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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:51

Céline. 

de nouveau à l'honneur aussi dans le nouveau concours de Pp  en 2013 Inspiration libre en Provence

Et l'équipe de Pp a interprété sa nouvelle : Reflets oubliés, prix d'honneur de l'an dernier...

en petite scène pour l'ajouter au programme du 16 mars : Sur les pas de Mots Passant...

Et devinez qui a dessiné l'affiche de cette prochaine journée de la nouvelle sous le signe de Maupassant qui sera aussi le jour de la remise des prix ?

 

 

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Provence-poésie présente un double talent : non seulement, elle écrit des nouvelles dont la plupart sont primées ou publiées et un roman, mais elle illustre aussi les oeuvres des autres et Danyel Camoin l'a conviée pour illustrer son troubadour de "Entre deux eaux" le livre à 13 auteurs... dans lequel est publié une fantastique nouvelle de Céline.

Mais vous pouvez aussi retrouver l'illuscrivaine dans le recueil : Inspiration Libre et sur les photos de  notre remise des prix de 2012 auprès de Mr Jean-Marie Orihuel, adjoint au maire d'Aubagne...

Et sur son propre univers, hésiterez-vous aussi entre l'écriture et le dessin ? Il vous suffit de taper dans Internet : l'illuscrivaine, pour pénétrer dans le monde d'une des treize nouvellistes de 2013 chez Pp.

Avec Claire Gilbert, également dans les treize, sur laquelle existe déjà un article, Céline Lacomblez-Long représente la jeunesse au sein des nouvelles de Pp éditions.

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:42

C'est de vendredi à Dimanche avec la présence de quelques membres de Pp éditions...  Jean-Claude Beltramo fidèle au poste sera sur les stands avec ses oeuvres ; Denise Biondo, Joseph Lévonian, Danyel Camoin en visiteurs seront sans doute présents invités par la mairie à l'apéritif d'honneur du

8 février.


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Ne pas manquer samedi 9              et dimanche 10 février

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:47

En Inde, une femme est violée toutes les vingt-deux minutes, la plupart en meurent et les responsables disent qu'elles l'ont bien mérité n'étant pas coopératives...

En réaction et pour soutenir les femmes maltraitées, battues, violées ou injustement accusées parce qu'elles ont refusé leur corps...

Frank Zorra et Danyel Camoin publient ce jour gratuitement sur ce blog leurs deux nouvelles écrites sur ce sujet brûlant :

Le droit à la différence et deux femmes marquées.

 

 

Tous les quatre jours en France, une femme meurt sous les coups de son partenaire. (Enquête du gouvernement auprès des services de police du 23 novembre 2005) À l'heure où certaines femmes atteignent des postes-clés, d’autres sont traitées d'inférieures, d'allumeuses, de conspiratrices, et pourquoi pas de sorcières ; ces femmes là qui ont déjà combattu pour avoir le droit de refuser leurs corps n'ont pas encore gagné...

 

 

Le droit à la différence.

     de Danyel Camoin publié dans Au petit Bonheur (éditions Bénévent) collection Académie de Provence

 

            Un air de violon résonne dans un immeuble. Des notes mélancoliques s’insèrent dans l'escalier et se répandent dans les appartements, troublant le silence cultivé par certains, elles cherchent à s’envoler dans l’éther céleste mais l’atmosphère polluée les retient. Un monsieur guindé dans une robe de chambre rouge en soie descend frapper à la vitre de la concierge. Il est inconcevable que la musique pénètre ainsi impunément chez les voisins pour troubler leur méditation. La concierge monte l'escalier et vient frapper chez Eve, la jeune rousse frisée insolente du premier étage. Il faut qu'elle cesse de jouer afin de ne pas gêner les voisins : c'est ce que la vieille dame demande à celle qui vient de lui ouvrir. Son violon encore à la main, Eve claque la porte et regagne son fauteuil. Une larme sillonne sa joue sous ses yeux en amande troublés par un épais voile de tristesse. En jouant, elle remontait son moral comme le mécanisme d’un réveil lui permettant d’affronter une nouvelle journée. Sur la table, un journal est déplié à la page des offres d'emploi. Il lui semble plein d'images déprimantes...

 

            Elle a été renvoyée hier pour avoir répondu vertement à son patron qui exerçait sur elle une pression constante d'ordre sexuel. D'un geste de colère, elle a renversé son bureau, d'où aucun espoir de retour. Les emplois féminins dans la presse voisinent entre celui de la secrétaire et celui de la vendeuse ; ils n’offrent pas de grandes possibilités d'évolution. Le violon n'est qu'un ami pour elle. Il lui a permis de gagner un concours mais le trophée maintenant disposé sur une étagère ne lui a pas ouvert la voie des concerts et l’entrée du conservatoire. Pour pénétrer certains lieux, il lui faudrait des connaissances ou de l'argent et c'est justement ce qui lui manque aujourd'hui. Ne voulant pas se servir de son corps, elle vient justement de couper la branche sur laquelle elle s’était posée comme un petit oiseau plein d’espoir. Cet oiseau a perdu des plumes.

            Fille d'un guérisseur autrefois réputé pour avoir soigné justement le directeur de son agence, Claude-Henri Durangeot, elle avait obtenu ce poste par reconnaissance envers son père. Elle y travaillait consciencieusement jusqu'à ce que le fils du patron, Marcus, succède à son père, partant à la retraite, et lui demande quelques faveurs en échange d'une promotion chimérique. Elle a refusé de devoir son ascension sociale à un esclavagisme de patron libidineux pour qui les femmes, notoirement, ne sont que des êtres inférieurs créés par les doigts de Dieu pour satisfaire l'homme.

            Elle s’est rendue dans la riche demeure de son vieux patron. La grande allée respire le parfum d'énormes jardinières emplies de fleurs diverses. Elle voulait lui expliquer la conduite de son fils, mais celui-ci a rétorqué qu'il avait connaissance par le voisinage de faits beaucoup plus accablants. On l'a surprise amoureusement enlacée par un employé, nue dans une voiture, dans un parking de la société ; ceci n'engage pas à croire son histoire. Dans le temps, on disait qu’une femme honnête n’avait pas de plaisir ! Elle a répliqué qu’elle était libre de son corps, surtout en dehors des heures de travail, et qu’on n’était plus à l’âge de pierre. Il a insisté calmement : il l’a lui-même plusieurs fois réprimandée pour sa tenue vestimentaire laissant apercevoir sa poitrine dépourvue de soutient, lorsqu'elle se penchait sur son bureau allant jusqu’à lui donner des vapeurs. Il a plusieurs fois remarqué ses jupes courtes qui laissaient entrevoir ses rondeurs lorsqu'elle se baissait, l’opinion la range au rang des allumeuses : elle n'a donc pas à se plaindre que son fils se soit laissé égarer par l'image qu'elle donne...

            Sa propre camarade de travail, Martine, la fille de l'adjoint au maire, qu'elle entraînait, paraît-il, à son exemple, a été fortement réprimandée. D’autre part, elle fumait comme un pompier. Elle faisait partie de ces jeunettes qui croit trouver dans la cigarette un médicament pour maigrir, sans considérer les risques que le tabac fait courir aux corps des femmes par le douloureux mélange avec la contraception. Les problèmes de peau, de grossesse extra-utérine et de déchaussement des dents  sont bien plus dangereux qu’un problème de taille fine. En cela, Eve adepte de tous les plaisirs de la vie était un mauvais exemple ! Voulant résister à l'autorité colérique de son père, Martine s'est récemment jetée de sa fenêtre. Le crâne ouvert sur le pavé de la terrasse, elle vient d'être inhumée au cimetière local.

Bonval, le père en question, un ami des Durangeot, personnage quelque peu alcoolique, autoritaire à la limite de la persécution de son épouse et de sa fille, reste pour Eve le responsable de ce suicide. On la soupçonne cependant d'avoir envoûté cette fille avec qui elle entretenait une relation douteuse pour la braquer contre lui...

Marcus Durangeot va même plus loin. Il souffle à l'oreille de Bonval qu’Eve n’est pas une fille tout à fait normale. C'est une instigatrice aux dons de sorcellerie qui possède chez elle une étrange poupée de chiffon dans laquelle elle doit, à certains moments, planter des aiguilles. Les douleurs incessantes de son père qui l’ont poussé à prendre sa retraite, comme les migraines de sa mère, dépendent certainement des agissements de cette fille. Bonval, enragé, commence à poser des questions à l’entourage.

Par une enquête rapide, il découvre que Martine a été amoureuse du nouvel amant d’Eve, Denis, un jeune motard serviable qui agrémente ses revenus en « fournissant » du rêve à des acheteurs fortunés. Partant de là, Eve a pu vouloir se débarrasser d'une rivale quoi que Bonval avait interdit à sa fille de rencontrer le jeune gars de la même façon qu’il lui interdisait tout ce qu’il n’appréciait pas lui-même. Martine avait confié à Eve que souvent, en rentrant du bar, il les frappait. La police parle de fabulations d'enfant gâtée ; la mère n'a jamais confirmé ses paroles..

 

Eve vient trouver Maggy, au « petit bonheur », en espérant être engagée en extra auprès de la serveuse souvent débordée aux heures des repas:

«-Mais tu avais un emploi dans une grosse société ? demande la serveuse

-Oui, mais hier matin je l'ai perdue ! J'ai pensé que tu pouvais m'aider...

-Faut voir le patron ! »

Hélas, Martial hoche de la tête négativement : dans l'immédiat, pas de possibilité pour augmenter le personnel. Saison d'hiver entraînant commerce calme : le personnel habituel suffit. Pas de chance pour elle !

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            Le père Durangeot s'éteint bientôt d'une crise cardiaque. On ne manque pas d'accuser Eve de l'avoir provoquée en venant troubler le vieil homme chez lui, d’ailleurs, son fils prétend qu’elle a jeté un sort sur la famille. Une enquête ouverte, on découvre effectivement une poupée de chiffon suspecte chez la jeune femme. Les copropriétaires de l'immeuble ainsi que leurs locataires, dont certains avaient déjà déposé une plainte contre elle pour tapage nocturne, obtiennent son expulsion. Elle n'a d'ailleurs plus l'argent pour payer le loyer. Son copain, Denis, proteste. On n'a pas le droit de l'obliger à quitter les lieux en plein hiver : les locataires sont protégés dans cette époque de l'année. Néanmoins, comme Eve ne tient pas à rester, il la recueille et porte sa valise dans un bâtiment inchauffable voué à la destruction d’un quartier à rénover, pour l’installer avec lui du mieux qu'il peut, elle y vivra en monnayant ses cours de violon.

            C’est là que Bonval, poussé par Marcus, s’introduit avec ce dernier, en enfonçant la faible porte, un fusil à la main. La surprenant, près du feu de bois, en déshabillé excitant, tenant à la main sa vieille poupée de chiffons, il l'accuse d’être une ensorceleuse :

«- Moi, tu ne m'auras pas en t’exhibant ! Sorcière.

-J’allais justement la brûler, dit-elle » ------

Sans lui laisser le temps de faire un geste, il fait feu à bout portant. Elle s’écroule, la bouche ouverte dans une mare de sang. Elle a lâché la poupée qui tombe dans les flammes dans un crépitement semblable à un sanglot. C'en est fini des maléfices d’Eve !

 

Bonval est arrêté par la police. Les membres du conseil municipal interviennent auprès de Denis et lui offre un poste à la mairie pour qu'il témoigne contre Eve. Ne parvenant pas à le convaincre, ils répandent autour d’eux une légende selon laquelle le jeune gars aurait été envoûté par la belle au regard profond des chattes de gouttière : il était un honnête travailleur avant de la rencontrer, c’est elle qui est responsable de son déclin ; c’était une affreuse créature. Denis refuse de trahir son amie décédée et reste ouvert à la vérité. Il refuse tout compromis.

Lors du procès, le tribunal fait donc citer deux témoins en faveur d’Eve.

Une vieille dame, qui l'a bien connue, étant son professeur de musique d’autrefois, fait d'elle un portrait très différent de celui qu'on a étalé dans la presse. Elle s’appuie sur une canne pour venir la défendre de son mieux en disant qu’elle était une fille moderne assez excentrique mais tout à fait sympathique, simplement victime de sa différence avec les autres. La société devrait accorder à certaines femmes le droit à cette différence. Elle garantit son talent pourtant ignoré par les vieux Messieurs qui dirigeaient le conservatoire sans doute parce qu’elle ne jouait pas du classique, fervente de la musique tzigane sur laquelle dansait autrefois sa mère, surnommée la « gitane ». Elle héritait aussi de la publicité négative faite à son père qui avait ôté aux médecins établis certaines guérisons spectaculaires, après des traitements illégaux qu’il n'aurait pas dû entreprendre : sorcier lui aussi ? En tout cas, terrassé par un cancer, personne n'avait osé l'accuser après sa mort. Alors pourquoi elle ?

Le témoignage de Denis confirme que les courbes parfaites du corps d’Eve lui attiraient des ennuis auprès des serpents de notre société moderne qui désiraient tous devenir son Adam, même pour un jour, à n'importe quel âge. Si elle avait été plus facile, elle aurait peut-être progressé dans l'échelle sociale jusqu'au poste de directrice. Si elle avait eu des pouvoirs, elle les aurait sans doute exercés pour gravir l’échelle sociale. Étant une fille sage, attirée par les plaisirs simples, trop proche des animaux et de la nature, elle rêvait dans la musique et le chant des oiseaux, sans se soucier de son allure physique.             Pas encore contaminée par le monde de l'argent, elle était une proie facile pour les médisances et les accusations de toutes sortes. La mauvaise réputation venait surtout de son refus de s’intégrer dans l’image de marque d'une bourgeoise en déclin s'accrochant à sa position dominante. On l'accusait d'être une allumeuse parce qu'elle était naturiste au lieu de vivre dans la cuirasse vestimentaire obligatoire.

Elle n’a jamais eu d’influence maléfique sur lui, même s’il s’est livré à de malhonnêtes transactions, c’est plutôt à cause de la suppression de ses indemnités ! C’est le chômage qui les a réunit. Elle est venue vivre avec lui parce qu’elle ne pouvait plus payer son loyer. Denis confirme les relations amicales de Martine avec elle. Eve ne l’aurait jamais poussée au suicide ! Son aventure personnelle avec la pauvre fille était déjà terminée, ce n’était donc point une autre cause possible. Selon lui, la justice devait plutôt regarder du côté de Bonval qui terrorisait sa famille.

            Malgré ces deux témoins en faveur d’Eve, Bonval demeure un fonctionnaire notoire, un homme de la ville, un concitoyen parvenu jusqu'au conseil municipal avec jusque-là une vie sans tache, reconnu comme bon père de famille, même par son fils majeur qui avait quitté la maison, après une violente dispute avec son père, pour devenir avocat. On ne pouvait accuser un tel homme de crime avec préméditation sur une personne volage qui venait d'être renvoyée de son travail et s'était installée illégalement, sans vergogne, dans une masure abandonnée avec un jeune homme à peine majeur, plus ou moins douteux, soupçonné d’être « dealer ».

Des témoignages de locataires, favorables à la défense, précisent des bruits plus ou moins suspects laissant penser qu'elle se livrait à des messes noires dans son appartement avant l’expulsion. Elle y recevait des jeunes gens issus de milieux interlopes que la concierge hésitait à laisser entrer dans l'immeuble à cause de leur allure de drogués ; après leur passage, elle ramassait quelquefois des seringues ou des préservatifs. Bien que son ami réponde à cela en la présentant comme une âme charitable qui donnait des cours de musique à des déshérités, Bonval bénéficie de circonstances atténuantes en fonction des troubles causés par la victime. Marcus est lavé de tout soupçon. Le témoignage de sa secrétaire, femme mariée à un ouvrier mal payé, qui ne veut pas perdre sa place, ne révèle pas que, sur elle aussi, sont exercées des pressions physiques auxquelles elle cède quelquefois pour une augmentation.

Voilà, l'affaire n'est donc plus qu’un simple fait... d’hiver.

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Le professeur de musique et le jeune délinquant sont, avec Maggy, les rares personnes assistant aux obsèques de la pauvre Eve pour jeter une rose sur son cercueil. Elle disparaît humblement dans le silence, pourtant, derrière un énorme tombeau, la serveuse observe une silhouette qui se tient à l'écart. Toute vêtue de noir, l'épouse de Bonval, cache mal ses larmes qui coulent sur une joue gonflée par un hématome.

 

 

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Parfum du large, parfum d’espoir au-delà des odeurs des soins et des pommades

 

Vers l’an 2000, le nombre des femmes battues en France est encore énorme…

  Deux femmes marquées

De Frank Zorra publié dans Je suis né à Marseille (éditions Baudelaire)

 

 

Elle gagnait sa croûte dans une « boîte » très particulière de Marseille qui rappelait « Le corsaire borgne ». Elle effectuait un strip-tease intégral et quelques auto-attouchements sur une scène circulaire descendant du plafond jusqu’au milieu des spectateurs. Mina était écœurée par les parfums moites habillés de sueur et les gestes obscènes des spectateurs proches de la scène où elle se défringuait contre un poteau métallique. Ce jour-là, elle a jeté rageusement son string comme un défi pour sortir sous les remarques de son employeur qui lui reprochait un départ trop rapide. Elle aurait dû continuer son exhibition et saluer son public ! Une fois habillée, elle s'en est allée, hochant la tête, sans être retournée sur la scène...

Elle a récupéré sa petite fiat et a roulé le long des plages, puis dans son demi-tour, elle a stationné au Pharo. Elle est entrée dans les jardins pour se laisser caresser le visage par l’air de la mer. Parfum salé… Mina se souvient toujours de ce soir-là.

Le temps a passé. Quelques mois plus tard, elle pénétrait dans une église pour brûler un cierge. C’est là qu’elle a rencontré une femme agenouillée devant l’effigie de la vierge, avec des lunettes noires, qui a attiré son regard.

Lorsqu’elle l’a vue chanceler près du bénitier où elle esquissait le signe de croix avant de sortir, intriguée, Mina l’a attendue à la sortie pour lui offrir un verre. Cette faible femme hésitait ; elle lui a retiré les lunettes et a découvert un œil noir révélant bien un coup sauvage. L’arcade était ouverte méritant un point de suture. L’inconnue avoua alors, laissant couler une larme sur sa joue, que son mari supportait mal ses journées rudes de travail et il buvait beaucoup, ce qui le rendait quelquefois violent !

Elle s’appelle Nora et elle est venue prier pour que le seigneur l’aide à supporter les suites des soirs de beuverie où le querelleur autoritaire casse tout quand il rentre, pourtant sans la battre. La marque qu’elle porte est due simplement à un éclat de sa colère quand elle a voulu le retenir ! Du reste, elle a un fils avec lui qui a été confié à sa mère ; elle a préféré sa séparation partielle de l'enfant plutôt que de le laisser être témoin du drame !

Mina prend la jeune femme par les épaules et la secoue : il faut qu’elle se défende ou s’enfuie sans tarder : on ne doit pas vivre dans cette ambiance de violence ! Il faut réagir…Avec les rapports de son emploi de nuit, Mina a ouvert un cours de self-défense pour les femmes : Nora n'a qu'à y venir !

Mais celle-ci aime toujours Abel, son mari, et ne veut pas le quitter, espérant que tout va aller mieux quand il pourra cesser de travailler en nuit pour payer son crédit !

Mina lui montre une cicatrice implantée derrière son oreille ; elle aussi, par le passé, était une femme battue et elle n’a jamais pu observer de changement tant qu’elle n’est pas partie loin de son mari. Elle l’entraîne en voiture dans un coin tranquille loin de la ville. Près d’une rivière qui coule sous les pins, au pied de la Sainte Baume, elle lui montre son repaire secret : un cabanon de chasseur aménagé comme une cabine de bateau avec le confort d’un coin cuisine et d’un coin douche. Elle va passer avec elle une superbe journée où elle la gave de vitamines. Elles prennent ensemble le bain dans la rivière, en toute liberté, puis se reçoivent dans les bras l'une de l'autre.

–J'ai honte de me déshabiller en plein air, murmure Nora.

–C’est là que le corps respire la liberté par tous ses pores, de plus, ici, nous sommes seules : tous les soirs, je m'exhibais dans un parfum de tabac et de sueur, devant des yeux avides qui me dévoraient mais j'y arrivais en fermant les yeux et en songeant à ces lieux où je me libère !

–Moi, devant tous ces hommes je ne pourrai jamais !

–Dis-toi bien qu'ils ne peuvent pas me faire plus de mal qu'on ne m'a déjà fait.

 

L'arrivée soudaine de ce policier à son cours pourrait faire croire que le mari de Nora a réagi mais la photo que celui-ci brandit ressemble plutôt à Mina. Ce soir-là, l’inspecteur vient lui montrer une affiche qui représente son visage et l’accuse fermement d’être celle qu’il recherche, en disant qu’il parviendra à prouver qu’elle est bien Yasmina Moreau, accusée d’avoir tué son mari qui la battait. Elle a été remarquée de ville en ville, dans une tenue qu’on pourrait qualifier de combat : pantalon bleu type jean et débardeur rose avaient remplacé ses jolies robes et elle ne portait plus de bijoux depuis que son époux lui a arraché un fragment d’oreille en les lui retirant de force. La découpe particulière de l’oreille gauche de Mina en fait une Yasmina parfaitement crédible ! Cette fuyarde est poursuivie par le fantôme de son mari Jocelyn Moreau !

 

Quand Mina m’a téléphoné de la rejoindre dans son patelin perdu de la Sainte Baume, la demande ne m’a pas enchanté mais j’ai imaginé son visage et je me suis souvenu de certaines nuits que nous avions passées ensemble, ce qui m’a encouragé à suivre cette affaire en étant sûr que mes gains ne seraient pas mirobolants et que le Nord des Bouches du Rhône risquait de refroidir mes ardeurs habituelles ! Ce n’était pas cela qui paierait le paquet de factures qui s’alignaient sur mon bureau ! Je ne savais plus par laquelle commencer…

Je suis parti après avoir classé les enveloppes par ordre alphabétique, la première contenait donc mon prochain paiement. J’ai confié les clefs à mon fidèle Max qui dévorait son gigantesque casse-croûte matinal. Dans le trajet, mon imagination faisait onduler sur le capot, dansant en se déshabillant, un grain de soleil à faire frissonner Fragonard, un super moteur dans un châssis d’exception comme aurait dit Max qui comparait tout aux « bagnoles ». Je dus appuyer sur le frein pour stopper l’égarement…

Je l’ai retrouvée aussi belle que j’avais pu l’apercevoir quelques mois auparavant dans cette boîte marseillaise qu’on a récemment fermée dont j’ai oublié le nom ; il faudra que je fasse gaffe à « Alzheimer »…

Cette histoire, par contre, reste tellement présente dans mon esprit que je ne peux la raconter au passé, je la vis encore…

J’ai rendez-vous avec elle au bar-hôtel, facile à trouver. Je lui propose un boulot pour remplacer celui de la boîte qu’elle a laissé choir mais elle ne veut plus retourner à Marseille : elle refuse ; elle semble maintenant fuir les grandes villes pour vivoter dans son club de self-défense au cœur d’une petite localité. C’est son choix ! Mais là, elle paraît traverser une période d’angoisse !

Elle me fait rapidement part des soupçons de ce policier qui la prend pour une autre, une femme qui aurait tué son mari. Elle compte sur moi pour la disculper… Elle ne m’a pas convaincu ; la photo de l’affiche de recherche lui ressemble trait pour trait, l’accusation provient de pescaïres marseillais, et, c’est bien dans ce coin-là que je l’ai connue !

Je me souviens d’un formidable repas à l’Abri côtier où le serveur dépiautait le poisson avec art devant nos yeux. Je crois me rappeler de marques qu’elle a sur le corps, lutte particulière ou femme battue ? Même si je ne la croyais pas capable de tuer un homme, je l’ai vu s’entraîner ; karaté, self-défense et autre, une jeune femme tranquille aurait-elle eu besoin de tout cela ? Cependant, si elle avait tué son mari, elle n’aurait aucune raison de redouter qu’il la retrouve, n’est-ce pas ?

Je ne peux alors m’empêcher de lui dire :

–Moi, je crois que c'est toi la femme qu'on recher-che ; la cicatrice derrière l'oreille et la marque sur les reins le prouvent ; ton mari te bastonnait, n’est-ce pas ?

–Tu te souviens de tout cela ? réplique-t-elle.

–Je n'ai pas voulu remuer le couteau dans la plaie à l'époque mais...

–J'ai aussi une couture anale ! Mon cher amour me trouvait trop étroite. Il m'a gentiment livrée à ses copains machos

La violence, je l'ai vécue un peu tous les jours et je suis passée insensiblement de l'amour bêtement soumis à la haine sauvage : je l'ai frappé pour lui échapper mais je ne l'ai pas tué ! 

Je me souviens de cette nuit-là où je caressais les cheveux de Mina en lui demandant de me parler d'elle, et où j’avais découvert ces marques sur son corps. Là par contre, c’est sur son mari que je demande des renseignements : ses passions, ses activités… Je bondis quand elle me parle de sa passion pour les cartes : dans le cirque ambulant qui s’est installé sur le grand parking à l’entrée du village, se produit un drôle de prestidigitateur…

– Je t'en supplie, il faut que tu m'aides à prouver qu'il n'est pas cané !ª

–S'il est vivant, je le retrouverai !

–C'est un mec comme toi qu'il m'aurait fallu.

–Ne crois pas cela ! Si j'étais au top, je n’aurais pas divorcé !

–Il doit y avoir des nanas difficiles, mon « zèbre », j'avais toujours peur de ne pas le satisfaire ! Le steak était trop cuit, le vin pas assez frais, le lit mal fait ! J'étais sèche ou trop parfumée, pas assez docile ou embarrassante ! Il n'était jamais content et trouvait toujours une raison...

–C'était lui l'erreur ! Mais je n'ai pas été « cool » non plus !

–Moi, j’ai vécu avec toi des jours sublimes, tu n’dis jamais rien, tu manges n’importe quoi, je te trouve facile à vivre !

–Pourquoi m’avoir laissé choir alors ?

–À Marseille, je n’étais pas tranquille, j’avais peur qu’il me retrouve…

–Je pensais que c’était à cause de l’autre fille…

Ce n'est pas la première fois que je me laisse séduire : je la vois encore s’exhiber, écartelée sur le fauteuil rouge de la scène. Toujours admiratif devant ce corps meurtri mais tentant, je la regarde au fond des yeux et je lis un mélange de haine et de peine qui ne justifie en rien qu'elle n’ait pas tué son mari. Mais je me sens fondre…

Elle me parle aussi de sa nouvelle amie qu’elle voudrait aider ; elle la trouve semblable à ce qu’elle était autrefois ; intuition féminine ou nez de femme !

Ainsi Mina était Yasmina et comme Nora, faisait partie de ces femmes battues par leur mari. La dernière fois que j'avais collé un pastisson© à une fille ce devait être à l'école maternelle...

Depuis, je n'ai jamais compris qu'on puisse abîmer ce qu'on aime. Je ne peux donc pas comprendre ces hommes-là. Me voilà prêt à aider leurs femmes, quoi que Nora n'ait pas subi les mêmes préjudices que Mina.

Celle-ci n'a pas vraiment besoin de moi pour se défendre aujourd'hui. Je l'ai déjà vue une fois distribuer une raclée magistrale à trois voyous qui voulaient sans doute la violer! Coups de pieds retournés et baskets dans les gencives, ils ont fui sans en redemander. Alors, si elle m’a appelé, moi, Frank Zorra, le détective le moins cher de la région, ce n'est pas par peur d'un homme, même fantôme ! Elle voudrait qu’on prouve son innocence, tout est là ! C’est clair.

            Et je m’accroche à cette enquête comme une esque à son hameçon pendant qu'elle retourne se cacher dans les fourrés avec Nora. Abel, le mari de cette dernière, la cherche partout, sans rien casser, il parait plutôt brisé lui-même devant sa bière. Je le regarde un instant, avec ses yeux soulignés de poches de nuits sans sommeil et une barbe de plusieurs jours parsemée sur ses joues livides, il a plutôt l’air d’être escagassé que battant…Une épave.

D’après moi, son cas est différent ! Je ne dois pas aider le mari à retrouver son épouse même s'il me fait un peu pitié avec ses yeux larmoyants et ses mains tremblantes. De toutes façons, ma mission concerne Yasmina.

Quand celle-ci rejoint Nora dans son refuge, la petite brune lui a cueilli des primevères. Les deux femmes se blottissent l'une contre l'autre comme de vieilles amies. Les cheveux blonds roux se mélangent à la longue crinière noire et les doigts s’entremêlent ; toutes deux déversant sur l’autre une part de son désarroi ! Attendrissant, non ? Même pour un ours tel que moi ! Mina a l’impression de se retrouver en elle plus jeune et plus crétine, croyant que son conjoint,-drôle de mot-, va changer…

En attendant le résultat de mon enquête, elles restent ensemble dans la demeure de bois et profitent du soleil pour aller se baigner dans la rivière. Un décors paradisiaque, sous le toit de branches fraîches, déroule pour elles un tapis d’herbe tendre entre les rochers qui enserrent le lit de la rivière qui déferle des sources environnantes emplie d’écre-visses. Dans ma jeunesse, on délogeait ces bestioles en soulevant des grosses pierres. Nues et libres, elles oublient leurs malheurs. Elles s'observent, elles se découvrent.

–Et cette coupure auprès de ta cuisse, tu vas me dire que ce n'est rien ? Demande Mina.

–En fait, il a frappé du poing sur un miroir en se regardant, les éclats ont volé dans tous les sens, et j'en ai reçu un ! Mais il ne m'a pas touchée, il m'a même soignée, les larmes perlant aux yeux...

-Pauvre homme ! Plains-le...

-Je sais ce que tu penses mais je l'aime toujours et il est aussi malheureux que moi d'être si coléreux, il n'arrive pas à se contrôler, c'est tout !

–Le jour où il t'aura tuée, il pourra pleurer.

–C'est donc en pensant cela que j'ai écarté l'enfant et que je suis là avec toi : serre-moi dans tes bras mais ne me décourage pas : je veux croire que quelques jours de solitude le feront réfléchir.

–Et s'il vient ici ? Il va tout casser pour que tu retournes avec lui !

–S'il vient me chercher jusqu'ici, je partirai avec lui ! Pour l'instant, il ignore où je suis et je voudrais rester encore un peu !

Mina voudrait aider son amie. Mais elle est submergée par son problème. Il me faut donc l’assis-ter et prouver qu’elle n’a pas tué même si elle a frap-pé pour échapper à son sort. Selon elle, ce jour-là, Jocelyn est tombé dans l’eau mais il nageait bien… Il a certainement survécu ! Il veut lui faire payer son geste en la hantant sous sa nouvelle identité pour qu’elle avoue qui elle est…  Mina m’a persuadé que Jocelyn n’est pas mort mais, à ce moment-là, je suis le seul à le croire ; il me faut donc agir vite ! !

 

            Mon intervention a sans doute fait sortir le loup du bois ; ce soir-là, on trouve un corps sans vie avec l’étoile de métal de Mina plantée profondément dans la carotide ; il s’agit de l’inspecteur ! Jocelyn doit être dans les parages et il a abattu le policier avec l’arme de sa femme afin de la faire accuser d’avoir voulu l’éliminer, ceci pour conserver sa fausse identité. Je sais qu’elle n’a pu tuer l’homme pendant qu’elle était avec moi. J’évite donc les gendarmes. Je cherche qui pouvait l’approcher, lui dérober son arme, s’en servir ensuite pour le crime et la faire accuser !

J'ai retenu un détail : son cher mari jouait aux cartes. La silhouette d’un bonhomme qui exécute des tours de cartes sur l’estrade a attiré mon attention. Dès mon arrivée, je l’ai trouvé assez nul et je découvre sous les traits de ce saltimbanque, embauché dans la troupe sous un bon déguisement, Jocelyn qui change son visage pour mieux surveiller sa femme sans qu’elle ne puisse le reconnaître… Il faut le démasquer !

Après quelques manigances pour le forcer à quitter sa réserve, je l'appréhende au démaquillage et à travers les caravanes et les tentes installées près du chapiteau, je le ramène vers Mina ! C’est mon erreur ! Je voulais juste qu'elle confirme que je ne m'étais pas trompé mais à peine les ai-je mis en présence que le doute n'est plus possible ! Je suis tellement figé par son regard scintillant que je néglige ma surveillance du mari qui me casse une potiche sur la tête ; je dévie le coup au dernier moment mais il m’a tout de même étourdi et, durant ma chute, il lui administre une formidable claque qui lui fait tourner la tête et saigner la lèvre.

–L'inspecteur a été tué par ton arme ; t’es foutue ma vieille ! Lui dit-il. Tes appâts t’ont permis de trouver un mac compatissant pour te défendre ; j’aurai dû t’infibuler et te perforer au fer rouge quand tu étais encore avec moi pour supprimer ton goût des pas-sions extraconjugales ! Mais, pas d’engatse, tu ne t’en tireras pas ! Tu es toujours mariée, souviens-toi : je t'ai marquée, tu es à moi ! Je serai derrière toi où que tu ailles ! Et tu me le paieras, sartan ! »

Lorsqu’il est de nouveau devant elle, les images terribles de son passé l’assaillent : elle le voit encore la menacer avec un tisonnier écarlate dont elle a toujours une marque, elle sent encore le cuir de sa botte qu’il l’avait obligée à lécher et celui du fouet qui lui avait zébré le dos quand elle s’était laissée ligoter les poignets au lit ! Ces visions, ajoutées à celle du viol collectif, l’étouffent.

Son déséquilibre ne dure qu'un instant. Elle se soulève comme un ressort et, avec une technique qu’il ne lui connaissait pas, lui assène un coup de pied dans la tête qu’il ne digérera jamais ! La rupture des cervicales entraînant la mort. À peine debout, je me précipite mais c'est déjà trop tard ! Zorro n’est pas arrivé à temps. La haine a vaincu ! Cette fois, Yasmina vient réellement de tuer son mari...

Des perles sur ses cils m’ont demandé pardon : la violence appelle la violence ! Son mari disait vrai ; il sera toujours derrière elle… même mort !

Maintenant, je comprends pourquoi elle m'a appelé ; j'avais tout faux ! Ce n'était pas pour que je la protège mais que je l’empêche de le tuer ! Et je n'ai servi qu'à l’aider à y parvenir, inconscient de ce combat qu'elle livrait en elle entre son avenir et ses souvenirs ! Je me suis pris pour un chevalier ; fada, va, je me suis trompé d’époque ! Échec cuisant, Monsieur le détective ! C'est dans ces moments-là qu'on voudrait se frapper soi-même, rembobiner ou effacer et retourner à la première page comme sur un ruban magnétique, mais la vie n’a pas de marche arrière.

Malgré le soleil du midi, je voyais tout en noir ! Que devais-je faire ? La laisser fuir jusqu'à ce qu’un autre la retrouve ou lui trouver un bon avocat, pour plaider les circonstances atténuantes de ces femmes battues dont on ignore la vie partagée entre le cœur et les coups ? J’ai choisi la deuxième solution et je ne l'ai pas lâchée jusqu'au procès. Ce n’était plus vraiment la même. En le supprimant, elle s’était blessée aussi.

Nora a quitté le refuge de bois, fini les primevères et la rivière ! Quand je lui ai dit que sa « copine » ne reviendrait pas ! Elle est partie… Je lui ai proposé de m'occuper de son cas mais elle a refusé ! Un homme ou un autre ? Etait-elle plus attirée par les femmes ? Non, elle aimait toujours son mari. Elle est retournée vers son enfant en espérant des jours meilleurs. Je ne sais pas ce qu'elle deviendra mais j'espère qu'elle pourra obtenir ce qu'elle veut ! Au moins une, n'est ce pas ? Je le souhaite mais honnêtement je n'y crois guère.

J'ai regardé ces deux femmes marcher chacune vers son destin, dans un mélange olfactif d’Iris noir d’Yves Rocher et de Bleu riviera de Fragonard.

J’ai gravé dans ma mémoire le déhanchement de Yasmina qui garde une ondulation magistrale malgré le poids qui courbe désormais ses épaules.

Elle est toujours en prison alors que d'autres coupables ont déjà été libérés. Le glaive joint à la balance ne découpent pas toujours le poids juste. Et je n'y peux rien...

 


A lire et à relire et ce n'est rien comparé aux agissements des hommes de certains pays.

Article Nicole Manday

 



ª mort

© une gifle

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 14:16

 

L'enfant qu'on peignait en bleus de Denise Biondo

À l’aurore de cette jeunesse qui fuit la colère du « mange minutes », je me souviens d’une aventure inattendue vécue par mon remplaçant, à l’école, durant ma maternité. Laissons–le en parler lui-même…

Ce ne fut pas facile pour moi bien que le cours soit élémentaire. Ce ne sont pas mes faiblesses en math qui m'ont gêné. À leur âge, ces enfants n’en étaient qu'à l'arithmétique. Ce qui me glaçait, c'était l'assaut de cette classe : arriver à dominer une meute d'enfants, c'est encore plus dur que convaincre des adultes... et j'en ai bavé ! J'avais plus l'air d'un pion que d'un instit, il m'a fallu du temps pour parvenir à mes fins et ressembler à ce que j'aurais voulu être.

C'est sûrement à ce moment-là que je me suis rapproché de la petite Laurie, une gamine blonde aux yeux couleur de mer dont le soleil ne semblait pas baigner le paysage. Elle avait un caractère fermé. Elle se tenait à l'écart des autres en accrochant à ses oreilles son baladeur. Pour une petite fille, elle était « bizarre ». J’ai dit bizarre ; comme c’est étrange !

Un jour où je pensais avoir quelque peu apprivoisé ma menace infantile, en posant tendrement ma main sur son cou alors qu'elle était interrogée au tableau, je l'ai surprise à sursauter. J'étais étonné de lui avoir fait mal. J'ai doucement écarté le col de sa chemisette et j'ai aperçu des marques qui ne trompaient pas. J’ai compris subitement pourquoi elle s'absentait les jours de sortie à la piscine : sa peau était couverte de bleus. Pourtant, pour le constater vraiment, il eut fallu la déshabiller. Alors, je ne pouvais rien dire, on aurait pu m'accuser de pédophilie. Certes, j'aurais pu en parler à la directrice mais je n'étais qu'un remplaçant. Je n'étais pas habilité à dévêtir un enfant, encore moins une petite fille. Enseignant ou pas, on devait respecter les élèves cependant j'étais persuadé que son père la battait et cela « m’escagassait »…

J'avais tort : son père n’était pas le coupable. Je l'ai compris quand j'ai su qu'il avait déjà quitté la maison familiale. J'avais réussi à échanger trois mots avec cette petite fille au regard sublime de petit chien... battu.

Récemment sa mère s'était mise à boire et c'était plus grave pour moi. Un « mec », j'aurais pu lui « casser la gueule », excusez-moi l'expression, mais face à cette femme dévastée, observant ce fond d’œil où l'on voyait le ressac sauvagement battre les paupières, entraînant un radeau qui oscillait entre le dédain et l'appel à l’aide, comment garder la face et jouer au moralisateur ?

Elle battait sa fille, certes, mais elle était malheureuse. On n’apprend pas à être parents. Et moi, avec ma fille inconnue et mon amour inconscient pour une femme qui avait son âge, j'étais mal placé pour faire de la morale à une mère disjonctée. Mon cœur d'artichaut qui ouvrait ses bouquets de feuilles devant toute prunelle en détresse ne facilitait pas ma tâche. Au fond de son regard, les vagues de tristesse noyaient la raison dans un flot d'alcool. Si on ne l'arrêtait pas, on pouvait penser que le sang coulant dans ses artères deviendrait celui de la vigne.

Le numéro des enfants en détresse, je ne le connaissais même pas, de mon temps, il n'existait pas. Je savais pourtant comment on vivait le départ à l'école avec la joue ouverte par la boucle d'un ceinturon, et encore moi, j'avais de la chance : j'avais ma mère !

Je ne savais pas imaginer l'enfer que pouvait vivre cette petite fille. Elle se croyait punie parce qu'elle était méchante : elle cherchait ce qu'elle avait bien pu faire de mal. Elle cachait ses marques comme on dissimule sa honte sous le manteau de l'habitude. Moi, je connaissais les excuses faciles : tombé dans l'escalier ou cogné par une porte ! Tous ces mots que l'on dit pour ne pas que le lien familial porte sa honte. Comment l'aider ?

Que les hommes qui se sont trouvés à ma place me jettent la première pierre : à ce moment-là, il ne m'était pas plus possible de laisser choir Laurie que d'attaquer sa mère...

Le mal par le mal, à dose homéopathique, c'est encore trop !

Et le bien pour le mal, je ne suis pas Jésus : je n'ai jamais appris à tendre l'autre joue.

J’ai pris le « Ferry-boat », elle habitait sur l’autre rive du port et d’une rive à l’autre j’ai senti un frisson qui parcourait mon échine, c’était le cas chaque fois que je me traçais une mission impossible.

Quand j’ai rencontré en tête-à-tête cette femme que j'avais haïe sans la connaître, elle a compris mon mobile. Elle m'a dit, elle-même, d’emmener son enfant, qu'elle n'était pas digne d'être sa mère. Mais Laurie qui l’aimait ne voulait pas la quitter, sans doute.

Cette maman honteuse m'a frappé de ses petits poings comme elle tapait sur sa fille : la rage du désespoir l'animait et je me suis senti désarmé. Ne sachant quoi faire, je l'ai serrée dans mes bras. « Fan de chiche » ! Ce geste a déchaîné une rafale de larmes qui inondait son visage et mon épaule. Je n'avais pas un mouchoir propre pour éponger ; j'ai utilisé le revers d’un doigt en caressant doucement sa peau enflée lorsqu'elle a desserré l'étreinte. J'ai plongé tout entier dans le bleu de cet océan qui déversait maintenant cette eau claire au-delà de ses paupières, tout un petit monde qu'elle cachait au fond de ses pupilles dorées qui donnaient un aspect encore vert à ses prunelles. J'étais perdu ! Maudit artichaut ! Je lui ai préparé un bain et je l'ai aidée à se détendre en essayant de ne pas m'empêtrer dans « l'eau de Rochas » que je reniflais délicieusement dans son cou.

Jouer Zorro, c'est facile au cinéma, mais dans la vie, il y a des lois ! Et qui étais-je pour cette petite fille-là ?

Quelques mois plus tôt, je ne la connaissais pas, pourtant, d’un jour sur l’autre, je ne pouvais plus dormir la nuit sans voir une main de femme se lever sur moi et me « tabasser », puis, je voyais ma fille sans bouche qui se superposait à Laurie, juste les yeux égarés, qui m'appelait à son secours, sans voix, que personne n'entendait, et puis encore, la mère de Laurie entre deux gendarmes me menaçant des foudres de Zeus. La vierge Athéna avec les lances de la force publique pour maîtriser la menace qui planait sur ses droits de mère ; lui enlever son enfant, seule la loi pouvait le faire, pas un pion miteux qui n'avait même pas su élever sa propre fille ! Quand le cauchemar prenait fin, j'étais tout transpirant assis dans les draps livides et des traînées humides descendaient jusqu'à ma moustache.

Je n'ai plus à remplacer l’instit ; on m'a rendu à mes propres occupations, propres n'est peut-être pas le bon mot ! Vogue la galère en crescendo ! J'ai voulu jouer au cheval de Troie bien que dominer de l'intérieur n'était pas si simple. Je suis allé trouver la maman de Laurie une nouvelle fois avec... Un bouquet de fleurs ! Vous ne me croirez pas. J'ai de la peine à y croire moi-même. Je l'ai invitée à dîner car quand on vieillit, on peut encore manger et dominer de ses yeux ce qui meuble son rêve et vous poursuit sans trêve. Et si je me sentais vieillir, sa jeunesse à elle fuyait, verre après verre... Son whisky creusait peu à peu ses rides. Il fallait l'éloigner des soucis, la projeter dans un rêve paradisiaque. Ce n'était pas une mince affaire pourtant ma mère disait qu’avec un peu d'amour on peut tout faire ! Je les ai emmenées, toutes les deux, avec moi, chez Disney à mes frais.

Elle a passé une bonne journée sans boire. J'avais vu autrefois qu'on peut arrêter de fumer quelque temps lorsqu'on est heureux avec quelqu'un. Dans un éclat de rire, devant un Pluto géant, elle a embrassé sa fille et l’a serrée contre elle telle une vraie maman. J'ai vu briller une lueur d'espoir dans ses yeux : on aurait cru que la fée Clochette nous avait frappés de sa baguette. Certes, il y a eu les aléas du retour mais je l'ai soutenue. J'ai récupéré des allocations auxquelles elle avait droit. J'ai trouvé un travail à sa portée, sans le stress habituel du sien, et un logement plus petit mais confortable. Je suis devenu leur père Noël, leur chevalier servant. C'était très dur de remplacer le verre. J'ai même bu avec elle le dernier pour la route. J'ai zappé mes habitudes pour marcher sur son chemin cahoteux.

Quelquefois, vision fugitive, sur la tombe de l'amour, j'ai vu un crâne qui pleurait : un vrai remue-méninges ! C'est peut-être cette image crottée qui m'a aidé à aimer profondément cette épave au point d'arriver à la sortir de la vase dans laquelle je ne savais pas nager. J'ai encore sur les lèvres un baiser au goût de whisky, de malt, d'alcool de prune, enrobé d’un parfum de crainte et de sueur angoissée, un baiser profond dans un tremblement des membres, un baiser sur lequel la langue portait le soupir de l'âme.

J'aimais déjà la fille et j'ai aimé la mère, le temps d'une passion qui ne dure pas, à l'instar d’un conte de fées, mais qui vous change de cap et trempe une variante dans la sauce du journalier. Et puis...

Et puis plus rien ! Vous attendiez quoi ? Des remerciements, la divorcée éplorée qui se jette dans les bras du Sauveur ?

Je n'ai pas d'auréole, je ne suis qu'un écrivain miteux qui a exercé plusieurs métiers avant de jouer au mentor. C'est vrai qu'on attend tous, un peu, quelque chose en égoïste, moi, je me suis contenté de son sourire. Il était si beau, son sourire : une palette de rose en camaïeu sur l’émail blanc de ses dents.

Je lui avais tant expliqué sur elle, sur moi, sur les couples, qu'elle a dû comprendre qu'elle aussi était chargée d'erreurs vis-à-vis de son mari et elle l'a retrouvé... Et Laurie en était heureuse.

Aujourd'hui, elle a repris confiance. Sa vie recommence. La petite fille a grandi et le seul bleu qu'elle garde dans ce tableau, c'est le bleu du ciel de Marseille. Elle a pardonné. Et moi ?

Lorsque je passe à l’ancrage du Ferry, il m’arrive encore de regarder dans la direction de leur maison, d’une rive à l’autre…

Je laisse échapper une perle de la mère restée sous ma paupière, une larme amère, avant d’aller draguer une poissonnière.

Je suis fauché, comme une marguerite, ou une fleur d'artichaut, pourtant je suis content. Et je vais refaire ma page, je ne sais pas pourquoi mais, emporté par mon récit, je l'ai mouillée.

Et voilà, le temps peut continuer à effacer mon histoire…

Denise Biondo Avril 2010

Ce texte qui comprend tous les mots (soulignés) de la liste de la semaine de la langue française2010 a été conçu d’après une idée originale de Frank Zorra...

Retrouvez toutes les nouvelles de Denise Biondo dans :

Lcouverture au bout des doigts cover eaux b

Au bout des doigts prix net 10 euros 8 nouvelles de Denise

Entre deux eaux prix net 12 euros 12 dames-12 nouvelles

Que me dis-tu la vie ? prix net 9 euros les nouveaux poèmes de Rosette BP

Les fantômes de Marseille prix net 12 euros roman fantastique à trois auteurs

Un papillon sur l'aile du vent prix net 12 euros 16 auteurs

pour paiement d'avance le port est offert.

 

 

 

 

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Trois prix ont été remis par le maire ce samedi 9 octobre aux lauréats du concours de nouvelles de Cassis à la bibliothèque municipale de l'Ariane dans le cadre du printemps du livre 2010. Chaque candidat s'est vu remettre un recueil où figurent les trente nouvelles qui ont participé à ce concours ; d'une rive à l'autre en était le thème et Denise Biondo de Provence-poésie participait avec la nouvelle inspirée par une idée de Frank Zorra : l'enfant qu'on peignait en bleus (en sixième position dans le recueil) consacré aux enfants battus dans des circonstances particulières.

Pour appuyer cette publication en tirage limité, Provence-poésie publiait la nouvelle à la suite de cet article et adresse un grand merci à la ville de Cassis.

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Thème d’une rive à l’autre

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Denise Biondo est une des treize pour 2013 et elle est aussi la muse poète du trimestre avec trois poèmes auquel répond le président. (voir notre rubrique)


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Gagnante d'un concours de nouvelles à Gémenos, elle était publiée également dans le recueil de leur dernier concours pour son texte Une journée  d'enfer... Elle signait sur les stands de La Bouilladisse, Auriol, La Destrousse, Marseille-Longchamp, Solliès-Pont, etc... et sur la table des auteurs en pays d'Aubagne le 3 décembre 2011 pendant la journée des contes.

Certains ont une double casquette ; que dire de Denise à la fois nouvelliste, poète, interprète, organisatrice, décoratrice, gestionnaire, vice-présidente de l'association et musicienne quand il lui reste un moment. N'est-ce pas un multi chapeau ?

Ci-dessous: participation au petit guide poétique des trésors de Marseille, collection académie de Provence, puis interprétation de Maupassant : Madame Husson dans Quelques mots en passant pour Maupassant de Danyel Camoin et maintenant auteur de au bout des doigts...

Mais Denise était aussi correctrice de Les fleurs du vide Prix d'honneur académie 2009 et des éditions Pp en général depuis, décoratrice de Affabulations affables de Danyel Camoin et P.A Malsheres et de "les robertides II de Jean-Marie Arvieu, photographe du petit guide...

reporter pour Internet des stands de La Destrousse de Messieurs Révilla, Baril et Camoin, et de Garéoult en 2011,

pré-jury et décoratrice du recueil des concours de nouvelles des concours ainsi que

présentatrice des réunions porte-ouvertes de l'association et des rencontres externes, elle était aussi présente dans l'équipe qui travaillait sur les chemins d'Aubagne avec Danyel Camoin pour le recueil 2012.

 

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 Un coup de Chapeau... à Madame Husson ?12 mars deniseaffiche-copie-1rosier

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C'est vrai qu'elle n'aime pas ma façon d'écrire et n'a pas lu les parfums de Marseille, ni je suis né à Marseille, écriture trop personnelle sans doute qui escagasse le lecteur par le fumet  mi-aïoli, mi pastaga de l'haleine du héros atypique, mais elle a tout de même écrit une nouvelle formidablement bien menée à partir d'une histoire que je lui ai racontée : l'enfant qu'on peignait en bleus.

Et je vous conseille de lire son recueil qui mérite le détour...

 

_______________________________________________________Les autres auteurs piliers de Pp éditions:

 

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Les auteurs présentent ici leurs oeuvres:
Nicole Manday                                            Frank Zorra                                    Danyel Camoin

Mes moires de Marseille                Les parfums de Marseille                    Les fleurs du vide                                              
Plein Phare (nouvelle)                     L'intruse (nouvelle érotique)               Affabulations Affables
Les Mages                                         L'encombrante (nouvelle)                    Les méandres de la pensée
Noir c'est Noir (nouvelle)                 Les secrets...(en cours )                      Mes moires de Marseille

Le petit guide poétique                    Des nouvelles de Nyons                     Au-delà du seuil...

Au-delà du seuil                                                                                                   Les Mages
                                                                                                                               Fabulations  du pays d'Aubagne

                                                                                                                                 Féeries et Légendes

                                                                                                                                Tous les chemins...

                                                                                                                                 Entre deux eaux

 

Et dans d'autres éditions      
                                                            Je suis né à Marseille                            Au seuil de l'inexplicable
                                                                                                                               J'ai même rencontré...
                                                                                                                               Les fantômes du vieux moulin
                                                                                                                               Des nouvelles de Provence
                                                                                                                               Au petit bonheur
                                                                                                                            Le monde magique de l'enfance

                                                                                                                                 Le petit guide poétique...

                                                                                                                                 Vers d'hier et de demain

                                                                                                                                 Les évadés du rêve

 

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 15:04

Après son succès à Aubagne, Provence-poésie propulse Denise Biondo et Danyel Camoin à Marseille pour ouvrir 2013 au Club Castéropoulos, le plus vieux club poétique de Marseille (voir article antérieur) présidé par Jehan Armagnac, prévu en invité d'honneur prochainement à Aubagne qui avait déjà accueilli notre face cachée de Brassens, Quelques mots en passant pour Maupassant et 2011 l'odyssée de la Fable.

Denise et Danyel étaient présents  à la réunion calendale où ils ont présenté leur duo : un dessin dans la tête, d'après le court-métrage de Paul Carpita : des lapins dans la tête.

A cette même réunion se distinguaient Henri Rocca dans une interprétation de la farandole des santons de Provence d'Yvan Audouard et Philippe -Auguste Malsheres en Cigalon entre deux chants de Pastorale de Jehan Armagnac: une belle fin d'après-midi...

 

C'est Alphonse Allais qui était à l'honneur  dans : Allez Alphonse Allais ! Une version moins scénique de Allais, vous m'en direz des nouvelles ! mais tout aussi intéressante qui retrouvait  à 17h30, le jeudi 10 janvier 2013, 69 rue Sylvabelle  étage 4 au Tempo : Guy Feugier, Geneviève Casaburi et Rosette Escoffier  ajoutant à la distribution :  Henri Rocca,  Philippe-Auguste Malsheres, Camille Stempfel et Jehan Armagnac lui-même pour parcourir les nouvelles d'AA contenant à cette occasion deux textes non présentés à Aubagne.

 

Réunion Alphonse Allais P.P 003feugierDeniseRéunion Alphonse Allais P.P 006

 Guy Feugier, Danyel Camoin, Rosette Escoffier et Denise Biondo dans la scène de l'hôtel

 

Pour en rire ensemble en janvier,

 

merci Jehan et à Bientôt !

 

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Articles précédents

 

On ne prend pas les mêmes pour recommencer: on continue...

au coeur du plus ancien club de poètes marseillais...

 

Denise Biondo et Danyel Camoin  accompagnés

de certains adhérents de Provence-poésie tels Jean Di Fusco, Monique et Louis Moulet replongeaient dans les fables sous la direction de Jehan Armagnac pour le Club Castéropoulos.

Spectateurs de Marque:  Claude Camous, Maurice Chevaly, Pierre-M. Jonquière, Sonia Kitaëff et  Michel L'Hellène.

Nous les remercions de leur présence.

 

clairette et la fourmidenise poupée

L'équipe n'était pas la même (on a ajouté dans les interprètes Camille Stempfel et Annie Malochet) mais on y retrouvait  les indispensables Philippe-Auguste Malsheres, Guy Feugier, Monique et Louis Moulet.

Le président Armagnac a gentiment remplacé JC Colay dans l'interprétation de l'âne des animaux malades où Danyel sans texte excèle en renard mais le clou de la causerie était le face à face final de la poupée et du miroir avec une véritable poupée agitée en marionnette remplaçant la poupée incarnée à Aubagne par Denise.

Camille rendait un hommage à Jean Di Fusco en interprétant un de ses textes avant qu'il ne raconte lui-même avec brio: le rouge-gorge et la cigale.

Une autre façon de revoir la causerie  ou de la découvrir en plus petit comité.

C'était le 13 octobre de 17h15 à 19 h au 4e étage du 69 rue Sylvabelle...  

aff 2011

 

Interview de Danyel Camoin sur le Club :

"C'est là que j'ai connu la plus étonnante poète que j'ai rencontrée, dont certaines oeuvres sont étudiées en Amérique et à qui j'ai rendu hommage dans mon livre : les méandres de la pensée, celle qui a préfacé mon premier livre en prose poétique avec sa gentillesse et son talent ; elle portait dans ses yeux son sourire amical et dans ses doigts la plume des anges: Marie-Louise Bergassoli, ma mère poétique.(voir l'article de Provence-poésie: un autre regard. )Depuis qu'elle a disparu, je déclame partout où je peux son superbe poème qui semble parler d'elle: C'était hier...

Une rétrospective "Malou, c'était hier" sera  envisagée en collaboration avec son éditeur : Marcel Baril prochainement (grâce à l'autorisation que m'a donné sa fille qui nous fournit des exemplaires) peut-être avec la participation de son amie Paule Cordier également éditée par la petite édition.

J'y ai aussi rencontré Eloyse Blouet, également disparue, que j'ai applaudie au festival des collines à Allauch, auprès de mon ami regretté: André Durbec. 

C'est là aussi qu'en janvier et en octobre 2010, j'ai pu grâce à Jehan Armagnac exprimer mes premières conférences sur la face cachée de Brassens en présence de Claude Camous et  sur ma vision cinéphilique de Maupassant. J'y ai aussi rencontré un géant de la poésie engagée : Michel L'héllène, apprécié par Marcel Jullian pour son oeuvre : la tragédie de l'âme et de la conscience (qui m'a fait l'honneur de m'échanger son livre contre "J'ai même rencontré le chaperon rouge" ) et le meilleur orfèvre de la poésie classique : Claude Lévy. Un club d'anthologie ! Suivez notre ami Philippe-Auguste Malsheres dans sa démarche pour présenter les étoiles qui l'ont illuminé."

 

Voyez l'article paru récemment dans l'hebdo qui a publié des nouvelles de nos associations et qui rend enfin hommage au plus ancien club des poètes marseillais où l'on peut  croiser des grands noms comme  Guy Feugier, Jacques Mandréa, Claude Camous et Jean-Jacques Boitard et les habitués comme Sonia Kitaëff et Danyel Camoin,

et ceux indiqués ci-dessous :

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castero2.jpg 

Michel L'hellène ci-dessus au salon de La Bouilladisse 2010 était présent pour les dix ans de Saint-Victoret avec son nouveau livre: paroles du squelette d'Orphée.

 

 

Article: Nicole Manday

 Scan: Denise Biondo

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:22

Après un vibrant hommage à Aragon, Brassens, Ferrat, Maupassant et aux fabulistes, puis, plus récemment au poète du cinéma, Paul Carpita, en présence de l'un de ses assistants,

Pp lance plusieurs coups de chapeau poétiques :

un festival en 2013 avec Alice Hugo, Guy Feugier et les poètes chantés par Brassens

et en projet pour 2014 hommage à Marie-Louise Bergassoli et coup de chapeau surprise...

 

Consacrons la page qui suit à nos poètes disparus...

 

amis

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Eloyse Blouet, Marie-Louise Bergassoli, André Durbec, Miguel Ruiz et d'autres...

Ils ont marqué le temps de la poésie...

 

 

Un de moins, un de plus et le spectacle continue...

Il est mort, notre ami et nous laisse une fleur de peine,

Ce texte est publié aujourd'hui en hommage aux poètes disparus

et en particulier pour Michel Ruiz qui était encore parmi nous le 18 juin

pour : 2011, l'odyssée de la fable...

et qui vient d'éclairer une étoile pour nous voir

peut-être de là-haut.

Adieu Michel, nous pensons encore à toi.

 

Article et poème de Danyel Camoin

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Le jeudi  3 mars  à Marseille Philippe-Auguste Malheres a présenté un vibrant hommage à la regrettée Marie-Louise Bergassoli dans Coeur de poètes.

Pour ceux qui veulent retrouver ses textesregard est dans la bibliothèque Provence-poésie.

Un des sommets de la poésie libre dans l'oeuvre de Marie-Louise Bergassoli  : Un autre regard. La petite édition.
Voyez ce qu'en pense Danyel...
"Le sourire de "Malou" s'échappait par ses yeux en volutes de dentelle et arrosait de sa bonté  tous ses élèves : l'école romane,  qu'elle présidait, a enseigné à certains non seulement comment déchirer le voile de la prosodie dont on est généralement  loin mais aussi, et surtout, comment on exprime les mots du coeur, comment on expire son intérieur au lieu d'attendre une inspiration céleste, comment on écrit "j'ai même rencontré le chaperon rouge" ou "Les fleurs du vide" et, chaque fois que j'écrirai un poème, je plongerai dans son regard toujours en moi et me demanderai si elle aurait apprécié.
Elle nous laisse par écrit son souvenir immortel même si elle n'est plus là, même si... C'était hier...
hier

Ce poème libre est interprété par Danyel dans la plupart des rencontres poétiques.

En pages poésies d'autres poèmes à lire... sous le titre "Malou" ce n'est pas un adieu.

Avec l'aimable autorisation de Me Christine Bergassoli

Un hommage est en projet à Aubagne pour 2014...

débutant par un écrit de Danyel en hommage à sa mère poétique inoubliable et il nous dit en avant -première :

"Pour elle, j'ai pris les ailes de la pluie...

Et  j'interpréterai outre un poème que je lui avais écrit de son vivant, un ensemble de deux extraits de son oeuvre, moitié classique, moitié libre."

 

 L'hommage existe déjà dans son recueil poétique: les méandres de la pensée. 

Article Nicole Manday

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 20:01

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Les premiers films du monde  ont été tournés et projetés en Provence par les frères Lumière : il s'agissait entre-autres de l'arrivée d'un train en gare de La Ciotat...

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A l'occasion de sa 7e lecture -spectacle, portes ouvertes sur réservations, Provence-poésie vous invitait le 1er décembre 2012 à retrouver l'équipe endiablée présentée par Denise Biondo à la Mdva d'Aubagne dans sa formule habituelle pour :

Les contes du 7e art provençal  

Isabelle et Jean-Claude à l'accueil ont vu passer : Andrée Ataroff (voir ci-dessous)- Mauricette Buffe-Erine Lechevalier-Denise Beltramo- Denise Roman- Denise Pioch- Sonia Kitaëff- Rose-Marie Palun- Monique Morucci- Claude-Marie Roux- Albert Borelli- Michel Camoin-Zaven Sarafian parmi plus de cinquante autres spectateurs entre les deux parties. 

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Danyel Camoin presque né dans un cinéma (l'Artistic-cinq avenues) rend hommage à Paul Carpita, l'instituteur marseillais du 14e, cinéaste maudit au film interdit durant  plus de trente ans, metteur en scène du monde ouvrier, chaînon manquant du cinéma français, précurseur de la nouvelle vague, devenu célèbre à 80 ans par son troisième et dernier long métrage : Marche et rêve ! ou les homards de l'Utopie, tourné à Martigues. Mais Carpita fut aussi le réalisateur de nombreux courts métrages dont un sur Aubagne et le pari de Danyel c'est de faire découvrir par des interprétations d'extraits l'écriture poétique méconnue du cinéaste.

(extraits-lectures ou scènes de : Le rendez-vous des quais-Les sables mouvants-Marseille sans soleil-Demain l'amour-Des lapins dans la tête-Les homards de l'utopie)

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Cette première partie était titrée:

Carpita, des lapins dans la tête, d'après le titre du court-métrage primé cité en 2008 dans le livre de Danyel : J'ai même rencontré le chaperon rouge.

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    Etaient invités à cette date:

Invité d'honneur : Lucien Vassal romancier historien marseillais qui a trés bien connu Carpita, assistant et interprète de l'auteur de Adieu Jésus.

Autre invité: Jean-Yves Calassi, auteur d'un livre sur les cinémas de quartier de Marseille.

Autre invité: Michel Isard de l'Académie de Provence, guitariste et auteur de contes provençaux.

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Présentation exceptionnelle de Madame Andrée Ataroff, interprète du film : le rendez-vous des quais de Paul Carpita

venue voir la représentation (photo dans le film ci-dessous).

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La deuxième partie de cette journée de contes, après l'entracte et le tirage du gagnant du jour, était dédiée aux conteurs du cinéma de chez nous : Giono, Pagnol, Verneuil, Colpi ...

avec des lectures et des interprétations de :

La belle Meunière, Marius, Cigalon,  Le secret de Maître Cornille, Le mouton à cinq pattes, Heureux qui comme Ulysse, Manon des Sources, Regain, Jofroi, La femme du boulanger et Le schpountz

Pas de projection, de vrais personnages sur fond noir...

Comme disait Claude Nougaro: sur l'écran noir de mes nuits blanches...

Avec la participation de Guy Feugier (Toine, Panturle et César), Philippe-Auguste Malsheres (Fonse et Escartefigue) et Alain Daix  (Monsieur Brun)

 

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 et l'équipe de Pp :

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 Jean-Claude Colay (Alphonse Daudet et le docteur) Joseph Lévonian (Le curé et le maire) Joêlle Foin (Monique)

Geneviève Casaburi (Aurélie) Mireille Miau (Madeleine) Janine Ravel (Marinette) Francis Triay (Cigalon)

Danyel interprète: le récitant, Carpita, Bernard, Roger,Toinou, Schubert,Gédémus le rémouleur, Panisse, Joffroi, le boulanger, le père des quintuplés, Antonin, le papet et  le schpountz)

Denise :   la journaliste, Louisette, la belle meunière, la voix off, Françoise et la récitante.

Edouard ( Gérard, Marcellin et le dessin) 

 

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Final en chantant avec Edouard avant le verre de l'amitié

Partition musicale Alain à l'accordéon  et Jean-Paul  à la Guitare

 

Evidemment tout était gratuit...

De 16h à 19h30

 

Photos Geneviève Casaburi et Janine Ravel 

Article  F Z 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 11:01

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 Photos La Provence 

Joseph Lévonian, trésorier adjoint de l'association Provence-poésie, reprèsentant un lien direct avec le crédit mutuel,

était présent à l'inauguration par le Maire d'Aubagne de l'espace aux portes des Défensions qui recevra ultérieurement le centre Pompidou ouvert à la culture pour 2013.

Un moment de fête aux Défensions.

Rappelons que Joseph est aussi un fervent du théâtre et de la figuration au cinéma où il a tourné au côté de  Claudia

Cardinale et Omar Sharif dans Mayrig.

Il s'est également illustré récemment au cours des lectures-spectacle de Pp :

le voici ci-dessous en curé de Cucugnan :

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Ci-dessus photo de l'inauguration par le conseil municipal...

La qualité des photos est dûe à leur découpage dans l'article du journal.

Nicole Manday

 

 

 

 

Précédents articles sur Aubagne et l'huveaune:_____________________________________________________ 

Provence-Poésie démarre ses ateliers de lecture et écriture le 31 mars 2011 à Aubagne.

Tous les poètes et écrivains désireux de s'entraîner au sein d'un groupe volontaire pour améliorer leur texte ou leur diction

peuvent se joindre à nous pour un forfait annuel (gratuit pour les adhérents) comprenant deux heures trente par mois de 16h30 à 19h00 en principe le dernier jeudi du mois du 31 mars (cette année) au 22 décembre (atelier décalé).

La date du mois d'avril est exceptionnellement rapportée au  jeudi 14 avril.

L'atelier se compose de trois parties  principales :

composition d'un quatrain en partant de rimes ou de mots recherchés ensemble

étude de la structure de la nouvelle et montage de petites nouvelles

lecture ou interprétation de texte d'auteur ou de poèmes de participants.

 

Les personnes intéressées peuvent contacter les responsables par le truchement du blog ou du mail de Provence-poésie.

Les participants qui ont des recueils en cours  de montage et ont besoin de conseils peuvent également solliciter une entrevue avec un membre du bureau après ou avant l'atelier pour les conseiller

 

 

Associations, voici Ci-dessous, les points importants du discours réconfortant du Maire pour les abeilles que nous sommes :

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Article de Nicole Manday

 

Cette année, 2011, la guinguette et la sardinade du RAMA ont été reportées au 14 juillet: beaucoup de monde rassemblé sur les berges de l'huveaune sur fond musical pour déguster les sardines grillées. Magali Giovannangeli, présidente de la région et quelques élus ont salué les membres de Provence-poésie installés à une table  à l'abri du soleil et du vent, fondus dans la verdure des abords. Jo Corbeau était bien sûr présent pour animer les retrouvailles.

 

 C'est Philippe-Auguste Malsheres qui  a écrit "rêve d'Huveaune, poème incorporé dans le petit guide poétique des trésors de Marseille  et qui sera certainement  aussi dans le nouveau recueil des auteurs associés qui parlera des chemins d'Aubagne.

 

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_______________________________________________________________________________________________

 

Précédent :

Le dimanche 6 juin, dans une chaleur attendue, Denise Biondo et Danyel Camoin ont laissé de côté le stylo et la table de dédicaces pour participer à la sardinade sur les berges de l'Huveaune à Aubagne où ils ont retrouvé en musique Jo Corbeau qui avait dansé avec Denise, l'année précédente, une magnifique valse sur l'herbe, au même endroit. IMAGhuv.jpg

L'heure était à la détente et le maire et son adjointe ont salué les convives.

Provence-poésie publiera ultérieurement le texte écrit par Danyel sur l'huveaune : Ubelka.

 

Article Nicole Manday 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:52

Provence-poésie  au festival de la vallée du Jabron en 2012.

C'était le 14 octobre pour le coup de pouce aux auteurs.

(www amitiéloisirs04.com a publié un article sur Denise Biondo et Provence-poésie)

 

Provence-poésie réprésentée par Denise Biondo rencontre entre autres :

Carla Cartagena, née au Chili en 1975, invitée d'honneur salle Montebelle, illustratrice des jeux de société Canaille et la ruche publiée aux éditions du Devin (voir photo auprès du maire de Valbelle)

Michel Ponte, Louis Lamour déjà connus par l'association,

et Nicole Amann, fondatrice du site Bonnes nouvelles répertoire des concours de nouvelles à visiter, auteur principal d'une oeuvre multi-nouvelliste : Des hauts et des bas. 

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 Articles précédents___________________________________________________________________________

 

Cette année, c'est le 16 octobre 2011 à Valbelle que Pp retrouve M.Christine Etienne et l'association amitiés et loisirs ouvrant ses portes à l'association favorisant l'édition de la poésie refoulée par une majorité d'éditeurs comme invendable ainsi que l'édition en compte d'auteur de recueils de nouvelles pouvant aider les talents inconnus ou en herbe.
 

Encore merci pour l'accueil et l'ensemble journée et repas qui ont permis la communication et les rencontres et retrouvailles avec des partenaires sympathiques parmi lesquels Annie Malochet, Louis Lamour et Michel Ponte et un lien avec la bibliothèque de Sisteron.

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__________________________________________________________________________.

L'an dernier :

Denise Biondo Et Danyel Camoin étaient présents au festival de la vallée du Jabron : coup de pouce aux auteurs et dédicaces organisés le 17 octobre cette année avec un forum des auteurs le dimanche matin où café et croissant précédaient apéritif et repas littéraire.

Les clients (voyez sur les images) étaient présents au rendez-vous malgré la pluie.

Merci à l'organisatrice : M. Christine Etienne (association Amitiés et loisirs)

Denise et Danyel leur ont présenté le recueil de contes le monde magique de l'enfance et celui des fables modernes Affabulations affables associés à  un sommet de l'auto-édition  poétique Les méandres de la pensée et au recueil  Mes Moires de Marseille contenant deux poèmes de Denise parmi ceux de treize auteurs.(ce dernier est devenu depuis le petit guide poétique des trésors de Marseille préfacé par le Maire)

A côté de ceux-là bien sûr, les grands titres de Danyel: tous trois prix d'honneur de l'Académie de Provence; les fleurs du vide, j'ai même rencontré le chaperon... et les fantômes du vieux moulin

et la nouveauté; le recueil de Sonia Kitaëff, académicienne de Provence, peintre et poète: Palette et Plume 


Signalons la présence à la manifestation du maire de Valbelle et de quelques connaissances de Provence-poésie:

Annie Malochet, Muriel Moulène ainsi que Guy Jampierre et sa sympathique compagne Mireille entre autres...

Et de la chienne des organisateurs ! 

 

 

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Nous essayons de faire connaître la majorité des manifestations artistiques et littéraires de la région et nous remercions par cette occasion tous ceux qui ont eu la gentillesse de nous laisser un commentaire en engageant les autres à ne pas s'abstenir, communiquez-nous vos impressions et même vos souhaits. Merci

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 12:49

Tous les chemins mènent à Aubagne (comme à Rome) ou à Auriol samedi 6 octobre au centre ville (près de la maison des séniors) à partir de 14 heures.

Dédicace de Médiathèque réservée au livre régional

pour les dix-neuf  auteurs réunis autour de notre président dans ce petit voyage au coeur de la ville avec un large clin d'oeil sur l'Agglo et Gémenos.

Quelques images littéraires de classe accompagnent quelques images véritables en couleurs ou en noir et blanc rien que pour les yeux des lecteurs avec quelques particularités éclatantes de la région...

 

Dédicaces par Danyel Camoin, ancien habitant d'Auriol, le 6 octobre accompagné de Rosette Escoffier, Joëlle Foin et Denise Biondo qui se relaieront pour dédicacer ensemble ou séparés le livre désigné (durant cette journée de la culture à AURIOL au moulin de St Claude.

 

Le poème de Janine Ravel  : "Quand vivait la rue grande" dédié à Auriol sera déclamé  au cours de cette manifestation par l'un d'entre eux puisque Janine ne pouvait être présente ce jour-là.

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Nous vous invitons nombreux à venir nous rejoindre...  en spectateurs !

 

 

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A cette occasion, Provence-poésie offre un regard sur le passé de la ville avec au centre une photo de la rue Augustine Dupuy où Danyel a habité et exercé son premier métier avant d'habiter La Bouilladisse ; cette rue conduit à l'ancienne mairie. 

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_________________________________________________________ 

 

 

article précédent :

Ce livre pouvait être dédicacé par certains de ses auteurs exceptionnellement le 6 mai à Auriol sur le marché, le 13 mai au palais Longchamp à Marseille (voir article le 13 mai), le 27 mai à la fête de l'olivier à Gémenos

et il l'a été avec succés le 8 juin vers 17h à la médiathèque de Cuges  par Jean DiFusco  en présence du maire de Cuges qui a fait suivre la dédicace d'un apéritif sympathique.

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Et il pouvait l'être :

Le 23 juin à 16h la Mdva à Aubagne par les auteurs présents

 voici la présentation prévue par Danyel Camoin :

 

Les trois coups ont sonné, la scène se dévoile,

Les premiers mots de ses pensées vagabondes ;

Sa première rime sera pour les étoiles :

Car ses yeux portent loin, bien au-delà du monde…

Les mots de Gaël Angélis, ce n’est pas seulement de la poésie, c’est toute une vie entre Orages et soleil jusqu’à la bougie qui fait briller l’espoir…

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En Provence sous les lampions

Il jouait avec les champions,

C’était un as de la pétanque

Après sieste dans la restanque.

Des Robertides aux Hebdorimes , Jean-Marie Arvieu ne vieillit plus, il mûrit accroché à sa branche ; la poésie ; il vous invite à une délicate ronde autour de la Rotonde…

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La bonté parle du cœur, ose le croire,

Même si tu en doutes, prends le chemin,

Engage-toi pour elle, donne la à boire,

Aux victimes du mal, donne de l’entrain.

Dans ce recueil Cherche la lune…tu trouveras le soleil, Henri Bouyol nous entraîne dans son propre monde poétique… A visiter !

------------------------------------------------------------------------------------------------------------On ouvre un jour les yeux, on brise la coquille,

   On voit autour de soi les regards s’éclairer,

Les visages réjouis, le bonheur s’afficher,

Alors que s’agrandit le cercle de famille.

Pénétrez de nouveau dans les vers de Jean Di Fusco, Embarquez sur le bateau de la colère et de la nostalgie et bonne lecture…

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Je suis la seconde, c’est celle qui attend,

Comme Pénélope

Que tu lui consacres des miettes de ton temps.

Pense à Pénélope !

Passent les heures, passent les jours !

De toute mon âme, Je t’espère toujours.

C’est le deuxième volet de Palette et plume, continuez à suivre l’œuvre de la double casquette de Sonia, entre le pinceau et les lettres règne la couleur du tableau !

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Des wagons chamarrés, tous couverts de dorures,

À travers la fenêtre un grand air d'opéra ;

Des voyageurs ravis partant pour l'aventure

Dans les compartiments l'odeur du Réséda.

Pénétrez avec moi dans le monde de « Milou » : Emile Mihière, un poète particulier à la fois pamphlétaire et naturaliste ; « à bâtons rompus » est un titre qui définit bien la course de son existence…

Alors n’hésitez pas… Quand même !

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Angélis, Di Fusco, Kitaëff, Mihière

On les retrouve aussi au cœur du livre, sur tous les chemins qui mènent à Aubagne que nous pouvons vous dédicacer à plusieurs aujourd’hui :

Jean-Claude Colay, Geneviève Casaburi-Rosette-Mireille-Joelle-Janine

Denise Roman, Denise Biondo et moi

Plus de douze des auteurs de notre livre régional dans la salle, en tout, il y en a vingt

Et du plan d’Aups à La Penne, ces plumes vous entraînent à travers des images d’hier et d’aujourd’hui au long de l’huveaune.

 

Cette présentation précédera la lecture spectacle présidée par Denise Biondo

 

 

 

Provence-poésie et Dc lancent ce livre de 110 pages pour seulement 15 euros ( prix réduit pour tous ceux qui y ont participé ; ils ont déjà bien sûr droit à un exemplaire gratuit)

Parution légale le 11 mai 2012 : distribution aux auteurs lors de la réunion (soirée kich) après la remise des prix...

Gaël Angélis, Denise Biondo, Albert Borelli, Geneviève Casaburi, Jean-Claude Colay, Jean DiFusco, Rosette Escoffier, Joelle Foin, Sonia Kitaëff, Philippe A.Malsheres, Emile Mihière, Louis Moulet, Lucien Pignol, Josette Pons, Janine Ravel, Denise Roman, Mireille Talotti-Miau, Francis Triay et Robert Bruguière, dans un hommage à Paul Dol, jonglent avec les images poétiques qui leur sont chères.

 

D'autres dédicaces sont à l'étude:  Danyel Camoin à La Bouilladisse, Geneviève Casaburi à La Destrousse, Janine Ravel à Auriol, Denise Biondo à Cadolive, Rosette Escoffier à Saint-Zacharie, Gaël Angélis à Aubagne ?

 

On peut se le procurer aussi en librairie :

LibrairieThiéblemont, centre commercial La Destrousse

Librairie L'étoile Bleue, centre d'Aubagne.

Librairie Le Forum à Gréasque

La maison de la Presse à Gémenos

Et bien sûr au bureau de l'association ou par intermédiaire de l'un des auteurs.

Publicitairement, certaines commandes par correspondance  peuvent être satisfaites par un port gratuit.

 

Aubagne,  bien sûr mais aussi...

img_2430.jpgorgues-de-Roquevaire-2.jpg aubagne-sourcehuveaune.jpgcuges.jpg

Devinez d'après les images.

Et eux, de quelle ville parlent-ils ?

La réponse est dans le livre.

 

Avec passion au cœur, laissez-moi vous narrer

Un temps millénaire, où tout a démarré ;

Bâti tout à côté de nos récifs côtiers,

Apparut un grand bourg de bergers, de potiers.

Garrigues, cabanons, s'emparent de ce lieu.

N’omettons le soleil, rayonnant couleur feu,

Et ces âmes aux reflets, par la mer si bleus.

Gaël Angélis extraits

 

Dans cette côte qui grimpe jusqu'à l'Académie de Provence, au cœur de l'impasse des Claudes ; sur le côté gauche de la nationale, après le tabac, le bus quelquefois s'arrêtait là… Une traverse à droite, un peu plus loin, remonte vers le chemin d’Aix et, quelque part dans la « Gandole », se dressent les briques du passé...

Danyel Camoin extraits

 

 

Malgré ta modestie grand Dieu, tu étais belle !

J’entends les yeux mi-clos l’étrange brouhaha,

D’où montent des clameurs ô jolie demoiselle ;

C’était un chant d’amour que je n’oublierai pas.

 

Janine Ravel extraits

 

Regarde les ruines de ce très vieux château

Puis, écoute l’orgue de Pierre Cochereau

Qui réunit bien près de cinq mille tuyaux ;

Sa musique fera valser tes oripeaux.

 

Vois le clocher sorti tout droit du Moyen-Age,

La  vieille chapelle, l’église Saint-Vincent,

Le pont Bonaparte juste avant ton virage,

Et puis, dans ton élan, vois le clos Castellan.

 

Danyel Camoin extraits

 

 

 

Article Précédent______________________________________________________________________________

Pour son  recueil avec ses amis poètes, Danyel Camoin descend de la Sainte-Baume avec l'Huveaune en introduisant le livre par son texte  écrit en hommage au cours d'eau et en donnant au passage la parole aux représentants des communes principales de l'Agglo avant d'atteindre le coeur d'Aubagne où il réside : la première pour l'instant est Auriol (Auriou) qui sera marquée par deux textes de l'académicienne de Provence Janine Ravel et qui est faite de ponts sur l'Huveaune. trois-auteurs.jpg

Trois auteurs du petit guide des trésors de Marseille  

à nouveau réunis sur les chemins d'Aubagne.

 

Provence-poésie et  Danyel Camoin ont invité les auteurs qui ont participé au guide des trésors de Marseille et ceux qui étaient intéressés  à  préparer un texte (conte ou poésie) pour le  recueil ; les chemins d'Aubagne.

Celui-ci concernera le centre Aubagnais et les alentours desservis par le bus gratuit : de La Penne jusqu'à Saint-Zacharie en passant par Auriol, Roquevaire, Cuges, Belcodène, La Destrousse, La Bouilladisse et Gemenos. 

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  Article Nic Manday

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