C'était la journée de la poésie sous le titre : "Quand il est mort le poète " : 1er prix : Magali François
Provence-poésie rend hommage à notre toulonnais de la chanson en appliquant "Quand il est mort le poète" à sa personnalité et l'adjoignant à la remise de prix de poésie et à un hommage commun à Jean DI FUSCO, Francis TRIAY et Zavèn SARAFIAN, les poètes disparus de l'association.
Même si le nombre réduit de participants n'en fait pas un grand prix au niveau de notre concours de nouvelles sur Aubagne, il faudra saluer derrière quelques textes lus ou chantés empruntés au répertoire, les poèmes de Magali FRANCOIS de Saint- Maximin et de Miléna FUCIKOVA de Prague, notons aussi les participations de Hélène MAGRON de Carnoux, Daniel AUGENDRE de St Raphaël, Alain JAUFFRET d'Aubagne et Sonia KITAEFF de Marseille bien placés devant les autres.
Provence-poésie donnait rendez-vous à tous les habitués et aux intéressés le 31 mai à 15 heures à la maison de la vie associative pour ce coup de chapeau à la poésie.
Cinq lauréats sur six étaient présents. Remarquons en tête de liste Magali FRANCOIS dont le poème (Mnémosyne) nous rappelle un peu ceux de notre amie Alice HUGO. Un grand bravo également à notre adhérente de Prague : Miléna FUCIKOVA, deuxième prix.
MNEMOSYNE
Ecrin d’évocations évanescentes,
Mystérieuse et indomptable, rebelle et malicieuse,
Tu bégaies des images aux parfums d’enfance dans les heures brumeuses,
Eclaires de rayons de soleil fugaces le crépuscule des lendemains,
Te consumes en remords amers et instants de bonheur en sépia,
Dissimules les mots et brouilles les sentiments,
T’égares dans le labyrinthe du temps,
T’enfuis vers une autre réalité, trompeuse et disloquée,
Inventes d’autres vérités au travers desquelles ton reflet devient flou.
Les saisons s’évaporent dans les méandres de tes absences,
Tes réminiscences trébuchent sur tes défaillances,
Lueur d’espoir vacillant dans le dédale de tes oublis,
Fil d’Ariane emmêlé dans le brouillard de la conscience.
Au rythme de tes omissions, tu deviens toujours plus insaisissable,
Errant dans les limbes d’un passé enseveli dans tes replis,
Et tes souvenirs s’évanouissent dans l’obscurité de tes failles.
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