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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 11:12

Encore une fois la nouvelle est à l'honneur dans le recueil : Au fil des mots.

Moins expansif que la première fois où il publiait 101 nouvelles dans une réception gigantesque, le recueil de Gémenos révèle des talents dont certains figurent déjà dans les pages de notre blog.

Provence-poésie a particulièrement remarqué (coup de coeur) parmi les nouvelles sélectionnées et publiées dans le recueil :

Les nouvelles de Erine LECHEVALIER (deuxième prix : une journée inoubliable), de Denise BIONDO ( une journée d'enfer) et surtout celle d'un nouvelliste de douze ans : Timoté BERGE (Elisabeth II).

Provence-poésie  qui les félicite publiera ces trois nouvelles dans nos pages. Voir ci-dessous.

Denise Biondo avait remporté il y a deux ans le troisième prix à Gémenos (pour Insolitude).

Signalons la sortie prochaine de son recueil : Au bout des Doigts édité par Provence-poésie.

Signalons aussi les premiers prix de Au fil des mots : Loïcia Bluteau (14 ans : inspiration) et Emmanuelle Della Monica (matin pressé). Bravo à tous !

 

 

erine-gem.jpg

news-gem.jpg

ELISABETH  II

 

Timoté BERGE 

 

Dans un château entouré d’un jardin magnifique où poussent de splendides roses, iris et tulipes, vivait Elisabeth II.

C’était une reine très jolie, aimée et admirée de tous mais elle avait un terrible défaut : elle avait toujours raison et n’écoutait jamais personne.

Un jour, un soldat faisant partie d’une patrouille d’une cinquantaine d’hommes revint seul et effrayé.

On le conduisit jusqu'à la reine et il raconta qu’ils avaient été attaqués par des assaillants d'une violence extrême et qu’il était le seul survivant. La bataille avait été rude et sanglante.

Le maréchal dit à la reine qu’il fallait construire la muraille la plus solide qui puisse exister sur cette terre. Elle lui répondit que le château était indestructible et qu’une toute petite muraille suffirait.

Elle fut faite tellement rapidement que dans l'heure qui suivit, elle s’écroula sur les ouvriers.

 

Le maréchal voulut faire faire à tout prix un entraînement intensif à ses soldats mais la reine lui répondit que tout le monde, soldat compris, devait participer à la fête nationale. Le maréchal essaya de négocier avec la reine qui refusa et s’éloigna en riant : « Un entraînement le jour de la grande fête, avez-vous déjà vu cela dans ce royaume ? ». Or les soldats burent beaucoup. Ils furent incapables de se battre.

La reine ordonna de faire poser des centaines de pièges mais un soldat ivre les déclencha tous en tombant dessus.

 

Le lendemain les assaillants attaquèrent le château sans défense. Ce fut un vrai carnage. La reine, les soldats et tous les habitants furent tués.

 

Le surlendemain, le jardinier de son prénom Pitit Jack s’aperçut que la fourmilière avait été détruite par des termites.

Quand on n'est que la reine des fourmis et qu'on en fait qu'à sa tête, voilà ce qui arrive.

 

 

Elisabeth II (avec l'autorisation de Carole BERGE, lauréate Provence-poésie 2011 pour Opération Blanche-neige )

  

Timoté BERGE

12 ANS

13420 GEMENOS

 

 

 

UNE JOURNÉE INOUBLIABLE

©

D’Érine LECHEVALIER

Chaque fois que Lucien pénètre dans cette forêt, des frissons parcourent son corps et

un mal-être l’envahit. L’odeur entêtante de la terre et des arbres lui donne la nausée.

Cependant, il se force à y venir mais il ne va jamais plus loin que le vieux chêne. Sa douleur

s’amplifie et son coeur saigne lorsqu’il aperçoit à travers les arbres, la clairière ensoleillée. Le

soleil estival réchauffe ce petit bout de terre où une brise légère caresse les pétales délicats de

coquelicots qui poussent et s’épanouissent sans retenue.

 

Les pluies diluviennes de ces derniers jours ont provoqué des dégâts dans les

alentours et la forêt n’a pas été épargnée. La foudre s’est même abattue sur le vieil arbre, le

fendant complètement de haut en bas l’amputant d’une partie de ses branches. Depuis, cellesci

barrent le chemin qui mène à la clairière.

 

Lucien ne se déplace jamais sans sa canne, son soutien depuis dix ans maintenant.

Elle l’aide non seulement à marcher mais lui permet de chercher ce que son épouse lui

réclame depuis des jours. Alors pour lui faire plaisir, il est là les yeux rivés au sol, traînant sa

jambe invalidante tout en évitant soigneusement les feuillages trempés de rosée. Mais las de

cette recherche infructueuse, Lucien s’appuie contre l’infirme séculaire pour se reposer, sa

canne glisse mais il ne la ramasse pas. Il tend son visage vers les rayons du soleil qui jouent

avec les feuilles tout en écoutant le chant des oiseaux et celui très distinct du coucou. Un peu

plus loin, il entend les bois des cervidés qui s’entrechoquent ainsi que le brame puissant du

vieux cerf. Celui-ci prévient les plus jeunes que cette année ils devront compter encore avec

lui.

Lucien s’apprête à s’en aller quand, en se baissant pour prendre sa canne, son regard

est attiré par quelque chose qui scintille à l’intérieur même du tronc. Il s’agenouille non sans

difficulté malgré la douleur qui monte le long de sa cuisse et de sa colonne vertébrale.

L’émotion est telle qu’il ne peut s’empêcher de trembler et de crier sa douleur. Il sent son

corps s’engouffrer dans un tourbillon infernal tandis que, privé de ses forces, il s’écroule sur

le sol humide.

Il entend le rire des enfants qui gambadent dans la clairière et l’orchestre champêtre

qui joue un peu plus loin. Dans cette cacophonie musicale, il reconnaît parfaitement le son

doux et envoûtant du hautbois.

 

Comme tous les ans à la pentecôte, les habitants du village se réunissent pour piqueniquer.

Tôt le matin, des volontaires ont chargé les chaises et les tables dans le camion du

laitier puis les ont transportés sur le terrain habituel et, malgré les restrictions que la

population subit depuis trois années, chacun se débrouille comme il peut pour apporter de

quoi régaler tout ce petit monde. Les premiers arrivés sont le médecin et son épouse sur leur

tandem, les plus petits n’ont jamais vu un tel engin et veulent se hisser dessus pour l’essayer.

Ainsi, guidé par le responsable, ce vélo devient une attraction bien agréable pour les bambins.

Finalement, lorsque les cloches de l’église sonnent midi tout est fin prêt pour accueillir les

villageois. Un sympathique concert de sonnettes annonce encore des retardataires qui arrivent

pendant que d’autres, un peu essoufflés viennent à pied, ce chahut bon enfant promet une

journée mémorable. Entre temps, quelques parents installent les tout-petits sur une grande

couverture au milieu des coquelicots pendant que les fillettes font la razzia de ces fleurs

fragiles, oubliant un instant que le suc laiteux tachera irrémédiablement leurs jolies robes du

dimanche ainsi que leurs mains. Quant aux plus grands, ils jouent à cache-cache en se

dissimulant derrière les adultes ou les arbres.

 

Le village possède sa propre formation musicale et, après le repas champêtre elle se

réunit pour jouer quelques airs pour le plus grand plaisir de tous. Quelques musiciens sont

restés assis pendant que d’autres ont choisi de jouer debout, il fait si chaud que certains ont

retiré leur veste.

Depuis l’âge de huit ans Lucien va au conservatoire de musique. Talentueux et à

l’aise avec la plupart des instruments, ses parents voient en lui une carrière prometteuse de

musicien. La veille, jour de sa communion solennelle, il a reçu en cadeau un hautbois. Il

nécessite une grande maîtrise pour en jouer correctement et Lucien aime beaucoup sa

sonorité. Son père — prénommé comme son fils, est fier de lui et a pour l’occasion, sorti son

appareil photographique pour immortaliser l’événement.

Une farandole se forme et vient encercler les musiciens. Tout en sautillant et en

chantant quelqu’un prend le bras du jeune garçon pour l’entraîner dans la danse. Il se plie de

bonne grâce non sans avoir remis l’instrument à son père pour libérer ses mains. La chaîne

humaine s’élance dans la clairière et tourne autour des tout-petits sous les applaudissements

des anciens qui préfèrent rester assis bien sagement à l’orée du bois.

Soudain un son étrange venant de nulle part se fait entendre. La musique s’arrête et

la farandole s’immobilise. Chacun cherche d’où vient ce bruit assourdissant, les jeunes

adolescentes cessent de cueillir les coquelicots et lèvent les yeux au ciel. Une escadrille

d’avions de combat vole à basse altitude et pique droit sur eux. Sur le coup, les habitants

restent cloués sur place quand brusquement une salve d’artillerie fait voler en éclats la terre et

la végétation. La panique s’empare alors des villageois qui courent vers leurs petits pour les

mettre à l’abri mais les avions pilonnent ce petit bout de terre atteignant sans pitié les cibles

humaines.

Le jeune Lucien ne comprend pas ce qui arrive. Il porte ses mains à sa poitrine et

s’écroule à genoux. Terrifié, il regarde autour de lui et voit ces petits corps sans vie. Il cherche

du regard ses parents et aperçoit son père blessé grièvement aux jambes qui rampe vers lui

avec beaucoup de difficulté. Sa mère se tient debout, par miracle elle n’a pas été touchée. Le

père rejoint enfin le fils qui baigne dans une mare de sang et le prend dans ses bras mais déjà

la mort voile ses yeux. Il l’appelle et le secoue pour qu’il revienne à lui mais en vain. Il le

berce contre son coeur et pleure comme jamais il n’a pleuré.

Le souffle impitoyable de la mort se répand doucement, sournoisement dans la

clairière rougie du sang des innocents. Les plaintes finissent par se taire définitivement pour

laisser place à un silence oppressant. Ce jour de pentecôte 1943 devait rester à jamais une

journée inoubliable.

 

Lucien met ses mains sur ses oreilles mais il entend toujours l’écho de leurs cris

enfantins. Il veut mourir mais la mort fait la sourde oreille et préfère le laisser dans sa

souffrance. Tant bien que mal, il se redresse avec l’aide de sa canne, et, dût-il couper le vieux

chêne en menus morceaux il le ferait sans aucun remords. Il réussit cependant à arracher des

fibres centenaires ce qui l’avait tant bouleversé un peu plus tôt ; le hautbois de son fils

disparu.

 

FIN

Concours de nouvelles (Nouvelle protégée le 10.02.2008).

UNE JOURNÉE INOUBLIABLE Érine LECHEVALIER

 

 

Une journée d’enfer

 De Denise BIONDO

 

 

            Et ça continue ! Jean veut se faire un café et, juste à ce moment-là, sa femme l'appelle et lui reproche d'avoir laissé le robinet de la baignoire ouvert. Le ton monte... Il est pressé. Une dispute de plus ! Et dire qu'autrefois, il se mirait en prince charmant dans les yeux noisette de sa compagne ! Elle disait alors : « Comme toi, on n’en fait plus, on a cassé le moule ! » Cette phrase a disparu de ses répliques: elle aussi est stressée. Ils s’agitent tous deux comme des marionnettes manipulées par les banquiers.

 

Déjà de bon matin tout va mal... Il est fatigué car il a mal dormi. Toujours débordé, surchargé de boulot, il reste surexcité par habitude. Il a glissé sur sa savonnette en prenant son bain. Une douleur au bas des reins va accompagner sa journée !

Il veut cuire un oeuf pour son petit déjeuner mais quand il le pose sur le plan de travail, celui-ci se met à rouler jusqu’au bord… C’est la chute ! Une omelette immangeable s'écrase sur le sol !

Le téléphone sonne. Il décroche : une voix d'homme veut parler à Madame. Qui est-ce ? Il le lui demande. Son coiffeur ! Elle a rendez-vous avec lui juste avant le boulot ! Il paraît sceptique. Il trouve qu'elle se fait un peu trop belle pour aller travailler. C'est vrai, il ne l'avait pas remarqué mais elle est presque en tenue de soirée. Cette robe noire qui la mincit, ce décolleté, publicité évidente pour le lait maternel, et ses orteils soignés, nacrés, qui scintillent presque entre les lanières dorées des escarpins ; est-ce une tenue de travail ? L’an dernier, elle partait en jean et en tee-shirt.

Il la questionne. Elle affirme vouloir se sentir bien dans sa peau pour affronter le stress de sa journée. Elle a sûrement un amant profitant que le vilain mari est débordé et n'a plus le temps de lui susurrer une romance. Qui est-ce ? Un chômeur. Ils ont tout le temps ces gens-là ! Il y en a de plus en plus ! À moins que ce ne soit le coiffeur, lui-même, sous son faux air homosexuel, il en pince peut-être pour ses rotondités !

 

La cafetière déborde et inonde le brûleur à gaz qui s'éteint. Il faut nettoyer ! Peu après, en réfléchissant un instant, il trempe trop longtemps son croissant qui se sépare en deux parties dont une l'éclabousse en plongeant dans le bol. Il n'a plus qu'à changer de chemise avant de mettre sa cravate.

Ses chaussures ! Il y a longtemps qu’elles n'ont pas vu de cirage. Un frottement sec et rapide contre le mollet de son pantalon, ça suffira ! Il tousse. Il cherche le flacon de sirop. Quand elle lui indique son emplacement, il est vide ! Une bonne gorgée de whisky fera l’affaire. Et le portable ? Où s’est cachée cette machine ? Le voilà dans les coussins du canapé ; on n’a pas idée…

 

En plus, ce matin, aucune crèche ! Il doit amener sa fille de trois ans chez sa belle-mère pour qu'elle la garde parce que Madame pressée n’a pas le temps de l’accompagner. Il emporte donc le fauteuil spécial. Il porte la fillette pour aller plus vite et l'installe à l'arrière de son automobile. Voilà, ainsi harnachée, elle ne risque point de s'échapper ! Il vaut mieux : elle s’endort souvent en voiture. En route vers Mamy ! 

 

En chemin, il va s'arrêter au tabac pour acheter son paquet de Marlboro. Hélas ! Le stock paraît épuisé. Il gesticule en criant : « Qu'attendez-vous pour renouveler : la grève des fumeurs ? » Furieux, il reprend donc le volant et continue son trajet en maugréant contre les encombrements routiers. Il mâchonne une allumette. Il se sent déjà étouffé par sa cravate. La canicule s’annonce. Heureusement, au bureau, il aura la ‘’clim’’. Les yeux sur la route, il détaille par avance la journée qui l’attend.

Lorsqu'il arrive en retard devant son usine, Il aperçoit un attroupement anormal qui s’intensifie ; cela finira par devenir une habitude. Les syndicats ont voté la grève. Il bondit hors du véhicule. D'un « clic » de sa clé, il verrouille les portes sans se retourner. Il doit se frayer un chemin au milieu des grévistes qui agitent leurs banderoles de revendications. Il ne peut leur en vouloir : il y a trop de licenciements. Compression de personnel ! Lui-même risque d'en être menacé.

Et le pire ne décevant pas, il imagine déjà les bâtiments déserts sans personnel, les machines revendues qui fuiraient par camion. Le désastre !

 

Une secrétaire se précipite vers lui dès son entrée pour le rappeler à l'ordre. Il subit ensuite les reproches de son patron parce qu'il est en retard à la réunion administrative. Et voilà, comme d’habitude, on perd du temps à discuter pour décider de la date d'une autre réunion qui solutionnera l'avenir. Pourquoi pas celle-là ?

 

À la sortie de la salle de réunion, on lui signale un appel de sa belle-mère ; il lui répond de dire qu’il est en déplacement. Au moment de rejoindre son bureau, une camarade le gifle en jaillissant des toilettes, les yeux exorbités et les gestes mécaniques. Il a dû oublier un rendez-vous. « Elle a failli en tomber de ses échasses ! On n’a pas idée de travailler sur des talons si hauts. Elle n’a qu’à chausser des baskets comme la petite blonde du standard. Pour arpenter les couloirs en souriant de la lime à ongle jusqu’au café, ce sera moins éprouvant. »

Plus jeune, il était souriant et « cool » comme ils disent, mais la responsabilité a fait plier son dos.

Le repas, la cantine ? Un sandwiche suffira avec un « coca » au distributeur ! Plus de temps perdu. Il faut qu'il téléphone lui-même ! Sa femme passe trop de temps à son travail et elle n'est plus proche de lui comme avant. Il l’imagine devant son coiffeur. La jolie robe tombe et se froisse sur ses talons…

La sonnerie n’en finit pas. Un répondeur froid lui succède. Il ne parvient pas à la joindre. Elle est toujours en train de répéter qu’il oublie sa famille au profit de son travail, mais n’est-ce pas ce qui les fait vivre ? D'un geste rageur, il jette son portable insatisfaisant dans la corbeille à papier du corridor.

 

Déjà, on le réclame à grands cris. Les dossiers s'empilent. L'heure tourne. Et son téléphone sur le bureau n'arrête pas de gémir. Des clients pressés, sans doute. Il ne décroche pas. Comment satisfaire les commandes quand les ouvriers débrayent ? Tout cela va mal finir...

Il transpire dans sa tenue. Il aimerait être nu au bord d'une plage sous un pin parasol. Et pourquoi pas à l’ombre d’un palmier sur une île ? Il sent un ruissellement sur sa colonne vertébrale. Comment ont-ils donc réglé la « clim » ? Encore une chemise à laver et Madame devient même réticente à déclencher le programme... La vie à deux, tu parles... Après quelques années, les doux mots d'amour se transforment en reproches. Il travaille trop. Il sent ses pieds brimés par les chaussures. Tout se dégrade avec le temps !

Finalement, tant bien que mal, la journée se termine vers seize heures trente. Il est tiré d’affaire pour aujourd’hui, du moins il le croit. Quelques enjambées vers les véhicules toujours garés dans le « parking ». Il rejoint alors sa voiture en plein soleil comme d'habitude. Il s’amuse avec la télécommande pour se décontracter.

Quand il ouvre la portière, il se met soudain à trembler ; il claque des dents. Son visage livide se décompose, il se cramponne à la carrosserie : à l'arrière, sa fille est toujours assise, inerte dans le fauteuil ! Tout semble se figer autour de lui : le temps s'est arrêté ! Elle est déshydratée. Il l’a oubliée dans le véhicule fermé depuis le matin !

 

 Denise Biondo 2010 

 

Cette nouvelle écrite par Denise à la suite d’un fait divers sera insérée dans le recueil : Au bout des doigts   à paraître en mars 2011.
 
Article nicole Manday

 

 

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commentaires

erine 05/02/2011 14:42



Super soirée ! très intimidante ! Je veux bien que tu publies ma nouvelle ici !


bisous


Érine



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