poésie

Mardi 11 février 2014 2 11 /02 /Fév /2014 12:06

 

AFFABULATIONS EN REEDITIONS

ET TOUJOURS POUR 12 EUROS

16 PAGES SUPPLEMENTAIRES AVEC COULEURS DES GRAVURES

De nouvelles fables avecla même verve

Réduction du prix aux adhérents de Pp

Denise Biondo, Danyel Camoin, Philippe-Auguste Malsheres

vous invitent à visiter les fables de l'an 2014.

avec...

 

 Europe des fourmis

 affabulations  

 

Pauvre fourmi rouge peinait dans son transport

Tandis que la blanche pleurait là dans son port.

Un groupe de noires sur le vieux promontoire

Attendait l’orage pour connaître la gloire.

Et tandis que certaines, par les eaux emportées,

Abandonnaient céans richesses amassées,

Chacune en son logis déplorait des lacunes

Et supportait le vent qui balayait les dunes.

Alors, notre fourmi petite mais rusée

De cultiver l'idée fut soudain amusée :

Unir toutes troupes, rassembler, résister,  

Paraissait devenir un avenir posté.

Lorsque celles des champs, amenant victuaille,

Même aux rigueurs du froid, conserverait ripaille,

Les fourmis des plaines hissées sur les hauteurs

Apporteraient de l'eau à tous leurs sauveteurs !

Il paraît que chez nous, union est feu de paille

Les divorces pleuvent et les femmes travaillent.

Braves gens, nous parlons ici de la fourmi

Qui n’a que son labeur pour noble et seul ami.  

Et l'Europe animale ainsi constituée,

Les sauva du trépas, l'union alors votée…

 

Mais il reste vrai que, parmi tous leurs tracas,

La monnaie en pièces chez eux n'existait pas.

 

 

fourmis.jpg

 

2e prix (coupe et médaille) décernée le 9 mai 2010 à cette humble fable par la mairie du 5e arrondissement de Marseille  

 

 Pp éditions 2014

 

Article: FZ

Par Pp editions - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 11:29
Quand la muse est...
Ce trimestre c'est Michelle Grenier qui relève notre flambeau
La muse-poète
apporte à notre moulin trois poèmes fabuleux
qui seront répercutés dans la rubrique du périodique (parution janvier).
 
Voici les trois poèmes avec les réponses du président.
Retrouvez Michelle dans la rubrique : nos auteurs à l'honneur
                                                                                                 

SPA50077bis

Cent papiers

  

Des papiers si j'en ai ?

C'est peut-être le vent qui me les a volés ?

Mon pardessus trop grand qui les aurait cachés ?

Où c'est chez moi ? Le ciel c'est mon toit,

L'horizon ma fenêtre,

Mon adresse est gravée sur l'écorce d'un hêtre.

Quel est mon nom ? M’en souviens pas

Demandez-le aux pierres, à l’averse, au vent

Avec qui je converse souvent.

Si je n'ai rien volé ? Oui ! J'en ai tant volés !

Des lapis lazuli des pépites aux ordures

Et des lacets pour mes souliers défaits !

Des copains si j'en ai ? Des tas !

J'en ai tant et tant que pour tous les compter,

Il y a bien trop de doigts sur les doigts d'une main !

Quel est mon âge ?

Combien d'hivers déjà ont enneigé ma tête ?

J'ai des années-lumière, des sillons de poussière

Gravés dans le creux de mes mains.

Enlevez ces menottes, ouvrez grand cette porte,

Que je m'en aille aux quatre vents.

 

Michelle Grenier

 

 

 

 

 

Moi qui ai noirci temps de papier

Derrière cela, que puis-je dire ?

Le sol de l'autre glisse sous mes pieds

Merci Michelle, guide le navire !

 

 

Danyel Camoin

 

 

Nègre bleu

 

  

Tapi comme un animal,

Peur aux entrailles,

Je suis le nègre bleu qui rame,

Lame de fond au fond des cales.

Plus vif que l’alizé, je courais,

Vibrant au galop des koras,

Arc bandé en plein zénith,

Tam-tam en cavale, je dansais,

Ivre de soleil et d’eau vive.

Je suis un baobab déraciné,

Un léopard indompté, indomptable,

Une bête féroce…

Je suis la note bleue,

Tatouée au cœur de mon âme,

Mise à nue jusqu’à l’os.

Je bats le pouls profond de la terre,

Et je chante la mélopée des griots …

 

Plus noir que l'ébène et que la suie,

Je suis le nègre bleu qui rit, étincelant.

 

 

Michelle Grenier

 

 

 

Toutes ces couleurs vont en avalanche

Et leur tête mise à prix sur la planche.

Je siffle enfin le jour de leur revanche :

D'une ligne bleue unir sur la blanche

Le noir avec l'indienne ce dimanche…

L'égalité, ce n'est pas dans la manche !

 

 

Danyel Camoin

 

 

 

Concours littéraire au Père Lachaise

 

 

A la fête des vers s'ouvrait un grand concours

Où sonnets et pantoums se donnaient libre cours,

Lyrisme et fantaisie enchantaient un parterre

De chenilles et larves rampant sous la bruyère.

Un spectacle de choix où l'on conte fleurette,

Ah ! Que c'est bon de vivre au raz des pâquerettes !

C'est ainsi qu'on put voir le ver du hanneton

Anonner  un quatrain de sa composition.

En verve, l'asticot déclama un poème

En hommage à la mite, sa mimite qu'il aime.

En vers et contre tous, un ténia solitaire

Composa un pamphlet à pas piquer des vers.

Quel toupet, c'est  navrant ! Couinait vermisseau

Qui tortillait tout seul entrechats et rondeaux.

Le beau ver du bourdon  voulut lever le sien

Trinquer à la santé  des académiciens,

Mais sa voix se perdit dans le charivari : 

Lauréate du jour, grand prix de poésie

La luciole, encensée pour son ode à la terre

Eclipsa pour un soir Verlaine et Baudelaire.

 

 

Michelle Grenier

 

 

 

Une fête des vers, qu’en dirais- je, Madame ?

C'est une idée d'enfer qui me remuerait l’âme ;

La verve déployée sur ce bel étendard

Ramène l'asticot près de Frédéric Dard.

 

 

Danyel Camoin

 

 

 

précédent trimestre :----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Quand la muse est... Nicole…

 

Après Natacha, Alice, Mireille, Janine, Rosette, Denise et Carine...  

Ce trimestre la muse-poète prend le visage de Nicole Mutez-Figueras

 

 

  nicole-2.jpg100 1367

"Bercée depuis l'enfance par la littérature, la peinture et le théâtre, l'adolescence m'a orientée dans ces trois directions et depuis l'écriture et la peinture m'accompagnent sur le chemin de la vie."

Nicole

 

 

Cupidon

 

L’amour est suspendu en l’air

Comme planent les grands oiseaux

Quand ils ne savent pas encore

Quelle sera leur destination.

 

L'amour est suspendu dans l'air

Tel, en été le souffle chaud,

Brise légère frôlant nos corps,

Créant des douces émotions.

 

L'amour est suspendu dans l'air

Comme les notes d'un concerto

D'une mélodie, de deux accords

Sur un piano ou un violon !

 

L'amour est suspendu dans l'air

Pour enfin trouver son berceau

Dans deux coeurs, au clair de l'aurore,

Sous le regard de Cupidon !

 

 

À l’amour…

 

L'amour est un trapéziste

Qui joue sa vie sans filet ;

Son coeur flotte sur la piste

Cupidon, bien sûr, le sait.

 

L'amour est un funambule

Parachuté sans gilet.

Éclatez-moi cette bulle

Libérez la vérité...

 

Danyel Camoin

 

 

 

Pantomime

 

 

Comme un petit clown triste

Tu coules ton chagrin

Sur tes pommettes lisses

Maquillée de carmin.

        Douleur !

 

Comme Polichinelle,

Grotesque et maladroit,

Tu cherches toujours celle

Qui te tendra les bras.

      Illusion !

 

Marionnettes ou pantin,

Tu rebondis de joie ;

Légers, tes pieds, tes mains

Caressent du bout des doigts !

       Bonheur !

 

Tel Pierrot dans la nuit,

Sous le clair de la lune

Tu chanteras aussi,

Voguant sur la lagune.

       Amour !

 

Pour la pure Colombine,

Tes masques tomberont ;

Pour la douce Colombine,

Tes yeux se voileront.

       Emoi !

 

 

Réponse de Danyel

 

Les couleurs se marient la nuit

Pour noyer la réalité...

Qu'est ce qui tuera notre ennui

Quand le temps sera alité ?

     Courage ! Fuyons.

 

 

Où est notre authenticité ?

 

Qui est réellement lui-même ?

La tragédie de l'être humain :

Croire à son authenticité,

Alors que l'autre agit pour lui !

 

Imaginer tenir les rênes

Alors qu'il n'est plus qu'un pantin.

L'entourage et la société

Ont sa vraie nature endormie.

 

Ils lui inventent ses joies, ses peines...

Victime d'une mode, d'un destin

Pensés pour lui et imposés,

Lhomme ne gère plus sa vie.

 

Tragique condition humaine,

Imitations, rôles et emprunts

Des opinions, passions, pensées,

Menant droit à la parodie !

 

               Où est notre authenticité ?

 

 

 

 

Authenticité utopique

 

Cultiver de l'authentique

Dans la troupe d'assistés,

C'est déjà être paria

Chez les moutons entravés.

 

Cela restant utopique

Mais le poète arrêté

Est au-dessus de l'aria,

Il peut encore rêver.

 

Danyel Camoin 

 

A Aubagne, le 18 juin au cours de la journée dédiée à l'odyssée de la Fable, Provence-poésie offrait une table de dédicaces à son adhérente poète Nicole Mutez-Figueras (éditions La petite édition) dont le sourire illumine les stands afin qu'elle puisse présenter aux aubagnais, habitués de nos portes ouvertes sur réservation, ses livres et cd.

Elle ouvrira la journée par la lecture d'un de ses poèmes. Dans l'attente, on vous  présente  Nicole par des photos de Denise Biondo prises sur les stands de Garéoult.

nicole.jpg

clients 

 

Article Frank Zorra     Photos Denise Biondo

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Trimestre précédent :
 
     Carine Canu de l'Académie de Provence devient la muse du trimestre. Primée plusieurs fois en poésie chez nos amis de l'Académie poétique et littéraire de Provence et des Troubaïre Gemenen, à La Bouilladisse et à Gémenos, Carine a écrit des sénarios de films et en association avec Marie-Claude Collon-Castanier, Amélie Bannelier, Thérèsese Castex et une de nos adhérentes et amies: Josette Pons, un recueil poétique baptisé Insolite. Aujourd'hui, elle a été choisie parmi de nombreuses poétesses par le président de Provence-poésie pour être la muse-poète du trimestre.
(La prochaine muse en juin devrait être Nicole Mutez-Figuerras de la petite édition, également sur la liste des adhérents de Pp.)
canu.jpg 
 

DANS LES YEUX DE MA MERE

 

Dans les yeux de ma mère

Brille tant de soleil.

Elle a giflé la misère

Et m’a offert tout le ciel.

 

Courbée sous le mistral,

Sans jamais compter son temps,

Elle a soigné mon mal,

Fait fuir tous mes tourments.

 

La voir de bon matin,

Ce n’est que du bonheur.

Ça t’explose un chagrin,

Te flingue une terreur.

 

Le sourire de ma mère,

J’ai envie de le figer

Et pour  la vie entière

Me le faire tatouer.

 

Dans son cœur grand ouvert,

J’ai pris beaucoup de place.

Pour elle, ces quelques vers

En guise de dédicace.

 

Réponse : Les yeux bleus de ma mère

 

Les yeux bleus de ma mère

Je les ai vus briller

Durant sa vie entière

Ils étaient mes alliés.

 

Les yeux bleus de ma mère

Je les ai vus s’éteindre.

Et Carine, sois fière…

De me les faire peindre



.
Danyel Camoin
 
 
 
Les mots dits

 

De la fumée s’échappe

De mon esprit en fusion.

La mémoire dérape

Au bord de la confusion.

 

Moi je trouve joli

De faire jongler les mots

Et de jouer aussi

Avec ces foutus maux.

 

Je valse avec les phrases,

A leur faire perdre la tête.

Les syllabes s’écrasent,

Etourdies par les lettres.

 

J’additionne les voyelles,

Enchaîne les consonnes,

Ainsi c’est grâce à elles

Que les phrases fonctionnent.

 

Et j’écris tous mes textes

Les larmes au bord du cœur.

C’est sûrement un prétexte

Pour noyer mes erreurs.

 

 

Réponse :  Mots à maux de Danyel Camoin

 

Tant pis pour l’écrit vain

C’est la valse des mots

Ô mirage divin !

Qui écrase mes maux.

 

Dans la ronde des textes,

Les couleurs parchemin

Nous formeront prétexte

Pour continuer demain.

 

 

 

 

TOI, ÉMOI

 

Je croque à pleines dents

Dans notre amour naissant,

Tout en moi s’émoustille

En ce jour qui croustille.

 

Et je me donne à toi,

De l’amour plein les bras

Tels des bouquets de fleurs,

Moi, j’explose en couleurs…

 

De parfums, de senteurs,

Comme des milliers de roses

Déposées sur ton cœur

Dans une ultime osmose.

 

Je t’envie, je te veux,

Caresse ton auréole.

Tu es béni des Dieux,

Je te vois et m’envole.

 

 

Réponse :

 

Émoi et moi

 

C’est le vol de la vie

Sur une aile du vent !

Un sourire à la pluie,

Aux caresses du temps.

 

La rose tue le souci

Les éclats sont des rires

Durant ce printemps-ci

La planète soupire.

 

 

 précédentes muses :
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Danyel Camoin présente

 

Quand la muse

est poète…

 

rubrique trimestrielle de la poésie :

à chaque poème répondre par un ou plusieurs quatrains

 

Ce trimestre la muse prend le visage et les vers de

denise id

Denise Biondo

 Co-auteur(e) de plusieurs recueils poétiques puis auteur du recueil de nouvelles ; Au bout des doigts et co-auteur de Entre Deux Eaux en 2013

C’est aussi la vice-présidente de Pp éditions

Et l’animatrice des causeries spectacles.

 

 

 

« Quelques syllabes musicales égaient les mots d’une portée fleurie »

 

 

 

"SÉRÉNADE  POUR  PIANO" 

                                                  Denise Biondo

Sous mes doigts naît la musique,

Et mon cœur bat la chamade.

C'est un air si romantique,

La plus belle sérénade.

 

Chut ! Écoutez… c'est magique,

Elle émeut même un nomade.

Sous mes doigts naît la musique,

Et mon cœur bat la chamade.

 

Voletez notes rythmiques !

Pour adoucir sans brimade,

Les mœurs des gens colériques.

Pianotant la douce aubade…

Sous mes doigts naît la musique.

 

Les rondes         Danyel Camoin    

 

  Heureuses notes sous ses doigts

D’autres voudraient être à leur place

Mais elles s’enfuient sur les toits

Glissant sur le marbre et la glace.

 

Vous, les pressés, pour une fois

Saisissez donc la clé qui passe,

Heureuses notes sous ses doigts

D’autres voudraient être à leur place

 

Jonglez avec chants et patois

Sur les portées de nos terrasses,

Souriez à un bémol d’émoi,

Jouez à connaître l’ espace,

Heureuses notes sous ses doigts.

 

 

ODE CITADINE

 

 

Je sais, c'est Aubagne qui m'habite

Il me plaît de sentir sa présence

Etonnée d'être ainsi sans limite,

De fondre devant l'incandescence.

 

J'aime plonger dans la lueur des feux

Pour m'immerger puis aimer sans compter,

La ville et moi ne faisant qu'un des deux,

Portant l'amour que l'on peut souhaiter…

 

Si la nuit recouvre mon visage

On lira combien mon corps s'éclaire…

Si je dois vivre sans son image

Alors, je n'aurais plus de lumière.

 

Denise Biondo

 

 

La réponse du mime…

 

Est-ce la cité qui l’illumine

Ou la réciproque qui m’anime ?

Et même si je ne suis que mime

C’est dans Aubagne que j’ai mon hymne.

 

Et que l’on m’excuse si ma rime

Ne pouvait être que féminine.

 

Danyel Camoin

 

 

Borély

 

Il existe un lieu méritant le détour,

J'en ai pourtant vu des attrayants paysages

Où la nature dispense ses atours

Mais dans ce parc s’ouvre un merveilleux voyage.

 

Avec ces divers jardins qui se succèdent,

Les belles allées sinuent autour d'un lac

Et la terrasse du château où j'accède

Entend les vagues de la mer et son flic-flac.

 

Faites un tour du côté de la roseraie,

Puis allez près de la cascade en rocaille

Le parfum des roses m'a toujours chavirée

Et l'homme aux oiseaux m'a chanté des sonnailles.

 

_______Texte de Denise BIONDO_________________

 

Voyage               de Danyel Camoin

 

Suivez le guide

Son parfum naturel

Mène au sol aride,

Souvenirs de ce ciel,

 

Tirez la bride

Et le fleuve éternel

À vos corps humides

Offrira tout le sel.

 

  

 __________________________________________________________________________________________  

 Denise présente depuis 2010 toutes les réunions de l'association et notamment toutes les lectures-spectacles gratuites

en portes ouvertes sur réservation ; elle est aussi l'une des sélectionneuses du pré-jury et la présentatrice de la remise des prix des deux concours.

Elle est aussi la trésorière chargée de tous les dossiers du secrétariat pour lesquels elle a mis en veilleuse son piano.

Mais elle est aussi décoratrice, correctrice et nouvelliste (recueil : au bout des doigts) et poète qu'on peut apprécier dans le petit guide poétique des trésors de Marseille et dans Tous les chemins mènent à Aubagne.

 

Voici un petit récapitulatif des spectacles présentés et des recueils où on peut la trouver  :

 

aff.brassensprovence-po%C3%A9sie%20019[1]

 en décembre 2010

affiche-copie-1 12 mars malou

 en mars 2011

aff 2011 le miroir

 en juin 2011

 

contes contes pies

 en décembre 2011

concours Réunion Alphonse Allais P.P 006

 

  en mars 2012

 

ferra.jpgP6230011

 

en juin 2012

 

carpita + contes meunière

 

  en décembre 2012...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article Nicole Manday

Précedent article---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce trimestre la muse prend le visage et les vers de

 

Rosette Escoffier

 cover-livre.jpg

 

« Partager l’émotion, merveille de la terre,

est ce qui m’a conduite à l’expression littéraire.»

Rosette

 

 

Hisse-toi mon cœur

 

Fini le temps de la bravade,

Au-dessus de la bousculade

Hisse-toi mon cœur, hisse-toi.

 

Au-dessus des folies, tourments,

Colères et ressentiments

Hisse-toi mon cœur, hisse-toi.

 

Au-dessus des feux et des cendres,

Des émotions et leurs méandres

Hisse-toi mon cœur, hisse-toi.

 

Au-dessus des songes perdus,

Carrousel d’amours éperdus

Hisse-toi mon cœur, hisse-toi.

 

Escalade, marche après marche ;

Vers la lumière bleue de l’arche

Hisse-toi mon cœur, hisse-toi

 

      Vers la source…

      Rosette 

 

À cœur flottant…

 

C’est si dur de parler à un cœur

Au fond d’un univers qui se meurt,

Un cœur qui cherche à se protéger

Des rancœurs, car il est si léger !

 

Oui, notre cœur est souvent fragile

Face à des agressions d’imbéciles

Qui loin de tenter d’éterniser

Ne pensent souvent qu’à diviser !

 

Danyel Camoin

Solitude

 

Elle ne parvient pas à franchir cette impasse.

Elle se sent meurtrie, sans illusion, si lasse.

Elle est sans compagnon et bien seule aujourd’hui ;

Sa famille est au loin et ses amis aussi.

Des enfants radieux jouent tout près sur le sable,

Elle sourit un peu restant seule à sa table.

 

Au nom de quelle loi, pourquoi est-ce interdit

De l’aimer au grand jour ? Pourquoi est-ce maudit ?

Elle avait tant et tant donné à sa famille

Acceptant sans compter que les autres la pillent.

Insultée, bafouée comme une sale ordure

Alors qu’elle a vécu les amours les plus pures.

 

Aujourd’hui, elle est là sans lui à cette table,

Lui, écrit-il son nom, là-bas, loin sur le sable ?

 

                            Rosette 

 

 

Cendres d’Amour

 

Le froid vient engourdir chaque braise,

Les mains qu’on serrait ne sont que glaise ;

Le vieux temps joue avec tout amour

Qui voulait rimer avec toujours.

 

Le ciel bleu met sa robe de deuil,

Le soleil ne franchit plus le seuil

Et l’on cultive, parmi ses rides,

L’une après l’autre, les fleurs du vide.

 

Danyel Camoin----------------------------------------------------------------------

La clef des champs

 

Enfin ce jour là j'aurais pu

Fuir ma peine dans le lointain

Partir au loin vers l'inconnu

Mais j'ai fait le tour du jardin

Et les roses m'ont retenue

 

Dans un effort exaspéré

Elles ont tant parfumé l'aire

Tant lissé leur tissu moiré

Tant enfoncé racines en terre

Que je n'ai pu m'en arracher

 

Puis le vent du Nord malvenu

Et le grand soleil du midi

Ont eu raison de leur cœur nu

Sécheresse haine et mépris

Mes fleurs se sont évanouies

 

Mais avant de tourner la page

Aujourd'hui ton cœur est trop lent

(M'ont-elles dit dans leur langage)

Crois-moi partir il est grand temps

Alors j'ai pris la clef des champs

                                                 Rosette

 

 

Si loin de mes cyprès

 

Quand les si grands cyprès s’éloignent,

Que toute l’angoisse nous empoigne,

On conserve en battement de cœur

L’impression de perdre son bonheur.

 

Quand la machine s’est animée

Dans un gros nuage de fumée…

Dans des au-revoirs allant vaquer

J’ai vu s’éloigner mon pauvre quai.

 

Danyel Camoin

 

 

 

Vous pourrez bientôt retrouver Rosette dans son premier livret poétique : Que me dis-tu, mon coeur ?

en cours d'édition qui vous sera présenté à la rentrée le jour de l'assemblée générale et lors de la deuxième partie de l'atelier de Septembre 2012 si accord de l'auteur, Ainsi que dans son roman : Le rêve bleu.

Tous les livres de nos auteurs peuvent être commandés par l'intermédiaire de l'association.

A la demande de l'auteur, un petit supplément ci-dessous :

(Hommage à un poète disparu)

 

              La lyre

 

Sais-tu que si l'archet du poète te charme

C'est par trop de bonheur, trop de rire, une larme.

Sais-tu combien son coeur fut maintes fois meurtri

Par un geste rageur,  un regard qui  l'a fui.

       Connais-tu comme lui cette heure solitaire

       Qui  noue, enraciné à sa mère la terre ?

       Connais-tu cette extase où le moindre frisson

       Ebranle tout son être en ondes de passion ?

As-tu senti parfois ce trou dans la poitrine

Ce regard intérieur ne trouvant que la ruine ?

As-tu senti ce vide avec ces désirs fous

De ployer en avant et tomber à genoux ?

       Chantes-tu haut la vie où quelqu'aurore allume

       De ses feux enchantés les prés noyés de brume ?

       Chantes-tu le bonheur comme font les enfants

       Emerveillé, béat, malgré le poids des ans ?

Regardes-tu le ciel, le soleil, les étoiles,

La rosée au matin sans soulever leurs voiles ?

Plonges-tu dans les yeux d'un  être  au plus profond

Jusqu'à tisser un piège où ton âme se fond

       Peux-tu le délivrer d'une phrase muette

       Qui caresse pourtant d'un hochement de tête ?

       Peux-tu sentir ce flot d'intarissable amour,

       Ces efforts souvent vains pour l'offrir alentour ?

Cours au devant de lui, frémis avec sa lyre

Afin qu'un bel  accord dans ton oeil clair se mire.

Cours chercher avec lui des trésors de bonheur ;

Alors, reconnaissant il t'ouvrira son coeur !

             

              Rosette

 

 

 

article FZ

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

précédents
 

 

Quand la muse

 

est poète…

 

 

rubrique trimestrielle de la poésie :

à chaque poème répondre par un ou plusieurs quatrains

 

Après Natacha, Alice et Mireille, 

Ce trimestre la muse prend le visage et les vers de

 

Janine RAVEL

Lauréate du grand prix du Conseil Régional

pour le concours de nouvelles 2012; « Inspiration libre »

 

 Janine

Réunion Alphonse Allais P.P 033 

«C'est la nature qui a guidé mes pas vers la poésie... »

Janine Ravel, de l'Académie de Provence.

 


Terre brûlée, assassinée.

 

Les longs spectres des pins la frimousse endeuillée,

Défilent au sommet du gris relief aride.

Et le sol orphelin vient de s’agenouiller ;

L’on voudrait sans un mot égayer son œil vide.

 

Sur son minois obscur c’est la désolation,

Le désert infini a torturé ses tripes.

Elle avait enfanté avec adoration,

La sylve aux beaux yeux verts débordant de principes

 

Savamment instaurés depuis la nuit des temps,

Des règles respectées par l’univers antique ;

Mais hélas l’homme un jour, et ce, depuis longtemps,

A manqué de respect à la loi fantastique.

 

Ô ! Lancinant décor où se perdent mes yeux,

Je n’entends plus chanter cigalons éphémères,

Quant au nid du coucou locataire audacieux,

Est parti en fumée amarré aux chimères.

 

À genoux pour ces fous, j’implore ton pardon,

N’étant pas l’un d’entre eux, que la raison m’en garde ;

 J’attendrai patiemment la fleur bleue du chardon,

Écoutant jacasser, au loin la pie bavarde.                                             Ma terre

 

Janine Ravel                                                                              Future planète des singes,

                                                                                                     Tu connais les fleurs de méninges!

                                                                                                      Regarde ce qu’ils ont fait de toi

                                                                                                      Sous le prétexte d’hisser leur toit.

 

                                                                                                      Pourquoi ce parfum serait pire

                                                                                                      Que les hommes et leur empire ?

                                                                                                      Bientôt ils iront chercher ailleurs

                                                                                                      Un sol lointain où l’air est meilleur !

 

                                                                                                    Danyel Camoin


Poète des quatre saisons

 

Dis Poète…  qui donc es-tu ?

Oh ! Je ne suis que peu de chose 

Un p’tit bonheur inattendu

Au printemps où fleurit la rose.

 

Au ciel d’été, je vais chantant,

Je suis fourmi et puis cigale,

Mon verbe haut va s’exaltant

Au gré des jours, je suis loyale.

 

Mon cœur bat lent et fait tourment.

Au tourbillon de cet automne,

Rêvant d’amour discrètement,

Au vent du Nord, craintif, frissonne.

 

Me plaît à voir danser le feu, 

Quand vient l’hiver chanter à l’âtre,

Les flammes jouent… je fais un vœu,

Fermant les yeux au mur d’albâtre. 

 

Ami, si j’t’ai rendu heureux, 

Tout en étant si peu de chose,

Viens donc vers moi ! Soit généreux !

Fait s’éclairer l’apothéose.

 

 Janine Ravel

 

 

Dis, poète… 

 

Danyel Camoin  

                                                                                                    

Dis-nous, poète, que fais-tu ?

Oh ! Tu ne fais que peu de chose…

Et tu n’es rien !  Rien qu’un fétu

Qui soulève une apothéose !

 

Tu ouvriras notre horizon,

Fera jaillir la pluie en mots,

Au prix même de ta toison,

Du rayonnant ciel de hameau.

 

Et, poète, oui, tu le sais !

Terre, eau et feu sont passés ;

C’est de toi seul que nous viendront

Les Arts de cinquième saison.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------

Doléances d'un fou

Traînant son pas sur la grand’ route,

Il a surgi d’on ne sait où,

Au point du jour que l’on rajoute…

À ce destin de chien et loup.

 

Evidemment il le redoute,

Tel  le spectre d’un passé flou

Traînant son pas sur la grand’ route

Il a surgi d’on ne sait où.

 

Pour occulter vie en déroute,

Veut se tapir au fond d’un trou,

Aux nues rêver dessous la voûte,

Et oublier, qu’il n’est qu’un fou 

Traînant son pas sur la grand’ route.  

                                         

 

Janine Ravel                                   

 

 

 

 

 

Poétesse et conteuse

 

Danyel Camoin

 

Même au sortir d’un cahier flou

L’inspiration en bandoulière

Sait nous donner un désir fou

De lire ses œuvres entières…

 

Quand chantent les pies dans le lierre,

Valse de mots  revient vers nous,

Même au sortir d’un cahier flou

L’inspiration en bandoulière…

 

Elle a rejoint nos âmes fières

D’un simple jet, haussant le cou,

Prose et longs vers restent en nous

En s’intégrant aux littéraires,

Même au sortir d’un cahier flou.
 
 
 
 
 
 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Si l'Art n'a pas de frontière, les poètes sont des êtres libres !
Et par suite, les poètes d'abord de l'Académie de Provence ou des Troubaïre Gemenen sont aussi des poètes de Provence-poésie comme Jean Di Fusco qui vient d'obtenir son deuxième recueil primé par l'Académie poétique de Provence et édité par Provence-poésie : Colère et Nostalgie ou comme Danyel Camoin dont les fabulations du pays d'Aubagne, grand prix d'honneur de l'Académie a été édité par Provence-poésie. Tous deux étant amicalement liés aux troubaïre et à Robert Bruguière à qui sera rendu hommage dans les chemins d'Aubagne, prochain livre édité par Provence-poésie et groupant dix-neuf auteurs dont Lucien Pignol et Emile Mihière, fervents troubaïre.
Fervent  aussi l'exemple de liaison : Sonia Kitaëff actuellement peintre, troubaïre, académicienne, adhérente à Vertiges en Provence et au club Castéropoulos, et soutien de Provence-poésie.
Signalons aussi les partenariats avec la petite édition, Zygo, le club Castéropoulos, Loin des sentiers battus, Portique et Passeport pour la poésie dont le président Guy Feugier nous a fait l'honneur à plusieurs reprises de sa participation à nos manifestations.
Et la poésie s'étend aussi au-delà des relations typiques à des associations comme l'olive et l'olivier, Apc 83, Artdrom, Art et musique 13, Créart, Plume d'Azur et  bien d'autres...
Et le trimestre ouvre notre rubrique : Quand la muse est poète à Janine Ravel, académicienne de Provence, auteur de conte (les demoiselles en livrée représenté en spectacle en présence de Roger Blanc le 3 décembre à la Mdva d'Aubagne et plébicité par l'article de R.B sur le journal La Provence)
pour trois de ses oeuvres poétiques auxquelles répondra le président de Provence-poésie.
D'autre part se prépare à l'édition le deuxième recueil de Jean-Marie Arvieu, autre académicien de Provence, avec ses 52 hebdorimes.
Merci à tous !
Article Nicole Manday

__________________________________________________________________________________________
Article précédent :

Le troisième trimestre, à cause des vacances, comprend les évènements du 10 septembre au 10 décembre 2011. La prochaine rubrique : Quand la muse est poète paraîtra donc en  fin décembre sur la décision du bureau.


Pour succéder à Alice Hugo

Provence-poésie a désigné  Mireille Talotti-Miau qui l'a représentée merveilleusement à la fête de la fable le 18 juin à Aubagne, fan d'Alice et partenaire fidèle de Provence-poésie depuis le début : Mireille a accepté.

Les poèmes : poétesses, mes soeurs, un coeur de rose et le baiser  viennent donc de rencontrer une réponse plus ou moins directe de Danyel Camoin: Mes muses,Stances à Mireille et Rondel de rose... poèmes en italiques que vous pouvez voir ci-dessous ; ceux qui n'ont pas Internet recevront le périodique après les fêtes.

 

LE BAISER

  

Quoi de plus chaste et de plus convenable,

Apparemment, qu’un baiser sur la main

Qui se veut bref, mais n’a d’autre dessein

Que d’investir une bouche adorable ?

 

De compliment en frôlement hardi,

Savoir ruser car lorsqu’on veut séduire,

Il faut oser et braver l’interdit

En se moquant de se faire éconduire.

 

Le but visé : voir succomber la belle,

Aux longs frissons qui courent sur sa peau,

Et, à l’instant où l’oiseau n’a plus d’aile :

              Sur ses deux lèvres planter son drapeau. 

 

 

 

Stances à Mireille

 

Le doux baiser  de Mireille

Vincent a prêté l'oreille

Et ce n'est pas drapeau qui sommeille

C'est un étendard qu’elle émerveille...

 

Tous en Provence rêvent de Mireille

Alignant ces mots sortis de la treille,

Et c'est bien pourquoi la muse est pareille...

À ces poètes des couleurs vermeilles.

 

   

 

POETESSES, MES SŒURS !

 

 

Femmes de Poésie, ardemment, nous offrons

Notre cœur à l’Humain, notre tête à l’Etoile.

Fidèles à nos mots, nous avançons nos fronts,

Pénélopes, sans fin recomposant la toile.

 

Nous faisons au papier l’offrande de nos maux

Pour que croisse cet arbre à la branche orpheline

Et avons, à la plume, accroché des rameaux,

Refusant d’un seul chœur toute voix sibylline.

 

Le présent se nourrit d’une riche mémoire

De poèmes choisis d’où percent nos valeurs

Où la rime, en prenant les reflets de la moire,

Peuple notre univers d’ineffables couleurs.

 

Poétesses, mes sœurs, nos âmes se confondent

En un chant silencieux qui n’appartient qu’à nous,

Et qui donne à nos vers cette lyre profonde :

L’écho de ces soupirs, je l’écoute à genoux.

 

 

 

Mes muses

 Frangine !

C'était presque argotique,

Fondu ésotérique

Qui rappelle les années d’angine,

Lorsque je ne parlais pas.

 

Lorsque j'étais cet inconnu,

Perdu dans les écrits de ses pas.

J'allais seul et presque nu

Puisque ne vous voyant pas.

 

Maintenant, ma voix chemine…

Aujourd'hui, vous êtes là !

Frangines.

 

 

   

Un cœur de rose

 

 

Dans mon jardin est une rose

Avec un cœur qui bat, qui bat...

Elle veut dire quelque chose,

Mais nul n’écoute de son débat.

 

Tôt le matin coulent des larmes

Sur ces pétales de taffetas.

Dès qu’on lui parle de ses charmes,

Elle se plaint de son état :

 

On ne vient de voir que sa corolle,

Sa robe rose, sa beauté,

Puis sans un mot ni protocole,

Dans un panier se fait jeter.

 

Briller jusqu'à l'heure dernière

En conservant sa majesté,

C'est là son ultime prière

Tout en rêvant d'éternité.

 

Dans mon jardin pleure une rose

Avec un cœur qui bat, qui bat,

Écoutez-la dire sa prose

Pour adoucir son fier combat.

 

  

Rondel(le) de rose

 

Effeuillant ses larmes de satin,

Dans la chaleur que l’on amoncelle

La rose riait sous le sapin,

Avec un éclat de jouvencelle.

 

Ma rose rencontre son destin

Sous l’éclat troublé de nos prunelles,

Effeuillant ses larmes de satin,

Dans la chaleur que l'on amoncelle.

 

Alors elle gît dans le sapin,

Car nulle fleur ne reste éternelle,

Ainsi chacun obtient son lopin,

Silencieuse et lente ritournelle,

Effeuillant ses larmes de satin.

 

  mai 2011 015(2)

Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver Mireille dans le petit guide des trésors de Marseille ou dans son recueil  personnel l'heure Bleue et bientôt dans les chemins d'Aubagne... avec dix-neuf auteurs réunis autour d'un hommage à Paul Dol et Robert Bruguière.

Mireille fait également partie des auteurs retenus dans le guide pour  le dvd de l'anniversaire du comité du vieux Marseille (Avec Danyel Camoin et Jean Difusco)

     

le guidel'heure bleue

 

provence-po%C3%A9sie%20015[1]im concours 5

 

 

Merci Mireille  et à bientôt... 

 

 

Ci-dessous les précédentes muses poètes :

 

 

 

Le deuxième trimestre 2011 se termine pour Provence-poésie par deux journées exceptionnelles : l'odyssée de la Fable le 18 juin et la remise des prix de l'Académie de Provence le 26 juin.

Nous ne manquerons pas de les retracer dans notre périodique à paraître avec la présentation à la Médiathèque en Avril, les salons du mois de mai, la journée dédiée au dieu vent à Longchamp et les arcades de Nyons en Juin avec la fête de l'olivier au retour.

Mais ce trimestre, c'est Alice Hugo, grand prix du recueil des Apollons d'or et prix d'honneur de la Nouvelle à Aubagne qui sera la muse poète pour notre rubrique.

(Le canotier, la fragilité des promesses et Alice et le Hérisson prendront place dans le feuillet réservé avec les poèmes réponses de Danyel Camoin)

Dans l'intervalle, la photo ci-dessous montre Alice lors de son duo avec Danyel à Aubagne pour Le guetteur de chimères. Les autres textes suivent...

 

 

12 mars duo 006

 

 

  

LE  CANOTIER

 

Sous la brise légère, un fringant canotier
S'alla poser sans bruit aux pieds de la baigneuse,
Dont la peau ruisselait de la vague fougueuse
Qui s'était pourléchée à son ample bustier.

Se croyant solitaire en cette anse sauvage,
La belle frissonna, nonobstant la chaleur
Et, jetant alentour un œil inquisiteur,
Emprisonna son sein dans une main en cage.

Puis elle se saisit du couvre-chef volant
Pour en faire un rempart à sa nudité blonde,
Espérant que jamais, sur la terre et sur l'onde,
L'on ne devinât point son trouble pantelant.

Le galant décoiffé, ignorant de la chose,
Dévalait le talus, cherchant son galurin ;
Le tableau qui s'offrit à son regard coquin,
Ebranla tous ses sens en une apothéose.

L'ingénue, de son drap se fit un oripeau,
Lâchant, dans son ardeur, l'objet de convoitise
Que le quidam huma telle une friandise,
Jurant que jamais plus il n'irait sans chapeau !

Alice Hugo

 

 

Coup de canotier

 

Moi qui n'ai jamais pu couvrir ma tête

Sous ce couvre-chef, j'aurais fait la fête.

J'eusse aimer une fois, une fois seulement,

Sentir sur mon front ce courant aimant…

 

L'empreinte des doigts maquillant le bord,

Sous le parfum chaud d'un fringant abord,

Dont imaginer la sublime étreinte,

Laisserait l'âme à jamais atteinte.

 

Combien de Vénus, cachant leur peau lisse,

Courant au cours d'eau avec ce complice

Auraient eu, céans, réflexe amusant,

D'en utiliser mon bien comm’ collant ?

 

Sans détour, souffrez que parfois je puisse

Vêtir ma pensée à ces vers d'Alice

Et lui adresser, sans un oripeau,

Un véritable grand coup de chapeau !                        

  

       Danyel Camoin

  

La fragilité des promesses

  

Je n'ai que faire des promesses

Qui fragilisent les saisons

Et vos beaux discours, vos caresses,

Ne sont pour moi que vils poisons !

 

Ah ! Prenez garde que vos fesses

Ne goutte au feu des tisons.

Je n'ai que faire des promesses

Qui fragilisent les saisons.

 

N'espérez plus en mes faiblesses

Que vous sublimez de visons

Vos serments sont des forteresses,

Moi qui déteste les prisons

Je n'ai que faire des promesses.

 

Alice Hugo

 

 

 

Réponse à Alice Hugo

 

 

Un serment sans raison

 

 

Je ne ferai pas de promesse

Et n'ouvrirai pas ma maison.

Comme à la Diane chasseresse

Je vénérerais la toison.

 

O ma divine pécheresse.

Je rapprocherai l'horizon.

Je ne ferai pas de promesse

Et n'ouvrirai pas ma maison.

 

Je sais que ma grande faiblesse

C’est de rallumer un tison

Mais sur la vague enchanteresse,

Au tremblement de ma raison

Je ne ferai pas de promesse.

.

 

Danyel Camoin

 

 

 

Si vous connaissez Alice et le hérisson :

sur le blog dans les coups de cœur de Danyel

voici la réponse

 

 

Alice et le troubadour

  

 

Que n'ai-je été simple hérisson

Pour avoir croisé certains jours Alice

À ces moments creux de chaque chanson

Parmi multiples peurs et quelque vice 

Pour qu’elle garde mon vieux pas perdu

Par son grand cœur d’or dans son doux calice.

Qu’honneur maintenant lui soit donc rendu

Pour que le conseil cet ange me glisse

Au creux de l'oreille offerte simplement,

Afin que jamais plus ne s’immiscent

Les profondes peurs de ce vieux tourment

Sur l'homme pour qui ces vers sont délices.

Maudit fus-je d’ne  point prendre sa main

Au lieu de courir vers ces aventures

Au creux tout tordu de mauvais chemin

Qui  ne menait qu’à de fausses parures !

 

Pour être sacré des courants de vie

Il convient céans d’être bien piquant.

Ceux qui n’ont pour eux qu’un élan d’envie

Peuvent retourner voir le rat des champs.

 

  

Danyel Camoin 2010

 _______________________________________________________________________________

 

EN  VERS... ET  CONTRE  TOUT  

     

La poésie se meurt. Le Poète agonise.

La muse, aux fers du temps, s’est lentement soumise,

Réduite par le joug d’une banalité

Jetant nos idéaux dans la fosse publique,

Et nous asservissant au tube cathodique

           Sous couvert d’actualité !

 

Sonnets, pantoums, maillets, oriflammes des rimes,

Votre encre s’est lavée en de sombres abîmes

Où les sens corrompus ont enchaîné l’esprit.

Noyé l’alexandrin !  Coulé l’octosyllabe !  

Fracassé le quatrain dans les pinces du crabe !

          L’image a dilué l’écrit.


Pourtant… Que de trésors dans le vocabulaire

Quand il s’offre à la feuille en vague épistolaire,

Et quel plus grand bonheur que de conter en vers

Des chroniques de vie, entre bonheur et peine,

Exposant aussi bien - et sans mauvaise haleine -

          Le contenu des faits-divers !


Lire ! Non, seulement, que des romans de gare,

Des Goncourt, des essais où la raison s’égare,

De barbares récits, contes de malemort

Qui ne font qu’alourdir votre fardeau d’angoisse,

Mais de nobles recueils où pas un trait ne froisse

          Dans la liberté du transport.


Lecteurs ! Ne laissez pas mollir votre cervelle !

L’art de la prosodie et sa lyre immortelle

Peuvent sans coup férir vous enseigner autant.

La muse des anciens s’est tenue à la page,

Elle dit le vécu sans nul caviardage,

          D’un ton moderne et exaltant. 
 

Ouvrez les manuscrits ! Récitez des poèmes !

Ecoutez le refrain généreux des phonèmes

Offrant à l’intellect tant de raffinement.

Voyez ! L’ombre des mots à vos yeux s’illumine,

Chassant de votre cœur le fiel qui calamine

          Les rouages du sentiment.
 

Et vous, grands éditeurs, censeurs des  temps modernes,

Vos comités ne sont que des nids de badernes

Où les contributeurs n’élèvent qu’une voix,

Celle qui fait écho dans le fer de votre âme,

Tandis qu’en vos maisons vous consacrez l’infâme :

          « Ci-git la poésie en croix ».

 

Sera- t’il parmi vous un sujet moins rigide

Conférant aux rimeurs l’appui de son égide ?

Lequel, abolissant l’anathème indécent

Qui signe le trépas des enfants du Parnasse,

Un seul, moins boursouflé d’un pyrrhonisme crasse,

          Se montrera munificent ?
 

Producteurs ! Rédacteurs ! Chroniqueurs d’opérette !

Mornes littérateurs au zèle de soubrette

Dont l’éclat s’affadit sous le vernis mondain,

Vous croyez-vous nantis d’un talent d’aristarque

Tandis que vous tissez, au fuseau de la Parque,

          Le brocart de votre dédain ?


Allez-vous rester sourds, aveugles, inflexibles

Au prétexte vénal des audimat futiles,
Les
synapses soudées au sceau du coffre-fort  ?
Lequel s’élèvera de ces puits d’indigences ?
Un seul, pour exalter de nobles émergences :  

          Celles du cœur et de l’effort !

 

Vous tous, qui fustigez la sotte platitude

Des textes solfiés n’offrant que lassitude,

Tirez le jus fécond des novices auteurs !

Les Illustres sont morts : vive la Jeune Flamme !

Ne l’entendez-vous pas quand sa plume réclame

          L’oreille des compositeurs,


Et l’intérêt hardi des hommes de théâtre 

Serinant à l’envi leur emploi de bellâtre

Alors que tant d’opus dorment dans les tiroirs,

Des textes inédits, œuvres contemporaines 

Que rongent le mépris et vos lois souveraines,

          Plus sordides que des mouroirs !


J’en appelle au sauveur du verbe poétique,

A celui dont la sève est d’essence authentique

Et qui lira ces mots encrés de ma ferveur ;

Un seul, plus éclairé, plus courageux sans doute,

Dont je salue ici l’éventuelle écoute,

          Espérant qu’il loge un rêveur…

 

 Alice Hugo

 

Réponse

 

Et que nous reste-t-il ?

 

Espoir, je te saisis dans ton ultime vol

Car la poésie est en état de viol !

Toutes ces clameurs qui haussent une bannière

Ont fait jaillir mon loup  bien loin de sa tanière.

Pour mordre plagiaires et autres visiteurs,

Ces peuples sans idée assemblés en voleurs

De ces oeuvres peinées souvent par tant des nôtres,

Qui versifièrent à la lueur des âtres,

Extirpant par les mots tout le sang de leur cœur …

Face à tout éditeur, marchandant la valeur,

Développant ainsi nombreuses injustices,

Qui refoule la plume en faveur du factice !

 

 

 

 

Danyel Camoin 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trimestre précédent_______________________________________________________________________ 

 

 

Le premier trimestre 2011 s'est terminé ; trimestre trés chargé pour Provence-poésie, avec le concours de nouvelles dont la gagnante a été justement invitée à être la muse de la rubrique trimestrielle face à la réponse en quatrain du président.

Nous vous invitons à découvrir avec nous le côté poète de la nouvelliste de "Peignez vos rêves"...

 

Danyel Camoin présente (avec l'autorisation de la muse)

 

 

Quand la muse

 

est poète…

 

 

rubrique trimestrielle de la poésie :

à chaque poème répondre par un quatrain

 

Ce trimestre la muse prend le visage et les vers de

 

 

Natacha ROSSO

Lauréate du grand prix de la nouvelle de la ville d’Aubagne

pour le concours 2011 ; « En Provence »

 

 

 « J’ai été très tôt happée par un monde littéraire plus passionnant peut-être que ma vision du monde officiel »

Natacha

___________________________________________________________________________________________ 

L’Homme

 

Ainsi, on prête à l’Homme un cœur qui se débat

Ainsi, s’offre à l’Homme une vie jusqu’au trépas

Il joue en scène un rôl’ qu’il ne connaît pas

Ainsi, il court, il va et puis ne revient pas.

 

Il s’éveille un matin paupières entr’ouvertes

Découvrant tout et rien sur son nouveau décor

Membres agités dans une danse imparfaite

Encor’ tout effrayé de ce présent record.

 

Puis la fleur s’ouvre alors à l’aube de sa vie

Un masque de jeunesse est porté malgré lui

La Peine et le Bonheur s’imposent jusqu’ici

Bout d’être s’émerveille et peu à peu grandit.

 

Insouciance flétrit face à Maturité

S’égrènent ses hivers, on parle d’Age d’Or

Le Temps, son ennemi, le Temps lui est compté

Cœur et Expérience sont ses nouveaux trésors.

 

Et l’Homme est cruauté, mais bon, quoi qu’il en soit

Il se prépare pour son ultime patrie

Paré puis orné, il obéit à la Loi

Du théâtre du monde il prépare sortie.

 

Natacha Rosso

 

 

Mais que serait un Homme éperdu sans la flamme ?

Sans la muse aurait-il jamais pu s’envoler ?

Son avenir mourrait sans le cœur d’une Femme

Plongeant dans le tableau pour l’amour dévoiler.

 

Danyel Camoin

 

______________________________________________________

 

Les photographies 

  

Ils sont tous enfermés dans un cadre de verre

Multitude apparente en des lieux ordinaires

Bonheur palpable, événements célébrés

Ces gens que l'on connaît et que l'on a aimé.

 

Ils sont bien enfermés dans un cadre de bois

Liens ineffaçables ou grands moments d’émoi

Toi, l'ami disparu, un beau jour revenu

Toi, le tendre aimé, à qui tu ne parles plus.

 

Ils sont bien enfermés dans un cadre de pierr'

Disponibles à jamais, ceux que tu ne vois plus

Ces gens que tu aimes, tous ces venus d’hier

Ils sourient encore ces nombreux disparus.

 

L'amour est enfermé dans un cadre de verre:

Au cœur de cette foule un être solitaire,

Personnes uniques encerclées de passants

Vous êtes fantômes mais demeurez présents.

 

L'amour est bien scellé dans un cadre de bois,

Les souvenirs patients disant "regardez-moi"

Toi, l'ami retrouvé, un beau jour reparti

Toi, l'aimé regretté, de nouveau attendri.

 

Et l'amour s'est laissé enfermé simplement

Puis, de pierre, de bois, ne s'est pas dit vivant

Puisqu'il s'est glissé dans notre cadre de verr’

Il s'écoute à présent et se raconte en vers.

 

Natacha Rosso

 

Les meilleurs souvenirs se reposent sur l’âme,

Et nos coeurs empêchent les défunts de mourir.

La mort ne devient vraie qu’au jour où l’oubli brâme

Heureux qui de la muse a gardé le sourir’.

 

Danyel Camoin

 

 

_______________________________________________________

 

La Liberté

 

De sa lucarne sombre il mire le lointain

Ses mains translucides caressent les barreaux

Il suppose ainsi que l’objectif est atteint

Effleurer ce ciel qui encercle les bateaux.

 

Les feux de fin d’un jour animent ses yeux noirs

Le crépuscule inonde un angle de ses joues

L’oiseau majestueux devient son seul espoir

De son aile immense il est un peu jaloux.

 

Front collé à sa cage et jusqu’à la douleur,

Il ne craint aucun mal car le rêve est si beau

Il s’imagine caméléon pour une heur’

Mais seul le gris des murs  lui colore la peau.

 

Libre, l’oiseau se pose au gré de son humeur,

Tous les passants errent au hasard des chemins

Les écrivains-conteurs  nous inventent des leurr’s

Le pauvre vagabond n’écoute plus sa faim.

 

Vu de sa fenêtre, la nature est poème

Mais qui prétend connaître une réalité ?

Alors qu’adviendra-t-il  des flâneurs, des bohèmes ?

Une aile déployée peut-elle être abîmée ?

 

L’homme se retourne, le verrou est ouvert :

« Prisonnier, tu es libre et tu peux t’en aller ! »

« Je reste encore un peu » dit-il assis par terr'

« C’est d’ici que je vois le mieux la Liberté ».

 

Natacha Rosso

 

 

La Liberté n’est que le choix de sa prison,

Son âme chevauche le vieux coursier fourbu

Qui se heurte aux ailes de la forte raison

Au fond de l’univers violé pour le tribut.

 

Danyel Camoin

 

 

 

 

 

 

 

 

Article Nicole Manday

Par Pp editions - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 décembre 2013 4 05 /12 /Déc /2013 15:18

cover livre

 

La trilogie continue... Chez Pp éditions !

Rosette BP revient !

Que me dis-tu la vie ?

Volet n°2 de l'oeuvre poétique : laissez-vous transporter entre la mer et l'enfant.

La vague porte ce bouquet de vers de l'horizon jusqu'à vous, les roses voyagent dans un souffle de zéphyr

tandis que le remous de la vie vient s'écraser sur le rocher immortel de la poésie...

A ne pas manquer...

 

Amateurs, vous pouvez commander le livret par correspondance par le blog ou le mail de l'association.

parution légale 19 décembre 2013

cover-rose-fin.jpg

 

Par Pp editions - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 octobre 2013 2 08 /10 /Oct /2013 16:16

 

Notre président est allé assister le 4 mars au printemps des poètes offert à l'avance à l'Alcazar par le comité du vieux Marseille et notre ami Guy feugier.

Parmi les participants des visages connus à Pp  : Alain d'Aix, Henri Rocca, Jehan Armagnac et bien d'autres parmi lesquels Edouard.

Une belle prestation pour valoriser la poésie marseillaise.

Po+®sie++á+.. (1)

LE PRINTEMPS DES POETES : c’est parti :… et ça continue !

La POESIE est partout : dans les grandes villes comme dans les plus modestes agglomérations, au coin des rues, dans des fermes, dans de grands lieux culturels comme dans les bars…

Ainsi, après le « faste » de l’Alcazar de Marseille ce mardi soir 4 mars 2014, nous nous retrouverons (pas tous car il y aura pas cette fois plus de deux cents personnes) au Week-end bar (chez Myriam LAMARE) pour nous féliciter… Oui les « Poètes se félicitent » : nous dirons, chanterons, parlerons des poètes que nous aimons, les anciens, nos amis, nos découvertes… puis avec nos textes personnels nous nous ferons plaisir (Ben , quoi, c’est le jour de la Sainte Félicité !)

A Marseille (comme toujours « les premiers » !) nous avons ouvert le « Printemps des Poètes 2014 » où la poésie se marie aimablement avec la musique, la chanson, la danse, le dessin, la photo, le cinéma, la vidéo, la peinture, le théâtre … voire le cirque ! Mais n’est-ce pas là notre combat, depuis déjà 27 ans avec « Passeport pour la Poésie » ?

Donc nous serons à nouveau « sur le pont » du Week-end bar pour célébrer la Poésie dans notre soirée « Yes Week-end »  avec tous ceux qui voudront nous rejoindre ce vendredi 7 mars 2014 de 19 h 30 presque jusqu’à l’ouverture offici elle de ce fameux « printemps » car à  Marseille  le « naturel » (printemps) revient au galop ! Qu’on se le dise…

Guy FEUGIER

 

Et nous retrouverons Guy Feugier avec Alain D'Aix et Henri Rocca le 8 mars dans nos participants pour Allais-y Mesdames !

 

Article jb _______________________________________________________________________________________________________________

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pour  les non-adhérents et tous ceux qui ne peuvent pas nous  rejoindre au gâteau des rois gratuit de Provence-poésie...

(même jour de 17h15 à 20 heures)

 

POESIE avec ou sans TABOU

      Spectacle proposé par Guy FEUGIER, accompagné au piano par Robert COLLADO

Le Tabou (45, rue Coutellerie 13002 Marseille)

Le vendredi 24 Janvier 2014 à 20 heures

   La Visite à VERLAINE

          Entrée 8 € (si non adhérent ajouter 2 €)

                       Repas à l’entracte (non obligatoire) avant S.O.S. POESIE (= Scène Ouverte aux Spectateurs)

   Cycle « Les Visites du Moine Manchot »

Renseignements Guy FEUGIER au : 06.07.71.33.69.

    _________________________________________________________ 

 

RENDEZ-VOUS à l’ALCAZAR

En avant-première du «  Printemps des Poètes 2014 », Guy FEUGIER présentera le mardi  4 mars à 17 heures à l’ALCAZAR de Marseille : « LA POESIE dans TOUS ses ECLATS » accompagné de poètes et artistes marseillais.

Dans cette séance des rendez-vous de l’Alcazar que présente le Comité du Vieux Marseille, la Poésie sera présente avec ses « éclats de lumière, de couleurs, de rythmes, de mots et de rire… »

Vous êtes invités à venir en nombre et à diffuser cette info. L’entrée est libre à tous (dans la mesure des places disponibles).

Cette « conférence »  n’en sera pas une à la vérité puisque nous chercherons à vous surprendre sur ce qu’est et ce que vit la Poésie. Elle est à entendre, à voir, à écouter… De tous temps. Même si le livre l’a parfois renfermée dans ses pages. Venez en découvrir des aspects que l’on peut ignorer.

Poéticamicalmement.

Guy FEUGIER

Médaille d’Or de la Poésie Française.

Président de « Passeport pour la Poésie »

Délégué de la Société des Poètes Français et de l’Académie de la Poésie Française

Président des Amis de Thyde MONNIER

Président des « Copains d’Abord-Copains d’Accord »

Président des prix de Poésie de la Vallée de l’Huveaune et de Marseille.

 

                         

 

 

 

 

__________________________________________________________________________________________________________       

En octobre 2013 (rappel)  

Le samedi 12  la remise des prix de la vallée de l'huveaune à la mairie du 11e arr. de Marseille

vers 11 heures

parmi de nombreux lauréats Janine Ravel et Danyel Camoin de Provence-Poésie

 

feug13-copie-1.jpg feug2.jpgfeug3.jpg

La remise de nombreux prix par le président Guy Feugier et le maire du 12e  a été suivie par un apéritif et un repas avec  cour d'amour pour les textes des lauréats présents. 

 feugier1.jpg feug16.jpg 

Parmi les lauréats, Raymond Bergerot, auteur d'un magnifique livre sur les chats en hommage à Pinpin

qui comprend entre autres le silence de l'animal sonnet au chat de Danyel...

Et  Dominique Simonet qui fête avec ses prixses cinquante ans de mariage et qui était déjà largement primé aux Apollons d'or à Vaison La Romaine.

feug-5.jpgfeug9 feug8.jpgfeug4.jpg

feug-10-copie-1.jpg feug15.jpgfeug11feug14.jpg

Provence-poésie présente :

 

La pianiste (rondel)

 

 

Heureuse note entre ses doigts

D’autres voudraient être à ta place !

Mais tu t’enfuis en haut des toits

Tout en glissant de marbre en glace.

 

Moi, si pressé, pour une fois,

Je vais saisir la clé qui passe,

Heureuse note entre ses doigts

D’autres voudraient être à ta place !

 

Jonglant avec chants et patois,

Chaque portée à nos terrasses

Sourit à un bémol d’émoi…

Soupire pour prendre l’espace,

Heureuse note entre ses doigts

 

 Danyel Camoin

 

Une ode au temps qui passe

 

Toute une vie pour nous comprendre,

C’est bien trop court le temps s’enfuit ;

Tout doucement viens me surprendre,

Comme au jour où tu m’éblouis.

 

J’étais jolie toi tu fus tendre,

Et l’amour ne fit pas de bruit ;

Toute une vie pour nous comprendre ;

C’est bien trop court le temps s’enfuit.

 

J’avais d’espoir tant à revendre,

Toi ma maison tu as construit ;

Nos vies comblées je veux suspendre

Sur le fil qui nous a conduits,

Toute une vie pour nous comprendre…

 

 

Janine Ravel

                                   (Rondel)

 

N'oublions pas de signaler que Guy Feugier reprenait aussi son rôle de Toine dans la causerie animée présentée par Jehan Armagnac et Denise Biondo : la poésie dans le cinéma de Carpita le 10 octobre au Club Castéropoulos Tempo rue Sylvabelle 69 4e étage  17h15.

(voir l'article : la poésie dans le ciné de Carpita)

 

Et applaudissez la soirée prévue pour le 23 octobre

 

tres-en-scene.jpg

 

(suite des informations en attente) 

 

 

    

.

 

  précédents articles ci-dessous

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

  Guy Feugier le président aux cent visages et cent bras, il est partout et une multitude de mails indiquant son action pour la défense de la poésie sont à disposition de nos adhérents sur demande depuis sa prestation au côté de P.A.Malsheres le 13 mai.

Guy Feugier sur le podium de Longchamp déclamait et chantait (Aujourd'hui peut-être) et il offre une soirée d'humour à Marseille le 31 mai au moment de la fête des voisins à Aubagne.

Provence-poésie vous invitait à participer à son grand concours ci-dessous...

Et  vous informe que le 22 juin à partir de 16 heures, il dédicacera ses oeuvres poétiques avant et après son coup de chapeau présenté par Denise Biondo en même temps qu'Alice Hugo et la lecture-spectacle : les poètes que Brassens chantait... où participeront Guy Feugier (François Villon) et Alice Hugo (Une passante d'Antoine Pol)

Réservez au 04 42 03 31 26 pour être sûr d'être assis. Tout est gratuit, compris le verre de l'amitié, et la chanson d'Edouard à la fin.  Les adhérents de Passeport pour la poésie et du club Castéropoulos sont particulièrement invités. Pour ceux qui auraient 1euro : participation au tirage au sort qui désignera le gagnant du livre -cd.

aff du 22 juin

 

Participent à la lecture-spectacle : Alice Hugo-Denise Biondo-Guy Feugier-Alain D'Aix-Philippe-Auguste Malsheres-Jean-Claude Colay-Joseph Lévonian-Joëlle Foin-Geneviève Casaburi-Mireille Miau- Janine Ravel-Rosette Escoffier- Francis Triay- Michel Isard-Danyel Camoin-Edouard et un invité surprise.

 

Article N M 

 

 

Ci-dessous Danyel Camoin et Guy Feugier dans un formidable hommage salle G.Brassens à Sète.

(Sonia Kitaëff et Alice Hugo étaient de la partie...)

 sete danyel

cette soirée donna l'année suivante la causerie Brassens et moi devenue (voir ci-dessous)

Si Brassens m'était conté... la première lecture spectacle de Pp

 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------             

              PRIX DE LA VALLEE DE L’HUVEAUNE

et de MARSEILLE 2013

 

 Sous l’égide des « Amis de Jean Cocteau / Méditerranée » et de « Passeport pour la Poésie »

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

COMITE d’HONNEUR : Georges Briata – Jean Contrucci  – Pierre Echinard – Ivane Eymieu – Gérard Chargé – Richard Martin – Michel Melchionne – Dominique Vlasto – Andonis Vouyoucas –

Ainsi que les regrettés Maurice Bertrand, Roger Duchêne, Robert Ripa, Jean Vague et Robert Ytier.                                                                                     

 

LE GRAND PRIX DE LA VALLEE DE L’HUVEAUNE 2013 

couronnera le meilleur envoi (ensemble ou texte unique). Suivront pour les meilleurs envois les prix « MARSEILLE » « Saint VALENTIN » et « Grand PRIX de POESIE CLASSIQUE » 

(Ainsi au total 111 Prix -comme le nombre des quartiers de Marseille- vous sont proposés en plus du Grand PRIX)

                                                          

Section I : « CLASSIQUE »

Prix du Blason – Prix des Quatrains – Prix des Tercets – Prix de la Strophe.

 

Section II : « SONNETS » : Grand Prix du Sonnet – – Prix du Sonnet Amoureux –

Prix «  Félix Arvers » (Le Sonnet  Mystère.) –  Prix du Sonnet Estrambot.

 

Section III : « FORMES FIXES » 

Prix du Rondel – Prix de la Ballade – Prix des Triolets – Prix de la Terza Rima.

 

Section IV : « FORMES FIXES MODERNES »                                                   

Prix du Trivers – Prix du Haïku – Prix du Guy – Prix de la Gardéenne.

 

Section V : « MODERNES »

Prix Poésie Liberté – Prix Poésie libre – Prix Originalité – Prix des Versets.

           

Section VI : « EXPRESSION CONTEMPORAINE ET PERENNE »  Prix  LA FONTAINE( Fable)

 Prix GUILLEVIC (Poème Minimal) –Prix du Poème en Prose – Prix du Texte en Prose.

 

Section VII : « INTERNATIONALE » Prix International Francophone (Poète Etranger)

Prix de la Francophonie (Poète Etranger résidant en pays non Francophone).

Prix des Iles (de la Corse aux Antilles) - Prix de la Vallée du Nil.  (Tous poètes sans exclusive)                                   

 

Section VIII : « TERRES SACREES »            mai

Prix Frédéri (Amour du Terroir Provençal) – Prix Mireille (Amour de la Camargue)

Prix François (Amour du pays de France) – Prix Constantin (Amour de la Grèce)

 

Section IX : « DES POETES »  Prix Jean COCTEAU (Le magicien)  en ce  50ème anniversaire de sa disparition.

Prix André BRETON (Modernité et Recherche)  -

Prix Gérard de NERVAL (Le goût du Malheur) -Prix Anna de NOAILLES (Romantisme)

 

Section X : « ANNIVERSAIRE » : SEPT Années ( 7 prix en tout / Spécial Anniversaire)

Prix Mathurin REGNIER (mort en 1613) : « Le Libertin satirique. »-

Prix LA BOETIE (mort en 1563) : «  Mon ami, mon frère. »

Prix Alfred de VIGNY(mort en 1863) : « Au service de la Grandeur .»

Prix Tristan TZARA (mort en 1963) : « Poème DADA »

Prix Christine de PISAN (née en 1363) : « L’honneur des Femmes »

Prix Marie NOËL (née en 1883) :    » Une âme vers Dieu »

Prix MOLIERE (mort  en 1673) : «  Les Travers du Monde » (Pièce de Théâtre ou Poème).

 

Section XI : « JEU-THEME »                         

Prix Magali (l’Enfance) --Prix de la Colombe (pour la Paix) – Prix Musique (C.D. ou K.7 à envoyer)

Prix P.O.P. (Poème et Œuvre Picturale : Poème décoré ou illustré avec peinture, photo, dessin).

 

Section XII : « SUJETS CHOISIS »                                                                           

Prix Alfred JARRY (Humour) – Prix SAINT-AMANT ( Le Voyage)

Prix Alphonse de LAMARTINE (Amour et Religion) -Prix Alfred de MUSSET (Pièce de Théâtre : une comédie).

 

Section XIII : « MARSEILLE, MA VILLE »     

Prix César (une Ville

, un Art) – Prix Fanny (Vieux-Port) – Prix Marius (la Mer) –Prix Naïs (l’Abandon)

 

Section XIV : « LIVRES »

Prix Recueil (Poèmes imprimés ou dactylographiés) –  Prix Gyptis  (Recueil de Nouvelles) – Prix Protis (Roman )  Prix Création (Originalité dans l’écriture, l’impression ou la présentation)

 

Section XV : « JEUNESSE »

Prix Maurice CARÊME (moins de 10 ans) – Prix Max JACOB (de 10 à 15 ans)

Prix Arthur RIMBAUD (de 16 à 18 ans) – Prix VOLTAIRE (de 18 à 20 ans).

 

Section XVI : « DU SOUVENIR »     

Prix Irène FOUASSIER– Prix Lucienne LEONARD  – Prix  Maguy DURBEC – Prix Marinette BARRE

 

Section XVII : « Marcel PAGNOL »         

Prix « Souvenirs d’Enfance » - Prix « La Gloire de mon Père » - Prix « Le Cinéma, la Vie »

Prix « Le Schpountz » (Fana ou Fada ? = une passion).

 

Section XVIII : « L’HUVEAUNE » : Prix « La Source » - Prix «  La Chapelle Abandonnée »

Prix «  Au fil de l’Onde » - Prix « La Mer Toujours recommencée ».

 

Section XIX : « L’HOMME ET LE SPORT »

Prix « Le Vieux Stade » (Stade de l’Huveaune ou celui de vos souvenirs) –Prix « Champions »

Prix « Club Centenaire » (100 ans de passion) – Prix « Le Dernier Rempart » (Le défenseur de…)

 

Section XX : « POETES MARSEILLAIS »

Prix Louis BRAUQUIER (Des îles lointaines)– Prix Gérald NEVEU (Un feu caché)–

Prix Thyde MONNIER (L‘amoureuse)– Prix Edmond ROSTAND (L‘élégance solaire).

 

Section XXI : « POESIE de notre Temps »: Prix Jean MOREAS ( Musique et enchantement) 

Prix SEGHERS (L’amour des Poètes) - Prix Léopold  SENGHOR ( l’Afrique et la Négritude)

Prix Guillaume APOLLINAIRE (L’amour et la guerre).

 

Section XXII : « DE LA CLASSE » (ouvert aux scolaires et étudiants) : Sans thème

Prix C.P. – Prix C.E. – Prix C.M. – Prix Collèges et Lycées.

 

Section XXIII : «  POETES ETRANGERS DE LANGUE FRANCAISE » :

Prix Emile NELLIGAN (mort en 1941) : le « Poète Maudit canadien »

Prix Maurice MAETERLINNCK (Né en Flandre ) : Lyrisme et symbolisme.

Prix MILOSZ  (Né en Lituanie) : Mysticisme et spiritualité.

Prix Jacques BREL ( Né en Belgique) : L’Aventure.

 

Section XXIV:  « HONNEUR DE LA POESIE FRANCAISE »

Prix SULLY PRUDHOMME  (1er Prix NOBEL de Littérature) : La beauté de la Langue

Prix Victor HUGO : L’Homme des Libertés- Prix Pierre de RONSARD : Comment parler d’amour.

Prix Paul VERLAINE : De la musique avant toute chose.

 

 

Section XXV : « MASSALIOTIS » Prix SAINT-POL ROUX (L’initiateur) -

Prix Emmanuel EYDOUX (Le Poète Oeucuménique)- Prix Jean MALRIEU (De la campagne à la Ville)

Prix Emile RIPERT (Naissance de Marseille)

 

Section XXVI : « MARSEILLAIS d’EUROPE »

Prix André SUARES (L’Homme de l’Europe) -Prix Axel TOURSKY- (L’Amour et la réalité)

Prix Ilarie VORONCA (La beauté du monde) -Prix CASTEROPOULOS (Un Art verbal supérieur)

 

HORS SECTIONS : Prix du Président du Jury.             

                                

     Ainsi , avec le GRAND PRIX et le Prix de MARSEILLE, 111 autres prix (comme le nombre des Quartiers de Marseille) sont proposés au CONCOURS 2013 :

Participation : 10 € (pour un texte unique)par C.C.P. ou mandat sur le compte n° 11 019 22 F  Centre Marseille, au nom de  « Prix de la Vallée de l’Huveaune et de la Vallée des Baux »

Pour plusieurs textes, ajouter 3 € supplémentaires par texte à partir du second.

Sauf pour la section XIV qui demande un versement unique de 30 €. (Et pièce de théâtre en Section X)

 

Les envois sont à effectuer uniquement au nouveau domicile du président Monsieur Guy FEUGIER 

  N° 47 bis Rue MONTE CRISTO 13004  MARSEILLE   (en envoi non recommandé)

                

 

 

_Règlement 

 

 

Article 1 :       Le Concours 2013 est ouvert du 1er février 2013 au  22 mai 20013

Article 2 :       La proclamation des résultats sera faite fin août par l’intermédiaire de

                    la 1èreenveloppe timbrée à votre adresse. Le palmarès complet vous parviendra dans la 2ème

Article 3 :       Vous recevrez l’annonce des festivités et des prochains concours avec les enveloppes suivantes.

Article 4 :       La remise des Prix de la Vallée de l’Huveaune aura lieu cette année-là

le samedi  12 octobre  2013 à Marseille à 11 heures en Mairie.

Article 5 :       La remise des prix donnera lieu à des rencontres, conférences, spectacles, repas, concerts,  

expositions…  afin de célébrer l’art et l’amitié.

Article 6 :       Les poèmes doivent être obligatoirement dactylographiés, de façon lisible, sur une            

                         seule page de format A4 (21x29,7) et les photocopies admises, en 6 exemplaires. 

                               Les contes devront compter 4 à 5 pages dactylographiées.

                         Les pelures ou feuilles de couleur ne sont pas admises.

Article 7 :       Chaque poème, prose, conte ou nouvelle devra être identifié par un nombre de 4 chiffres

                                               (le zéro pouvant être l’un de ces chiffres) suivi de 2 lettres en majuscules,

                                               séparées des chiffres par un  espace typographique. Le tout devra être positionné en                     haut et à gauche de chaque feuille, la section à laquelle participe le texte se trouva en haut et à droite.

                                               (Il est conseillé d’éviter vos initiales et votre date de naissance) – le tout pouvant être assimilé à un code suspect.)

Article 8 :       Le Grand Prix sera accordé par l’ensemble du jury au poème ou texte, ou ensemble ayant                     été unanimement le plus apprécié, quelle que soit la catégorie dans laquelle il est inscrit.

 Article 9        Le poème ou texte envoyé devra rester inédit (non publié, non lu en public, à la radio ou à la         

                         télévision, ni visible sur internet) et ne pas avoir été primé jusqu’au jour de la Remise des prix.          

                         Ainsi tout poème pouvant être connu du jury sera donc écarté.

Article 10 :          Toute inobservation d’un point quelconque du règlement provoquera l’élimination du Concours                

                soit du candidat soit seulement du poème ou texte concerné.

Article 11 :          Le Président-Fondateur du Prix est aussi le Président du Jury. Ainsi, il engage sa Responsabilité

                quant au choix qu’il effectue des correcteurs qu’il assure de sa confiance et dont il reconnaît la

compétence et la valeur morale. Il s’engage aussi à trancher tout litige pouvant intervenir dans le déroulement du concours en toute équité.

Article 12 :          Aucun quota d’envoi  de poème ou texte n’est fixé. Seuls 10 € d’inscription par candidat sont

demandés (frais de gestion, carte) avec franchise pour le premier poème, puis 3 € par poème ou texte supplémentaire. Le nombre n’en est pas limité.

Sauf pour la section XIV où inscription et nombre de pages sont fusionnés en une somme forfaitaire  de 30 € ainsi que pour une pièce de théâtre (voir section XII et section IX éventuellement)

                Tout poème supplémentaire demandera 3 € en sus par poème

Article 13 :          Chaque envoi (N.B. Tout envoi en recommandé sera refusé) comprendra au minimum :

                   - Le montant total des frais énumérés ci-dessus, par chèque bancaire ou mandat, libellé

                    au nom de l’association « Prix de la Vallée de l’Huveaune et de la Vallée des Baux »

       4 enveloppes timbrées à votre adresse dont une de format 16 x 23 ( Tarif postal de rigueur)

      1 enveloppe close portant en suscription (uniquement) votre code confidentiel

                   (4 chiffres et 2 lettres),et qui sera donc le même pour tous les textes que vous enverrez

                   pour le concours de l’année en cours. Dans cette enveloppe se trouveront vos prénoms et

                   noms, adresse, numéros de téléphone(s) ainsi que la liste des titres des poèmes envoyés.

Article 14 :          Primés ou non, les textes ne sont pas rendus et seront détruits au bout de 2 ans et 2 jours

Article 15 :          Mise en place d’un service S.A.V.E. (Service Après Vos Ecrits)

                  Dans le but d’affiner vos connaissances prosodiques, si vous le désirez, vous pourrez

                   après le concours  entrer en relation avec un  groupe de poètes, membres du jury, qui

                   pourront revenir avec vous sur vos faiblesses d’écriture et vous proposer d’éventuels

                   conseils afin de pouvoir, à l’avenir, être plus performant pour tous les autres concours

                   et surtout approfondir vos connaissances des règles de la Poésie, quelle que soit la

                   forme de votre expression (prose, poésie traditionnelle ou contemporaine).

                   Toute demande de cet ordre devra être adressée au siège de l’association (joindre une

                   enveloppe timbrée pour la réponse).

Article 16 :              Les enfants et adolescents concourant individuellement participent gratuitement à nos concours (jusqu’à 18 ans) Seuls des frais d’inscription réduits (5 €) leur seront demandés.

                   Pour les scolaires (classes) se reporter aux conditions générales.

                   Le nombre de textes qu’ils pourront envoyer n’est pas non plus limité.

Article 17 :          Les envois seront transmis à la secrétaire affectée au Concours par le président qui recevra  

                   donc les envois par courrier ou directement si cette facilité vous convient.

                   Renseignements complémentaires : 06 07 71 33 69.

Article 18 :          Les membres du jury respecteront les opinions de chacun et n’apprécieront que la qualité    

                   d’expression et les valeurs techniques du texte.

                   Les concurrents respecteront les yeux et les oreilles de chacun en s’abstenant dans leurs écrits

                   de toutes sortes de haine ou d’intolérance.

Article 19 :          Les prix consisteront en œuvres d’art (sculptures, peintures, éléments de décoration…),

                   livres (d’art,  de voyages, d’histoire ou de poésie), cassettes, disques ou D.V.D. de

                   chansons, musiques, poésies, produits ou objets relatifs à la culture ou aux traditions

                   (liste non limitative), mais également en coupes, médailles et diplômes.

Article 20 :                 La présence du lauréat ou d’un  parent, un proche ou une personne dûment mandatée par celui-ci, exception faite d’un autre lauréat, et en dehors de tout cumul, est nécessaire pour recevoir le prix.

                                      Cependant, si une raison de santé ou cas de force majeure, mettait le récipiendaire dans l’impossibilité de recevoir le prix gagné, celui-ci pourra lui parvenir (en principe contre un versement de 20 € pour frais) – sauf dans le cas de prix exceptionnel (objet d’art fragile ou de volume important) après une lettre d’explication  auprès du Président ou de l’un des membres du bureau (secrétaire, trésorière) qui devra parvenir dans les trois mois suivant la remise des prix (si elle n’anticipe pas celle-ci), faute de quoi le prix sera acquis à l’association qui en usera à sa guise.

Article 21                   Une cour d’amour sera organisée avec déclamation des poèmes laurés. Un groupe de diseurs et lecteurs travaillera l’interprétation de vos textes.  De façon exceptionnelle, vous pourrez les interpréter vous-même, après l’envoi d’une demande au président et d’une décision du C.A. Votre lettre devra justifier de vos qualités d’interprète et parvenir en temps utile afin de ne pas perturber le bon fonctionnement de cette manifestation.

Article 22 :          Le fait de concourir atteste implicitement que le concurrent affirme être l’auteur du texte qu’il envoie.

Article 23 :          Tout concurrent reste propriétaire de son texte, mais s’engage à accorder à l’association

                 le droit de le publier, de l’enregistrer ou l’exposer lors de ses manifestations pour favoriser

                 la propagation des Arts et de la Poésie.

                 Les participants au Concours pourront acquérir l’ouvrage C.D. ou D.V.D. ainsi réalisé

                 contre une participation aux frais couvrant ceux d’impression, d’enregistrement, de

                 reproduction et de diffusion (emballages, envois…)

Article 24 :           Le jury se réserve le droit de ne pas accorder de prix dans une section où il ne reconnaîtrait pas un poème de valeur suffisante. Le meilleur poème de la section pourrait alors recevoir un diplôme.

 

                Respectez les articles du règlement de ce concours  (24/24)    Et Bonne Chance 

 

                                                         Le Président-Fondateur : Guy FEUGIER 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       PRIX DE LA VALLEE DE L’HUVEAUNE 2013

 

 

INFORMATION concernant les formes, les styles, les thèmes.

         

Le Blason, autrefois consacré de façon sensuelle ou même leste au corps féminin ou à l’une de ses parties -en octosyllabes ou décasyllabes- a aujourd’hui pris une extension qui lui permet de vanter un lieu, un monument, un paysage. De même qu’il se soumet à nombre de variations pour ,s’éloigner du moule monolithique et massif d’une suite de vers suivis en rimes plates alternées.

 

Les Sonnets seront écrits suivants les deux formes en vigueur en France…et en rigueur par l’Académie de Poésie Française.

A savoir : ABBA x 2 pour les Quatrains et CCD EDE ou CCD EED pour les Tercets, en respectant l’alternance des rimes.

Le e dit « muet » devra être élidé (donc absorbé par une autre voyelle) mais il faudra se méfier du  e « caduc » (qui bien que devant être élidé fera entendre la sonorité de la voyelle précédente, provocant ainsi un « hiatus auditif » (Or, la Poésie n’est-elle pas « de la musique avant toute chose » ?)

 

Le Rondel est une pièce de 13 vers -exceptionnellement de 14 (avec alors finale des deux vers refrain.)

Ces deux vers se trouvent en position 1 et 2 du poème lançant l’idée, le thème ou le sentiment. Ils se retrouvent en position de 7ème et 8ème vers terminant le deuxième quatrain, sans qu’ils soient un simple « collage » ajouté aux vers 5 et 6.

Le poème se termine par un quintil, soit un quatrain suivi du vers 1 qui doit conclure le poème qu’il a commencé sans en être un simple écho. La réussite du Rondel réside dans cette performance.

Attention : ordre des vers : A1B1BA (Rimes embrassées ou enfermées) puis ABA1B1 (Rimes alternées ou croisées) , enfin : ABBAA1( +B1quelquefois)

 

La Petite Ballade (en octosyllabes) et la Grande Ballade (décasyllabes) calquent leurs strophes sur la métrique (Soit :avec des vers de 8 syllabes,= strophes de 8 vers (huitains) x3 suivies d’une demi-strophe (quatrain) et vers de 10 vers = dizains x3 suivi d’un quintil. Un vers refrain est celui qui termine chaque strophe (Envoi compris)

 

Le Triolet est un huitain possédant un vers deux fois répété (donc = tri) dans l’ordre suivant : A1B1AA1 ABA1B1

Le chic étant d’être complet, charmeur ou percutant (malgré les répétions) avec ces seuls vers.

La suite de triolets (la plupart formant un triptyque) ne peut se contenter d’être un délayage mais devra proposer trois volets indépendants réunis par un  propos ou projet commun.

 

La Terza Rima (venue d’Italie) est une suite de tercets généralment en alexandrins, écrite avec l’alternance des rimes. La rime du vers central du tercet se retrouve à la strophe suivante encadrant un vers à rime de différente nature. Et ainsi de suite jusqu’au dernier vers  que l’on retrouvera isolé, sa rime répondant à l’avant-dernier-vers qui sans cela serait un vers blanc. Ce dernier vers doit être fort, dans son sens ou dans son pouvoir d’expression.

Il est à noter que le nombre de strophes n’est pas limité, certains auteurs ayant écrits de longs poèmes. Pour ce concours un nombre de strophes variant entre 5 et 9 paraît convenable.

 

Le Trivers (Création Guy FOULON) fait alterner deux quatrains à rimes croisées dont l’originalité consiste à ne comporter que des vers à rimes masculines dans le 1er et féminines dans le second. La 3ème strophe, après avoir fait « virer » la rime respecte l’alternance « masculine-féminine ».

Cependant je trouve justifié d’avoir le choix de commencer le poème par les rimes féminines plutôt que masculines si l’on veut annoncer un « départ » tendre avant de lui donner une autre tournure et bien marquer un contraste.

 

Le Haïku (autrefois dénommé « haïkaï ») est composé de 3 vers dont le second de sept syllabes est encadré de deux vers de cinq syllabes. Les rimes ne sont pas imposées, mais conseillées par Guy FEUGIER puisque le poème est écrit en Français et peut devenir une forme fixe, le vers central étant un vers « blanc » qui peut se colorer d’une sonorité proche des rimes qui l’encadrent en étant de nature opposée pour créer une harmonie, ou d’une sonorité en opposition pour un  effet de rupture

 

Le Guy (création Guy FEUGIER) est composé de strophes hétérométriques comprenant un distique rimé en décasyllabes suivi d’un vers refrain trisyllabique unique tout au long du poème. D’autre part les strophes 1, 4, 7 et 10, celle-ci concluant le poème, sont rigoureusement identiques formant une strophe refrain complète. Cette forme n’oblige pas à l’alternance des rimes d’une strophe à l’autre si l’on s’oblige à l’obtenir  à l’aide du seul vers refrain.

 

 

 

 

La Gardéenne (créée à « La Garde » dans le Var par Antoine ANTONUCCI et le regretté René-Etienne GAILLARD) est un Onzain formé d’endécasyllabes (vers de onze syllabes) répartis sur deux quintils plus un vers médaillé qui répète tel un « trait d’archet » le premier du poème.

Ordre des vers : A1ABBA CCDDC A1

 

Pour toutes les sections présentant sujets ou thèmes, l’écriture du poème ou du texte est indifférente (et sera jugée selon son style par le jury dévolu à sa forme propre)

Pensez surtout que quelle que soit la technique que vous emploierez, elle doit être au service de la

Beauté et de l’expression.                       

 

  feug 13

 

 

 

 

Précédent------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le samedi 16 après 17 heures un superbe récital accompagné de guitares au Latté organisé par Guy Feugier accueillait deux poèmes déclamés par Danyel Camoin, l'un de lui-même: Ma muse M'amuse

(vous pouvez trouver le texte de Ma muse m'amuse, ainsi que Ephémère dans les pages de droite du blog sous le titre : les moulins de mon coeur, ou dans le recueil de Danyel (Les méandres de la pensée)  et l'autre de son idole Georges Brassens : Son coeur au diable.

Danfeug

Guy Feugier se lançait lui-même dans un tango corse...

sous le regard de quelques amis de Pp dont Denise Biondo, Geneviève Casaburi et Alain D'Aix.

Une belle fin d'après-midi qui se terminait par un inoubliable tour de chant de Mady Rougey particulièrement émouvante dans sa chanson : la centenaire.

  Annonce-accueil502054f6c8287-1-.JPG

Merci Guy Feugier

qu'on retrouvera à Aubagne le 16 mars...

avec ses belles éphémères prêt à dédicacer...

Il participera aussi sans doute au petit spectacle de Denise Biondo

précédant la remise des prix.

  

  

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Article précédent-----------------------------------------------------------------------------------

Danyel Camoin rendait le samedi 8 décembre visite à Guy Feugier lors de la grande remise des prix de poésie de la vallée de l'huveaune où il rencontrait parmi les lauréats Raymond Bergerot, notre  copain poète de Sète, grand ami des chats comme Brassens...

     

Provence-poésie vous communiquera les prochains rendez-vous de Guy Feugier et invite les poètes en herbe de l'association à considérer son actualité ci-dessous : 

 

 

Rappel aux adhérents Guy Feugier était parmi nous le 17 mars, le 23 juin  et le 1er décembre pour les lectures spectacle : Allais, vous m'en direz des nouvelles !  Ferr-a-ragon et les contes du 7e art provençal.

 

Il était trés applaudi dans le duo : les yeux d'Elsa en juin. Il sera un des prochains auteurs invités lors de la fête de la nouvelle en mars avec ses nouvelles érotiques et sera prévu pour un coup de chapeau  poétique en juin.

P6230044P6230011   PC010334

contes feugierRéunion Alphonse Allais P.P 006La photo

contes apéroles a maladesparadeprovence-poésie%finalfeugier.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Articles précédents-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

  mai-feugier_0001-1-.jpg

mai-feugier_0002-1-.jpg

 

__________________________________________________________________________________________

 

Article précédent :

 

Lastfeugjav.jpg  

 

 

___________________________________________________________

Guy Feugier a reçu  le 23 octobre à Paris la médaille d'or du mérite poétique décerné par l'Académie de la poésie française.

Un hommage à la poésie du midi !

 

 

tn[3] 

 sur la photo Guy Feugier déclame : l'albatros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

articles précédents__________________________________________________________

 

Provence-poésie vous informe des invitations aux spectacles de Passeport pour la poésie transmises par Guy Feugier.

boitard.jpg

 

 gorille-pub.jpg

_____________________________________________________________________________________________

Précédents articles et spectacles:

 

 22.jpg

  carte-f2.jpg 100_1908.jpg

100_1909.jpg100_1910.jpg 

Notre ami Guy Feugier qui présidait le 22 aout l'après-midi sous les arbres sur le thème bois et forêts

(photos ci-dessus où l'on reconnait trois membres de Provence-poésie: ces photos peuvent être visible plein écran en lançant le diapo de l'album : prix et paysages, au dessus des pages dans la colonne à droite)

nous communiquait que le 22 septembre serait réservé à la face cachée de Georges Brassens dédiée aux dames, causerie agrémentée de 22 textes (Jeanne, Hélène et Mélanie... Tous les mots de Brassens) et se passait à la mairie et non en plein air avec une partie de l'équipe causerie de Provence-poésie autour de Danyel Camoin ...

 

 

C'est la fête  à Sète pour le 30e anniversaire de sa mort mais aussi ailleurs ...

Denise Biondo et Danyel Camoin ont montréà Marseille  un autre Brassens avec Guy Feugier

le22.jpg

aff.brassens

Pour les fans de Brassens voir le répertoire des pages à droite de l'écran : A la manière de Brassens

 

 

Et Guy Feugier c'est aussi les belles éphémères...

erofeugier

 

 

Par Pp editions - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 octobre 2013 3 02 /10 /Oct /2013 10:48

Jehan Armagnac ouvre les portes du Club Castéropoulos à Paul Carpita et au cinéma le 10 octobre 2013 à 17h15 tempo, 69 rue Sylvabelle 4e étage Marseille. 

 

Les premiers films du monde ont été tournés et projetés en Provence par les frères Lumière : il s'agissait entre-autres de l'arrivée d'un train en gare de La Ciotat et de la sortie d'une usine. 

  

 Assisté de Denise Biondo, Danyel Camoin presque né dans un cinéma (l'Artistic-cinq avenues) rend hommage à Paul Carpita, l'instituteur marseillais du 14e, cinéaste maudit au film interdit durant  plus de trente ans, metteur en scène du monde ouvrier, chaînon manquant du cinéma français, précurseur de la nouvelle vague, devenu célèbre à 80 ans par son troisième et dernier long métrage : Marche et rêve ! ou les homards de l'Utopie, tourné à Martigues. Mais Carpita fut aussi le réalisateur de nombreux courts métrages dont un sur Aubagne et le pari de Danyel c'est de faire découvrir par des interprétations d'extraits l'écriture poétique méconnue du cinéaste.

(extraits-lectures ou scènes de : Le rendez-vous des quais-La récréation-Adieu Jésus-Les sables mouvants-Marseille sans soleil-Demain l'amour-Des lapins dans la tête-La grenouille-Les fleurs de glai-Les homards de l'utopie)

Carpita.jpg carpita1.jpg

adieu-Jesus.jpg carpita2.jpg

Présentation exceptionnelle de Madame Andrée Ataroff, interprète du film : le rendez-vous des quais de Paul Carpita

venue voir la représentation à Aubagne (photo dans le film ci-dessous).

 

l-actrice.jpgcarpita5.jpg carpita-3.jpgcarpita4.jpgcapita6.jpg

carp5.jpgcarp9.jpg

 

Textes interprétés par  Denise Biondo-Guy Feugier-Danyel Camoin-Geneviève Casaburi-Michel Isard et les interprètes du Club

dont Camille Stempfel-Philippe-Auguste Malsheres et Jehan Armagnac lui-même.

 

 

Photos Geneviève Casaburi

 

 

 

 

Par Pp editions - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés