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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 10:58

 Une promenade culturelle samedi et dimanche ?

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Provence-poésie, Denise Biondo et  Claude Valentin vous informent pour nos amis du vieil Aubagne de la parution prochaine de Aubagne au fil de l'eau...

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A cette occasion Pp vous rappelle l'édition de

Tous les chemins mènent à Aubagne

qui vous fait voyager en textes et images à travers l'Agglo en suivant l'Huveaune depuis le plan d'Aups jusqu'à La Penne sur Huveaune...

exemplaires disponibles avec remise, par correspondance ou au bureau de l'association

écrits par vingt auteurs régionaux (dont Denise Biondo) autour de la préface de Robert Bruguière

dans la collection de Pp : les auteurs en pays d'Aubagne.


chemins d'Aubagne 1-copie-1

Parmi les villes traversées : Auriol (Janine Ravel), Roquevaire, Cadolive(Denise Biondo), La Bouilladisse(Danyel Camoin), La Destrousse(Geneviève Casaburi), Peypin, Gémenos(Mireille Miau), Cuges(Jean DiFusco),  Aubagne(Francis Triay)  et La Penne sur Huveaune.

 

 

Article FZ

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 10:18

 

Longchamp 2013

 

Longchamp-013.jpg

 

Les auteurs de Pp : Danyel Camoin, Geneviève Casaburi, Françoise Cordier, Nicole Mutez et les oeuvres écrites et peintes de Sonia Kitaëff au palais Longchamp sous le soleil de Marseille.

Renconcontre avec Guy Feugier (en spectacle sur le podium), Rolande Giacobetti et Patricia Holzl autour des stands de Vertiges en Provence de Jacqueline Laurenzati.

 

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  Photos G.Casaburi

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Ci-dessous les précédents festivals organisés par Jacqueline Laurenzati et les précédents salons de La Bouilladisse supprimés pour 2013, l'année de la Culture, qui d'ordinaire se plaçaient à la même date que le festival de Longchamp...

Articles précédents... 

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Danyel Camoin, ancien habitant de La Bouilladisse (chemin de la Gandole) dont il parle dans son livre en commun avec dix-neuf autres auteurs :

Tous les chemins mènent à Aubagne,

était aussi le dix-septième écrivain de l'Académie de Provence où il a remporté récemment le grand prix de poésie classique avec son recueil de rondels et sonnets, présent dimanche à la salle de la Mairie, même si l'article de La Provence ci-dessous ne le mentionne pas, on sait qu'il est à la fois académicien de La Bouilladisse et Président de Provence-poésie à Aubagne en même temps que trésorier du plus vieux club de poésie de Marseille et ancien vice-président des Troubadours de Gémenos, soutenant diverses autres associations dont l'Olive et l'Olivier et Vertiges en Provence en festival à Longchamp ce même jour...

Ce qui fait qu'il devait se trouver le 13 en même temps à La Bouilladisse et au palais Longchamp où son nom est cité parmi les auteurs habitués, puisque l'an dernier, il remettait sur le podium de Longchamp le prix des marseillais à Jean Di Fusco.

 

Pour veiller à l'intérêt de tous, il soutenait ses partenaires de Pp et ses amis de l'Académie (parmi lesquels des adhérents de Pp : Jean-Marie Arvieu-Paul Di Giovanni-Zaven Sarafian et André Aubert ) à La Bouilladisse tandis que

une équipe de Provence-poésie menée par Sonia Kitaëff, autre académicienne, Monique et Louis Moulet et Erine Lechevalier pour représenter le livre souligné Au palais Longchamp dans le festival organisé par Jacqueline Laurenzati et l'association Vertiges en Provence et deux éditions de Pp : Palette et Plume 2 et Dernière Correspondance

mais le vent et la poussière était de la partie...

 

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Ci-dessus Sonia, Erine, Jacqueline Laurenzati auprès des élus avec le recueil

des vingt auteurs... 

 

Avec lui, à La Bouilladisse, ce dimanche...

 

Geneviève Casaburi,(La Destrousse) Rosette Escoffier,(Auriol) Denise Biondo,(Aubagne)   tous co-auteurs du livre précité

et Jean-Claude Beltramo, auteur d'Autopsie d'une tuerie: celle d'Auriol...

Accompagné par Denise Beltramo

 

portrait GinouescoffierDedebeltramo

 

Remercient Mmes Joelle Perry et Joelle Battestini pour leur invitation à ce salon et pour leur réception (café, apéritif et repas compris) et Monsieur le Maire pour son discours mettant les deux associations à l'honneur.

 

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Les peintres occuppaient la place de la mairie...

 

100_2159.jpg La-Bouilladisse--le-13-mai-2012-024.jpgLa Bouilladisse le 13 mai 2012 025

Ces images peuvent être vues plein écran dans l'album des dédicaces (à droite de l'écran) 

 

 

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Rappel des auteurs ayant volontairement participé à cette oeuvre régionale:

 

Gaël Angélis, Denise Biondo, Albert Borelli, Danyel Camoin, Geneviève Casaburi, Rosette EScoffier, Joelle Foin, Sonia Kitaeff, Philippe A.Malsheres, Emile Mihière, Louis Moulet, Lucien Pignol, Josette Pons, Janine Ravel, Denise Roman, Mireille Talotti-Miau, Francis Triay et Jean-Claude Colay avec la participation amicale de Robert Bruguière.

 

Article Nicole Manday  Photos Denise Biondo-Erine Lechevalier- JC Beltramo 

 

articles précédents sur La Bouilladisse____________________________________________________________

Une équipe de Provence-poésie constituée essentiellement par des auteurs de l'agglo a participé au salon : le printemps des écrivains, le 1er mai à La Bouilladisse : à la salle de la mairie, grâce à la sympathie de Me Joelle Battestini, adjointe à la culture, qui les a convié à un formidable apéritif suivi d'un buffet.

Le salon s'est terminé par une remise de prix aux enfants fabulistes et une charmante scénette entre trois d'entre eux présentée par l'organisatrice en présence du maire et de Jean-Pierre Mauduy. (voir photos)

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Denise Biondo a pu présenter son nouveau livre édité par Pp éditions: Au bout des doigtscouverture-au-bout-des-doigts.jpg

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En liste:  Denise Biondo, Albert Borelli, Danyel Camoin, Jean Di Fusco, Anabelle Martinez-Maingraud et une nouvelle venue: Sylviane Reboul (tous adhérents de Provence-poésie.)

Et notre ami président de l'Académie de Provence: Roger Blanc

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La liste des autres auteurs est instaurée par Fernand Révilla.

Parmi eux les habitués:  Marie-Thérèse Habert, Luc Antonini, Michel Cava, Jean-Pierre Mauduy, Lucien Vassal

ont à leur côté Christine et J-L Comeau, Michele Olive, Henri Carvin, André De Rocca, B.Falque de Bezaure,  Eric Hossan, J-c Roméra, Claude-Alain Sarre.

 

cover fab4couverture maiaffabulationsfabsonnets

 

 

 

 

 

 

L'an dernier, c'était le 9 mai...

 

 

Le 9 mai, pendant que Sonia Kitaeff et Philippe-Auguste Malsheres récupéraient les prix de poésie au Palais Longchamp en dédicaçant le petit guide poétique : Denise et Danyel les imitaient sur ce dernier point au salon de La Bouilladisse. Trois livres de la collection de l'Académie de Provence en vedette, le petit guide au milieu, le monde magique de l'enfance à gauche et au petit bonheur provençal à droite.  Visite sur le stand de deux autres auteurs du guide ; les deux hôtesses de Notre Dame de la Garde : Mireille Talotti-Miau et Janine Ravel.

A signaler la présence au salon d'une pleiade d'auteurs. Autour de Roger Blanc, ambassadeur des taxis de Marseille,

accompagné de Martine Olmo (connue par Provence-Poésie pour son poème sur la solitude) d'autres têtes d'affiches que vous pouvez retrouver sur les photos ci-dessous : Fernand Revilla, Michel Méténier, Lucien Vassal, Luc Antonini, Gisèle Sans, Marie-Thérése Habert,  Nicole Mutez-Figueras, Marcel Baril, auteur de Justine et le Métro (biblio Provence-Poésie), Michel L'hellene (tragédie de l'âme et de la conscience) et à côté de Danyel, Jean-Pierre Mauduy ( l'auteur du remarquable roman : Regarde-moi) entre-autres...

 

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 Merci à la librairie Thiéblemont pour l'organisation et l'apéritif de cette journée...

 

 

Articles précédents sur Longchamp :

 

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Cette année au festival du palais Longchamp, Jacqueline  Laurenzati accueillait une équipe de Provence-poésie entourant la lauréate du  grand prix de la ville d'Aubagne : Natacha Rosso qui présentait sur le stand le périodique de l'association où elle incarne pour le trimestre la muse aussi poète. Le vent a voulu la saluer et a fait fuir une partie des gens.
 
Ce dimanche 15 mai 2011, un interview poétique a remarqué leur présence et
le président de Provence-poésie a remis lui-même en présence de Renaud Muselier le premier prix à Jean Di Fusco. On le voit sur les photos passer la médaille au cou de la lauréate du second prix. Le troisième prix a été remis à notre ami du club de Gémenos: Alexy. 

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Erine Lechevalier, romancière et également lauréate a assuré les photographies dans ce merveilleux cadre entouré par Albert Borelli, Danyel Camoin, Jean Di Fusco, Nicole Mutez-Figuerras, Mireille Talotti-Miau et Annabelle Léna, une nouvelle venue à Provence-poésie.

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A signaler Guy Feugier éclatant sur le podium dans : "la mauvaise réputation".
Et Louis et Monique Moulet venus soutenir le moral des éventés.
Le petit guide des trésors de Marseille était aussi à l'honneur puisque quatre de ses auteurs étaient présents.
le guide   fabsonnets
 

 

 

 

 

Article Frank Zorra ; vous pouvez voir ces photos plein écran en activant le diaporama de l'album dédicaces à droite de l'écran.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 18:18

C'était le 3 mai que Pp accueillait à la maison de la vie associative à partir de 17h15 les adhérents et les lauréats

du troisième concours interne de l'association : les premiers étant pour ces concours le jury des autres.

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Les lauréats du concours sur le thème de probabilité de fin d'un monde où ils devaient inclure la phrase-vers de Marie-Louise Bergassoli : ce doux frémissement que partageaient nos âmes, lisaient leur oeuvre face aux adhérents.

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Le gagnant recevait la coupe de Pp, la médaille, le diplôme et le stylo Provence-poésie, accompagnés d'un livre et spécialement cette année d'un bon d'achat de 50 euros dans le catalogue, laissé par un candidat du concours national.

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Après la remise du prix, les poètes étaient invités à un tour de table où chacun pouvait lire le texte qu'il souhaitait, en évitant de faire trop long, en attendant le moment du verre de l'amitié où l'association offre toujours la kiche accompagnée par l'apport volontaire des adhérents.

Francis Triay et Denise Roman y étaient trés remarqués ainsi que Joseph Lévonian.

Conviés en inter association Michel Isard, de l'Académie de Provence et notre ami Edouard participaient.


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Monique Morucci présidait  le jury.

Une nouveauté dans le réglement à partir de cette année, les lauréats qui ne lisent pas leur texte seront décalés d'un point sur le vote et c'est le lauréat présent qui aura toujours priorité en cas d'égalité de points avec un absent.  

En liste pour le prix restaient les lauréats suivants :

Gaël Angélis, Sara Beaulieu, Laure Bolatre, Geneviève Casaburi, Jeanne Champel-Grenier, Joëlle Foin, Jean-Marc Gendrault, Rose-Marie Palun, Janine Ravel, Zaven Sarafian

et succèdant à Michèle Durand et à Louis Moulet...

 

C'est Janine Ravel qui remportait devant Geneviève Casaburi, toutes deux largement plus nommées que les autres.

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Cette réunion est aussi une réunion d'infos ouverte à l'inter-association et une possibilité pour certains adhérents de nous faire goûter à leur cuisine puisqu'ils peuvent apporter le complément qu'il désirent.

 

 Article FZ

Année précédente___________________________________________

C'est le 11 mai 2012 vers 17 heures que les adhérents de Provence-poésie se retrouvaient pour juger et couronner le gagnant du concours interne 2012. "Et je marche vivant dans mon rêve étoilé" c'est la phrase qu'il fallait incorporer au texte sur le thème des péchés capitaux. Concours ouvert du 27 janvier au 27 avril réservé aux adhérents.

 

Malheureusement, la gagnante absente n'est pas sur la photo mais Michele Durand triomphe avec sa nouvelle:

Je vais trés bien, docteur superbement interprété par Edouard devenu président du jury pour un soir.

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Comme d'habitude ce sont les non-lauréats présents dans la salle qui ont voté et classé Michele Durand dans les nouvelliste attitrés de Provence-poésie; on espère que celle-ci viendra retirer sa coupe et ses cadeaux le 23 juin lors de la journée de la poésie (Aragon-Ferrat) car comme dans la plupart des concours, seuls les diplômes peuvent être envoyés.

Derrière le texte de Michele, les adhérents ont pu apprécier le merveilleux poème de Mireille Talotti-Miau: Le goût des autres qui sera publié dans notre blog avec la nouvelle gagnante en fin de mois et le talent érotique de Zaven Sarafian qui s'attaquait en vers à la luxure suivant le thème des péchés capitaux.

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Après l'information des adhérents sur l'évolution de l'association, dont on retiendra surtout 7 livres édités entre février et mai, la mise en place d'un badge Provence-poésie accessible aux adhérents pour ne plus qu'ils passent inaperçus en inter-association et le nombre des 60 adhérents dépassé en mai, le clou de la journée était la présence d'Emile Mihière  qui a reçu des mains du président la médaille de l'amitié récompensant le doyen de la poésie dont le recueil (A bâtons rompus) devrait paraître à la fin juin.

Surnommé "Milou" et fier de ses quatre-vingt-dix ans, le doyen était venu de loin pour retrouver quelques amis dans l'association littéraire.

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Après une collation arrosée où l'association offrait la quiche, les adhérents présents (25 seulement car quelques-uns avec Joseph Lévonian représentaient l'association à l'assemblée générale du crédit mutuel le même soir) pouvaient écouter Emile Mihière déclamer : Train d'enfer, un des poèmes qui figureront dans son futur recueil.

On remarque pas très loin de lui  Gaël Angélis grand prix de la nouvelle de l'autre concours...

 

 

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Ensuite, Jean-Claude Beltramo épatait l'assemblée avec ses textes, entouré de Denise Roman et Marie-Thérèse Habert, et entraînait chacun dans un tour de table de lecture qui ne cessa que vers vingt-heures trente pour les derniers avec un inédit d'Albert Borelli, le temps qu'il reste par le président et une chanson d'Edouard.

Une superbe soirée malgré l'absentéisme.

 

 

 

A lire par les adhérents:

Le principe du concours interne en liaison avec l'atelier d'écriture est de de promouvoir le travail des adhérents qui n'ont pas forcément réussi à être primés dans le concours national comme Gaël Angélis ou Janine Ravel et précédemment Natacha Rosso.

En extension, il ne porte pas que sur les nouvelles : Jean-Claude  et Danyel  ont tenu à ce que ce concours entre nous porte aussi sur la poésie (hors classique) et le conte, ce qui explique l'ouverture des possibilités: il reste cependant que l'extension du nombre des adhérents (62) et des participants (16 contre 8 l'an dernier) par suite rend plus délicate la sélection et plus longue la vérification.

Le jury étant représenté par les personnes présentes le 11 mai qui n'auront pas été sélectionnées ou n'auront pas participé, il faut avoir dans la réunion le temps de lire les textes sélectionnés d'où s'imposait une sélection plus juste mais plus rigide.

En fonction de cela, les textes devront à l'avenir se limiter aux contes, nouvelles ou poésie libre ou rimée à l'image des genres étudiés à l'atelier et bien sûr sur une seule page A4.

Pour la poésie, une association qui a un atelier et des relations académiques ne peut se permettre de  primer des poèmes néoclassiques portant plus de douze pieds ou des rîmes boiteuses, ceux qui ont des difficultés pouvant faire de la poésie libre encore que la poésie libre doit être poétique même en prose.

Cette année, les éliminations poétiques n'interviennent qu'au delà de deux fautes comme l'an dernier; l'an prochain le contrôle sera plus serré.

Les éliminés, par discrétion, ne seront pas nommés le jour de la remise des prix comme l'an dernier mais il est hors de question pour Provence-poésie de récompenser des fautes à l'avenir même si cela représente plus de travail pour le bureau.

Les textes poétiques éliminés pour fautes seront étudiés à l'atelier du 31 mai, entendu que le réglement exclut de l'association la poésie classique: tout poème rimé sera donc néoclassique ou refusé... Quant aux textes éliminés pour non respect du réglement ou mauvais respect de la forme de la nouvelle, ils resteront anonymes.

 

 

La réunion du 11 mai pouvait également permettre aux adhérents co-auteurs du livre: Tous les chemins mènent à Aubagne de récupérer leur exemplaire gratuit.

 

et à tous laissait un temps d'expression pour leur permettre de lire ou interpréter un texte de leur choix.

et Albert Borelli pouvait aussi  présenter son cahier (voir l'article le concernant).

  

Cette réunion (baptisée soirée Kich) devait aussi établir la liste définitive des participants à la lecture spectacle Aragon Ferrat du 23 juin.

 

  Les auteurs adhérents qui ont récemment produit un recueil personnel :

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Les auteurs dont le recueil est en cours chez Pp éditions :

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Article Nicole M.

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:42

Il va revenir et fêter ses quatre-vingt dix ans en dédicaçant son nouveau recueil historique d'Antigone à Simone Weil en passant par Mistral et quelques poèmes en hors d'oeuvre de son crû.

Qui ?

Notre ami "Milou"  dans la collection: les auteurs en pays d'Aubagne.

Emile Mihière que vous avez déjà apprécié dans ses deux premiers livres:

Tous les chemins... et A bâtons Rompus.

Provence-poésie présente avec l'appréciation de ses auteurs : Denise Biondo, Joëlle Foin et Mireille Miau : son nouveau livre...

Préfacé par un poème de Robert Bruguière :

Rebelle, pourquoi pas ?

 

cheminsbatons rompus

 

 

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Les fans et habitués peuvent déjà le commander à Pp éditions par le blog. 

A sa sortie le 22 juin, Emile dédicacera en principe ce livre sur sa table à la maison de la vie associative d'Aubagne lors du spectacle : les poètes que chantait Brassens au côté de son amie Janine Ravel qui sera là pour : Entre terre et ciel : sortie fin mai.

 

Les nouveautés de Pp pour 2013 en sortie  imminente 

La poésie dans l'autobiographie de Christine et la poésie dans la nature de Janine...

 

Christine Peigné et Janine Ravel

Les nouveaux auteurs  de Pp éditions

 

 

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Sont également en attente

Le nouveau : Que me dis-tu ? de Rosette BP

et  l'heure des rondels et sonnets de Danyel Camoin

 Nous donnons rendez-vous à ces poètes tout à fait différents l'un de l'autre à notre journée poétique du mois de juin aux côtés de deux étoiles de la poésie d'aujourd'hui : Alice Hugo et Guy Feugier.

 

 

Bureau Pp

 

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Un auteur à retenir chez Provence-poésie éditions ?

Rosette Escoffier à l'aise parmi les roses après son incursion fulgurante par ses poèmes retenus pour la rubrique "Quand la muse est poète" et sa participation exceptionnelle dans "Tous les chemins mènent à Aubagne" nous offre un premier volet de ses oeuvres à la rentrée avec : "Que me dis-tu mon coeur ?" premier volet d'une série de livret poétique à seulement  9 euros pour ceux qui aiment la bonne poésie...

Présentation des oeuvres de Rosette par un interview qui sera répercuté dans le blog en ouverture de la rubrique l'interview du mois puisque Rosette écrit aussi des nouvelles dont l'une a été retenue par APC (association Provence-culture) à Saint-Maximin parmi les dix sélectionnées et nous espérons bien l'avoir dans le concours Pp cette année, l'an dernier, elle était dans le jury de Pp.

N'oublions pas aussi son roman: le rêve bleu déjà présenté ultérieurement édité par les presses du Midi.

Coup de chapeau à Rosette en deuxième partie de l'atelier du 27 septembre 2012 à la maison de quartier des Passons.

 

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En octobre, interview de Geneviève Casaburi par Gaël Angélis.

 

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Frank Zorra le détective farfelu marseillais voyage pour une filature particulière qui le conduit à faire des rencontres dans la magnifique ville de Nyons à visiter au passage ; une toute petite aventure pour les lecteurs de Je suis né à Marseille (recueil officiel des enquêtes de Frank édité à Lyon par Baudelaire et en vente sur nos stands)

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Rosette Escoffier à l'aise parmi les roses après son incursion fulgurante par ses poèmes retenus pour la rubrique "Quand la muse est poète" nous offre un premier volet de ses oeuvres à la rentrée avec ; Que me dis-tu mon coeur ? pour ceux qui préfère la poèsie...

 

 

D'autre part,

Nicole Manday, auteur(e) discrète d'article et de critiques, s'allie à Danyel Camoin (comme dans les Mages du Mystère) pour revisiter au seuil de l'inexplicable avec un autre regard et  prolonger la terreur des araignées rouges... Au-delà du seuil invisible

De quoi lire à la rentrée...

inex2 

pour ceux qui aiment trembler... près du paranormal !

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 Article précédent :

La bibliothèque de France a répertorié en 2011 à l'occasion de la sortie du recueil des lauréats du concours une nouvelle collection pilotée par Pp éditions qui a reçu à cet effet un numéro ISSN.

Le comité de lecture a ouvert l'intégration dans la collection à tous les ouvrages  édités par Provence-poésie qui obtenaient par le comité de lecture la même moyenne que l'ensemble des lauréats du concours.

Ainsi  Les Robertides II Grand prix européen de Jean-Marie Arvieu, Fables et Sonnets de Jean DiFusco, Au bout des Doigts de Denise Biondo, Colère et Nostalgie de Jean DiFusco, Féeries et légendes de Marie-Anne et Danyel Camoin, Orages et soleil de Gaël Angélis et Dernière Correspondance de Erine Lechevalier devraient  rejoindre "En Provence" et "Inspiration Libre" deuxième recueil de concours (2012) de même que le livre pour jeunesse: Féeries et légendes

En avril, était édité le recueil "Tous les chemins mènent à Aubagne" groupant une vingtaine d'auteurs sous le même label :

"Les auteurs en pays d'Aubagne ".

 

cover en provencecover librerobertidesfabsonnets

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Provence-poésie présente :

Après son passage à Aubagne au coeur de la fête de la nouvelle où elle a remporté un prix d'honneur avec sa nouvelle : "la lettre"...

 

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Dédicaces de l'auteur à Chateauneuf les Martigues le 12 mai de 11h à 12h à la médiathèque Jean-Claude Izzo

en présence du président de Pp éditions

Et le 13 mai à Longchamp auprès de Sonia Kitaëff (palette et plume 2)et Louis Moulet(tous les chemins mènent à Aubagne) qui remplacerait Jean Di Fusco, également prévus Jean-Marie Arvieu, Paul Di Giovanni et Nicole Mutez.

dans le festival accueillant quelques auteurs de Provence-poésie

Même si le nom de l'association semble avoir été oublié dans le feuillet publicitaire.

 

 

« J’en ai assez ! Le téléphone, les supporters qui montent le son de leur TV pour le match, un voisin qui frappe des tôles, des enfants qui jouent au ballon... Je ne supporte plus rien. J’ai promis mon nouveau roman à l’éditeur et je n'ai pas trois pages de bonnes. J’ai rempli une rame de feuilles pour rien. L'intrigue est nulle ! Il me faut une étincelle, une nouveauté pour sortir de ces sentiers battus ! Je n’arrive pas à me séparer de mon héros habituel et il me faut pourtant une autre histoire pour honorer mon contrat…

Au lieu de mâchonner son cigare puant, en mesurant les volutes de fumée, les pieds sur son bureau, l’éditeur ferait mieux d’assurer la publicité des autres livres ; il va encore falloir que je coure à droite et à gauche pour signer des dédicaces ! »

 

La romancière aurait pu parler ainsi lorsqu’elle décida de s’éloigner un peu des soucis quotidiens pour se ressourcer et, parmi des paysages plus déserts, trouver l’air frais de l’inspiration mais au lieu de la relancer sur le flot du roman qui devait prendre la suite des deux autres, le regard qu’elle jetait autour d’elle l’entraînait vers autre chose…

Dans cette maison de campagne où elle avait pris ses vacances, une simple porte fermée pouvait devenir inquiétante et, baignant dans cette ambiance soi-disant reposante, elle se retrouvait en plein mystère.

 

Son voisin par exemple toujours immobile derrière les carreaux de sa fenêtre qui semblait l’observer à longueur de journée et ne sortait qu’appuyé sur sa canne pour se rendre dans le petit bois à la sortie du village : qu’allait-il faire là-bas tous les jours malgré la peine qu’il avait à marcher ?

N’importe quel individu observé à la loupe peut devenir suspect suivant son comportement, même cette femme dans le bus avec son sac serré contre elle.

Intriguée, la romancière la suit des yeux et, peu à peu, elle imagine une intrigue qui pourrait convenir à ces personnages qu’elle croise puis elle tisse des petites histoires qui prennent forme sous sa plume…

C’est ainsi qu’on passe du réel à l’ima-ginaire et c’est ainsi qu’elle transforme ces pages blanches en îles au trésor.

Comment croire qu’une lettre peut changer l’aspect d’une vie et manipuler un souvenir ?

C’est pourtant ce que l’auteur va vous faire découvrir au fil de ses lignes…

Elle s’installe devant le clavier de son ordinateur et pénètre dans le pays de vos rêves pour faire danser les mots sous ses doigts.

Après un voyage dans les sites enchanteurs de ses deux romans, elle vous entraîne dans des paysages plus proches de vous dans un parfum de magie…

 

Voilà ses nouvelles qui envahissent mon écran ; lecteurs, vous ne devez pas manquer ce résultat fulgurant et pour ce magnifique voyage, rejoignez-nous à la prochaine page…

 

 

Danyel Camoin

De l’Académie de Provence

Président de Provence-poésie

 

 

Jusqu'ici romancière (voir ses oeuvres dans d'autres articles) Erine Lechevalier prouve sa subtilité dans les textes courts de nouvelles qu'elle vous adresse en

DERNIERE CORRESPONDANCE !

 

 

 

Article Nicole - Photos Erine Lechevalier

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 Présentation du précédent livre édité par Pp :

  

À la prochaine page avancent tous en rangs,

Rayonnant noir sur blanc,

Tous les mots de Gaël.

Des mots de chair, de sang, de colère et de miel,

Pas seulement de la poésie ou des vers ;

Une vie qui rime avec un regard ouvert.

Entre certains regrets, la joie et l’aventure,

La poussée en avant du sentiment qui dure

Fait vibrer le rebelle et son humanité.

Il vous reste à Lire et sentir, écouter...

Puis au cœur de sa ville comme un incendie

Brille la lumière : la dernière bougie,

Cette âme inconnue et sortant du grand passé

Refusant de mourir ou bien de s’en aller,

Ne vous y trompez point, ce n’est que votre espoir !

Notre nuit tombe chaque soir…

D’autant, sommes-nous tous pareils 

Entre Orages et Soleil ?

 

 Danyel Camoin

De l’Académie de Provence

Président de Provence-poésie

 

En clair, donnez une chance aux nouveaux venus dans la poésie néo-classique en venant feuilleter son recueil:

Orages et soleil.

Gaêl va être aussi au générique du livre d'Aubagne de Danyel Camoin avec son poème inédit ; L'Aubagnaise

et auprès de Geneviève Casaburi et Erine Lechevalier dans le recueil des lauréats 2012 : Inspiration libre.

 

 

 

Ouverture

De Gaël 

 

Les trois coups ont sonné, la scène se dévoile,

Les premiers mots de mes pensées vagabondes ;

Ma première rime sera pour les étoiles :

Car mes yeux portent loin, bien au-delà du monde…

 

 

Tous les paysages fleuris que je présente

Ont pour socle la glaise noire, terreuse,

Où des mots poussent de façon incessante,

Par pluies et soleils sur l’enfance ténébreuse ;

 

 

Observant la vie de mes pupilles rondes,

Emotions se figeant comme au cœur d’une toile ;

Voici mes mots clairs, mes pensées vagabondes,

Les trois coups ont sonné, la scène se dévoile…

 

 

 Orages et soleil.

ou les sentiments poétiques d'un Aubagnais...

 

dans la collection des auteurs en pays d'Aubagne, l'un des plus jeunes auteurs de l'association dédicacera sur les tables de Pp le 23 juin en ouverture de cette nouvelle journée poésie.

Gaêl devrait aussi être présent sur les tables de Pp le 23 juin et sur les stands de Garéoult, Méounes, Longchamp et Gémenos dans les mois à venir pour dédicacer son livre. 

Mais vous pouvez déjà  le commander  à Pp éditions pour 10 euros seulement

Une vision moderne de nos vers néo-classiques

 

 

Gaël,  retenu pour la finale des lauréats du concours 2012 de Pp, sera également dans le groupe d'auteurs dispersés sur les chemins d'Aubagne par Danyel Camoin pour son prochain livre multi-auteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

chemins-d-Aubagne-1.jpgface avant fées

 

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Le recueil du doyen de Provence-poésie va paraître vers le 23 juin...

Emile Mihière pourra peut-être dédicacer son livre" A bâtons rompus" à la journée annuelle de la poésie à la Mdva à côté des autres poètes en même temps que le livre commun "Tous les chemins mènent à Aubagne".

En tous cas pour 12 euros vous pourrez l'acquérir  à l'association à la fin du mois.

Un beau voyage dans l'univers de "Milou" à qui Provence-poésie des mains de Danyel Camoin avait accordé le 11 mai une médaille pour son oeuvre en général et son amitié ainsi que pour son indétronable position de doyen.

 

batons-rompus.jpg

Dossiers en étude:

Un recueil de  textes divers de Joelle Foin

Un recueil de nouvelles à 13 auteurs

et un livret de Rosette Escoffier.

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Rappel hors collection

 Pp a aussi édité:

affabulationspensée pmarseille-cover-2.jpgcouverture mai

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essai plumecover fab4couverture cherche la lune final cover sonia

 

(Retrouvez les tableaux de Sonia parmi ses poèmes pour la deuxième partie

en vente le 9 septembre au parc Borély Marseille : dédicaces de l'auteur assurée.) 

 

 Et aussi 52 hebdorimes de Jean-Marie Arvieu en édition familiale... 

 

Tous ces ouvrages (25 livres en fin 2012) sont ou seront disponibles pour commandes par correspondance

à Pp éditions ou à leur auteur.

 

Article PP éditions 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:09

Cette année, c'était le 21 avril sur le cours Foch à Aubagne, en attendant leur passage à Auriol le 8 mai, que les auteurs de Pp éditions rejoignaient les stands de Avh.

Rosette BP, Joëlle Foin, Geneviève Casaburi, Denise Biondo, Janine Ravel

et Danyel Camoin présentaient leurs livres et ceux de l'association en plein air et en espérant le beau temps.

 

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Et le 8 mai ils se retrouvaient sous le soleil d'Auriol au milieu d'un parterre de fleurs...

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 Précédents------------------------------------------------------------------------------------------

Le jardin des senteurs à Auriol accueillait : Tous les chemins mènent à Aubagne. Le livre qui comprend des textes de 20 auteurs différents couvrant les localités d'Aubagne, bien sûr, mais aussi Le plan d'Aups, La Penne, Cadolive, Peypin, La Bouilladisse, La Destrousse, Roquevaire, Auriol, Gémenos et Cuges : ils étaient quatre pour le dédicacer sur le stand de Provence-poésie : Denise Biondo, Rosette Escoffier, Janine Ravel et l'auteur Principal vous accordant quatre dédicaces du livre acheté sur le cours  central.

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Provence-poésie remercie de son passage Daniele Garcia, maire d'Auriol, ainsi que tous ceux qui, comme Sandrine Schipani sont, venus

les voir sur le stand.

Danyel Camoin qui a vécu vingt ans à Auriol a montré aux visiteurs que la rue Augustine Dupuy, où il a habité, n'avait pas été oubliée dans le livre ainsi que la rue Grande décrite par un poème de Janine Ravel.

 

Une dédicace du livre devrait se faire en fin de mois à la médiathèque de Cuges avec Jean Di Fusco et probablement ensuite à celle d'Auriol avec Janine Ravel. Plusieurs auteurs du livre seront aussi, grâce à l'Olive et l'olivier dont ils ont distribué hier cinq cent dépliants, le 26 ou le 27 mai sur les stands à Gémenos.

Sonia Kitaëff doit présenter le livre le 13 mai au palais Longchamp et Josette Pons en a distribué à Montady.

Un exemplaire spécial a été mis de côté pour les co-auteurs qui ne l'ont pas encore vu.

 

Outre cette nouveauté, les quatre auteurs présentaient aussi :

Le rêve bleu de Rosette Escoffier, Au bout des doigts de Denise Biondo, Je suis né à Marseille de Frank Zorra, Colère et Nostalgie de Jean Di Fusco, Orages et soleil de Gaël Angélis et les deux recueils des concours de l'association ainsi que le périodique du trimestre terminé où siège trois poèmes de Janine, muse et poète  de ce numéro.

 

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(voir ci-dessous la pub concernant "Tous les chemins mènent à Aubagne" paru sur l'Ajj)

__________________________________________________________

 

 

Page 11 du numéro 730,  le bimensuel de la ville d'Aubagne met à l'honneur deux de nos auteurs :

Gaël Angélis, Grand prix de la ville d'Aubagne section nouvelle et auteur du livre poétique Orages et soleil (préface poétique de Danyel Camoin) dont des extraits seront lus à la librairie l'étoile bleue le 28 avril

et Danyel Camoin qui regroupe pas moins de vingt auteurs (dont Gaël Angélis) dans son livre qui vient d'être édité pour rendre hommage à

Aubagne et aux communes des alentours

avec quelques belles images qui suivent un hommage à Paul Dol écrit par Robert Bruguière.

Provence-poésie remercie les responsables du journal  de cette initiative.

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angélisDancover angélischemins d'Aubagne 1-copie-1

 

 Article: Nicole Manday------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Dimanche 15 avril : Provence-poésie était sur le cours Foch parmi le jardin des senteurs de AVH, par la présence de Rosette Escoffier et Danyel Camoin qui devaient accueillir sur le stand Paul DiGiovanni, un académicien de Provence et  Geneviève Casaburi avec Gaël Angélis récompensés par le concours de nouvelles pour y dédicacer : Inspiration Libre.

La journée portait un peu trop de vent.    ._______________________________________________________________________________________________

 

Le jardin des senteurs... parfum de fleurs, de savon, de brioche et... de souvenirs !                                                                                                                     

 

Provence-poésie était à Auriol le 8 mai pour présenter le petit guide des trésors de Marseille avec la participation éclatante de Janine Ravel qui dédicaçait son oeuvre aux Auriolais aux côtés de Denise Biondo.


janine-et-denise.jpg

 

Danyel Camoin pour Les Fabulations du pays d'Aubagne était sur le stand ouvert au public : beaucoup de communications ont agrémenté les ventes nettement plus intéressantes qu'aux salons précédents et de nombreux passants ont été intéressés par nos invitations pour le 18 juin à la MDVA avec les fables dont plusieurs recueils ont été vendus à cette occasion.

La présence de Madame le Maire a salué les stands tandis que Danyel Camoin retrouvait des anciens amis du temps où il habitait Auriol trente ans plus tôt : une belle journée ensoleillée méritait quelques remerciements aux organisateurs.


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Article précédent 2011

Ceci est un extrait de l'AJJ (Aubagne au jour le jour) : l'atelier d'écriture du 31 mars  appartient déjà au passé, prochaine rencontre le 14 avril exceptionnellement,

mais le jardin et senteurs de Provence c'est pour le 17 avril juste trois jours après,

dans l'environnement de l'association de l'olive et l'Olivier (dont nous avons distribué des dépliants jusqu'à La Ciotat concernant la fête du 4 et 5 juin), Danyel Camoin présentera les fabulations du pays d'Aubagne avec les fameuses recettes provençales de Andrée Moreau et sur le stand concernée sera invitée la lauréate du grand prix de la ville d'Aubagne à l'honneur depuis les résultats du concours de nouvelles du 12 mars: Natacha Rosso a aussi une autre corde à son arc puisque le président de Provence-poésie l'a engagée à devenir à la fois muse et poète pour la rubrique du périodique de l'association : quand la muse est poète...

Une présence exceptionnelle dans cette journée fleurie de printemps dédiée à l'environnement.

Lsenteurs.jpgVenez nombreux sur le cours Foch rejoindre cette équipée au profit du fil rouge Alzheimer. 

 

 

Retour arrière :

Le chemin de Provence-poèsie s'allonge et se dresse comme le moulin de Maupassant derrière les auteurs de l'ombre soucieux de se faire mieux connaître ou découvrir.

A partir de ce trimestre est amélioré notre périodique pour faire connaître une dame poète dans la rubrique ; quand la muse est poète... présenté par Danyel Camoin.

Comme il est annoncé sur l'AJJ, Provence-poèsie a démarré ses ateliers écriture lecture le 31 mars aux Olivettes, maison de quartier des Passons Aubagne  avec un effectif de huit participants ; deux en inscription les rejoindront peut-être plus tard.

L'association qui atteint quarante et un adhérents avec deux poètes de Trets accueille trois nouveaux auteurs qui pensent rejoindre le groupe essentiellement pour les stands.

Nous vous rappelons que l'adhésion est à dix euros pour une personne, quinze euros pour un couple... jusqu'au 31 décembre.

Une carte de fidélité existe pour les adhérents qui achètent des livres de Provence-poésie à prix coutant et des réductions existent pour certans livres du président.  Deux livres de Danyel Camoin sont en vente à La Fnac sur commande et ne font pas partie des livres concernés. Les recueils du concours "En Provence" sont vendus 10 euros au public : réductions pour les lauréats.

 

_A nous, contes, des mots ! (Les demoiselles en livrée de Janine Ravel : duo avec Denise Biondo, les naufragés de l'Aïoli de Danyel Camoin) le 3 décembre (16-19h)

Avec présentation des chemins d'Aubagne (titre non définitif) par  Denise Biondo (la récitante), Natacha Rosso et Danyel Camoin sur la base du début de texte de Natacha Rosso avec la participation des autres co-auteurs pour les autres textes.

 

 

 

 

En juin 2011, avant les vacances, Provence-poésie proposera des sourires et des grincements de dents à la conférence animée entre autres par Denise Biondo, Joseph Lévonian, Danyel Camoin  en projet pour illuminer la réunion avec réservations qui  proposera 2011, l'odyssée de la fable de Esope  (le roseau et l'olivier) à... Jean Di Fusco (le rouge-gorge et la cigale) en passant par Marie De France, Jean De La Fontaine, Houdar de La Motte, Jean-Pierre De Florian, Françoise Sagan, Jacques Roubaud, Alice Hugo, Danyel Camoin, entre autres...

Un voyage dans le temps qui se terminera par une scène libre pour les fabuleux fabulistes invités à venir lire leur propre fable après la conférence.

Si vous êtes intéressés, à vos plumes, préparez la fable qui va étonner l'assemblée après que vous ayez été vous-même surpris par ce voyage à travers les fables.

 

 

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fabsonnets 

 

Les senteurs de 2010 :

Une bonne action de soutien en même temps qu'un contact avec le public en plein air: heureusement pas de pluie et la visite au stand de personnes intéressantes, outre le sourire rayonnant de la représentante de art et musique 13, un organisateur de marchés de Noël à Auriol qui invite des écrivains ce qui peut ouvrir des horizons aux auteurs de Provence-poésie et  Danyel, loin de ses conférences, relayé par Denise, a tenu le stand du livre provençal toute la journée sur le cours Barthélémy, au côté de l'olive et l'olivier, en défendant les affabulations affables et le petit guide  poétique des trésors de Marseille ainsi que les autres livres à thèmes provençaux.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:11

 Les rendez-vous du livre en Avril...

 

Quelques auteurs de Provence-poésie à Gréasque, au Beausset et à Méounes

 

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Trés bel accueil de Noëlle Ozenda à Méounes les Montrieux avec le café à la réception, de formidables bulles dessinés par les enfants sur les murs et la présence de Behem pour leur dédicacer des volumes de Gaspard de Besse.

Picosse, Denise Biondo, Danyel Camoin, auteurs de Pp et Claude Iconomou, Brigitte de Nolières ; à signaler la rencontre de Provence-poésie et de  la poésie de Danièle Ouanson et des contes pour enfants de Monique Rousselle.

 

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 Formidable réception avec les croissants et le café à l'entrée et l'apéro au champagne avant le repas offert par l'organisation. Jacky Laurent et les époux Tournaire accueillaient les auteurs au Beausset dans une grande salle de dédicaces : Denise Biondo, Picosse, Jean-Claude Beltramo, Danyel Camoin pour Pp parmi d'autres écrivains dont Anette Lelouche, Mme Périssel et les BD de Behem. Un discours de Jean-Claude Richard, maire de la ville, animait la salle avant le passage de notre amie Marie-Paule Leroi-Goarnisson de l'Académie de Provence. (Invitation à la retrouver au Castellet le 24 avril pour sa conférence sur les lavoirs de Provence) 

 

 

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Autour de Frank Zorra à Gréasque

Denise Biondo, Geneviève Casaburi, Picosse, André Aubert, Jean-Claude Beltramo...

la conteuse Marie RicardMichel Isard, Anette Lelouche, Claude Iconomou

Fernand Révilla et Lucien Vassal

et le livre à plusieurs auteurs : Entre Deux Eaux.

 

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Ci-dessus Marie Ricard.Michel Isard. 

 Pour ceux qui aiment les contes (pour adultes) : Denise Biondo, Danyel Camoin, Geneviève Casaburi et  Michel Isard vous invitent à les rejoindre à Aubagne le 30 novembre pour la lecture-spec tacle : les contes de nos moulins.

 

 greasque 

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Article Frank Zorra / Photos Michel Isard

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L'an dernier:

Provence-poésie au rendez-vous du livre...

Les poètes sont invités

Gaël Angélis, le gagnant de notre grand-prix de la ville, Rosette Escoffier et Jean-Marie Arvieu seront au rendez-vous le 22 avril à Méounes.

Où il retrouveront sans doute Jean-Claude Beltramo.

L'association lance un appel à d'autres adhérents libres ce jour-là pour aller les soutenir...

Ils y rencontreront aussi Bernard Falque de Bezaure, Paul Lamour, Fernand Révilla et Lucien Vassal entre autres...

meounes.jpg

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Article Nicole Manday 

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Provence-poésie participait à la fête du livre le 31 mars à Gréasque où l'équipe retrouvait Marcel Baril, Lucien Vassal, Michel Cava, Xavier Le Floch entre autres... 

 

 

 

Artcle de l'année précédente------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les auteurs se sont retrouvés le 2 avril 2011 salle Raymond Galhuid à partir de 9 heures, avec le café et la paëlla qui suivait un gigantesque apéro. Provence-poésie y a retrouvé amis et sympathisants : Fernand Révilla et Lucien Vassal, une majorité d'auteurs de la petite édition dont Marcel Baril, Jean-Pierre Mauduy,  Paul Lamour, Jean Claude Beltramo et Pierre Bertho, nos adhérentes, les sommets de la poésie ; Anabelle Martinez-Maingraud, Nicole Mutez, Sonia Kitaeff et bien sûr Denise Biondo avec son livre de nouvelles :  Au bout des Doigts dernière production de Provence-poésie.

Quelques photos pour illustrer un charmant accueil ; dommage que les auteurs étaient plus nombreux  que les clients.

La bibliothèque de Gréasque devrait faire appel à une association locale pour gérer une quantité plus raisonnable comme à La Destrousse ou à Aubagne.

 

Denise Biondo, enfin ses nouvelles primées ont pris place dans un recueil... 

100_1747.jpg

Le commissaire aime-t-il toujours les papalines ?

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:47

Tout à côté des écrivains se mouvoient les autres arts et 2013 est l'année de la culture :

n'oubliez pas...

 

Jean-Marc Gendrault

gendrault.jpg

 

à suivre...

 

 

 

Et la poésie dans les rues de LaCiotat sur l'invitation de Zygo  pour les 6 et 7 avril, quelques adhérents de Pp

devraient rejoindre Nicole Delorme et le président de Zygo dans leur festival sympathique.

 

 

Les années précédentes avec Denise Biondo au Festival....

 

 zygo-pub.jpg  

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Provence-poésie soutient le festival de poésie partagée de Zygo

et invitait les adhérents intéressés à se joindre à la manifestation 

Monique et Louis Moulet présents le 31 mars vous invitaient à les rejoindre

également possible le 1er avril à 11h et même si c'est au bord de la mer

ce n'était pas un poisson !

 

Article Frank Zorra

Pour ceux qui ont toujours du mal avec la poésie classique trop régulière de Lamartine ou de Chateaubriand ; Provence-poésie attire votre attention sur la poésie plus simple en acrostiche proposée par nos amis de Zygo à La Ciotat.

La ville du cinéma qui a vu naître le premier film du monde vous propose donc de rejoindre sur le texte cette sympathique association avec laquelle l'an dernier quatre des adhérents de Provence-poésie, en inter-association, avaient déclamé dans ses rues.

Voyez-donc ci-dessous le message qui nous est adressé...

 

10EME CONCOURS DE POESIE EN LANGUE FRANCAISE ET

4EME CONCOURS EN LANGUE D’OC(ciotadines).

 

 

Article 1 Les associations Zygo et La carriero drecho proposent trois concours de poésie par correspondance (français, français langue étrangère et langue d’oc) et un concours en direct (français) ouverts à tous. On peut participer à un concours ou à plusieurs.

Article 2 : Les concours par correspondance en français, français langue étrangère et langue d’Oc ont pour date limite d’envoi le 17 mars 2012. Le concours en direct en français a lieu le samedi 31 mars 2012 à 14H.

Article 3 : la participation aux concours est gratuite. Le thème est libre.

Article 4 : Les concurrents seront jugés par catégorie d’âge : moins de 12 ans, de 12 à 17 ans, 18 ans et plus (âge à la date du 17 mars 2012), dans chacune des trois catégories suivantes : français, français langue étrangère et langue d’oc (toute graphie acceptée des Alpes aux Pyrénées)

Article 5 : Pour participer au concours en direct, chaque participant(e) viendra à 14H le samedi 31 mars 2012 à la bibliothèque municipale de La Ciotat, place Evariste Gras

Pour participer au concours par correspondance :

Par courrier, chaque concurrent enverra, au plus tard le 17 mars 2012 à minuit (le cachet de la poste faisant foi) sur papier libre, une et une seule ciotadine signée du pseudonyme de son choix. Sur une autre feuille sera rappelé le pseudonyme suivi des indications suivantes :

Nom Prénom

Adresse Code Postal Ville

Pays

  1.  
    1.  
      1. Date de naissance et Numéro de téléphone ou Courriel
      2.  

Ces deux feuilles seront mises sous enveloppe. Cette enveloppe sera envoyée avec la mention « Concours de ciotadines»à l’adresse suivante :

Association Zygo 12, avenue du maréchal Gallieni 13 600 La Ciotat. FRANCE

Il est possible de grouper les envois de ciotadines dans une même enveloppe.

 

Par courriel, les mêmes renseignements seront envoyés à : ciotadine@voila.fr

(l’heure et la date d’envoi du courriel ne devront pas dépasser le 17 mars 2012 à 23H59mn59s). Afin d’éviter tout problème de compatibilité, la ciotadine et les renseignements ne devront pas être envoyés en fichier joint mais inclus dans le corps du message. Aucun fichier joint ne sera ouvert.

Article 6 : Le jury, composé de poètes (dont le poète invité au festival de poésie partagée de La Ciotat) et de responsables d’associations artistiques, choisira pour chaque concours et dans chaque catégorie :

Le bouillonnement de Fontsainte, doté du diplôme équivalent et du premier prix,

le sortilège du Matagot, doté du diplôme équivalent et du deuxième prix,

l’habileté du Tétaïre, doté du diplôme équivalent et du troisième prix.

Le jury se réserve le droit, si le nombre ou la qualité des ciotadines l’exige, de limiter le nombre de lauréats jusqu’à un minimum d’un par tranche d’âge.

Article 7 : Afin de faciliter la tâche du secrétariat, merci de bien spécifier « Français langue étrangère » , «  Français » ou « Langue d’oc » sur l’enveloppe ou dans l’objet du courrier électronique.

Article 8 : Le jugement du jury est sans appel.

Article 9 : La remise des prix s’effectuera dans le cadre du dixième Festival de Poésie partagée le samedi 31 mars 2012 à 16H30 à la bibliothèque municipale de La Ciotat, Place Evariste Gras. Les lauréats du concours par correspondance seront avertis directement par les organisateurs au plus tard le 24 mars 2012.

Article 10 : La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement.

Article 11 : Les diplômes et prix seront envoyés aux gagnants ne pouvant se rendre à la remise des prix.

VOUS COMPRENDREZ EN PAGE SUIVANTE CE QU’EST LA CIOTADINE

A toutes et à tous, bon concours et… amusez-vous bien ! Voyez également notre blog :

http://association-zygo.over-blog.com/

 

 

QU’ES AQUÒ, LA CIOTADINE ?

 

Ah, mais ça môssieur, qu’est-ce qu’une ciotadine ? Une ciotadenne habitant le centre-ville ?

- Non, môssieur ! C’est de la Poésie, avec un P majuscule comme Pagnol !

Créée le 9 octobre 2001 par le poète montmartrois et ciotaden Frédéric Ganga, la ciotadine est un acrostiche, c’est-à-dire un poème dont les vers commencent successivement par les lettres de La Ciotat.

Remarquons les rimes imposées, dues au golfe d’amour qui baigne la ville. Elles procèdent du grand embrassement : ABCDDCBA,

c’est-à-dire une ciotadine harmonieuse.

Exemples de ciotadine harmonieuse:

1) régulière (même nombre de pieds) :

2) irrégulière :

La ville boit sans cesse (rime A) La vie vous va

Accablée de rayons (rime B) A peine

Cuire est grande menace (rime C) Croyez

Implorons le pin doux (rime D) Il le faut bien

Ôtons l’or de nos cous (rime D Où bien vous n’êtes rien

Tâches de nos mélasses (rime C) Tant pis ! Si vous étiez

Attention, l’astre blond ! (rime B) Amoureuse, ma reine

Tragédie, ton ivresse ! (rime A) Tu m’accueillerais, n’est-ce pas ?

 

Mais on peut également choisir des rimes en ABCDCDBA,

c’est-à-dire une ciotadine houleuse (le vent se lève sur le golfe et sur l’amour).

Exemples de ciotadine houleuse:

1) régulière (même nombre de pieds) :

2) irrégulière :

Là-bas passe un ange (rime A) La pluie chavire

Au milieu du front (rime B) Ah mes amis !

Curieux de connaître (rime C) Charmeurs

Invisible su (rime D) Insouciants

On sonne aux fenêtres (rime C) On dit que vous êtes rêveurs

Tu ouvres. Berlue ! (rime D) Tellement !

Agrippant ton nom (rime B) A songer debout dans la nuit

Ton âme démange. (rime A) Tel le fantôme d’un navire.

 

La ciotadine accepte tous les vers, du monosyllabe à l’infini,. Elle se veut un hommage à une ville charmante et fière aux confins des bouches du Rhône, berceau de la pétanque et du cinéma, glorieuse par ses chantiers navals et qui cherche aujourd’hui une nouvelle voie. Pourquoi pas la voie poétique ? Nous vous invitons dès aujourd’hui à vous inscrire.

Vos questions ou commentaires sont les bienvenus à ciotadine@voila.fr

Ou par courrier à : Association Zygo – 12, avenue Gallieni – 13600 La Ciotat

France

QU'ES ACO LA "CIOTADINE" ?

 -Hòu,moussu,que tron pòu èstre uno"ciotadine"? Es uno ciéutadenco que resto en vilo?

-Nàni, moun bèu !Es de pouësio,em'un P majuscule coume Pagnol !

Creado lou 9 d'óutobre 2001 pèr lou pouèto de Montmartre e tambèn ciéutaden Frederi GANGA ,la "ciotadine" es un acroustiche, es à dire, un pouèmo que si vèrs coumençon à cha un pèr li letro de "La Ciotat" .

Remarquen li rimo impausado, que lou Gòu d'Amour que bagno la vilo n'es l'encauso.S'engimbron segound lou grand embrassamèn ABCDDCBA s'un còp chausissès coume referènci "La Ciotat".

Noutaren que pèr li rimejaire prouvençau ,éli que i'agrado mai "La Ciéutat" ,li causo soun un pau mai coumplicado.Acetarèn pamens ABCDEDCBA, tambèn ABCDDCBAE pèr li qu'auran chausi la grafio de Mistral.

Pèr la grafio óucitano,dicho tambèn classico,gès de proublèmo,que lou noumbre de letro de "La Ciutat" es lou mume que dins "La Ciotat".

Revenen à noste grand embrassamèn ABCDDCBA , acò ' s la marco d'uno "ciotadine" armouniouso.

Eisèmple de "ciotadine" armouniouso:

 Li pichot subran destraucon dou pourtau tout just badiéu (rimo A)

Acuiènto es soun escolo, d’aquel age gès de chiroun (rimo B)

Campaneto dindo, dindo, pichot anas vous renja (rimo C)

Intras durbes li caièr, escoutas, escrivès (rimo D)

Enterin que l’ouro passo, la planeto viro, vès (rimo D)

Uno fabrico, uno peiriero, an atalié tant liuen eilà (rimo C)

Tànti pichoti man trabaion, dins l’escur per un patroun (rimo B)

Atau sa vido s’esquiho, s’es mesquino bèu bon diéu (rimo A)

Tànti pichoti man trabaion, tànti pichoti man…(rimo E)

 

Tambèn se pòu chausi de rimo segound ABCDCDBA,per « La Ciotat «  e « La Ciutat », es uno "ciotadine"ersejanto(la mar se lèvo sus lou gòu,mèfi l'amour !) o ABCDECDBA per li rimajaire prouvençau e tambèn ABCDCDBAE.

Eisèmple de "ciotadine" ersejanto :

Lou pantai que me treviro (rimo A)

Au trefouns de mi pensado (rimo B)

Cerco enca soun espelido (rimo C)

Ié capitara bessai (rimo D)

Eisila que me languisse (rimo E)

Un fremin, ma respelido (rimo C)

Ta calour, un dous esmai (rimo D)

Au soulèu caud de ta rado (rimo B)

Traucarai enfin deliéure, o ma vilo, moun amiro ! (rimo A)

 

La "ciotadine" aceto tóuti li vèrs,despuei lou mounosilabe jusqu'à l'infeni ;se vòu un oumenage à-n-uno viloto gènto e faroto i raro di Bouco de Rose, brès de la petanco e dóu cinema, glouriouso pèr si Chantié Navau, e qu'es en bousco vuei d'uno draio novo.Perque pas la draio de la pouësio? Vous counvidan à coumta de vuei, de vous marca. Vòsti questioun o coumentàri saran li benvengu à ciotadine@voila.fr o pèr courrié vèrs:Association Zygo- 12 avenue Galliéni 13600 La Ciotat -France

  

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Rappel d'articles des anées précédentes:
Dimanche 3 Avril 2011: Quatre adhérents de Provence-poésie ont rejoint au bas de la rue des Poilus à La Ciotat l'association Zygo pour déclamer la poésie partagée... Ils se sont ensuite retrouvés pour partager un bon repas  à l'Escalet puis un café sur le port. Des vers de Paul Eluard et de Prévert résonnaient dans la rue.

Denise Biondo, Monique et Louis Moulet accompagnaient Danyel Camoin qui s'essayait  sur un texte rendu célèbre par Jean Gabin : Je sais... de Jean-Loup Dabadie.

Le soleil les a accompagnés pour cette festivité... en vers.

 

 danyel moulet

Nicole Delorme et Fred Ganga menaient le jeu avec brio.

 

table-la-ciot.jpg ganga

Gloire au festival !

Partenaires : Mairie de La Ciotat, bibliothèque municipale de La Ciotat, Collège Jean Jaurès, Clip’art, Librairie Poivre d’âne, La Carriero drecho, Histoire d’écrire Pays d’Aix, Grand Portique, Je serai poète, Provence poésie, l'association des commerçants du centre-ville et l’ensemble des commerçants relais.

 Ne renonçons pas aux étoiles! (Michel Capmal)

 

9EME FESTIVAL DE POESIE PARTAGEE DE LA CIOTAT

DU 31 MARS AU 3 AVRIL 2011

INVITE : MICHEL CAPMAL (Montmartre)

ORGANISATEUR: ASSOCIATION ZYGO

 

zygo

 

 

 

Voici le programme qui nous a été communiqué:

 

Jeudi 17 mars-dimanche 10 avril 2011 : affichage de poèmes chez les commerçants-relais du centre-ville.

 Jeudi 31 mars 2011 à 20H30 au théâtre du Golfe, Boulevard Anatole France :

11 poètes d'aujourd'hui lecture-spectacle. Présentation par Sandra Caliel. PAF : 5€

 Vendredi 1er avril 2011 à midi au collège Jean Jaurès : accueil de Michel Capmal par les élèves volontaires.

Vendredi 1er avril 2011 de 16H à 17H (vieille ville) : le crieur public et ses amis disent des poèmes de Michel Capmal

Vendredi 1er avril 2011  à 18H , maison des associations Place Evariste Gras : Michel Capmal lit plusieurs contes des« Lettres de mon Moulin »d'Alphonse Daudet et son poème « le retour du grand temps ». Evasion lyrique par Sandra Caliel. Tous publics. Entrée libre.

Samedi 2 avril 2011 de 10H à 12H rue des Poilus (en bas) : RV des diseurs et diseuses : déambulation dans les rues, chez les commerçants-relais et à la bibliothèque municipale, parapluies à poèmes pour enfants… table du poète invité avec ses œuvres.

Samedi  2 avril 2011 à 13H30 à la bibliothèque, Place Evariste Gras : Café-poésie avec Michel Capmal

Samedi 2 avril 2011 à 14H à la bibliothèque, Place Evariste Gras : concours en direct de ciotadines (enfants, adolescents, adultes)

Samedi 2 avril 2011 à 16H30 à la bibliothèque, Place Evariste Gras : remise des prix des concours par correspondance en français et langue d'Oc, en direct en français.

Samedi 2 avril 2011 à 18H à la librairie Poivre d'Ane, 12 rue des frères Blanchard : après-midi en l'honneur du poète invité Michel Capmal. Présentation par Jean-Luc Pouliquen, suivie de lectures choisies.

Samedi 2 avril 2011 à 21H au 18 rue Louis Vignol : soirée de la poésie et des langues. Introduction par le poète invité. Participation du poète et auteur-compositeur-interprète Bernard Vanmale. Entrée libre.* 

Dimanche 3 avril 2011 à 10H rue des Poilus (en bas) : RV des diseurs et diseuses déambulation dans les rues chez les commerçants-relais et sur le marché du port vieux, …. table du poète invité avec ses œuvres.

Dimanche 4 avril 2011 à 12H30 sur un restaurant du port vieux : repas des poètes et amateurs de poésie. On peut amener les poèmes de son choix**

 

_____________________________________________________________________________________________   

  Rappel du 8e festival en 2010:

Dimanche 14 mars 2010, à la clôture du festival de La Ciotat, Denise et Danyel ont accompagné Robert Bruguière et quelques amis de la poésie de Gémenos pour rejoindre au restaurant  l'Escalet  Nicole Delorme et l'association Zygo
pour déclamer quelques poèmes sur le port à la terrasse des cafés.
Bel exemple de communication entre les associations qui vénèrent la poèsie.

 

 

Article Nic Manday

 

 

 

Articles précédents 

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Provence-poésie avec Pause-récréation sur la journée du 3 mars :

Danyel Camoin et Gaël Angélis, présents le matin à l'expo-vente à partir de 10 h pour représenter Provence-poésie et leurs derniers livres, ont attiré quelques acheteurs malgré les vacances et ont soutenu les efforts méritoires de Anick Delahaye. L'après-midi, après les enfants, c'étaient les modèles de Massalia que Geneviève Casaburi et Danyel Camoin ont soutenu de leurs applaudissements. Un trés beau défilé qui précédait la soirée dansante !

Merci Anick !

Les piliers de Provence-poésie assisteront le 10 mars à la remise des prix du concours des médiathèques du Var : "je t'avais prévenu..." avant de remettre les prix de leur propre concours présidé par Jc Beltramo : "Inspiration Libre" (voir l'article: Allais, vous m'en direz des nouvelles) 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:20
 Info pour les participants au concours et jury, Emmanuelle Cart-Tanneur qui était parmi les dix lauréats de Pp au mois de mars 2013 avec sa nouvelle "Dix de Der" vient de gagner les 1000 euros du grand prix romantique de NousDeux et sa nouvelle "le bruit du vent dans les roseaux" est publiée dans le numéro 3438 du magazine.cart-tanneur.jpg
Emmanuelle était absente lors de la remise des prix le 16 mars...
Avis aux autres lauréats : vos nouvelles peuvent gagner 1000 euros à ce concours... et ajouter l'utile à l'agréable. 
 
Ci-dessous la journée de la nouvelle: Sur les pas de Mots passant...
Le rendez-vous des gagnants vous offre cette photo d'eux auprès de Jean-Marie Orihuel repésentant la mairie d'Aubagne, photographiés par Elodie Berchel pour le journal La Provence.
La présidence du jury était assurée par Janine Ravel, auteur et poète et la présentation par Denise Biondo sur des phrases résumées par Danyel Camoin.

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De gauche à droite, Zaven Sarafian, Sarah Beaulieu (allias M.Roussinaud), Janine Ravel, Geneviève Casaburi, Henri Mahé, J-M Orihuel, Céline Lacomblez, Mireille Talotti-Miau et Michelle Grenier qui remplace Jeanne Champel-Grenier, sa belle-soeur.Trois lauréats absents non remplacés.
(pour le classement voir plus loin avec le jury)

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La journée de la nouvelle de Provence-poésie a mis en scène trois nouvelles de Maupassant (Le parapluie, Madame Baptiste et le Horla) qui encadrait six nouvelles des auteurs primés précédemment (Le carillon du temps, la lettre, Injuste milieu, la fille en blanc, je vais trés bien Docteur et Reflets oubliés).
Voir l'article intitulé toile des étoiles pour plus de détails.
 
En ouverture le président présentait l'invitée d'honneur : Martine Robustelli-Neu et son recueil de nouvelles : Eveil,  devant 72 personnes (contrôle des entrées sur réservation)
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Guy Feugier et ses nouvelles érotiques, Joëlle Foin et son livre particulier, les messagers de l'instant, Geneviève Casaburi pour Histoires de savoir et Entre deux eaux dont la plupart des co-auteurs : Mauricette Buffe, Michèle Durand, Michelle Grenier, Céline Lacomblez, Janine Ravel, Mireille Talotti-Miau et Denise Biondo, bien sûr, étaient dans la salle.
Voir les articles sur 13 auteurs pour 2013

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Suivaient les petites scènes des lectures-spectacle façon Provence-poésie sous le fanion des idoles de l'association; Brassens et Maupassant.
Distribution des rôles: Denise Biondo (la présentatrice, la voix-off, la dame au parapluie, le docteur Marrante)
Geneviève Casaburi (la fille en blanc et le fantôme) Joseph Lévonian (le notaire) Rosette Escoffier (la commère et la gouvernante) Janine Ravel (la deuxième commère) Mireille talotti-Miau (la dame de l'enterrement et l'infirmière) Joëlle Foin (Elise) Guy Feugier (docteur)  Edouard (Georges Ferroni et Mr Pharogna) Yves Ravel (un truand) Danyel Camoin (l'agent d'assurances, l'horloger, deuxième truand, le courtier, le vieil homme, le noyé et le Horla)
Pour connaître les textes voir l'article toile des étoiles.

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Au final des scènes sur la musique de la Vouivre après un extrait du fossoyeur de Brassens au moment de l'enterrement, les interprètes appellent à saluer les auteurs des six textes présents dans la salle. 

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Après un court entracte et le tirage au sort d'un gagnant d'un livre sur les tickets pris à l'entrée, démarrait la remise des prix : Henri MAHE de Toulon est le grand prix de la ville d'Aubagne de 2013 et reçoit son diplôme avec un chèque de 100 euros, un recueil des dix nouvelles, une coupe de la mairie d'Aubagne, une médaille du conseil régional, une gravure cartonnée, une carte d'adhérent 2013, une médaille collier du crédit mutuel et les félicitations de tous. Sa nouvelle : le festin de Fanette sera publiée ci-dessous prochainement.

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 Henri MAHE à droite de Geneviève Casaburi 
Derrière lui, Gilles Milo-Vaceri absent non représenté remportait un prix d'honneur  pour le castel du santonnier.
Le prix d'honneur de Provence-poésie est remis à Mireille Talotti-Miau pour le chant du cordonnier.
ensuite Zavèn Sarafian pour le méticuleux prévôt précède
Geneviève Casaburi pour Un cadavre au carreau.
exaequo avec Emmanuelle Cart-Tanneur absente non représentée (Dix de der)
Céline Lacomblez pour Quelques notes de plus
Michele Obadia-Blandin absente non représentée pour "chè Julio"
Jeanne Champel-Grenier remplacée par Michelle Grenier pour Tartarin
Mylène Roussinaud (allias Sarah Beaulieu) pour la justice immanente.
Bravo à tous et merci aux sept lauréats qui nous ont honorés de leur présence. 
Les douze nouvellistes suivants, s'ils étaient présents dans la salle, ont été récompensés (médaille-stylo-livre)
et ils sont conviés à contacter Danyel Camoin avec leur nouvelle pour être édité dans le recueil : papillon sur l'aile du vent, qui sera mis en page en cours d'année...
Sont déjà de la partie : Elodie Berchel, Michelle Grenier, Sonia Kitaëff... Mélanie Révilla et d'autres sont en cours d'études.
Priorité donnée aux nouvelles qui se passent en Provence et dont la chute est bien surprenante.
 
 Présentation du jury autour des personnalités 
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Gaël Angélis, Héloïse Giese et Isabelle Sachot de la médiathèque Marcel Pagnol, Francis Triay, Janine Ravel, Mari-Josée Poletti et Jean-Claude Beltramo avec Mr Jean-M. Orihuel: leurs votes additionnés ont laurés Henri MAHE.
Et juste avant le verre de l'amitié Francis Triay (allias Tony Franck) et Edouard ont animé le final par un sketch de Robert Lamoureux et la chanson du Parrain.

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Photos Yves Ravel et Geneviève Casaburi
Article Frank Zorra
 
Article précédent--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Offre spéciale à tout intéressé avant le 16 mars
La trilogie du concours de Pp éditions (les trois recueils ) pour 20 euros.
Commande enregistrable sur le mail de Pp.

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Le 16 mars  sera  le prochain jour de la remise  aux dix lauréats de leur prix respectif et du recueil de nouvelles: Inspiration libre en Provence.  ( compte éditeur : édition limitée)

77 nouvelles reçues cette année. 23 de plus que l'an dernier.

Chaque participant recevra fin février un  courrier l'invitant à cette journée

où sa présence lui octroiera un petit cadeau.

A savoir les dix premiers seulement seront lauréats et classés par le jury final  mais les dix suivants recevront tous un recueil de nouvelles édité et une médaille s'ils sont présents le jour de la remise des prix. Tous les participants présents auront également un petit remerciement pour leur participation comme de coutume.
Les membres du jury présents recevront également un recueil de nouvelles offert pour les remercier et les absents recevront le classement par mail.

Pp présentera aussi gratuitement ce jour-là à partir de 16h.

Sur les pas de Mots passant... (déco affiche en cours)

Avec des nouvelles de Guy de Maupassant

interprétées par Denise Biondo  et Mireille Miau

 et des nouvelles de gagnants de concours

(sous-réserves) de :

Gaël Angélis (Injuste milieu)

Geneviève Casaburi (Le carillon du temps)

Michèle Durand (Je vais très bien, docteur)

Céline Lacomblez (Reflets oubliés)

Erine Lechevalier (La lettre)

et Danyel Camoin (La fille en blanc) 

interprétées par l'équipe habituelle.

 

Parmi les auteurs invités :

Guy Feugier  (nouvelles érotiques)

Martine Robustelli-Neu (Eveil)

Joëlle Foin ( les messagers de l'instant)

avec

Geneviève Casaburi  (histoires de savoir- Entre deux eaux)

Claire Gilbert (Femmes en flammes-Entre deux eaux)

Et les 11 autres auteurs de Entre deux eaux.

 Martine Robustell-Neu présentera EVEIL et ses nouvelles lors de l'après-midi du 16 mars consacrée à la nouvelle

par Pp sous le titre : Sur les pas de mots passant...

 

martine

 

Joëlle Foin y dédicacera son livre : Les messagers de l'instant, Guy Feugier ses nouvelles érotiques, Claire Gilbert Femmes en Flammes, Geneviève Casaburi Histoires de savoir, et la plupart des auteurs de Entre Deux eaux seront également là pour la dédicace du livre des 13 pour 2013.

 

projet 2013 

 

 

Le 1er décembre dernier la même équipe rendait hommage à Carpita et Pagnol

dans la même salle avec la participation talentueuse de Guy Feugier, Alain D'Aix et Philippe-Auguste Malsheres

pour la partie de cartes de Pagnol.

Ci-dessous l'interview de Carpita reconstitué d'après l'authentique par Denise Biondo

et un extrait de la femme du boulanger avec Geneviève Casaburi


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__________________________________________________________________________Article précédent
Nouveau en 2013 : l'information (pourquoi pas la nouvelle ?) est déjà tombée :
Denise Biondo, vice-présidente et trésorière de Provence-poésie, assistée par la mairie d'Aubagne, l'Agglo, le conseil général et le conseil régional, le crédit Mutuel et le journal La Provence ainsi que la médiathèque Marcel Pagnol, Auchan, l'hôtel Souléïa et  Vivassimo apporte cette année une nouveauté au 3ème concours de nouvelles d'Aubagne.
Outre le recueil, format librairie, des nouvelles primées pour 2013 (on peut trouver les deux premiers à la Médiathèque Marcel Pagnol), le diplôme, la coupe correspondante au prix et la médaille ou le cadeau habituel de l'association...
Le grand prix de la ville (le premier) se verra attribuer en plus cette année à titre d'encouragement un chèque de cent euros à condition qu'il soit présent (voir réglement : aucun envoi à domicile).
Le deuxième prix un bon d'achat Pp éditions.
 
 
Le concours reste gratuit pour une nouvelle par personne, mais les gens qui veulent tenter leur chance avec plusieurs textes pourront le faire en les accompagnant à partir du second d'un chèque de cinq euros par nouvelle.
Le réglement disponible le 15 septembre est l'addition des réglements précédents avec en thème soit l'un soit l'autre (ou bien les deux) des thèmes précédents et pour 2013, Pp vous proposait l'addition des deux possibilités précédentes

"Inspiration libre en Provence"

Vous pouviez raconter ce que vous vouliez ou raconter la Provence

ou ce que vous désiriez en Provence

mais attention sans oublier les règles de la nouvelle.

Le jury restera  toujours gardien de la définition en valorisant l'originalité dans les effets de surprise finale.

Ceux qui écrivent des portraits et des contes ou des récits merveilleux mais s'apparentant au roman réduit ne seront pas considérés nouvelliste parce qu'ils écrivent bien ou racontent de belles histoires. Il suffit de lire le réglement, il sera suivi.

Il s'agit aussi de sortir à cette occasion de la facilité et les nouvelles qui se concluent sur la porte de sortie du rêve ou du cauchemar ont intérêt à ajouter des effets pour surprendre le jury.

 

Rappel : les gagnants de l'année précédente : Gaël Angélis et Janine Ravel ne peuvent participer à ce concours où ils sont conviés comme jury près de Jean-Claude Beltramo.

Les membres du jury et du bureau organisateur ainsi que leur famille sont également exclus du concours.

 Un coup d'oeil sur le passé :

La remise des prix 2011 avec Magali Giovannangeli         et la remise des prix 2012 avec Jean-Marie Orihuel

Et ci-dessous les différents jury où l'on peut reconnaître

De gauche à droite Jean Daou, Claude Valentin, Sonia Kitaëff, Joseph Lévonian, Mireille Miau, Janine Ravel en 2011; 
Max Poletti, Cécile Durand de la médiathèque, Joëlle Foin, Francis Triay, Jean-Claude Colay, Jean-Claude Beltramo, Rosette Escoffier en 2012.

Et les gagnants...

 

 

 

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Article Frank Zorra
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:33

Le 16 mars, avant la remise des prix du troisième concours de nouvelles, étaient mises à l'honneur les étoiles de la nouvelle de Pp éditions toutes gagnantes d'un prix dans les précédentes remises de prix :

 

Geneviève Casaburi pour Le carillon du temps

interview 2 fantôme

LE CARILLON DU TEMPS  version scène    d’après Geneviève Casaburi

avec Geneviève Casaburi (le fantôme) Danyel Camoin (l'horloger) Joseph Lévonian (le notaire)

  

Un vieil homme, Léonce, le regard fixé sur une photo jaunie. Elle et lui le jour de leur mariage.  Le tic tac incessant des horloges résonne.   

Scène 1  (Le vieil homme,  béret, cheveux blancs et lunettes, gilet et canne, s’assoit à son établi )

« 1884. Une terrible année. Une ville entière se meurt d’une horrible épidémie.

Dans sa bonté, elle va aider. Essuie les fronts. Lave les corps. Et se meurt elle aussi en laissant dans mon cœur un vide immense et dévastateur. J’étais à ses côtés faisant les mêmes gestes qu’elle avait faits sur les malades. Mais elle a été emportée, une nuit à minuit.

Elle les aimait tant ces horloges.

Un jour qu’elle était venue me voir travailler, et qu’elle errait dans l’atelier, elle avait trouvé le corps d’une horloge à poser. Le mécanisme ne marchait plus. La plupart des pièces se trouvaient dans une petite cassette. ( boîte en fer)

Elle l’avait aimée et imaginée telle qu’elle devait être à l’origine. Elle l’adorait et voulait que je la répare. Elle en avait tellement envie…

Mais j’ai refusé… Oh ! gentiment mais les commandes avaient afflué et il fallait les honorer.

Mon travail prit du temps pour qu’à la fin, la maladie me ravisse ma bien aimée.

 

L’horloge resta pendant des années dans un meuble centenaire. Pourtant, c’est sur cette merveille que je m’use la vue, tous les soirs. Mes gestes sont tremblants, beaucoup moins précis qu’avant. Mais je sais qu’à la fin ce sera le plus magnifique cadeau que je lui ferai.

J’ai même oublié mon repas de midi. Mes jambes sont engourdies et mon dos me fait mal.. Mais qu’importe. J’aurai bientôt fini. Mes yeux me brûlent…

(Il les ferme un instant, pour les rouvrir presque aussitôt et continuer son travail.)

 

Le dernier rouage, du complexe mécanisme est en place. On va positionner toutes les aiguilles sur 11h55…

 

(Il se lève et jette un regard aux autres horloges qui garnissent les murs. Le son familier et métallique se fait enfin entendre. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Les deux mains posées sur son œuvre : il se rassoit…)

Je veux ressentir les vibrations de chaque coup de sonnerie, comme le battement d’un cœur. Son cœur à elle.

Mais là, c’est la musique chère à mon cœur, à moi, qui commence.

Dong. Dong. Dong ! Comptez chaque coup. Cinq. Six…Dix. Onze.

(Et c’est le silence.. Il se retourne. Apparition  en blanc)

 

Elle est là. Au milieu de la pièce. Aussi belle que dans mon souvenir. Elle me sourit.

Je rêve. Non. Elle est bien là. Son parfum. J’ai tellement de questions à lui poser. Tant de choses à lui dire, restées en suspens. J’ai peur. Peur de la toucher et qu’elle disparaisse à nouveau. Mais elle est bien là… Elle n’a pas vieilli…

(Il se lève d’un bond et ne paraît plus courbé et meurtri ; ils se parlent avec les yeux. Longuement. Puis le regard de sa bien-aimée se dirige vers son établi et y découvre son cadeau.)

Le temps s’est arrêté. Plus aucun « tic-tac ». Et à travers la fenêtre, la pleine lune brille de mille feux. (Elle tend la main)

Attends. Je prends la pendule. »

(Elle prend sa main et l’entraîne vers leur appartement… Ils disparaissent derrière le rideau noir)


 Scène 2  (Un homme avec un chapeau melon et une veste s’avance )

J’ai frappé à coups redoublés sur la porte en bois de l’atelier. Je suis notaire…

J’avais rendez-vous avec ce vieil homme pour mettre en ordre ses affaires. Voici les papiers

(Il brandit une liasse de papiers)  Il n’avait jamais raté un rendez-vous tant il est minutieux.

Inquiet j’ai appelé un agent ; nous sommes entrés en forçant la porte…

en appelant le vieil homme.

Toutes les horloges étaient arrêtées sur minuit.

Personne dans la cuisine, ni dans la salle à manger.

Aucune réponse. Nous avons ouvert lentement une porte. La lumière du couloir éclairait la pièce. Nous étions figés tous les deux…

Le vieil homme est là haut dans la chambre. Allongé sur le lit, inerte, seul, serrant tout contre son cœur une horloge.

Un dernier sourire sur les lèvres. "

 

 Mise en scène Danyel Camoin ; Présentation Denise Biondo   

 

 Erine Lechevalier pour la lettre

 

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LA LETTRE d’après Erine Lechevalier  version courte pour scène.

 avec Joëlle Foin (Elise) Danyel Camoin (un courtier) 

 

Élise vient de ramasser une dernière fois le courrier qui traînait dans la boîte aux lettres. Elle parle au courtier de l’agence immobilière…

 

 Ah ! Bonjour. Je trie mon courrier, je jette tous les prospectus à la poubelle et je rentre une dernière fois à la maison… après c’est le grand départ. Tiens, il reste une lettre. (Elle ouvre une enveloppe entre ses mains et en sort la lettre)

Tè, je m’assois là une dernière fois…

 

( Et les yeux hagards, elle raconte )

« Ne t’inquiète pas ! » avait dit mon mari. Et je l’ai laissé partir seul. Martin avait mis beaucoup de temps à rentrer. À son retour, il s’était assis à la table de la cuisine, pendant que d’une main tremblante, je lui préparais un café. La maladie était là : le verdict était sans appel.

Je revois le visage de mon époux où la peur se lisait.

Pourquoi ? Seigneur pourquoi ? Tout allait si bien.

Cet après-midi là, je l’avais rejoint dans le salon où il regardait une émission. Le chien était allongé à proximité du fauteuil où il se trouvait. Je lui avais dit que je partais faire des courses avec les enfants et que je rentrerai tard.

À mon retour, il n’était plus là. Il n’était pas parti bien loin sans doute, le chien était resté près du fauteuil. Je l’avais appelé mais, sans réponse j’avais entrepris de préparer le repas.

Je n’avais pas remarqué que dans l’angle du salon, la vitrine du râtelier était ouverte. Plus tard, les enfants s’étaient couchés et Martin n’était toujours pas rentré.

Debout devant la fenêtre de la cuisine. J’avais attendu de plus en plus angoissée quand soudain des phares avaient éclairé le portail. J’avais poussé un soupir de soulagement mais les phares s’étaient éteints. Ce n’était pas sa voiture.

Réprimant un frisson j’étais sortie précipitamment pour ouvrir le portillon. Deux gendarmes m’avaient saluée.

J’avais regardé sans comprendre le fusil de chasse que tenait un des officiers. Profitant de mon absence, Martin était parti dans la colline. Des randonneurs avaient trouvé son corps inanimé. Il tenait une feuille de papier dans sa main où il expliquait que la maladie l’avait poussé à commettre ce geste…  désespéré. 

Elle fixe de nouveau le papier avec plus d’attention et parle plus lentement…)

 

Mais cette lettre que je viens de recevoir... Elle date du printemps dernier ! Juste quelques jours après l'annonce de la maladie. ( elle parle par saccade : émotion dans la voix) Une regrettable erreur informatique… C’est ce qui est écrit…

Les examens ne concernaient aucunement monsieur PHILIPPE Martin mais monsieur MARTIN Philippe… et on lui demandait de se présenter… pour refaire une série d’examens… (elle se lève et marche )

Six mois de retard ! La lettre a six mois de retard…( Elle lâche la lettre)

Martin est mort depuis cinq mois.

 

 

Mise en scène : Danyel Camoin  Présentation : Denise Biondo   

 

 

Michèle Durand pour Je vais trés bien docteur !

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JE VAIS TRÈS BIEN, DOCTEUR !

de Michèle Durand avec Guy Feugier et Edouard

 

- Reprenons, Monsieur Pharogna, vous êtes arrivé ici en urgence alors que vous présentiez tous les signes d’une violente crise d’angoisse. Cela vous est-il coutumier ?

 -Ma vie pourrait être tout à fait normale, Docteur, s’il n’y avait les autres.

- Que voulez-vous dire par là ? Les autres, comment voulez-vous vivre sans eux ?

- Justement, la cohabitation est inévitable. Ils ne me supportent pas plus que je ne les supporte. Tout ce gaspillage, cette débauche de consommation, cette frivolité dans les tenues vestimentaires, cet acharnement à l’idéologie informatique, ces fashion-victims que je croise partout, cette folie des voyages : ce n’est que de l’argent gaspillé.

- Tout à fait d’accord avec vous, Monsieur Pharogna, la société de consommation est en train de nous phagocyter. Mais, nous pouvons ...

- S’il n’y avait que ça ! Je refuse de me laver tous les jours, car l’eau est de plus en plus rare, je refuse de manger à chaque repas, car la nourriture coûte de plus en plus cher, et je refuse tout net d’inviter des pseudo-amis à boire un verre, pour partager quoi, je me le demande ? Les amis, on ne les voit que quand ils ont besoin de nous.

- Ainsi, je comprends mieux l’étendue de vos problèmes, Monsieur Pharogna. Vous disposez de convictions inébranlables. Vous vous sentez seul. Avez-vous des enfants ?

- Deux, un garçon et une fille : presque fâché avec eux. Ils voudraient que je leur cède une partie de mes actions et que je leur donne  à chacun l’un de mes appartements. Ils croient au Père Noël ! Comme moi, ils n’ont qu’à travailler pour se les payer.

- Sans indiscrétion,  à combien se montent le total de vos actions ainsi que le nombre de vos appartements ?

- Oh ! Seulement six appartements mis en location, un mas dans le Lubéron et un chalet à la montagne, plus ma résidence principale évidemment. Pour les actions, j’ai diversifié. Mon portefeuille tourne autour du million d’Euros. Juste de quoi vivre tranquillement à la retraite, vous voyez.

- Je vois, je vois surtout que toute cette fortune vous isole.

- Vous appelez ça une fortune ! Ce sont les autres qui m’isolent pas moi. Leur regard désapprobateur et leurs paroles dans mon dos ne m’échappent pas, vous savez.

- Évidemment. Une autre petite question, Monsieur Pharogna, vous arrive-t-il de faire des cadeaux ?

- Des cadeaux ? Quelle idée ! Encore une invention de la société de consommation, ça, les cadeaux, comme la Fête des Mères, celle des Pères, la Saint-Valentin. On n’a pas besoin de cadeaux dans la vie. On peut s’acheter ce que l’on désire soi-même.

- Mis à part le fait que vous, vous n’achetez presque jamais rien, n’est-ce pas ?

- Nul besoin, je dispose de tout le nécessaire.

- Vous êtes atteint d’un syndrome d’avarice et ce syndrome vous distancie des autres. 

- Me distancie ? Syndrome ? Vous prétendez donc que je suis malade, Docteur, malade d’avarice ? Mais, absolument pas. Je ne vois vraiment aucune raison vous autorisant à m’affubler d’une quelconque tare. En outre, je ne suis pas avare, je suis économe.

- C’est vous qui parlez de tare, pas moi. Vous avez vu comment vous êtes habillé, Monsieur ? Vous ressemblez à un SDF et pourtant vous êtes millionnaire.

- Et alors, en quoi l’allure que j’ai vous importune-t-elle ?

- Vous savez, personnellement, votre allure ne me gène en rien. Je cherche juste à comprendre le plaisir que vous trouvez dans la vie, Monsieur.

- Le plaisir, le plaisir, mais pourquoi faîtes-vous allusion à cette notion ? Qui a dit que dans la vie, on devait avoir du plaisir ?

- Le plaisir peut se trouver partout, Monsieur. Prenez cette phrase de Victor Hugo : « Et je marche vivant dans mon rêve étoilé … » Ne trouvez-vous pas qu’elle apporte du plaisir à nos oreilles ?

- Foutaise. La poésie, c’est pour les paresseux et les inactifs.

- Ne vous énervez pas ainsi, Monsieur. Que vous arrive-t-il ? Vous semblez étouffer.

- Je n’arrive plus à respirer, j’étouffe, au secours !

- Calmez-vous, Monsieur Harpagon, pardon Pharogna. Par hasard, n’essaieriez-vous pas d’économiser l’air que vous respirez ?

 

 

Mise en scène  : Guy Feugier et Edouard Rostain.   

   Présentation: Denise Biondo

 

 

 

 

Céline Lacomblez pour Reflets oubliés

 

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REFLETS OUBLIES    adaptation scénique  d’après Céline Lacomblez

avec Danyel Camoin (le noyé) Denise Biondo (la voix de la fillette) Mireille Miau (l'infirmière)

 

Sombre orifice enseveli sous les lumières, combien d’âmes as-tu prises ?

Je n’ai aucun souvenir, je ne reconnais rien de ce qui m'entoure. Je glisse sur un sol visqueux vers un étrange tunnel.

La fillette, elle, s’est laissée engloutir sans peur. Son rire s’éloigne, puis revient, tourne autour de moi. J’entends sa voix…

Denise(voix off)–– Tu dois entrer !

Petite créature éthérée aux pieds nus. Elle écarte les cheveux blonds qui collent à son visage angélique, me sourit, puis elle m’entraîne… Je ne vois pas grand-chose, la lumière s'estompe. Un halo faible guette notre arrivée en contrebas. L'espace parait s'élargir ; les mots de ma jeune guide ne cessent de résonner à l’infini.

(voix off) Sous la ville, nous voici.

Miroir de ténèbres, nous dansons dans le bois sombre sans horizon.

Mille vies de lumière sur le lac, nous attendons.

Dans le rayonnement diffus, j’entrevois des objets abandonnés à même le sol, un vieux portable, des clés. Là où le brouillard est moins dense, je distingue des masses qui pourraient tout aussi bien être des silhouettes humaines ou des stalagmites. Le tunnel s’élargit toujours, il se mue en un vaste gouffre. Nous descendons encore. L'enfant chante, elle rit, m’entraîne plus vite.

Je glisse, je me rattrape. J'entends siffler des oiseaux, le vent dans les feuilles, les clapotis d'un ruisseau.

Denise voix off :–– Sous la ville nous voici !

Un volatile me frôle, il me dépasse. Il plane dans la nuit, vrille et se pose la tête en bas, les serres fichées dans un support invisible. Son air mélodieux, illumine le néant. Devant moi, émerge un royaume végétal peuplé d'arbres qui se parent d'une phosphorescence douce et bleutée. Une forêt entière, reflet glacé, inversé, d’une réalité improbable qui ancre solidement ses racines dans la voûte minérale et dont les innombrables cimes pointent vers les entrailles de la Terre.

Le plan calme d’un lac se révèle au-dessus de moi. Les feuilles des arbres y tombent, mais peut-être ne sont-elles que des centaines de lucioles s’élevant à sa rencontre pour s’y noyer. La fillette réapparaît, la tête en bas, les mains en porte voix, elle chuchote les dernières paroles.

Denise voix off :–– Mille vies de lumière sur le lac, nous attendons.

–– Mais Qu’attendez-vous ?  

Denise voix off –– Vivre au travers de vos reflets.

Les profondeurs obscures des souterrains deviennent mon ciel. L'étendue liquide qui me surplombait se trouve maintenant sous mes pieds. L'univers tangue, s’inverse ; mon cœur se soulève.

La surface est une mince pellicule glacée que je percute sans force et traverse. (Il s’assoit sur un monticule)

Cerné par les eaux, je flotte. Sur les berges scintillent la ville et ses hautes tours. La forêt a disparu. Dans le ciel brille la lune. Trempé, je grelotte. L’enfant reste invisible, pourtant ses murmures caressent toujours mes oreilles.

Denise en voix off : –– Nous sommes partout. La forêt sous la ville. La forêt sous le monde des Hommes, les reflets oubliés.

 

(Intervention de l’infirmière qui appuie sur son ventre ).

Hé, vous m’écrasez la poitrine. C’est douloureux. Arrêtez !

( Il inspire soudain entre deux à-coups... Une toux incontrôlable le secoue :il crache de l’eau)

Des lumières bleues tournoient. Je perçois des murmures, des soupirs de soulagements.

Denise en off –– Comment allez-vous ?

 L'infirmière : Votre véhicule sorti de la route, vous avez dû vous en extraire et nager près du rivage. Une chance que cette gamine vous ait vu depuis la voiture de ses parents. Vous auriez pu y rester.

 

Un petit ange, cette enfant ! Là-bas, à l’écart. Ses cheveux couleur des blés, elle ressemble à la fillette du monde souterrain.

 

 

Mise en scène : Danyel Camoin Présentation et voix off : Denise Biondo

 

 

 

Danyel Camoin pour La fille en blanc

 

 

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 La fille en blanc  d'après Danyel Camoin

avec  Danyel Camoin (le vieux) Geneviève Casaburi (la fille en blanc) Rosette Escoffier (la gouvernante)

 

(Un vieux marmonne dans un fauteuil)

-Rosette… J’ai vu une fille dans l’autre fauteuil !

-Mais non, il est vide…

-Pourtant, j’aurai juré…

-Vous avez dû trop boire, prenez vos cannes et allez vous coucher !

-C’était une rousse avec des lunettes et un regard glacial, toute vêtue de blanc virginal comme les déesses ou les anges…

 (il saisit son portable) 

Merde ! Mon portable ne fonctionne plus… Le téléphone direct non plus d’ailleurs

J’aurais appelé ma sœur !

Au moins un an que l’on ne s’est pas parlé …

Oui mais là c’est bientôt Noël, et pour Noël, quelquefois on voit des miracles ! Mais avec un téléphone en panne…

(il regarde de nouveau l'autre fauteuil) 

Tiens, elle est revenue !

(à voix basse) Non je ne dirai rien, Rosette ne vas encore pas me croire !

Mais vous, qui êtes-vous ?

La fille répond :

-La fille de Dieu, je suis venue vous secourir…

-Moi ?

-Oui, vous ne pouvez plus marcher, n’est-ce pas ?

-Arthrite !

-Laissez-moi faire, donnez-moi votre portable !

Je le caresse bien et il va remarcher ; tenez écoutez…

-C’est vrai, il fonctionne…

-Pour vos jambes, c’est pareil… Elle passe ses mains sur ses deux genoux et dit :

 Voilà, levez-vous !

-Oh ! Mais c’est vrai, je n’ai plus mal ! Rosette!

(la gouvernante revient et la fille disparaît )

-Mais que faîtes-vous debout là ?

-Je marche… C’est la fille de … Il se retourne, elle n’est plus là.

-Vous feriez mieux de vous rasseoir ! Elle s’éloigne….

-Pourquoi vous êtes partie ? Dommage…

Il compose un numéro sur son portable :

-Allo, ah ! Oui, c’est toi, je voulais juste te souhaiter un bon noël. Oui, je t’embrasse…

Elle m’a répondu… Elle m’a répondu…

Ouais, elle s’en fout, n’empêche que tout a bien marché grâce à…

Mais pourquoi a-t-elle disparu ?

Je l’aurais bien embrassée elle aussi ; je marche… et sans cannes ! La fille de Dieu…

 

(Rosette revient) 

-Qu’est-ce que vous faîtes debout à la fenêtre, vous allez tomber ? Et aussi avoir froid ?

-Je regardais, la fille en blanc, je crois qu’elle est montée dans un gros fourgon avec un gyrophare…

-C’est pas étonnant, on l’a dit à la radio, les policiers circulent dans tout le secteur à cause d’une femme qui s’est échappée d’un hôpital psychiatrique en volant la tenue d’une infirmière…

-Et on n’a pas donné son signalement ?

-Ils ont dit : une rousse, avec des lunettes, c’est tout…

- Rouges,  une rousse avec des lunettes rouges.  Un miracle en blouse d’infirmière… Un drôle d'ange… Et oui !

 

 

Gaël Angélis  pour Injuste milieu…

 

Injuste Milieu d'après Gaël Angélisinter 3

Avec Edouard -Danyel Camoin- Yves Ravel

 

(Debout face au public)

Ferrini, je m’appelle Georges Ferrini. Et en cette soirée plutôt froide de fin d’automne, je sors du bar où j’ai mes habitudes, le crâne chauffé par l’alcool. Une certaine confusion m’a envahi tout à l’heure, après avoir pris la décision la plus importante de ma vie ; décision qui m’avait emmené jusqu’à ce bar pour descendre quelques whiskies, et pour me détendre.

 

Voix off- Homme de main, garde du corps, employé à tout faire, voilà quel était son job, au service d’un puissant clan marseillais de trafics en tous genres ; et la « démission » qu’il a posée à son chef était la décision ultime mais mûrie d’un homme fatigué, vieillissant, qui n’avait plus le sang-froid ni l’autorité d’antan.

Et c’est donc hésitant, confus et alcoolisé qu’il se retrouve à la sortie de ce bar…

 

 Mais la raison essentielle de cette « retraite » c’est ma petite-fille, qui vient d’avoir douze ans, mon « petit bout de chou » que je veux voir grandir, et, autant que possible, je vais être enfin un grand-père modèle…

 

Voix off -Allez, en voiture, Jo ! (Il s’assoit au volant)

 

La chaleur intense du véhicule, contrastant avec le froid du dehors grise encore plus, et me remue davantage l’esprit. Comment quitter un tel « métier », et une telle « famille » après presque trente ans de bons et loyaux services ? Comment expliquer que désormais la vie était ailleurs, et que tous les secrets, tout ce que j’ai vu, fait et entendu ne sortiront pas de ma tête ? Le patron m’a semblé reconnaissant pour cet infaillible dévouement ; mais le fils du boss, plus jeune et moins réfléchi, plus tempétueux et autoritaire, a fait une tête bizarre qui m’a un peu étonné…

(en imitant la conduite)

Allez, va, lançons la berline en direction de l’autoroute, vers le domicile où ma compagne attend. Les rues sont calmes à cette heure-ci, dans moins de quinze minutes je serai au chaud, et pourra débuter ma nouvelle vie d’homme rangé.

 

Voix Off- Le paysage urbain défile en même temps que des images de sa vie ; les escortes des caïds, les intimidations, les bagarres, les flingues… Mais aussi la tête du fils du boss !

 

Et pourquoi elle me revient tant celle–là ? Tout à l’heure, il semblait préoccupé, comme résigné quand j’ai annoncé que je raccrochais…

Je vais prendre le raccourci qui mène à l’entrée de l’autoroute ; une petite rue mal éclairée, mais permettant d’éviter la rocade et de gagner quelques minutes...A présent j’ai envie de souffler, de ne plus penser à tout ça, de tourner la page…

Je commence à me dégriser, à reprendre mes esprits ; le foyer chaud de ma compagne m’attend…

(arrêt du véhicule)

Merde ! Un feu rouge ! Juste à quelques dizaines de mètres de l’entrée d’autoroute. Une cigarette me fera du bien, son extrémité incandescente contrastera avec la nuit tout autour ; mais qu’est-ce que ces points lumineux devant la vitre de la voiture… Les passagers de la voiture derrière moi depuis quelques minutes ?

(Deux hommes lui tirent dessus ; il se couche sur la banquette)

Voix off : On entendit les détonations, et un crissement de pneus tout proche…tandis que Georges s’écroulait sur le volant, puis glissait sous le tableau de bord, avec la dernière vision des vitres de la voiture maculées de rouge.

 

  mise en scène Danyel Camoin   présentation Denise Biondo

  

   

Ne pas oublier que figuraient aussi dans le coup de chapeau : trois nouvelles de Maupassant.

 

 

Article Nicole Manday/Frank Zorra

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 23:41

Avant de devenir le troubadour de Entre Deux Eaux, l'académicien de Provence, président de Provence-poésie, a aussi été veilleur de nuit dans un centre informatique et au coeur de la nuit germe l'inspiration du nouvelliste : une nouvelle est une petite histoire directe au but basée sur peu de personnages et pourvue d'une chute, un final qui surprend, n'est-ce pas ?

Celle-ci avait gagné un prix au concours de la lyre d'Allauch où le regretté André Durbec (président de La Lyre d'Allauch) lui avait trouvé une originalité particulière...


Au fond du verre...

 

 

Le gaz commence à gicler… Il va envahir la grande pièce ! Horreur ! Ce soir, le gardien n’a pas agi assez vite, embrumé dans ses pensées… Et le voilà coincé !

Il lui faut un moyen pour sortir de là, sinon il va mourir asphyxié ! Les fermetures vitrées se sont bloquées automatiquement… Pas d’hésitation ! Il appuie des deux mains sur la barre transversale de la sortie de secours vers l’extérieur. Il sait qu’il court vers des ennuis car l’ouverture de cette issue est reliée directement au commissariat de police le plus proche : sécurité oblige !

Tout le bâtiment se protège par des détecteurs d’effraction qu’on ne peut déconnecter sans l’intervention du concierge : autant dire qu’il est en vérité le prisonnier des lieux : gardien est une dérision ! Le pire reste cette grande salle d’où il émerge : celle de l’ordinateur.

Dans chaque pièce, fonctionnent des détecteurs d’incendie armés de sprinklers ordinaires déployant un parapluie d’eau sur les foyers possibles. Les petites lampes rouges, groupées sur un tableau électrique positionnent le danger quand l’avertisseur sonore à ultrasons retentit. Dans la  « salle de la peur », ce sont des injecteurs de gaz qui protègent les machines informatiques plutôt que de les inon-der. Il faut donc vérifier au pas de course car, en peu de temps, le système réagit.

L’employé sera bientôt face aux policiers : il faut inventer une histoire… Un cambrioleur ! Oui, c’est cela, un homme fouillait… pour détruire, car ici, rien n’est à voler, à proprement parler ; tout porte sur la sécurité de bandes magnétiques qui véhiculent les informations de cinq départements environnants, de quoi mettre une infâme « pagaille » dans l’adminis-tration… Les bobines traitées permettent l’impression de listings. Ceux-ci, découpés et pliés ensuite, dans les machines spécialisées des autres pièces, sont livrés à la colleuse pour les cacheter sous enveloppes, puis, acheminés vers les bacs postaux.

 

En cette nuit noire de 1982, il est donc le veilleur de nuit du centre informatique régional d’où partent les formulaires de déclarations de revenus. Dans cet univers clos, il parle seul, comme s’il confiait à quelqu’un son désarroi. Il chuchote d’une voix tremblante…

« Bientôt  trente ans que j’assure mon emploi sans faillir ! Avant c’était différent ! Depuis que mon épouse ne me parle plus, j’emmène avec moi ma seule compagne : la bouteille.

J’évolue entre quatre bornes de pointage, piliers de ma nuit. L’enregistrement de ces points de repère sur ma boîte horaire, par une clef pendue à chaque endroit, produit un ruban qui justifie mon salaire. 

J’ai mon bureau ! Celui du standard téléphonique de la réception s’impose, basculé en ligne chez le concierge. Le lit de l’infirmerie devient la couchette où je dors quelques heures avant que mon petit réveil ne me signale chaque ronde. Une gentille petite sonnerie musicale, rien à voir avec ces radioréveils tapageurs qui vous écorchent le tympan avec les informations du jour.

Je suis le machaon des bureaux éteints. Je me prends à penser, en papillonnant parmi ces places vides : la journée, ces lieux sont pleins de vie, de jupes de femmes, de battements de cils, d’ongles longs et colorés. Des belles se pavanent, de moins jolies critiquent derrière leurs lunettes, des carrément laides travaillent ! Toute la journée ces bureaux sont illuminés par leurs sourires… quand je n’y suis pas ! Je ne connais les pièces, pour ma part, que noires, ternes, vides : des sanctuaires ! Mais la solitude du veilleur de nuit ne m’inquiète pas… Je la noie !

Durant les moments d’insomnies, je me verse un verre de bière…

J’essaie de lire le dernier bouquin d’un écrivain contemporain que j’ai rencontré lors de dédicaces, un autre solitaire… Lui aussi a perdu sa femme. Il la recrée à l’intérieur de ses livres sous les traits de son héroïne : une beauté fantastique qui a perdu ses cheveux et un œil dans son combat pour la survie futuriste… Sublime aventure mais malgré la solitude qui m’étreint, je ne parviens pas à me concentrer sur les lignes et je reviens vers ma bière…

 

Je regarde les bulles qui évoluent, montant et descendant, dans la splendeur dorée du liquide et viennent mourir sur l’épaisse nappe de mousse blanche. Des cristaux créés par la macération viennent s’agripper, aux parois embuées et les illuminent. Mon regard se reflète au cœur des étoiles brisées colorées par le fantôme du houblon ! C’est dans cette boule magique de voyante que, sans le vouloir, au deuxième verre, je la vois… Mon épouse, c’est ainsi que je la recrée !

Elle nage comme une sirène sans queue, agitant la plante de ses pieds joints, nue dans mon verre, les longs cheveux platine ondulant. Au bas de ses reins, sa peau reste intensément blanche. Il semble que j’ai versé du lait dans ma bière et que ses pores l’ont absorbé. On croirait qu’elle vit encore…

Elle se pose à genoux au fond, me regarde avec l’air d’une pub pour Kronenbourg qui figure sur certain magazine. Là, des milliers de petits cristaux adhèrent à sa peau à la manière d’une multitude de petites ventouses lumineuses : des sangsues particulières qui suceraient son sang comme elle a aspiré mon âme…

Je l’imagine bien se transformant tout à coup en pieuvre, m’enlaçant dans des tentacules munis d’ongles dorés afin de me projeter vers le néant, moi, l’admirateur béat qui avait fait d’elle une part de lui-même !

Je sens une piqûre dans ma tête : je pense qu’aspirant une paille plantée dans mon crâne, cette sorcière se « goinfre » de mon cerveau ! Elle sourit de toutes ses dents mais je crois que ses yeux me mordent à travers le verre ! Elle a voulu me quitter pour fuir avec un autre, mais, elle n’a pas eu de chance ! Un simple accident ! La route s’est dérobée et, dans le fossé, sa voiture a été dévorée par le feu ! On n’a retrouvé que ses lunettes, accrochées à un éclat de volant,  avec le squelette de… son amant !

Et depuis, je vis seul, je me traîne comme une âme en peine… Alors, je la regarde renaître dans ma bière ! Les perles d’eau salée, qui se jettent, suicidaires, de mes paupières, déroulent un tapis luisant sur mes joues creuses et mal rasées. Depuis quelques temps, elles ne tarissent pas. Sa contemplation fatigue sans doute mes yeux à force d’apparitions dans ce verre ; c’est fou ce qu’elle peut me manquer ! Je la vois encore me sourire, le reflet de mon visage dans ses yeux brillant au milieu d’une étoile d’argent ! Je me sentais plus fort avec sa petite main dans la mienne quand nous voguions de concert vers un avenir… incertain ! On paraît toujours mieux armé en observant dans la même barque, le même horizon. Et pourtant, elle murmurait que je ne l’aimais pas !

 

Quelquefois, les ultrasons me retirent de mes pensées ou de mon sommeil afin que je courre voir si l’alarme incendie se justifie ; dans lequel cas, j’appelle éventuellement les pompiers. Je dois consulter auparavant les signaux rouges précisant  la zone affectée.

Là, ce soir, j’ai tremblé comme chaque fois que s’allume le témoin de la salle de l’informatique.

« Et ce gars-là que j’ai vu m’a retardé… »

C’est ce que j’affirme aux policiers. J’ignore par où il est entré mais il est sorti par l’issue de secours ! Je l’ai suivi : je l’avais presque rattrapé mais il s’est secoué brutalement et j’ai glissé dans le colimaçon de métal qui descend dans la cour… Il m’a fallu réveiller le concierge pour pouvoir rentrer ! Lequel, à l’instar des policiers, en ce cas, vous regarde d’un œil douteux, glauque et rond tel un œil de poule, vous jaugeant avec une grande bonne volonté de vous croire, d’autant que vous les obligez tous, à écrire un rapport qu’ils auraient mieux aimé éviter !

 

Enfin, le calme revient dans les lieux et je peux retrouver mon amie de verre…

Après ces émotions où j’ai failli laisser ma peau, il convient d’animer une cascade de mousse bien blanche qui, peu à peu se resserre en collier au sommet du liquide, mais, il faut aspirer le contenu versé, lentement, en regardant la femme-poisson : mon amour perdu. On doit attendre que les bulles se calment en silence pour qu’elle s’agenouille encore au fond du verre : ma pauvre épouse disparue !

Tiens, une larme vient de sauter dans la bière et va la rejoindre ! Si je pouvais en faire autant… Nager avec elle, encore une fois ! La retrouver dans ces aubes où elle exposait l’architecture des fées, les ondulations de ce corps qui captait le soleil afin de le renvoyer dans mon œil et l’attirer comme un aimant ! Elle s’allongeait comptant ajouter un hâle de couleur à sa pureté divine ; la blanche-neige des plages !

 

Des centaines de corps bardés d’ambre solaire s’exhibaient sur le sable fin proche de là… Le sien se camouflait derrière une haie de rochers, à l’écart des autres ; à mes yeux, elle restait la plus belle, la seule digne de mes dithyrambes ! Il serait indécent de la décrire, de dire que je me prenais pour un nourrisson venant s’allaiter à de si jolis biberons ! Ni trop grosses poires en chute libre, ni trop petites pommes en poitrine d’homme, ceux-ci demeuraient d’une moyenne honorable, mieux encore, admi-rable ! Indécent encore de dire que, dans cet abri naturel au parfum salé de coquillages, elle laissait le petit souffle frais du large, enfant naturel du zéphyr et de la mer qui l’accompagnait de son ressac, caresser doucement le doux velours du triangle doré dessiné entre ses jambes.

Je la vois allongée, épanouie… au fond du verre !

Je m’approchais doucement pendant qu’elle fermait les paupières, les longs cheveux blonds étalés sur les galets. Je déposais un petit baiser tout doux sur les deux lèvres brûlantes que le soleil desséchait et, la bouche en cœur, je les humectais légèrement dans l’espoir de les protéger.

Le soir, quand l’astre de feu plongeait son nez dans l’horizon mouvant et s’enfonçait, peu à peu, derrière lui, je prenais la main de ma Dulcinée, un de mes doigts entre chacun des siens, et je comptais les étoiles au fur et à mesure qu’elles apparaissaient dans le ciel qui revêtait son énorme manteau noir nous isolant jusqu’au matin.

Mon autre main, je la glissais de l’autre côté, sur son épaule, la ramenant contre moi, pendant que la fraîcheur du soir coulait du chariot des étoiles. Je sentais son cœur qui palpitait presque en même temps que le mien : un écho, comme si ces battements engageaient un dialogue codé ou répondaient à des questions que nous ne nous posions pas. Et sa tête s’abandonnait confiante contre mon épaule dans un instant de calme… Je l’aimais ? Non, c’est au-dessus de ce mot : sans elle, je n’étais qu’une partie de moi, je n’étais pas capable de qualifier son importance ; comment alors pouvoir envisager de s’en séparer ?

Merveille de bière ! Ce contenant est devenu la boule magique d’une voyante : tout circule là-dedans, tout bouge avec les bulles qui martèlent le verre réveillant mon œil troublé.

Il est temps de reprendre contact avec le monde actif, d’abandonner un peu celui qui nourrit de rêves afin de retrouver celui qui remplit le tube digestif : allons, une gorgée du précieux liquide à titre d’en-couragement !

Quand je m’approche, je reste cloué sur place….

Deux quatuors de doigts aux ongles longs s’agrippent au bord du verre et deux yeux ronds remontent à la surface de la mousse. Toute petite, la sirène s’échappe du contenant et saute sur la table pour courir vers moi en grossissant à vue d’œil ! Parfaite. Le corps doré. Couverte de mousse accumulée au niveau du ventre, telle une Vénus blonde sortant d’un bain. Les lèvres pulpeuses tendues, les bras ouverts flottant vers moi. Je suis subjugué ; je m’imagine dans un dessin animé de Tex Avery, la langue traînant au sol se déroulant en tapis rouge, prêt à la dévorer, mais ce chaperon dénudé vient de grandir trop vite et lorsque mon visage ahuri rejoint le sien, elle ouvre une bouche plus grande que la mienne d’où jaillissent d’énormes dents dominées par deux canines saillantes… sanglantes qui se referment sur mon cou pour me mordre sauvagement. J’ai juste le temps d’esquiver. En reculant, je tombe sur le sol…

Aussitôt, j’ouvre des yeux hagards.

Je m’aperçois que je suis tombé de ma chaise.

J’ai ressenti le même choc que si j’avais traversé le plancher… Mais je suis seul dans la pièce avec ma sorcière de solitude, face à mon verre à moitié vide, sans fantôme, livré pieds et poings liés au déraillement des effets du sommeil et de la boisson ! Un coup de fatigue. Un instant d’assoupissement en fixant le verre. En fait, ce n’était qu’un rêve ! Bien sûr, mais cela déroule tout de même un frisson glacé dans mon dos. Satanée bougresse de solitude ! Voilà bien les tours qu’elle joue aux hommes.

Mais si le verre est à moitié vide, il est aussi à demi-plein ; il faut effacer l’émotion par une bonne goulée !

 

La nuit s’avance. Allez, encore une ronde… Drôle de vie !

C’est une drôle de chose, l’amour ! On ne devrait jamais dire « je t’aime ». Il y a trop de négations dans ces trois mots !

D’abord je…Sait-on vraiment qui on est et comment on va réagir en toutes circonstances ; je, prétentieux, c’est déjà de l’égoïsme !

Ensuite, t’… Est-ce vraiment l’autre qu’on aime ou soi-même à travers lui ? Ce que nous adorons souvent n’est qu’un fantôme de ce qu’il paraît nous apporter personnellement, c’est encore de l’égoïsme !

Et aime, on emploie ce mot pour n’importe quoi :

la pizza, le chocolat…

Pire, la cigarette !

 

Soudain, un bruit dans cette salle… vraiment sale ! Que va-t-il encore m’arriver ? J’entends la pendule de mon cœur égrener les coups de marteau qui brisent le silence de la peur ! Vais-je vraiment me retrouver face à quelqu’un dans cet environ-nement sinistre et clos ?

Je m’avance lentement, avec mon courage à deux mains, armé d’un parapluie, essayant de ne point peser sur mes pas… Furtif, semblable à un baroudeur de télévision, je me déroule d’un seul coup en foudroyant du regard ce qui a cassé mon ambiance… Un petit cri, un saut d’acrobate en roulade et un animal s’enfuit rapidement, à quatre pattes dans les couloirs : ce n’est que le sombre greffier ! Un autre solitaire !

« Eh ! Attends ! Reste, à deux, nous serons moins seuls ! »

Il file en flèche. Lui aussi, elle a dû « foutre le camp », sa Pomponnette, comme accentuerait Monsieur Raimu ! Mais ici, on n’est pas chez le boulanger et le pauvre Pompon ne lapera pas de lait. Alors, s’il n’aime pas la bière… Pas de compagnon possible ! Le jus de houblon et moi sommes maintenant liés…

 

Me revoilà seul et des questions m’envahissent. Mon visage devient sombre malgré mes yeux brillants.  Je n’aurai peut-être pas dû ouvrir l’issue de secours : aurai-je dû attendre le gaz ?

Il semble rester en moi un instinct de survie même si, sans elle, la vie n’a qu’un goût amer de… bière !

Et j’en ai vu des policiers, des enquêteurs…

Mais aucun n’a jamais trouvé le corps de mon épouse ; pourtant…

Elle n’est pas morte brûlée dans la voiture !

Elle est tombée sans elle, la « bagnole » !

Parce que ce n’est pas pour rien qu’elle nage, la sirène… Dans le contenu doré de mon verre ! On ne l’a jamais retrouvée, certes… Mais elle a, tout de même, été mise en bière ! Mieux que les autres !

Je l’ai plongée, avec peine, dans le grand tonneau qu’on gardait à la cave où je l’ai enfermée. Quand j’ai appuyé sur ses globes amortisseurs pour l’immerger, elle a fait verser le récipient : du gaspillage de bulles dorées !

Tous les jours, je descends, une larme chevauchant la paupière. Quelquefois, je dépose un bouquet de couleurs sur le tonneau : elle adorait les roses ! Et je lui parle. Je lui dis que je ne pouvais pas me séparer d’elle…

Des banalités ! Elle seule pourrait comprendre.

Un jour, un policier malin la trouvera et on m’enfermera sans elle, si je ne suis mort aupara-vant, en désaccord avec mon foie : j’ai un sursis ! La liberté, ce n’est que le choix de sa prison : avec toutes ces nuits entre ces murs… Je sais de quoi je parle !

En attendant, elle macère à la manière des fruits. Et, depuis son plongeon, je bois de la bière pour la regarder nager et gober ses bulles… J’ai la vague impression que le parfum de sa peau s’est mêlé au liquide. Pour moi, elle ne mourra jamais ! Son étoile scintille dans le ciel de mes pensées.

Quand je l’ai épousée, je me suis enchaîné à vie ! Et puis, en agissant ainsi, j’ai pallié son plus grand souci ; elle ne vieillira plus. Qu’elle m’attende… en enfer ! Un jour, je la rejoindrai. Rien n’est beau sans elle.

 

Allez, va, de penser à tout cela, mes lèvres s’assèchent !

Avant de dormir un peu, je vais remplir un dernier verre, à sa santé. Non, à son éternité ! L’éternelle jeunesse reste au fond du verre !

Et avec une larme d’humour ! Pourtant ce n’est pas risible...

Bien sûr qu’elle est morte, hélas ! Elle aussi, elle a bu et… Elle n’a pas supporté.

Tout le monde le dit ; l’alcool nuit gravement à la santé !

 



¨ D’après la nouvelle primée à la lyre d’Allauch en 2006

publiée dans le recueil : Les fleurs du vide primé à l'Académie de Provence en 2009

 

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Et si vous faisiez un tour avec lui dans une oeuvre plus fantastique

Au bord du vide a obtenu le 1er prix de la nouvelle  au même concours l'année suivante et a été publié dans Marseille l'hebdo et dans Des nouvelles de Provence par les éditions Bénévent plus récemment.

C'est ce livre qui a inspiré le concours de nouvelles de Provence-poésie éditions qui en est à sa troisième année en 2013 : résultat de ce troisième volet le 16 mars à la maison de la vie associative à Aubagne.

 

Attention, vous êtes...

 Au bord du vide !

 

 

800000 français sont atteints, chaque année, par une maladie dégénérative neurologique de cause inconnue, caractérisée par une atrophie du cortex cérébral, provoquant une sorte de démence progressive commençant par d’affreux trous de mémoires que certains attribuent à la prise trop forte et répétitive de tranquillisants accentuée par le stress social moderne. Les investigations paramédicales  s’affinent pour apporter un éclairage  sur l’aspect physiopathologique de la maladie d’Alzheimer demeurant jusque là une énigme clinique qui laisse les victimes….

 Au bord du vide                                  

  

        En haut de la colline qui surplombe un vieux village provençal construit dans la tradition, une vieille femme maigre, les cheveux grisonnants, frissonne au petit vent qui la caresse au passage. Elle contemple le paysage en glissant deux doigts dans sa bouche. Sur le bord de la falaise, pareille à un sémaphore, plantée comme un piquet tâchant l'étendue vaste de la voûte bleue qui descend jusqu'à l'horizon trouble, sa silhouette se découpe comme une gravure. Un visage d'illuminée ridé par le mistral, indicible, projette sur le décor un regard flottant. Ses yeux luisants observent passionnément les maisons qui rampent dans le creux du vallon pour s'enchevêtrer comme des complices silencieuses de la vie des autres femmes.

        En s’appuyant sur sa canne, Malerby, un retraité aux tempes argentées encore bien en forme qui vit maintenant en ermite, dans une station-service réaménagée qu’il a achetée non loin de là, effectue sa promenade, une main dans la poche de son blouson : il faut qu’il marche pour combattre ses problèmes articulaires. Ses yeux verts limpides remuent derrière les verres de ses lunettes qui se teintent au soleil. Soudain, il aperçoit cette silhouette maigre de jolie femme un peu usée par les années d'amour ; cette vision l'affole : il soulève sa casquette et précipite son pas jusqu'à trébucher dans ses mocassins noirs. Son nez pointu sur sa bouche sèche aux lèvres serrées par les déceptions et séparations anime son visage de l'expression blanchâtre de l'inquiétude. Que va-t-elle faire ? Voir cette dame flotter si près du vide lui trouble l'esprit, alors, lâchant sa canne, il court vers elle pour la retenir dans ses bras…

 En  fait, il vient de songer à sa grand-mère qu’on a retrouvée morte autrefois, en bas d’une falaise ! Un souvenir qui s’accroche à lui malgré le temps.

La dame, brutalement poussée loin du bord, desserre ses fines lèvres un peu plissées et lui sourit sans mot dire… Tellement serrée dans sa tenue étriquée, on la dirait privée de poitrine et de bras. Sa figure de momie s'encadre de cheveux épars plantés comme des épines tordues qui dansent sur le vent. Cette jolie femme d’antan semble égarée dans le présent ! Il lui demande de l’excuser de l’avoir bousculée, il a cru qu’elle allait tomber ! Elle continue à sourire mais son regard semble s’accrocher aux nuages comme un naufragé s’agrippe à une bouée. Peut-être y cherche-t-elle une solution à ses problèmes… Malerby réfléchit ; il commence une phrase qu’il ne termine pas puis il s’éloigne… Il ramasse sa canne en répétant de l’excuser… Il marche vers sa maison.

Elle pose son regard sur lui, son  visage s’éclaire étrangement et lentement, elle le suit. Il se retourne ;

-  Je m’appelle Charles Malerby, et vous ? Comment vous appelez-vous ? Peut-être avez-vous soif ou faim ?

Elle fronce les sourcils et lui répond uniquement en glissant un doigt sur sa  bouche :

« - Manger !

- Je comprends ; je ne m’étais pas trompé ! Vous aussi…

Venez, dit-il, je vais vous installer pour un petit casse-croûte, après on avisera ! »

 

                 Malerby est doué en informatique et en électronique mais cela n’a pas suffi pour empêcher sa mise à la retraite ; l’usine où il travaillait a besoin de jeunes ingénieurs diplômés et il a dû leur laisser la place pour partir soigner ses problèmes de santé au grand air ; il a fêté ses soixante-cinq ans en l’an 2000. Il a décidé depuis de travailler pour son propre compte sans déclaration légale. Aussi, il a commencé par vendre sa maison et acheter ce vieux garage abandonné. Dans celui-ci, se trouve une grande cave rendue secrète, en camouflant son entrée dans l’ancienne fosse à vidange qu’il a, lui-même, couverte par une trappe discrète. La cuisine relie le garage au hall qui conduit à deux pièces en étage sans devoir sortir ! Peu à peu, jour après jour, il a équipé la cave d’ordinateurs et d’écrans branchés sur une parabole extérieure apportant les nouvelles sur un téléviseur. Dans le cellier au fond de sa cuisine, il a installé ce qu’il nomme un trompe-l’œil, un faux laboratoire où il dissèque des animaux morts et compose une drogue à base d’artichauts. Ainsi, si venait une visite inattendue, son occupation réelle resterait ignorée…

        Le calendrier égrenait ses pages dans son dos. Un an après son installation, il était prêt pour fabriquer lui-même un circuit intégré révolutionnaire à l’intérieur d’une plaquette de silicium . Portée à différentes températures dans un four à sonde et dopée par une ionisation à l’intérieur d’une machine, celle-ci est implantée de couches sélectionnées par des zones couvertes de résine photo-sensible. Des lampes spéciales fournissent des ultra-violets nécessaires à la découpe en utilisant un courant récupéré sur la maison à partir de capteurs solaires cachés sur le toit par une entreprise qu’il a employée quelques temps. Il doit pour cela travailler dans un isolement total et dans une ambiance de chirurgien en salle d’opération. Un comble quand on pense qu’il pourrait profiter de ce panorama en relief bleuté qui l’entoure sur lequel notre soleil fond des baguettes d’or !

Bilan du premier exploit, deux doigts brûlés profondément par les acides et du matériel inutilisable à remplacer ! Il se souvient avoir couru vers la porte de son laboratoire : un court-circuit venait d’enflammer un produit nocif à base d’acides dangereux ; il pouvait exploser et le pulvériser ou l’asphyxier ; le souffle le colla simplement contre la porte et laissa échapper une fumée noire qui risquait de le signaler au voisinage : lorsqu’il sortit en toussant, il constata néanmoins que la fumée n’avait empli que le garage et sa maison étant loin des autres, personne ne s’était aperçu de rien ! Sa première expérience se soldait par un lamentable échec ! Une année perdue pour rien… Mais en somme plus de peur que de mal ! Après un bref passage au service des urgences de l’hôpital le plus proche, il recommença !

 

Les années ont passé, ce jour même où il observe l’inconnue qui déjeune comme une gamine affamée, il pense avoir créé une mémoire qui peut changer certaines choses…

     Au village, la police recherche une grand-mère disparue mais ne pousse pas très loin les investigations ; celle-ci était frappée de cette maladie féroce qui isole les neurones et personne ne s’étonne que, partie trop loin, elle ait oublié son chemin.

        Quelques mois après sa rencontre avec Malerby, la vieille dame quitte la station. Il la regarde partir. Un cœur qui bat à votre approche n'est jamais à dédaigner, fût-il celui d'une vieille dame qui laisse perler au coin de l’œil une larme de reconnaissance ! Une femme qui dodeline en s'en allant laisse toujours derrière elle une vague impression de vide. Comment penser à la mort quand on regarde une silhouette se découper sur le bleu du ciel ?

Un matin, les enfants sont surpris de voir leur grand-mère réapparaître dans la cour de sa maison après sa longue absence, si sereine et décontractée, comme si elle était partie la veille… Elle parle alors qu’auparavant elle vivait de silence entrecoupé de petits cris d’oiseaux ; elle paraît se souvenir de quelques bribes de sa vie ! Ce qui étonne son entourage, c’est qu’elle se souvient des grands événements qui l’ont marqué alors que d’autres bien portant ont oublié, un vrai livre d’histoire ! Son petit-fils dit que c’est un dictionnaire ambulant, comme si on avait reprogrammé son cerveau  avec l’actualité des dernières années auxquelles on aurait ajouté quelques renseignements sur elle que tout le monde connaît. La vieille dame semble reprendre goût à la vie ! On la voit même jouer aux cartes et gagner une partie !

 

        Véronique, jeune et énergique journaliste blonde aux yeux bleus, vient de livrer son article et quitte les locaux du journal régional où elle travaille pour rendre visite à son grand-père comme toutes les semaines.  En s’y rendant, elle passe sur la route qui surplombe son village natal, celle de la station désaffectée. A son arrivée habituellement, dans le parc boisé et entretenu, un homme aux cheveux blancs l’accueille  : il présente le même regard bleu océan qu’elle. Il vit maintenant dans un foyer spécialisé car on ne peut plus le laisser seul depuis ses égarements divers qui ont débuté, comme pour tous, par d’énormes trous de mémoire. Il est atteint, lui aussi, de la maladie d’Alzheimer. Récemment, elle a eu une désagréable surprise : son cher Papy ne la reconnaissait plus ! Un nuage de larmes retenues balaie ses cils fardés lorsqu’elle lui parle gentiment,  à chaque visite, en lui prenant la main pour lui faire comprendre qui elle est.

Ce jour, lorsqu’elle arrive une autre surprise la cueille : son grand-père a disparu ! Il lui est conté qu’un cousin serait venu le chercher pour une promenade et ne l’aurait jamais ramené ; un homme d’un certain âge un peu plus jeune que lui s’est fait passer pour un familier ; Véro proteste ; ils n’auraient pas dû le laisser sortir ! La journaliste énergique, toujours à l’affût d’un papier exceptionnel, organise des recherches parallèles à celles de la police prévenue ; elle apprend ainsi qu’une femme de la même génération vient de réapparaître après une recherche infructueuse : pour les policiers, son grand-père semble s’être volatilisé de la même façon : aucune trace ni vivant, ni mort !

 

        Au bout de trois mois environ, pourtant, lorsque l’on n’y croit plus, il réapparaît. Il reconnaît Véro, ce qui tient du miracle ! Il semble heureux lui aussi et évoque le passé sans arrêt, soucieux de son habillement. La jeune femme lui fait rencontrer la miraculée revenue elle aussi au bout d’une pareille absence ! Ils conversent longtemps comme s’ils venaient du même monde, s’ils se retrouvaient, après des années, dans un même univers secret, alors qu’ils ne se connaissaient même pas.  Ils deviennent très amis et se lancent dans d’interminables parties d’échecs et de belote.

On les héberge dans un centre pour les étudier et comprendre ce changement bénéfique. Un professeur célèbre qui les a examinés avec un scanner perfectionné révèle à la jeune fille qu’ils ont tous deux une cicatrice cachée dans les cheveux au niveau du cervelet et un bout de silicium enfoncé dans le crâne ! Il semblerait qu’un fou leur ait inséré une puce électronique dans le cerveau qui compense par une mémoire perfectionné la liaison détruite par la maladie ; ils ne sont pas guéris, ils dominent le mal ! La greffe qui n’a miraculeusement pas été rejetée par les tissus leur redonne un squelette de mémoire. Cette opération n’a rien d’une intervention médicale : un Frankenstein nouvelle version ! Pendant qu’elle discute dans le bureau du professeur qui paraît avoir lui-même peine à croire ce qu’il dit, son grand-père casse une porte à coups de pieds parce qu’on l’a séparé de sa vieille compagne ; il ne veut plus vivre sans elle !  Véro s’insurge ; elle demande pourquoi on les sépare ! A leur âge que craint-on ? Un surcroît de tendresse ?

Elle obtient l’accord de la famille de la dame. Désormais, on ne les séparera plus ! Promenade dans le parc, main dans la main en cueillant des fleurs et jeux en soirée au clair de lune en observant les étoiles occupent maintenant leur loisir. Ils sont même capables de nommer les fleurs ou les étoiles par leurs noms !

Le médecin les fait installer dans une maison de campagne qu’il possède non loin de là. Il ne veut pas les perdre de vue pour surveiller leur évolution. Il charge la journaliste de mener, elle-même une enquête avant que des policiers ne s’emparent de l’affaire afin de trouver quel est le génie qui a créé cette solution à leur malheur sans les tuer complètement.

 

        Après une journée passée à circuler en voiture sur les routes et les chemins de la région sans succès, Véro s’arrête devant l'ancienne station-service à l'écart du village, elle descend et avance à pieds dans l'étendue déserte... Elle découvre dans le jardin une montre à chaîne en argent, elle la reconnaît comme ayant appartenu à son grand-père ; il est donc venu jusque là … Elle appelle, la montre en main, mais personne ne répond.

Elle avance vers la maison qui paraît abandonnée depuis plusieurs jours. En poussant une porte restée ouverte, elle s'introduit et, prés de l'escalier, elle trouve un homme accroupi au bas des marches ; le pantalon souillé et l'air malheureux, il murmure :

«-Je suis tombé hier soir... Je n'ai pas pu me relever ! C'est à cause de ma jambe.

-Je vais vous conduire à l'hôpital !

-Non, pas à l'hôpital ! Donnez-moi la trousse : une piqûre et je remarcherai !

C'est une contracture : je souffre de calcinose et mes articulations se bloquent sur un choc ou sur un faux mouvement ; ne vous inquiétez pas ! Prenez aussi de la glace dans le frigo ! Merci. »

        Un peu plus tard, l’œil un instant égaré dans le corsage dégrafé dans l’effort de la jeune femme qui  l’a soutenu jusqu’à un siège pour lui retirer ses vêtements trempés, le vieil homme l’entend lui dire :

« -N’ayez aucune inquiétude, j’ai déjà assisté mon grand-père dans des cas semblables ! »

Il paraît déjà plus vaillant en effet, elle est surprise de le constater en achevant de le déshabiller ! Elle ajoute qu'il ne devrait pas vivre seul ainsi, au risque de mourir sans secours au bas de son escalier ! Il lui répond:

«-Qui voudrait d'un vieux cheval qui ne peut plus courir le derby ?

-Vous n'avez pas l’air complètement usé…

-Je n’ai pas l’habitude d’un secours aussi… charmant. Il faut aussi que j’avale mes cachets de Lévothirox, quotidiennement, j’ai aussi des problèmes de thyroïdes depuis que le nuage de Tchernobyl n’est pas passé sur la France ! »

Elle lui parle de son grand-père plus vieux que lui qui a rencontré une compagne au moment où on ne l'espérait vraiment plus ! Elle désigne la montre qu'elle a trouvée dans son jardin et explique qu'elle lui appartenait justement... Elle affirme qu'il a donc eu, à un certain moment, un rapport avec lui !

        Malerby  hésite et son regard plonge dans l’océan des yeux de la jeune femme comme pour la sonder. Il réplique que, s’il s'agit de l'homme auquel il pense, elle lui fait grand plaisir car savoir que l'expérience a réussi lui réchauffe le cœur. Aussitôt, elle le questionne : quelle expérience ? Il dit qu'il ne peut pas répondre : il porte un secret qu'il ne faut pas trahir ! Elle insiste ! Il résiste, d’abord, à l’interrogatoire qu’il semble avoir prévu depuis longtemps avec un calme impeccable, mais, quand elle lui dit qu’elle connaît des gens qui pourraient l’aider à approfondir sa découverte, il lui confie qu’il a toujours été malheureux de n’avoir rien pu faire pour sa  propre grand-mère, une des premières victimes connues de cette maladie …

Bien sûr, par moments, la vieille femme ne le reconnaissait pas, elle vivait en pointillé et arrivait quelquefois, vers la fin, jusqu’à jeter des cris de bête ! Dans ses moments de lucidité, elle répétait sans cesse aux gens qu’elle ne connaissait pas ;

« -Si vous m’aviez connue avant ! »

Puis, elle pleurait doucement ou se mettait en colère !

Les médecins ne l’ont d’abord pas considérée comme atteinte par cette maladie, ils la classaient dans les sujets diabétiques que les complications de problèmes cardio-vasculaires amènent à la régression de certaines facultés cognitives. Ensuite, ils se sont montrés impuissants à la guérir et le mal a progressé en silence derrière son mutisme triste en évolution.

Un jour, elle a marché devant elle sans but, sans s’arrêter ; consciente ou pas, on l’ignore ! On l’a retrouvée morte dans un ravin, le crâne fracassé… Elle avait écrit sur un papier qu’elle serrait entre ses doigts : «  Ma mémoire est partie, je n’ai pu la rejoindre…Vous souviendrez-vous de moi ? »

 Alors, quand on l’a,  à son tour, mis en retraite, Malerby a décidé d’utiliser ses connaissances pour intervenir d’autant qu’il a senti sa propre mémoire qui flanchait, égarant ses papiers ou oubliant ses rendez-vous avec son médecin ; surmenage ? Il craint de devenir comme sa grand-mère surtout depuis qu’on lui a dit que les hommes ayant été très portés sur le sexe étaient prédisposés ! Il a souvent essayé d’imaginer comment les malades vivent leur isolement. Depuis un siècle que cette maladie est déclarée, les traitements proposés n’ont jamais guéri personne ! Il a donc mis au point sa propre stratégie de stimulation cognitive qui retarde la perte d’autonomie et éventuellement la crise suicidaire.

Il a voulu se battre à sa façon contre cette ravageuse qui déploie sur ses victimes une aile de mystère, en leur procurant une mémoire différente, mécanique mais salvatrice, qui fait de ces vieux de grands enfants heureux de vivre encore ! Il a travaillé des années pour trouver la matière inusable qui ne soit pas rejetée par les tissus humains lors de la greffe avec l’aide d’un vieux chirurgien en retraite ! Certes, il a d’abord expérimenté sur un animal avec une puce électronique non programmée. Comme l’expérience était concluante, lorsqu’il a aperçu la petite vieille seule tout près de là, il l’a ramenée chez lui gentiment ; il a validé sur elle le programme !  L’évolution paraissant satisfaisante, une fois la cicatrice physique refermée, il l'a relâchée dans la nature et elle a retrouvé son chemin naturellement. Il a ensuite recommencé sur un homme aussi âgé sur l'exemple du premier résultat positif : un vieil homme sympathique à la moustache blanche frisée et aux grands yeux bleus. Cet homme devait être le  grand-père de la jeune femme…

Véro, pâle de stupeur, serre ses lèvres dans une jolie grimace involontaire. Ses yeux bien ouverts le regardent : comment ce bonhomme insignifiant qu’elle a ramassé baignant dans son urine, incapable de se relever… Comment, sous ces cheveux poivre et sel qui dégagent un front ridé et des yeux verts aux paupières plissées, pouvait-il cacher un cerveau rivalisant avec les savants ? Et pire, comment avait-il réussi cette prouesse digne d’un récit de science-fiction ?

« -Vous vous rendez compte, dit-elle, que c’est à peine croyable ?

-Il y a cinquante ans, marmonne-t-il, quand j’étais un jeune gars, personne n’aurait cru un jour communiquer instantanément à distance avec le reste du monde via Internet ni que les téléphones portables pourraient causer des accidents de circulation ou de futurs problèmes de cancer ! Et nos parents au même âge, auraient-ils pu croire à l’exploration du fond des mers ou à un voyage sur la lune, aux effrayantes manipulations génétiques et à la dangereuse fission nucléaire ?

Vous savez, ma chérie, pour moi, rien n’est impossible ! Ce qui me fait peur, c’est l’utilisation des inventions à des fins destructrices, pas à la lutte contre la mort cérébrale ! C’est pour cela que j’ai bien caché mon labo afin que personne ne l’utilise dans un but lucratif ! »

        Ils sont maintenant deux à pouvoir survivre à cette maladie sans encore en souffrir ou en prendre complètement conscience.

A présent, il faudrait quelqu’un pour effectuer la greffe sur lui, Malerby, en lui reprogrammant tout ce qu’il a noté. Sa puce est prête, il a prévu cette possibilité mais il ne peut faire l’opération lui-même !  Il a nettement vieilli, il a maintenant dépassé les soixante-dix ans ! La jeune femme lui promet de revenir avec des personnes honnêtes et compétentes qu’elle connaît ! Ils l’aideront dans l’intérêt même de la science !

 

        Quelques jours plus tard, Véro revient effectivement avec trois hommes en costume et lunettes portant chacun une grosse mallette. Ils arrêtent les voitures qui les transportent sur le sommet de la colline qui domine le village car la jeune femme a cru voir Malerby au bord du vide. Il s'agit bien de lui, en effet. Il paraît regarder le paysage, extasié sur le dessin formé par l’enchevêtrement des toitures s’étalant au-dessous de lui, comme s’il ne l’avait jamais vu auparavant. Ses yeux brillent comme ceux du grand-père de Véro, autrefois, avant l’intervention…

Elle l’interpelle ! Il se retourne vers elle et la regarde en tremblant, des chapelets de perles prêtes à éclore au fond des yeux derrière ses lunettes…

Elle lui dit qu’elle a trouvé l’aide voulue ! Tous l’accompagnent sur le chemin du garage. Pour les conduire dans le hall, il marche étrangement, très lentement. L’un des hommes ouvre plusieurs portes et ne découvre que le cellier où un microscope observe encore une grenouille qui se dessèche  parmi des cœurs d’artichauts… Véro lui demande de leur montrer son véritable laboratoire avec les schémas de ce travail dont il lui a parlé. Il regarde simplement ses mains qui tremblent…

 Un des hommes s’approche de lui et demande gentiment à son tour :

« Où se trouve votre labo, s’il vous plaît ?  Vos formules, votre étude…»

Il fronce les sourcils, remue la bouche en salivant sans sortir un seul mot, puis, au bout d’un moment, il pose sur la journaliste un regard paternel et, retenant un tremblement, il prononce enfin avec l’air de s’excuser :

« J’ai… oublié : je ne me souviens de rien ! »

 

       

  

 

 

 

Il faut bien que jeunesse se passe  et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous !

                                                        Marcel Pagnol

 

  pitche

 

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