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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:37
Cette année Dominique BAUDOUIN est la muse-poète de  Provence-poésie.

Cette année Dominique BAUDOUIN est la muse-poète de Provence-poésie.

Provence-poèsie a désigné comme la muse-poète de l'année, pour la sortie de son nouveau périodique en fin d'année, Dominique BAUDOUIN qui a remporté le grand prix de la nouvelle de la ville d'Aubagne 2020 et qui fera partie du jury du concours de cette année.

Dominique a plusieurs cordes à son arc et est aussi chanteuse comme on pu le voir les adhérents et les visiteurs dans la deuxième partie du spectacle : Il était une fois... GIONO,  ce samedi 17 octobre.

Voici donc trois de ses poèmes qui ont cueilli les réponses de notre président et seront publiés dans notre périodique. Après Alice HUGO, Carine CANU, Denise BIONDO, Mireille MIAU,  Geneviève CASABURI, Mauricette BUFFE, Patricia HOLZL, Valérie DEMARCQ et d'autres, voici la nouvelle muse -poète de Provence-poésie.

 

DEHORS QUAND MÊME

 

Le silence, épais, palpable

De temps à autre

Le vrombissement d’un véhicule.

On pourrait écouter le chant des oiseaux

Oui, le bruissement d’une aile…

Imperceptiblement, la nature reprend ses droits.

Magnifique échappée d’oliviers,

Portail altier d’une bastide.

Regarder l’horizon qui s’étire.

Couleurs fringantes des maisons

Je marche seule

sur ce chemin tant de fois emprunté dans l’insouciance.

Des souvenirs explosent…

Des promenades en amoureux,

Un quotidien si simple

que nous n’avons pas pensé à retenir.

C’était hier,

Et ce sera demain peut-être…

Quel univers, quel avenir derrière le rideau de l’emprisonnement ?

Nul ne le sait.

 

 

Réponse de Danyel :

 

Hier et demain, une formidable union !

Ce ne sera pas un retour en arrière,

Simple gommage du présent.

Stop à la bêtise humaine !
Faisons confiance aux bêtes !

Gardons la vie à quelques abeilles,

Laissons chanter les derniers oiseaux !

 

 

 

 

DÉCEPTION

 

 

Le temps est immobile

Rien de ce qui était ne bouge.

Pourquoi d’ailleurs ?

Soudés à jamais,

Ensemble ils demeurent.

Et moi, l’électron libre

Le mouton noir,

Pour toujours séparée…

Quelque chose en moi crie et se cabre

Rien de ce qui était ne bouge

Le système reste inchangé.

Virtuel ou réel, qu’importe ?

Frontière

La ligne invisible, immuable.

Ne pas la franchir.

Des projets, à quoi bon ?

La douleur n’en sera que plus vive.

Ne pas dépasser la limite

De l’illusion !

 

 

Réponse de Danyel :

 

L’utopie, c’est l’utile qui pousse à l’action,

Le rêve est maintien de la vie ;

C’est Maupassant qui nous l’a dit.

Laissez alors renaître une bonne fonction !

Figée la nature fait peur.

Un chat privé de rêves meurt.

 

ROME AU BOUT DU VOYAGE

 

 

Train de nuit. Une couchette étroite.

Claquement des portes.

Chuintement plaintif de la locomotive.

Agité d’une effroyable transe,

Le wagon or et bleu

Soudain se tait.

Langueur interminable du voyage,

Expérience originelle.

Puis Rome, enfin,

dans un dévoilement subtil,

Tout au bout du voyage.

Silence…

 

La ville aux sept collines s’éveille.

 

 

Réponse :

 

Le train, et bien sûr, je n’étais pas du voyage

Mais celui-ci persiste au-delà des mirages

Il ne meurt jamais.

Il était au début avec loco vapeur

Il sera là plus tard, électrique moteur

Pour nous amener.

 

 

 

 

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