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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 12:48

Pp ne peut suivre notre ami Guy Feugier dont les activités se succèdent à un rythme effréné, nous vous informons néanmoins de

Guy Feugier TEL QUEL  samedi 8 novembre 20h

Accompagné au PIANO par Robert COLLADO
Guy FEUGIER est un « fada » de Poésie. Il lit, il dit, il joue… danse, chante à l’occasion, toutes les poésies. Parfois accompagné d’une ou deux guitares, d’un piano ou d’un synthé. Son répertoire ? De Verlaine à Hugo en passant par Prévert ou Cocteau. Mais ce soir, exceptionnellement ce sont ses textes, tendres ou caustiques, qu’il interprètera.

Il sera accompagné de Robert COLLADO, poète du piano qui

« respire » la musique et ressent la poésie jusqu’au bout de ses doigts

Entrée : 10 €
Adhérents : 8 €

Arteka Marseille 15 rue jean Roque 13001 


 

feugier 001

 

 

 

----------------------------------------------------Rappel :---------------------------------------------------------------------

Son 21 septembre qui prévoit aussi un repas de midi autour de 15 euros avec paëlla géante ; si intéressé se renseigner au 06 07 71 33 69 Passeport pour la poésie.

Et nous nous intéressons plus particulièrement à son après-midi poétique à Luminy en trois parties à partir de 14 heures que nous vous affichons ci-dessous et à laquelle Denise Biondo et Danyel Camoin vont participer  :

brassens-feugier-001.jpg

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article FZ

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 15:42

Un voyage organisé à petite distance : Denise Biondo et Rose-Marie Palun  escortaient notre président dans une visite guidée de l'univers cinéma du nouveau château de la Buzine et de son parc.


Si les murs ont de l'oreille

Et les pierres de la mémoire

Il est en Marseille

Un château qui pourrait chuchoter des mots.

Près du village de La Treille

Au couvert de fumée noire

Il est en Marseille

Ce monument qui abritait les oiseaux.

Si vous passez par La Valentine

Lorsque quelques vers de Pagnol dansent

Il est en Marseille

Au reflet de Manon dans ses collines

Ce jardin mystérieux de l'enfance

C'est le château de sa mère.

Danyel Camoin - Le petit guide poétique des trésors de Marseille.

 

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Photos: R-M Palun / Article FZ


 

 

 

 


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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 17:33

 

Certes Provence-poésie a honoré les lauréats avec chèque-bons-médailles, coupes, recueils et diplômes...  

Mais derrière ces gagnants couverts de gloire dans notre blog on trouve des participants dont les textes méritent d'être lus et comme l'an dernier, Pp éditions lance son recueil à compte éditeur pour ces auteurs désireux de s'incrire pour être les 15 auteurs de 2015 réunis par le retour en Provence

couv.Retour en Provenceau suivant - Copie

piloté par Denise Biondo, notre nouveau troubadour, également décoratice du recueil et de la face avant de la couverture ci-dessus.

Ont collaboré à l'exécution :

Mauricette Buffe, Joëlle Solari et Isabelle George

couverture d'après une photo d'une autre Denise : Denise Jaumard

préface et présentation des auteurs face arrière de Danyel Camoin

Sont inscrits, honneur aux dames :  

 

pons

Josette Pons, une habituée, et l'histoire du manteau qui avait déjà été retenu par d'autres associations et qui a été mis en scène le 8 mars par Danyel Camoin avec Mireille Miau

buffe

Mauricette Buffe sur la grand'place était déjà parmi les 13 auteurs de 2013 entre deux eaux.

sonia 001
Sonia Kitaëff,déjà parmi nous avec le papillon, dont la pochette surprise avait presque rejoint les lauréats cette année,

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Marie-Paule Leroi, académicienne de Provence, au-delà des nuages,

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Dominique Cabrol en couleur primitive,

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Josette Deydier avec un Petit qui devrait devenir grand.

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Albanne Riboni sur la place de l'église.

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Joëlle Solari récidive même si le ciel peut attendre.

jeanne

Jeanne Champel-Grenier, ex-lauréate, Avé Toyota !

Pierrette Tournier

Pierrette Tournier, récidiviste de qualité : Bien joué, Poulette !

et Messieurs

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Patrick Pierre pour un serment de père

michel isard

Michel Isard, réactions à l'aéroport...

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Serge Kutnerian... Miracle à St Sauveur

 avec pour sa première nouvelle éditée :

 Evelyne Palermo : perspectives de Noël en Provence pour la partenaire spectacle de Danyel Camoin dans l'Aveugle.

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Et à titre posthume nous inscrirons aussi Francis Triay pour sa nouvelle jouée le 8 mars par Danyel Camoin et Edouard : Pépino.

triay

 

Avancement du projet : livraison pré-sortie pour le 15 janvier 2015

Les auteurs peuvent demander par mail un état de livraison de leur exemplaire gratuit.

mais l'envoi des exemplaires se fera désormais en échange d'un prêt à poster avec suivi fourni par l'auteur pour sécuriser les envois 

le meilleur moyen restant de récupérer en main propre...

Possibilité le 16 janvier au gâteau des rois de Pp.

 

 

Les gens  ne désirant pas profiter de cette occasion ont été remplacés par les candidats suivants dans la moyenne des notes obtenues au concours : cela a été fait pour M. Pierre Boyer et Me Claude Jego.

Tremplin pour Mauricette Buffe et Evelyne Palermo

également partenaires de précédents spectacles.


Article Fz

 

___________________________________________________________________________________________________________

Le livre deuxième volet des éditions du troubadour dans la collection générale enregistrée à la bibliothèque nationale de France a été édité et quelques exemplaires sont encore disponibles au prix de 12 euros (10 pour les co-auteurs)

 

troub-arriere.jpg

Décoration couverture de l'illuscrivaine: Céline Lacomblez-Long, une des dix lauréats du concours national de 2013...

Introduction

Le troubadour marchait toujours, entre deux routes ou deux époques, son instrument sur le dos. Il avait longtemps suivi des traces dans la neige mais le haut de forme qu'il avait trouvé ne l'avait point amené chez Maupassant. Il avait abouti dans une vieille auberge en ruine où l'on détroussait jadis les voyageurs jusqu'à ce qu'un moine passant par là, y mette bon ordre, mais lui n'y avait trouvé qu'un vieux chat, un vieux rat, un papillon égaré. Pas de quoi reconstituer les musiciens de Brême ! Le chat miaulait comme un écorché et le rat avait mauvaise mine ; il n'aurait pu tenir conseil avec La Fontaine. Quant au papillon, figurez-vous qu'il s'était posé sur l'épaule du troubadour comme si c'était un perchoir pour oiseaux. Et même quand il repartit sans que ce poids ne le gène, l'animal était toujours là, compagnon de voyage muet.

Réfléchissant tout haut l'homme murmura :

"– Drôle de compagnon que tu fais... Moi, si j'étais papillon, je pourrais voler de village en village et écouter des histoires, découvrir de nouveaux talents, quelques-uns qui ont échappé aux trophées de Provence-poésie. Quelques égarés qui chantent dans leur salle de bains, quelques fous qui passent leur nuit à écrire...

– Je suis un papillon mais je suis aussi un génie !

– Mais tu parles ? Un papillon qui parle ?

– Non, c'est télépathique et toi seul peux m'entendre parce que tu entends par l’intérieur comme tout poète. Je ne parle pas mais je pourrais exaucer ton voeu. Souffle entre tes doigts, joins tes deux mains en imitant un papillon par jeux d'ombres et ferme les yeux. Ensuite, dis trois fois : vole, vole, s'envole le papillon...

– Un génie, de mon temps sortait d'une bouteille, d'une carafe, d'un filtre, mais sous forme de papillon... Enfin, j'y vais... Vole, vole, s'envole le papillon...

Deux fois encore ! Mais... Où es tu, papillon ? Je ne te vois plus, tu es parti pendant que j'avais les yeux fermés, c’est triché !

– Mais non, idiot ! Regarde-toi, je ne peux plus tenir sur ton épaule, tu es trop petit. Maintenant c'est toi le papillon !

– Moi, mais c'est vrai ! Si je bats des bras, des ailes, je volette... Je saute si haut, au-delà des fleurs. Merci papillon, je vais chercher des histoires, des nouveaux talents, des gens qui savent encore rêver pour s'évader du morne quotidien..."

Et c'est ainsi que l'on rencontra un papillon sur l'aile du vent...

 

Et ceux qui vont vous conter ces histoires, ce sont eux...

Les nouveaux nouvellistes de Pp : 15 pour 2014

Voici les co-auteurs :

elodie.jpg Elodie Berchel (le bonheur est sur la ligne)

bolatre.jpgLaure Bolatre (rêver, libérer, espérer)

Découpage1Albert Borelli (La Toile)

joelle-copie-3Joëlle Foin (Demain le grand Jour)

gendrault.jpgJean-Marc Gendrault (Maison Angelo Corti)

SPA50077bisMichèle Grenier (Chère Mathilde)

sonia-copie-1.jpgSonia Kitaëff (De l'aube au crépuscule)

erineErine Lechevalier (Rien à dire)

chris.Lubrano.jpgChristine Lubrano ( A tour de rôle)

peucelle.jpgRichard Peucelle (Zig-Zag)

josette.jpgJosette Pons (Le dernier des Titans)

melanie.jpgMélanie Révilla (Nouveau Monde)

roux.jpg Gilles Roux ( Robot...)

securedownload.pngJoëlle Solari (Au bord du monde)

Pierrette-Tournier.jpgPierrette Tournier (Monologue)

 

et le troubadour

troub

 

Article précédent :___________________________________________________________________________________

 

En 2012, à l'image de son recueil de poésie à Treize auteurs sur Marseille:

Le petit guide poétique des trésors de Marseille soutenu par des images du comité du vieux Marseille et par l'Académie poétique de Provence, édité par Bénévent et préfacé par Jean-Claude Gaudin...


le guide

 

Danyel Camoin a lancé le premier livre régional multi-auteurs de Provence-poésie indépendamment des recueils de concours.

Tous les chemins mènent à Aubagne qui regroupait pas moins de vingt auteurs régionaux peu connus à l'époque.


chemins d'Aubagne 1-copie-1

En 2013, vient de sortir Entre Deux Eaux avec douze dames rencontrées au fil des concours parmi les non laurées en particulier mais auteures de textes remarquables non retenus par le jury.

Parmi elle, Céline Lacomblez, l'illuscrivaine, illustrant le personnage, a remanié son texte pour se rapprocher du troubadour qui démarre le livre.

Le 16 mars à Aubagne le livre sera présenté en présence de la plupart des auteurs avant la remise des prix 2013.

On peut lire dans les articles suivants des particularités sur chacun de ces trois livres édités à compte d'éditeur.


cover eaux b

 

Dans le courant de l'année, sera mis en chantier le recueil regroupant les bons textes trouvés dans le nouveau concours non édités et ceux qui n'ont pas eu la chance d'être sélectionnés par le jury pour Inspiration libre en Provence peuvent envoyer leur texte (fichier Word.doc) sur le mail de Pp et demander comment s'inscrire et quelles conditions remplir pour faire partie de l'équipe de :

Un papillon sur l'aile du vent.(titre provisoire)

 

Article Nicole Manday

 

Entre deux eaux ?

 

Le livre c'est :138 pages, 12 euros, éditions Pp, dispo légale 13 /01/2013

(sur commande aupréalable à 10 euros pour tous les adhérents ).

 

Par ce livre le président voulait donner une chance d'être édités à des textes qui ne figuraient pas au dernier palmarès de Pp mais qui en étaient proches, il a demandé à ses amies Denise Biondo, Janine Ravel, Geneviève Casaburi eT Céline Lacomblez, toutes lauréates de concours de compléter l'oeuvre. Les deux dernières ayant carrément dirigé leur nouvelle vers le troubadour qui démarre l'action.

Les autres participantes : la plupart ont été primées dans des concours régionaux pour d'autres nouvelles mais la nouvelle choisie est celle qu'elles avaient adressée à notre concours.

En compte éditeur, évidemment, est-ce une expérience à renouveler pour 2014 sur le nouveau concours ? Nous recueillons les avis d'intéressées pour la prochaine aventure... du troubadour.

Le conseil de Pp ; lisez d'abord Entre Deux Eaux.

(thème ci-dessous)

Mauricette Buffe et Claude -Marie Roux en avant-première à la parution totale du 13 janvier 2013

vont dédicacer leurs exemplaires du livre Entre Deux Eaux le dimanche 23 décembre lors du marché de Noël De Coustellet, reçues par le libraire de l'Encrier sur la place du marché de 9h à 12h30.

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Mauricette, nouvelliste plusieurs fois récompensée au concours de nouvelles de Sablet et Claude-Marie l'écrivaine des jardins: il faut voir le sien magnifique près de Cavaillon pour comprendre, une équipe de choc qui était présente pour la journée des contes du septième art à Aubagne. Deux de plus sur les 13 de 2013. En 2013, Pp réalisera peut-être un interview de Claude-Marie dans son jardin.

Provence-Poésie vous présentera tour à tour les douze invitées du troubadour.

 

 

La précédente présentation: l'illuscrivaine---------------------------------------------------PORTRAIT%20AT

Provence-poésie présente un double talent : non seulement, elle écrit des nouvelles dont la plupart sont primées ou publiées et un roman, mais elle illustre aussi les oeuvres des autres et Danyel Camoin l'a conviée pour illustrer son troubadour de "Entre deux eaux" le livre à paraître... dans lequel est publié une fantastique nouvelle de Céline.

Mais vous pouvez aussi retrouver l'illuscrivaine dans le recueil : Inspiration Libre et sur les photos de notre remise des prix de 2012 auprès de Mr Jean-Marie Orihuel, adjoint au maire d'Aubagne...

Et sur son propre univers, hésiterez-vous aussi entre l'écriture et le dessin ? Il vous suffit de taper dans Internet : l'illuscrivaine, pour pénétrer dans le monde d'une des treize nouvellistes de 2013 chez Pp.

Avec Claire Gilbert sur laquelle existe déjà un article et se profile un entretien, Céline Lacomblez-Long représente la jeunesse au sein des nouvelles de Pp éditions.

 

MX-2310U_20120723_114100.jpg

 

 

13 pour 2013

 

 

Entre deux eaux apparaît un troubadour...

Un promeneur a vu une étoile filante tomber...

Douze dames sont inspirées soudainement quand le troubadour déclame sous leurs fenêtres

dans cette cour carrée au bout de l'impasse...

 

La phrase des auteures (la question est en rapport de la nouvelle tandis que la phrase les définit)

Joëlle Behez- SDF ? j.jpg

C'est une manière discrète de participer, d'être auprès de vous.

 

Denise Biondo- Randonneuse ? DB-2n.jpg

Quelques syllabes musicales égayant les maux d'une portée fleurie...

 

Mauricette Buffe- à la merci des mots ? buffe.jpg

La musique des mots et celle des notes se mêlent et se confondent pour l'harmonie de ma vie.

 

Geneviève Casaburi- au sujet d'un crime ? portrait Ginou

L'écriture est pour moi le moyen de m'échapper dans un monde imaginaire bien loin des aléas de la vie.

 

Michèle Durand- à cause d'un accident ? Michele-1-.jpg

Je parcourais le monde sur mes deux pieds... Un jour, subitement, par inadvertance, j'en mis un dans le puits sans fond des mots qui se sont précipités à mes trousses et ne m'ont plus lâchée.

 

Claire Gilbert- juste de faux-semblants ? photoclaire-20001-1-.jpg

L'écriture est ma seconde nature.

Michelle Grenier- sur les bancs publics ? SPA50077bis.JPG

De poèmes en nouvelles ma plume ose s'aventurer plus avant, curieuse de découvrir les mots et merveilles qui gravent l'essence de la vie.

Céline Lacomblez- peut-on sortir de l'impasse ? PORTRAIT-20AT.JPG

Entre les illustrations et les mots pour toujours repousser les limites et découvrir de nouveaux mondes...

 

Véronique Pésarési- rien n'est ordinaire ? VRONIQ-1.JPG

L'écriture... à la frontière entre l'imaginaire et la vie...

Une merveilleuse découverte de l'extraordinaire dans toute chose ordinaire.

 

Claude-Marie Roux - Un retour à la terre ? cmroux.jpg

Grand-mère épanouie, je navigue sans complexe de l'écriture à ma basse-cour

en passant par la marche et mon jardin de fleurs.

 

Janine Ravel - Amie d'enfance ou enfant d'amie ? janine.jpg

C'est la nature qui a guidé mes pas vers la poésie, les contes et les nouvelles.

 

Mireille Talotti-Miau- une raison de mourir ? portrait mireille

C'est pour moi l'heure suspendue, l'heure où l'on se retrouve entre l'ombre et la lumière.

 

 

Le livre sera présenté le 25 janvier 2013 à la réunion par Denise Biondo ; des exemplaires de pré-édition seront remis aux auteurs présents qu'on présentera au public à la MDVA d'Aubagne.

Il sera représenté en janvier 2013 après l'atelier du mois à la maison des Passons après 18 heures 30 par Danyel Camoin et Gaël Angélis.

et en mars 2013 pour la journée de la nouvelle (et de la remise de prix) par Geneviève Casaburi et les autres présentes ce jour-là auprès d'elle.

Et sur rendez-vous au bureau à partir du 1/12/2012.

Les autres dames sont bien sûr invitées ces jours-là dans la mesure de leurs possibilité.

Nous informons également que le livre sera probablement présenté à Nyons pour lire en mai 2013 si accord de notre ami Chris Bernard (en même temps que les nouvelles de Nyons de Frank Zorra) et les auteures des environs pourront y assister.

 

 

Le treizième Auteur ?

C'est peut-être le troubadour ...

 

 

Et le suspense, c'est le piment de l'oeuvre !

N'est-ce pas ???

 

     

article Fz

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:08

Provence-poésie vous parle de cette journée :

Robert Landi - Henri  et Claire Mahé

Denise Biondo - Danyel Camoin

Des membres de notre association à Carqueiranne malgré le vent.

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 Avec Claude Iconomou - Claire Fasce-Dalmas - Nicole Bouquet   

à la nuitée de Plumes d'Azur avec bien d'autres auteurs...

Merci à Janine Dorel et à son association.

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affiche-2014--1-.jpg

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 13:51

Provence-poésie laisse flotter une larme sur le zéphyr de mai ; Joseph Lévonian a disparu en mai comme Marie-Louise Bergassoli.

Il a rejoint nos autres adhérents disparus : Francis Triay et Michel Ruiz.

Et aussi nos amis de la poésie : Eloyse Blouet et André Durbec qui ont donné à Danyel Camoin ce goût du mini-spectacle poétique.

Malou, (Marie-Louise B) c'était hier dans la période de 2004 à 2008 qu'elle a rayonné pour nous sur l'école romane et son sourire continue de rayonner dans ses yeux sur une étoile qui éclaire Provence-poésie avec un autre

regard sur son vert jardin.

 

La journée lui était en grande partie consacrée sur un fond musical de Jacques Brel (et François Rauber) dont quelques textes et un extrait de film ont ponctué la deuxième partie.

Jehan Armagnac, Philippe-Auguste Malsheres, Alain D'AIx et Guy Feugier étaient là pour soutenir cet élan poétique...

 

Derrière l'invitée d'honneur : Christine Bergassoli, fille de Malou.

Edouard et Michel assuraient un final chanté auprès de Jehan tandis que

Alain et Jean-Paul accompagnaient de leur partition musicale.

Une vingtaine d'interprètes de tout niveau ont été sélectionnés pour former le plus beau plateau des quatre années de l'association, un regard vers les étoiles en duo, trio ou monologue...

Un tirage au sort pour gagner un recueil de Malou restait effectif.

Cinq auteurs magnifiques dans des registres différents pouvaient signer des dédicaces durant l'entrée et l'entracte :

Lucien Séraphin, Robert Landi, Zaven Sarafian, Albert Borelli et Janine Ravel,

 

et pour terminer bien sûr le verre de l'Amitié : amitié qui était à l'honneur dès l'ouverture par l'interprétation du texte A nos Amis par les membres du bureau.

Samedi 14 juin 2014 de 16 à 19h30 : voici quelques photos d'Yves Ravel

et tout d'abord le groupe du spectacle entourant Christine Bergassoli...

 

 

equipe de choc

 

 

 

équipe partie 2

 

 

 

L'équipe de la deuxième partie et les auteurs (ci-dessous)P71402275 auteurs de choix

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  Après le défilé de l'hommage à Malou : Malou, c'était hier


P7140192

 

Un clin d'oeil à Brel : au suivant (Denise et Danyel), Amsterdam (à quatre),

Le fantôme de Fanette (Alain D'Aix et Geneviève Casaburi), Les bonbons

(Patricia Holzl, Joëlle Foin ), Jef (Philippe-Auguste Malsheres), Le voisin d'après l'emmerdeur (Guy Feugier en tueur), Ne me quitte pas...


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Et trois chanteurs au final ; Michel, Edouard et Jehan Armagnac.

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  Ne manquez pas de suivre Robert Landi et le secret de Marthe...


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Parmi les partenaires du spectacle lecture :

Jean-Claude Colay - Sonia Kitaëff - Denise Biondo - Danyel Camoin - Evelyne Palermo - Béatrice Saussol - Janine Ravel - Geneviève Casaburi - Joëlle Foin - Mireille Miau - Jehan Armagnac - Edouard Rostain - Guy Feugier - Michel Isard - Patricia Holzl - Alain D'Aix - Joëlle Solari - Paule Cordier - Robert Landi - Philippe-Auguste Malsheres.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:21

Un papillon sur l'aile du vent révélait à Provence-poésie Mélanie Révilla...

mélaniephoto2.jpg

 

Simple participante du concours de nouvelles 2013, Mélanie se faisait remarquer entre Michelle Grenier et Christine Lubranoauteurs-8294ter.jpgchris.Lubrano

 

A tour de rôle et chère Mathilde donnaient déjà à leurs auteures une place de marque dans le monde des nouvellistes provençaux.

Venant de Lozère, Nouveau monde donnait à Mélanie Révilla une bonne place parmi une quinzaine d'auteurs dont Erine Lechevalier et Laure Bolatre déjà récompensées par nos concours.

erinebolatre

 

Cette année, Mélanie récidive avec une parenthèse en Provence : cette parenthèse l'a amenée au grand prix de la ville en lui rapportant outre la coupe et le recueil, un chèque de deux cents euros et le diplôme de Pp : elle succédait à Henri Mahé face à des rivales de choc.

En tout cas, Mélanie, bienvenue parmi nous, avec un chemin bien ouvert dans le monde de la nouvelle !

Et nous lui conseillons si ce n'est déjà fait de participer aussi au concours des Apollons d'Or ou à celui de Sablet où ont été remarquées nos adhérentes et amies entre autres Michelle Grenier et Geneviève Casaburi...

 

article :Frank Zorra

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Propos de Michelle Grenier : " La nouvelle que je préfère dans Entre Deux Eaux, c'est Mémoire de mes moires de Denise Biondo parce qu'elle a une chute vertigineuse comme je les aime..."

Merci pour Denise et, nous aussi, nous apprécions la chute...

Mais n'oublions pas de parler de Michelle qui est aussi primée pour des fables (Quand les fables se rebiffent) et dont le poème : Cent (sans) Papiers figure dans les coups de coeur du président et dans le recueil poétique : A cloche coeur.

N'oublions pas qu'elle était dans Entre Deux Eaux entre Denise et le troubadour pour un fameux duo du banc et que la revoilà en Chère Mathilde accompagnant avec le troubadour, les quatorze nouveaux auteurs d'Un papillon sur l'aile du vent !

Michelle Grenier dont on va parler plus longuement dans le prochain article des auteurs pour 2014 aux côtés du troubadour de Pp.

3e prix de la nouvelle au prix du Nyonsais et 2e prix de poésie au même concours, elle était à nouveau à l'honneur avec Rosette et Frank Zorra à la remise des prix des Apollons d'or pour son recueil "Quand les fables se rebiffent".

Pp est fière de la compter cette année dans le nombre des adhérents et espère bien trouver une troisième nouvelle fracassante pour notre concours national au pied du sapin de Noël.

Merci Michelle, nous attendons des nouvelles de Ta Provence !

SPA50077bis

Mich'Elle vous invite à visiter www.poémienne.fr

 

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Précédent article : Nos mousquetaires de Sablet

 

Ils ont été tous les trois publiés dans Portique (exemplaire reçu ce jour)

parmi les récompenses des nouvellistes de Sablet (21 juillet ), ils étaient déjà remarqués :

Michelle Grenier premier prix et Geneviève Casaburi qui a aussi le premier prix à Vaison La Romaine

puis un habitué des prix de nouvelle : Danyel Camoin,

récompenses remises par Chris Bernard

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Tous les trois vont se retrouver dans le livre Entre deux eaux, annoncé dans un autre article et groupant treize amis de Pp éditions qui seront à l'honneur en janvier 2013.

Voici en exclusivité les textes de trois des gagnants de Sablet sur le thème des marchés offerts pour l'été par Provence-poésie et leurs auteurs :

 

 

 

 

Vendeuses d’oranges

Le souk a lieu dans un dédale déroutant de ruelles sur lesquelles s’installent mille boutiques à ciel ouvert : on y vend de tout : vieilles bottes au cuir gras, peaux de moutons, marmites, ferraille et toute la friperie : un tas de vieux habits dignes de la hotte du chiffonnier. Les tableaux de peintre côtoient des herbes médicinales. Ici s’alignent des jarres regorgeant d’amandes, figues sèches, là, des barils suintants pleins d’olives. Plus loin des régimes de dattes suspendus à une perche. Des piles de cruches et de vaisselle s’entassent presque sous les pieds des chalands qui se fraient un passage tant bien que mal. Une femme à la voix criarde vrille dans l’air son boniment, traque le client pour qu’il achète ses coussins rouges ornés de pompons mauresques.

Au coin d’une rue, une fillette vend des oranges sanguines disposées à même le sol dans de larges couffins .A ses côtés, une vieillarde au visage aride veille au gain. Ses cheveux blancs pelotés au sommet de crâne lui donnent un air digne et austère. Sous la tunique en toile grossière, son cou de tortue est cerclé de rides plus vieilles que le monde.

Farouche, la petite cache sous un buisson de cheveux noirs ses yeux. Pour observer la vieille et l’enfant à sa guise, le touriste français leur achète chaque matin des oranges. Il en déguste une, tout le suc du Maroc inonde ses papilles. Il distribue le reste aux mendiants ravis de l’aubaine. La vieille au regard rapace ramasse l’argent en remerciant avec toutes sortes de salamalecs. La petite ne regarde personne, ne parle pas mais lève fièrement la tête, l’air sauvage et racé d’une chèvre. Furtivement, le photographe aperçoit ses yeux sous les ronces rebelles des cheveux : Des iris violets sombres qui boivent la lumière.

Dans leurs longues jupes couleur raisin sec qui balaient leurs chevilles, elles s’en vont, la vieille de sa démarche éléphantesque mais robuste encore, la petite dansant gracieusement telle une gazelle, contente de ramener les paniers vides.

Le photographe revient tous les jours acheter des oranges. La petite pèse les oranges, rend la monnaie, elle calcule vite sans se tromper. La vieille remercie d’un hochement de tête, place aussitôt l’argent dans une bourse attachée à sa ceinture.

Au bout d’une semaine, sentant la vieille marchande amadouée, l’étranger dit en montrant son appareil :

—Je peux vous prendre en photo toutes les deux ?

La vieille se racle la gorge, et répond d’une voix rauque :

—Non. Tu peux pas. Faut qu’on se fait belles.

—Non ! Je voudrais vous photographier comme vous êtes.

—Non, pas possible : reviens demain, on mettra nos bijoux et le voile : tu peux pas photo.

Il sort un billet, le lui tend. L’ œil de la marchande se met alors à clignoter comme une pie.

Avec une vivacité surprenante, elle s’empare du billet et exige :

—Encore deux billets ! Et pas de photo dans le journal. C’est pour toi, dans ton pays. Compris ? L’aïeule ajoute d’une voix dure et éraillée : Et toi, Aïcha, motus et bouche cousue. Regarde pas la machine à photo : personne peut voler ton âme , si tu donnes pas tes yeux . Compris ?

Le photographe tend deux autres billets sans marchander. D’un revers de main, la grand-mère relève les boucles rebelles de la gamine et découvre le violet sauvage des yeux, pétillants de malice. Derrière la magnifique lumière des yeux, il perçoit la méfiance instinctive face à l’homme, l’instinct de fuite, cette sorte de lueur qui s’échappe des animaux sauvages.

Le photographe, dans la pénombre de son laboratoire attend que le visage de l’aïeule se révèle dans le bac acide : Sa peau, toile d’araignée est ramifiée d’un maillage de ridules denses. Le front haut et bombé est parcheminé de sillons profonds. La mine n’en perd pas pour autant une empreinte d’orgueil et de vaillante majesté. Les prunelles noires, deux pierres ténébreuses d’ une vivacité surprenante regardent ailleurs, sur le qui-vive.

A présent le visage d’Aïcha flotte, tremble entre deux eaux dans le liquide : les yeux en amande violets, les pommettes hautes, les cheveux de jais, boucles de ronce .Dans ses prunelles frétillent une malice volubile, un soupçon de rire narquois. Comme pour se moquer de tout cela, signifier qu’elle n’est pas dupe : être photographiée : Un jeu qui remplit la bourse de billets.

Le photographe cligne des yeux, subjugué par le visage si vivant et les lèvres mi-closes qui semblent baiser l’air à chaque respiration. Aïcha le fixe droit dans les yeux, effrontée. Un regard fascinant échappé de longs cils avec un frétillement de reptile fondant sur sa proie. Ho ! La rebelle n’a pas peur qu’on lui vole son âme, il n’est pas né celui qui la domptera !

Aïcha et sa grand-mère, vendeuses d’oranges, des photographies que l’on s’arrachera à prix d’or dans une exposition à Paris.

Mich’ Elle Grenier

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SOUVENIRS PARFUMES

« Ah !! Il est beau mon poisson !! Il est beau !! »

Comme chaque jour où le marché s’installe sur le port, la voix stridente de Pascaline, vient de me réveiller. C’est elle qui crie le plus fort et bien sûr, c’est elle qui vend le plus de poisson.

J’ouvre mes volets. Et les cris de la rue remplissent ma chambre comme le soleil.

Ce sera une belle journée de printemps. Presque l’été.

Je regarde la rue qui s’anime. J’admire les passantes dans leurs jolies robes légères et je laisse libre cours à mon imagination.

Je me prépare en vitesse, j’avale un café et me voilà dans la rue.

J’adore ces jours là. Ces jours où tout se mêle dans une profusion de marchandises, d’odeurs et de personnages différents. Je suis comme un spectateur qui regarde sur grand écran le défilement des images. Mais là, je fais parti du film. Je vois. Je sens. J’apprends.

Sur le quai, les étals des poissonnières regorgent de poissons de toutes sortes. Des gros. Des petits. Des couleurs qui scintillent sous les rayons du soleil. C’est à celle qui criera le plus fort pour attirer le chaland.

Je croise deux petites jupes en vichy. Leurs yeux pétillants et leur rire cristallin me font tourner la tête. Je les suis quelques minutes des yeux. Puis je repars dans ma promenade.

Dans les rues adjacentes au port, les étalages des marchandes de fruits et légumes sont de véritables explosions de senteurs et de couleurs.

Je ferme les yeux et je reste un moment à identifier les odeurs. Les odeurs de ma Provence.

La douceur des melons de Cavaillon tellement gorgés de sucre qu’ils éclatent au soleil. Les abricots dorés. Les tomates.

J’ouvre les yeux. Les couleurs me sautent au visage. Le rouge brillant des pommes d’amour, l’orange, le jaune des citrons.

Une peinture vivante.

Chaque marchand a sa propre façon d’appeler le client. Je regarde les clientes choisir méticuleusement chaque denrée.

Là une jeune femme sent à plein nez la tomate que lui tend le vendeur. Ici, une vieille ouvre un abricot pour que sa cliente puisse juger du goût.

A force de travailler dans les champs, ses mains sont parcourues par des sillons où la terre s’est incrustée. Son visage est tout ridé et comme cuit par le soleil provençal.

Je la trouve belle. Assise à même le sol avec ses paniers remplis de sa récolte. Je l’imagine dans son petit champs, à bêcher sans relâche pour pouvoir gagner quelques sous pour améliorer sa vie.

Elle est belle cette vieille avec son chapeau de paille et son jupon de grosse toile. Elle est sans âge.

Un peu plus loin, un vendeur d’épices attire mon attention.

Des paniers remplis de poudres colorées et odorantes. Du curry jaune. Du safran. Des gousses de vanille de Madagascar. Des olives vertes et noires. Mais aussi du thym, du romarin et de la lavande.

Je m’assois sur un parapet et je contemple ce tableau où chacun apporte sa propre touche.

Tiens, les deux jupes en vichy repassent devant moi en laissant derrière elles le sillage de leurs parfums.

Qu’elles sont belles ! Et qu’elles sentent bon.

Je ferme une fois de plus les yeux. J’écoute et je me rappelle. Là le vendeur d’épices. Je sens la cannelle et la muscade. Là-bas, un peu plus loin, le bel étalage du maraicher. Sur le port, je reconnaitrais entre mille la voix de Pascaline.

Ici des gens discutent. Des bonjours fusent.

J’aime cette vie tranquille et amicale.

Le 21ième siècle vient de faire son apparition. J’ai maintenant 70 ans. Je suis un vieux monsieur et à mes heures perdues, je peins.

Je peins ma Provence et je me souviens. Surtout de ce jour-là.

Devant ma toile blanche j’ai fermé les yeux et tout m’est revenu. Les odeurs. Les couleurs.

J’ai couché sur la toile tous les détails de ma mémoire. Pascaline sur le port. Et ma vieille. Ma belle vieille ave son chapeau de paille. Les couleurs éclatantes des étalages et même les deux jupes en vichy.

Sur le châssis les teintes sont là. A chacun de mes coups de pinceaux, je me souviens des senteurs. Un véritable retour en arrière. Mais ça je le garde pour moi.

Geneviève Casaburi

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Un mardi de marché…

Entre le jaune des pommes golden et le vert pâle sali des artichauts blancs, son sourire s’ensoleillait au parfum des fraises qui rougissaient pour elle. Le regard des vieux libidineux plongeait sans retenue dans son décolleté qui s’ouvrait sur deux petits melons comme on aurait pu vouloir en soupeser.

Et retentissait alors le cri des vendeurs et celui des poissonnières:

« Cômmme ? Il n'est pas beau, mon poisssson ? Il est plus frais que vous ! »

Il est vrai que je ne devais pas avoir un visage très frais ; une nuit sans sommeil et quelques vertiges au lever... Quand on vieillit, on doit faire face aux rhumatismes, à la toux chronique et aux clignements de paupières.

Quelquefois, un sourire, un regard... Une image de femme qui glisse et se superpose à une autre pour un instant fugitif de bonheur et votre sang se glace parce que ce matin vous êtes réveillé. Fini le rêve, c'est le matin au marché ! Surtout, avec ce soleil fringant qui s'évertuait à rayonner lourdement sur moi, semblant me narguer et me dire :

« C'est une belle journée ! »

Mais sait-on vraiment quand on commence une journée si elle sera belle... Jusqu'au bout ? C'est vrai qu'en regardant cette vendeuse ; c'était la fête ! C'était la féria des fruits et légumes qu'elles vantait par la blancheur émaillée de ses dents saines, pas encore jaunies par le tabac ; une pure qui ne jetait pas à ces trottoirs jonchés de filtres de cigarettes… Une pure que l'on imaginait bien, dans son jardin, se penchant sur les plants de tomates avec le mignon « potiron » en l'air, lequel jardin serait en fleur de l'amour ; sourire « plein pot », tirons un trait -flèche de Cupidon brisée- sur ce régal pour un homme seul, car, j'avais passé ma nuit bien seul, bien sûr, mais je vivais toutes mes nuits depuis si longtemps avec un cadavre qui ne remuait plus un cil entre mes bras, un buste de marbre sans câlin, vivant sa destruction au fil des jours ; la plante qu'on ne peut plus arroser ! Ma vieille épouse, plus rien ne la faisait sourire ! À une autre époque, c'est elle qui aurait marché en voletant légère au milieu des étals, soupesant un chou par ici, un ananas par là... Un peu de céleri en bâtons, le persil en cadeau… puis croquant une olive verte, courant à la fête, le soir dans les bals populaires...

Une danse créole pour animer la « taule » aurait pu tout changer. Oui, tout un rêve d’or au regard de l'inconnue... Même pas besoin de l’imaginer nue, sa main seulement, les doigts accrochés aux miens ; vivante !

Tandis qu'elle me regardait partir, je sentais ses yeux remplis d’eau de mer caresser mon dos. C'est la farigoulette qui nous monte à la tête... en pareille circonstance !

J'étais au marché ! J'emportais ses pommes pesées dans mon filet, et le reste dans ma mémoire, une arrière-pensée dans le sourire, en songeant qu’un de ces jours futurs, elle pourrait bien m’apporter des oranges... Qui sait ?

Et je m'éloignais de l'étal pour quitter la place, le parfum d’un œillet accroché à ma boutonnière, un œillet noir, façon crêpe. Car, là-bas, non loin de ma porte, je voyais des uniformes qui brillaient au soleil de Provence, à la manière d'une épée de Damoclès suspendu au-dessus de ma pauvre tête.

Et oui ! Par une si belle journée, qui aurait pu penser que j'allais m'enfermer... Dans leur fourgon ? Qui aurait pu penser que j'avais tué ma femme ?

Danyel Camoin

 

 

D'autres nouvelles dans la même rubrique dans les pages archives des années précédentes.  

FZ 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:04

     Provence-poésie vous annonce les deux prochaines grandes dédicaces de l'hiver :

Les fantômes de Marseille seront non seulement sur les tables du carré des écrivains mais en plus le comité du vieux Marseille les présente au prix des marseillais, nous venons de fournir au jury des exemplaires supplémentaires.ch-d-if-fichier.jpgles-fantomes-pub.jpg

Nous vous invitons à retrouver Geneviève Casaburi sur les stands le 15 novembre dès 14heures au centre Bourse à Marseille.

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Les conteurs seront à l'honneur le 13 décembre dès 9 heures librairie Thiéblemont le 13 décembre pour dédicacer vos cadeaux de noël ; Michel Isard et les contes de sa Provence D'hier et Danyel Camoin et ses contes marseillais du Garlaban vous donnent également rendez-vous au carré des écrivains où ils seront aussi.

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C'était samedi après-midi 24 mai 2014 que les fantômes apparaissaient chez Cultura La Valentine avant de revenir peut-être vers Cultura Aubagne.  

Outre le livre en lancement Frank Zorra présentait aussi Au seuil de l'inexplicable et Je suis né à Marseille les oeuvres de ses débuts et Geneviève Casaburi Histoires de Savoir, Il était une fois et Les âmes Blanches.

 

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En remerciement à un article de Guillaume Descours dans la Provence, Pp éditions publie celui-ci avec la photo de deux des auteurs auprès de Jean-Marc Thiéblemont, libraire génial de la région qui offre aux auteurs régionaux un moyen d'expression que d'autres libraires ne donnent pas aux alentours.

Merci à la librairie et au journal !

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Trois auteurs de Provence-Poésie dans un polar fantastique et historique à la fois en attendant la parution d'un papillon sur l'épaule du vent qui groupe quinze nouvellistes dont le talent est à révéler autour de Frank Zorra.

Le tir groupé est devenu la particularité de l'association Provence-poésie qui présentait aissi en juin dans le spectacle : les poètes que chantait Brassens une lecture inter-association en groupant les représentants de plusieurs associations et notamment : Passeport pour la poésie (Guy Feugier) Le club des poètes Castéropoulos (Jehan Armagnac) Provence-Poésie (Danyel Camoin) et l'organisateur de coeur de poètes (Philippe-Auguste Malsheres) autour de la théâtrale Alice Hugo et de l'auteur-interprète de l'Académie de Provence ; Michel Isard.

 

Et la vedette des fantômes de Marseille arrivés trop tard pour être présentés au carré des écrivains cette année c'est tout de même Marseille en 1881. 792px-Marseille_-_Quai_de_la_Joliette.jpg

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Et la gare St Charles à l'époque sans ses escaliers.

 

 

Les fantômes de Marseille...

Le nouveau livre à plusieurs auteurs de Pp éditions

groupe à son générique

trois auteurs de nouvelles reconvertis dans le style roman :

Geneviève Casaburi, de plus en plus à l'aise dans cette sorte de polar sanglant qui glisse entre le fantastique et l'historique, domine cette distribution,

auprès d'elle un Frank Zorra égal à lui-même, fier de sa récompense aux Apollons d'or et de l'édition de son recueil à Lyon (par Baudelaire)

qui chasse ici un drôle de criminel entre les deux époques qui décrivent Marseille en vedette,

Joëlle Behez, nouvelliste érotique, ici conseillère et historienne, trace quelques lignes auprès des décorations d'époque de Denise Biondo et de l'élément vérité de base autorisé par Miette Ripert...

le tout contrôlé et mis en page par Gaël Angélis, Isabelle George et Danyel Camoin.

Un travail d'équipe...

Un livre qui obtient déjà son petit succès sur un galop d'essai : son lancement à la librairie Thiéblemont semble prometteur...

en attendant son passage à CULTURA La Valentine le 24 mai 2014.

Voici ci-dessous les révélations de Frank Zorra sur ...

L'origine des Fantômes...

Impasse de l'Arlésienne, un nom bien étrange qui évoque déjà une absente. Déjà dans le texte de Daudet, on attend, on espère, l'héroïne !

Et puis, me voilà par hasard dans ce lieu. Ce n'est pas la première fois qu'au cours d'une enquête je me suis trouvé dans une impasse... Mais pas celle-ci.

Ainsi, ce jour, au cours d'une filature, je me suis trompé de rue... Si David Vincent avait découvert les envahisseurs simplement en cherchant un raccourci qu'il n'avait jamais trouvé, moi, pauvre détective ! Je venais de rencontrer des fantômes en poursuivant un individu qui s'était volatilisé.

Dans le quinzième arrondissement, un vieux parc d'attractions, un projet qui n'a pas vraiment abouti. Une artiste. Miette Ripert, plasticienne marseillaise, s'est réfugiée dans la Drôme, suivant le journal La Provence. Pourquoi ? À cause de cet incroyable gâchis que l'on découvre, comme moi, au détour d'une erreur, impasse de l'Arlésienne. Ce jardin sculpté en microcosme, la victoire de la nature débordant la ville, n'a même jamais été inauguré ; il sera définitivement condamné. Le site a été placé sous la responsabilité de la mairie de secteur qui assure la sécurisation. Au bout de dix-huit ans de travail, Miette a fini par jeter l'éponge. Tout cela pour rien !

Un peu essoufflé, je me suis assis sur une vague... Il n'y a pas de quoi rire, il s'agit d'une vague sculptée, oeuvre appuyée sur l'artiste japonais Hokusaï et ces vagues, peu à peu, ont noyé le parc dans la poussière et l'isolement, parmi les graffitis et les vitrines brisées.

Machinalement, j'ai regardé ma montre. J'ai été stupéfait ; elle était arrêtée à l'heure exacte où j'avais mis le pied dans le parc...

Et je sentais autour de moi un tourbillon de vide. Au-dessus de ma tête des nuages gris avaient caché le soleil… J'étais aspiré dans une fraîcheur étrange apparentée dans mon esprit à celle d'un tombeau.

Et si l'on réfléchit bien, c'en était un ! Le tombeau d'un projet, d'une idée, d'un travail...

Le temps semblait s'être arrêté sur ce parc à nul autre pareil. Toboggan, tunnel en mosaïque, volutes, cavernes fantasques ; un jardin extraordinaire...

J'ai foulé cet endroit, j'ai piétiné ce genre d’utopie chère à Paul Carpita montrée dans son dernier film. Bien sûr, pas de homard et point de sourire. Les regrets de l'organisateur devaient chevaucher la vague...ou pire !

Deux yeux se sont alors braqués sur moi, verts et froids, soupçonneux, hésitant à sortir leurs griffes rétractiles ou à s’enfuir en remuant la queue.

Mais même les yeux fermés et le félin parti, dans cet endroit j'ai senti une plus grande présence autour de moi, cette présence glaciale... Des fantômes sans doute qui venaient peupler l’étendue à l’abandon que Miette Ripert avait dû créer sans le vouloir en mettant en chantier cette oeuvre gigantesque, un chef-d'oeuvre amputé par le temps, les nouvelles règles de sécurité, les défauts de budget, oeuvre qui s'appuyait sur le parc des Fabrettes devenu lui-même un spectre... Un fantôme de Marseille : hante-t-il la commune ? Certains le jugeant tel un chef-d'oeuvre et d'autres comme une horreur. Horrible ! Les fantômes laissent un frisson dans mon dos à l'instar des films d'horreur. Mais l'horreur est humaine, a dit Coluche.

Ce n'est pas ce parc qui en est une en soi, c'est ce qu'on en fait, n'est-ce pas ?

L'épopée avait vu le jour sous M.Gaston Defferre, quel maire fera raser ce lieu où vivent maintenant les greffiers sauvages. Georges Brassens en aurait fait une chanson, sans doute, lui qui adorait les chats. Mais je ne suis pas sûr qu'un écrit vain pourra lui octroyer quelques mots audibles ou rassurants gravés sur le parchemin. Devant cet incroyable gâchis, je comprends la peine de cette artiste partie noyer son désespoir en milieu rural. Elle est devenue pour cette impasse... L'Arlésienne, elle-même ! Pauvre Miette ! Son oeuvre s'émiette sur l'épaule du temps. Les revenants auxquels je pense aurait pu, dans leur époque, écrire des lignes merveilleuses en traversant le tunnel en mosaïque. Ceux-là sont des immortels, ils n'ont pas droit au repos éternel : on les réveille en fouillant leurs pages comme j'ai animé ce parc, quelques instants, en foulant son herbe. Ces fantômes que je ne nommerai pas ont laissé trace de leur passage dans Marseille et, là, j'ai l'impression qu'ils m'ont parlé, qu'ils ont effleuré ma joue de leurs doigts froids en me suggérant d'écrire...

Vous pouvez les voir, les imaginer au travers des lignes qui vont suivre, tels que je les ai inspirés aux auteurs de ce roman, à la fois policier, fantastique et historique.

À vous de les rencontrer...

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:52

Mireille Talotti-Miau, notre poétesse de Gémenos vous invite à la suivre au lavoir.

Nul besoin de battoir ou de lavandière, sur la route de la coopérative et de la vallée de St Pons, le lavoir accueille l'Art

Mireille, avec Albert Borelli et Aline Beaudrier, vous invite à une rencontre poésie, sculpture et peinture.

Expo du 20 au 22 juin 2014 de 10 à 19heures.

 

 

portrait mireille

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 22:22

C'est durant trois jours sur la Canebière avec tout un programme à votre disposition.

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Provence-poésie grâce à Couleurs Cactus propose une dédicace sur la Canebière à neuf auteurs ainsi on pourra voir se succéder sur notre stand : 

le vendredi 6 juin :

les contes provençaux de Michel Isard

le roman de Jean-Paul Couturier de l'Académie de Provence

et les oeuvres de Jean-Pierre Mauduy

Le samedi 7 juin :

La poésie et le roman de Robert Landi

La poésie et les nouvelles de Denise Biondo

Les polars atypiques marseillais de Frank Zorra 

Le dimanche 8 juin :

Les nouvelles et romans de Geneviève Casaburi

La poèsie de Janine Ravel

Les mémoires de Sonia Kitaëff (peintre poète)

et en permanence sur le stand :

Le petit guide poétique des trésors de Marseille 

(en collaboration avec le comité du vieux Marseille)

et Tous les chemins mènent à Aubagne.

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Article DC

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 00:14

Adieu l'Ami !

Un pilier de Provence-poésie vient de s'écrouler : Joseph nous a quittés...

Nos lectures ne seront plus les mêmes sans son charisme à la Fernandel et sa gaïeté naturelle.

L'église St Sauveur verra son dernier passage vers 10 h mercredi 21 et nous avons du mal à établir cet article aujourd'hui dans cette deuxième secousse après les adieux à Francis.

Bien sûr, on dira encore que le spectacle continue mais pour nous le siège reste vide et l'ami laisse un trou dans notre eau même si dans notre coeur, il continuera à vivre.

Adieu Joseph, toi, l'ami et l'artiste, Provence-poésie accroche une autre larme aux étoiles et un poème ou un texte en ton honneur viendra peut-être plus tard s'adresser à toi sur cette page, en attendant quelques images vont occuper la place... Parce que les mots nous manquent...

 

12 mars horla

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P127031812 mars juryprovence-po%C3%A9sie%20030[1] 12 mars rosso et les quatre 

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Pour nous Joseph était l'Artiste du théâtre Comoedia qui avait figuré au cinéma dans le film Mayrig d'Henri Verneuil (il aimait dire qu'il avait tenu dans ses bras Claudia Cardinale (Mayrig) et qu'il avait cotoyé Omar Sharif) mais c'était aussi notre trésorier adjoint, l'homme du crédit mutuel, le président de notre premier jury de concours et puis surtout notre partenaire de sortie dans les sardinades, pour les oreillettes, les châtaignes, les après-midi dansantes et les pizzas ou le gâteau des rois et... au-delà, l'un des piliers des lectures qu'elles soient dans les tours de tables des réunion adhérents ou plus spectaculairement dans nos portes-ouvertes au public...

Ainsi Joseph, tu as pris le visage de Tonton Nestor sur des mots de Brassens pour le premier vrai spectacle de Provence-poésie, tout en grimaces, puis tu es devenu le docteur Marrant face au Horla de Maupassant, après toi, tout blanc comme un ange ou un dieu, tu as incarné Esope au milieu de nos fables. Curé de Cucugnan face au Diable, tu as aussi été un marin du bateau La Sardine dans les naufragés de l'aïoli de Danyel Camoin, également la barbe d'Alphonse Allais,  tu as déclamé tout en noir Robert le Diable pour la journée Ferrat après avoir été le notaire du carillon du temps de Geneviève Casaburi. Pour Ferrat, tu te révoltas carabine en main sur le Potemkine et pour nous tu devins le maire du mouton à cinq pattes et le curé face à Joffroi. Don Juan devant Alice Hugo pour Me direz-vous demain ? avant d'être Théodore de Banville au verger du roi Louis. C'est d'après le conte de Michel Isard que tu personnifias un marseillais après la partie de boules et, ensuite, un projecteur pour montrer ton attachement au théâtre.

Adieu Joseph ! Nous avons connu ensemble de grands moments. Si quelque part tu croises Francis, dis-lui que vous nous manquerez...

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Article Danyel Camoin 

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Francis est parti avec l'année 2013 ce mardi 31 décembre, il a rejoint nos amis déjà chevauchant les étoiles...

Provence-poésie accroche une larme à ces étoiles.

Adieu Francis, toi, l'ami et l'artiste qui fut Tony Franck, mais même loin tu seras toujours près de nous car c'est dans nos coeurs que tu continueras ta vie.

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Il avait écrit près de nous dans notre livre : tous les chemins mènent à Aubagne, la vieille dame aux perles...

 

 

L A VIEILLE DAME AUX PERLES

Je me souviens de cette vieille dame assise dans son siège en rotin, elle tenait sur ses genoux une sorte de petit moulin qu’elle tournait sans arrêt. Il s’agissait d’un gros bol métallique possédant au centre une tige surmontée d’une manivelle dans lequel se trouvaient quantité de petites perles aux couleurs variées.

Pendant que l’une de ses mains tournait le moulin, l’autre présentait dans le tourbillon de ces perles, l’extrémité d’un fil de fer à contre sens de la rotation, ce qui avait pour effet d’enfiler lentement ces petites perles. Tous ces longs fils recouverts de perles servaient autrefois à confectionner des couronnes mortuaires.

La fabrique fournissait à cette dame le matériel nécessaire et ensuite des spécialistes formaient à l’aide de ces fils perlés, des fleurs, des feuilles, et d’autres motifs de circonstances. C’était pour elle un petit revenu supplémentaire contribuant à l’amélioration de sa triste vie.

Mais un jour, je l’attendis en vain, et le lendemain je vis devant sa porte une couronne de perles très significative, là, je compris qu’elle avait égrené les perles de sa vie. J’eus beaucoup de chagrin et sur mes joues d’enfant qui découvrait le monde, s’écoulèrent deux perles qui n’étaient pas très rondes.


Ces perles nous les déposons sur les doigts du vent pour qu'elles lui retournent et celles qui se cachent derrière nos paupières non plus ne sont pas bien rondes mais elles s'offrent à lui.

Comme il a dû le dire dans sa vie lui-même un de moins, un de plus et le spectacle continue...

En hommage à Francis Triay fervent de nos réunions et de nos lectures-spectacles, compagnon et adhérent exemplaire, le 24 janvier, sera lu pour tous lors de la soirée du gâteau des rois, le texte : la vieille dame aux perles

et le 8 mars (Allais-y, Mesdames !) avant la remise des prix du concours auquel il avait voulu participer après avoir été membre du jury,

sera présentée en petite scène sa nouvelle : Pépino, la fouine...

Pour qu'il soit encore près de nous.

Francis Triay, un ami...

 

 

Article Danyel Camoin

 

 

 

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