n’est qu’une ineptie ! On peut se souvenir d'une minute exceptionnelle dans les bras de quelqu'un qu'on a aimé et oublier des mois passés à bâiller aux corneilles avec quelqu’un qui vous ennuyait. Dans la valse, on tourne, on s’envole ; un tourbillon, un nuage au-dessus des turpitudes.

- Mais je croyais avoir esgourdé, pardon, entendu…que vous alliez vous marier ?

- Justement, Monsieur, cela, limitant vos risques, devrait vous rassurer : je ne suis pas amoureuse de vous, enfin je crois, et je ne suis que votre partenaire, à l’instar d’un couple de patineurs qui se jettent sur la glace pour la première fois.

- Il semble que les femmes, pour les garder, il faut les surprendre : avec moi, qui sait ? Vous aurez peut-être des surprises !

 

Peu à peu, s'installe une complicité et peut-être même une amitié entre ces deux êtres que tout semble séparer. Ils se retrouvent aussi à l'extérieur et la future mariée semble peu à peu oublier son futur mari dans les têtes à têtes avec ce vieillard si souple et si subtil. La nuit les retrouve quelquefois la main dans la main, sur un banc public, au clair de la lune… Comme un père et sa fille ? Ils rentrent en valsant chacun de son côté. Jusqu'au jour où un pilulier en argent attire l'attention du vieux fouineur. Il porte les initiales de la morte. Fred le ramasse et l'inspecte : aucun doute. Il le prend dans sa main et le porte à la directrice de l'établissement en lui demandant s'il lui appartient : elle lui répond positivement et le récupère. Sans rien dire, il le lui subtilise discrètement, un peu plus tard, pendant qu'elle observe les danseurs. Il saisit alors le combiné téléphonique :

- Commissaire Scrivat ? Oui, c’est moi, j'ai démasqué l'assassin de l'école de danse. C'est un règlement de comptes entre deux femmes. La victime avait pris durant trop longtemps le mari de l'autre : une histoire assez banale…

Un peu plus tard, la jeune Christine regarde le vieux Fred. Coup de théâtre ! La perruque, les moustaches et le postiche qui faussait son épaule, les faux sourcils et le faux palais qui relevait sa lèvre supérieure et encore le gant, toute la panoplie saute et sa voix rajeunit en disant :

- Zorra, je m'appelle Frank Zorra, comme Zorro mais avec un a !

J'étais sûr que c'était une histoire de rivalité. Aucun rapport avec les bijoux, elle ne les avait pris que pour égarer les soupçons. Malheureusement pour elle, elle avait gardé le pilulier. Tous les assassins commettent l'erreur, créant le grain de sable qui arrête le mécanisme.

Une valse, Mademoiselle ? Avant que cet établissement ne soit fermé ?

- Avec plaisir ! Monsieur le détective.

- Tu sais, je n’ai jamais su garder une femme auprès de moi. Je ne suis pas aussi vieux que tu croyais mais, quand même, le double de ton âge est là, alors…

- À nous deux, nous n'avons pas cent ans et puis, rien ne dure éternellement ! L'important est donc de profiter de cette passion quand elle passe… Elle ne reviendra pas…

 

Finalement, je me rappelle où j'avais vu cette gueule de vieillard : c'était un matin en me préparant devant ma glace.

Alors, que dire ? Nous avons profité…

Je me croyais trop vieux pour ce genre d’expérience mais son passage sur mon corps a ancré en moi une sorte de rose qui s’ouvre encore à chaque printemps en son absence et une étrange valse dessine alors sur mon horizon ce regard bleu qui fait flotter mon imaginaire sur la mer des souvenirs.

 

Mais, me direz-vous, ce n’était qu’une aventure, il était… d’autres femmes et je n’avais pas encore affronté le dernier clair de lune, vous avez raison, alors, fan de chiche, venez m’accompagner dans ce nouveau voyage où je vais risquer ma peau.

 

Frank Zorra

 

Trois charmantes dames pour présenter l'auteur et son livre...
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Les apparitions du détective et ses écrits particuliers...
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