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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 01:24
Ce semestre, après Mauricette BUFFE et beaucoup d'autres, Valérie DEMARCQ devient la Muse-Poète de Pp.

Ce semestre, après Mauricette BUFFE et beaucoup d'autres, Valérie DEMARCQ devient la Muse-Poète de Pp.

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Provence-poèsie présente "Quand la muse est poète…", rubrique semestrielle de Danyel CAMOIN, destinée à révéler les poétesses de l'association.

 

 

Danyel CAMOIN présente

 

Quand la muse

 

est poète…

 

 

Rubrique trimestrielle de la poésie :

à chaque poème répondre par un ou plusieurs quatrains.

 

Ce semestre la Muse prend le visage et les vers de

 

 

Valérie DEMARCQ

Photo ci-dessus

 

Texte :

 

 

Avenir

 

Avenir, tout de noir vêtu

Tu effraies à en faire pleurer

Le futur est si laid

 

Avenir, toi qui dicte notre vie

Ne la laisse pas se briser

Je suis jeune. Nous sommes jeunes !

 

Avenir, tout de rose vêtu

On espère encore. On espère toujours.

Ce futur sera beau et gai

 

 

Réponse : L’Avenir...

 

Avenir, à venir

Quelqu’un qu’on espérait

Un soutien, une amie…

Pas si sûr ?

 

Avenir, à venir

La présence qui m’aiderait

Un espoir sur la vie…

Mon futur !

Danyel CAMOIN

 

 

Sans titre…

 

Comme un pétale qui tombe

Comme une goutte qui roule

Une larme qui coule

 

Comme un navire qui sombre

Comme un château qui s’effondre

Une ville sous les bombes

 

Comme une perle rouge

Comme le coqu’licot des champs

Une goutte de sang

 

Comme l’arbre en Automne

Comme un oiseau qui chantonne

Un homme qui songe

A la maladie qui le ronge

 

 

Réponse : Sans titre !

 

Et si l’homme répond

Dans une simple larme,

Sans lumière et sans barbe

Plus de Père-Noël !

 

Un pétale qui perle

A la rosée du matin ;

Comme un chagrin ?

Peut-être pas.

Danyel CAMOIN

 

 

Réponse

 

L’aurore s’était levée.

Ce matin, où la Rose était née.

Ses pétales, le soleil chauffait,

Comme une vie commencée.

 

L’air de la Provence planait.

Cette journée, où la Rose brillait.

Ses pétales, le soleil brûlait,

Comme une vie à oublier.

 

Sous un ciel étoilé,

La nuit s’étant levée,

La Rose s’est fanée,

Habillée de rosée,

Comme une vie inachevée.

 

 

Réponse : A Louka

 

Quelques vers ramènent la rose en pleurs.

Elle occupera ta pensée,

Même si le vent en fureur

L’a vraiment toute décoiffée.

 

Une pensée, c’est aussi une fleur

Elle s’ouvre pour animer

Un souffle de vie dans le cœur…

Si on l’aime elle ne fane jamais !

Danyel CAMOIN

_________________________________________________________________________

Précédente Muse-Poète : Mauricette BUFFE

 

 

Re-naissance

 

Dès le premier soleil les bourgeons écarquillent

Leurs petits yeux verts clairs, étonnés d’être là.

Les derniers gels guettent ; ils étirent leurs bras,

Sur tous les ceps porteurs ouvrant grand leurs pupilles.

Sur le sol accueillant, ils s’installent sereins,

Entourés d’ennemis, ils ont beau se cacher,

Comme des nouveaux nés, ignorant les dangers,

Grandissant à vue d’œil mais ne voyant pas loin.

Ils ne mourront pas tous. Il en restera bien

Qui tendront vers les cieux leurs mains effilochées,

Supportant tout l’été, les fruits de sucs gorgés.

Leur mission accomplie je vous dis, c’est certain,

Le repos mérité, attachés par leurs vrilles,

Enfin débarrassés de tous les fruits mûris,

Soulagés, satisfaits, le devoir accompli,

La taille ils attendront pour devenir brindilles.

 

 

Réponse : Nature éternelle ?

 

Un coup d’œil sur cette étendue

Révèle ce travail ardu…

Tous ces fabricants immobiles

Porteurs de raisins pour la ville…

Horizon vert mû par le vent

Malgré le poids d’un nouvel an,

Ces vignes à fruits ou à vins

Dont le labeur n’est jamais vain

Montrent la vie de la Nature

Qui malgré tout le Mal perdure

Et peu après chaque vendange

Se versera tout ce sang d’ange.

Danyel CAMOIN

 

 

L’absent

 

Se glisser sous les draps jusqu'à la place vide,

Ne plus aimer la vie, plus aimer la musique,

Mais hurler à la mort sur une note unique,

Vouloir perdre l’esprit, ne plus être lucide.

Puis retrouver l’odeur de la peau de l’absent,

Et s’enfoncer bien fort dans l’oreiller de plumes,

Chercher des souvenirs, mais aussi l’amertume,

D’une si courte vie, garder tous les fragments.

En ne respirant plus, étouffer la douleur,

Allongée sur le sol, le corps tout comprimé,

Le visage caché, les genoux repliés,

Et en fermant les yeux, plonger dans la noirceur.

La fuite monotone et sans hâte du temps,

Creuse le désespoir, enlève toute audace.

Vivre dans le malheur n’est pas bien efficace

Pour soigner les esprits et guérir les tourments.

 

 

Réponse : L'autre absence (version abrégée)

 

L'absence ne se réfère pas forcément

À quelqu'un qui s'en va, car ce pourrait bien être

Un simple mouvement, un muscle qui se meurt…

Ce qui vous paraissait si simple avant devient

Si compliqué bloqué… Tout geste devient lourd.

Puis les carreaux du sol aussi petits qu'ils soient

Pour le corps amoindri, marquent chacun des pas.

Et la main sur la canne, un long chemin de croix.

L'angoisse qui étreint, atteindre un simple but

Devient une espérance, alors que l’on n'a jamais

Pensé au gros travail du membre concerné.

C’est l’absence imprévue de la mobilité !

La fuite monotone et sans hâte du temps

Ramène à la maison, de l'armoire jusqu'au lit,

Goutte à goutte d’espoir entre joie et ennui.

L’espace même réduit est dur à parcourir…

Lorsque s'enfuit loin de la machine humaine

Cette mobilité, alors, on ne marche plus,

Et l’on vient s'enfermer, peu à peu, dans l'oubli.

Danyel CAMOIN

 

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La précédente Muse-Poète du semestre de Provence-poésie était Geneviève CASABURI qui effectue une plongée dans le recueil de poésie : son monde poétique concourait à Vaison La Romaine pour le prix du recueil inédit qui est d'ordinaire récompensé par Chris Bernard par 100 exemplaires gratuits. Depuis un recueil relié et cartonné vous tend les bras...

 

 

Absence

 

Le poème du jour a su tirer des larmes,
Même aux yeux les plus secs, cœurs les plus endurcis.
Ce n'est que vérité qui nous torture l'âme,
L'absence n'est qu'un mot mais elle nous occit.

Fin d'un monde parfait, début de la souffrance,
La fuite monotone et sans hâte du temps,
Laissera une plaie, perdue notre espérance,
Une vie amputée et un vide béant.

Les heures qui coulent, comme sang dans les veines,
Font faiblir, peu à peu, un corps déjà exsangue,
Mais que sera demain, la suite est incertaine,
Une fuite en avant mais guérir à la  longue.

 

 

Réponse : L'autre absence

 

L'absence ne se réfère pas forcément

À quelqu'un qui s'en va, car ce pourrait bien être

Un simple mouvement, un muscle qui se meurt,

Fonction naturelle soudainement enfuie.

Ce qui vous paraissait si simple avant devient

Si compliqué bloqué… Le geste devient lourd.

Puis les carreaux du sol aussi petits qu'ils soient

Pour le corps amoindri, marquent chacun des pas.

Et pour l'handicapé, ce corridor devient,

La main sur la canne, un long chemin de croix.

L'angoisse qui étreint, atteindre un simple but

Devient une espérance, alors qu'on n'a jamais

Penser au gros travail du membre concerné,

Voilà qu'il faut prendre sa jambe à deux mains

Pour l'entrée dans l'auto à l’abri des regards.

Cette absence imprévue de la mobilité

Sans être la pire, est à considérer !

Je n'ose vous nommer celle de la mémoire

Qui peut dans ce cas-là, tuer le souvenir…

De la facilité qu'autrefois on avait.

La pendule marque l’heure inexorablement,

La fuite monotone et sans hâte du temps

Ramène à la maison de l'armoire jusqu'au lit

Goutte à goutte d’espoir entre joie et ennui.

L’espace même réduit est dur à parcourir

Lorsque s'enfuit loin de la machine humaine

Toute mobilité, et qu'on ne marche plus,

Qu’on devient un roulant criant adieu footing,

Et qu’on vient s'enfermer, peu à peu, dans l'oubli.

Danyel CAMOIN 2014

 

 

L’ETERNEL OLIVIER

 

Les neiges de février recouvrent la Provence,

Sa silhouette tordue tremble sous la froidure,

L’été reste encore loin mais il faut qu’il résiste,

 

Au milieu du bancaou, il est bien malheureux,

Même les pies bavardes ne viennent plus le voir,

Et préfèrent rester bien au chaud dans leur nid.

 

Seul et sans amis, il doit trouver la force

De continuer à vivre même par mauvais temps.

La neige le calcine et le froid le cisaille,

 

Chaque jour il faiblit un peu plus, solitaire.

Il se meurt maintenant, le froid est le vainqueur !

Pourtant sous le soleil du printemps qui s’annonce,

 

Sur la souche noircie, un bouquet de verdure…

La vie qui recommence, une résurrection !

L’olivier de Provence est comme le phénix,

 

Il renaît de ses cendres et retourne à la vie,

Pour peupler nos campagnes de son feuillage vert,

Et charmer nos papilles de son or savoureux.

 

 

Réponse :

 

Et l’olivier t’ouvre ses bras,

Toi, la femme qui l’a fait vivre,

Comme déesse d’autrefois,

                                                        Pour nourrir l’œil du poète.

Danyel CAMOIN

 

 

FZ

 

D’une rencontre imprévue, une complicité.

Une histoire d’écriture, des mots qui s’entremêlent,

Comme on joue à quatre mains.

Des pages qui se noircissent, sans jamais se lasser,

Pour de nouvelles aventures,

Comme on écrit une symphonie.

Avec sa casquette vissée sur la tête,

Le détective a trouvé cette harmonie.

Mais ce n’est que le début de l’histoire.

Une passion partagée et des idées à l’infini.

D’une rencontre imprévue, une amitié.

 

 

Réponse 

 

Si page à page s’effeuillent les jours,

L’amitié s'accompagne d'un amour,

Celui du suspense et de la surprise

La robe des mots couvre la valise…

Hasard et destin au creux des deux mains…

Page à page, s’ouvre le lendemain.

Frank Zorra

 

Les poèmes de la Muse -Poète vont être insérés dans le  prochain périodique.

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