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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 12:26

Lisez Marseille L'hebdo !

Dans le numéro 528 du 1 février Marseille l'hebdo publie Danyel Camoin

dans sa meilleure nouvelle : Au bord du vide, premier prix de la nouvelle à Allauch en 2007.

Cette nouvelle fait aussi partie du livre paru aux éditions Bénévent en 2008 et ovationné la même année sur le podium de l'Odyssée des lecteurs à Martigues : Des nouvelles de Provence.

Au bord du vide, ici seulement la première partie dans la rubrique Lire et Dire, obtient sa consécration marseillaise, montrant un savant à l'instar de Frankeinstein qui déclare la guerre à la maladie d'Alzheimer.

Le livre des nouvelles de Provence est en vente à la librairie Maupetit à Marseille et à la librairie Le Blason à Aix en Provence, quelques exemplaires sont encore disponibles chez Provence-poésie.

 

lire-et-dire.jpg

Au bord du vide¨

(Version courte)

 

 

Véronique, jeune et énergique journaliste, blonde frisée au limpide regard bleu, vient de livrer son article et quitte les locaux du journal régional où elle travaille afin de rendre visite à son grand-père comme toutes les semaines. À son arrivée habituellement, dans le parc boisé et entretenu, l’homme aux cheveux blancs l’accueille. Il vit maintenant dans un foyer spécialisé car on ne peut plus le laisser seul depuis ses égarements qui ont débuté, comme pour tous, par d’énormes trous de mémoire. Il est atteint, lui aussi, de la maladie d’Alzheimer. Récemment, elle a eu une désagréable surprise : son cher Papy ne la reconnaissait plus ! Un nuage de larmes retenues balaie ses cils fardés lorsqu’elle lui parle gentiment, à chaque visite, en lui prenant la main lui fait comprendre qui elle est.

Ce jour, lorsqu’elle arrive une autre surprise la cueille : son grand-père a disparu ! Un cousin l’aurait emmené en promenade et ne l’aurait jamais ramené ; un homme un peu plus jeune que lui se disant un familier ; Véro proteste. On n’aurait pas dû le laisser sortir ! Elle organise des recherches parallèles à celles de la police ; elle apprend ainsi qu’une femme de la même génération vient de réapparaître, complètement transformée, après une longue recherche infructueuse: les policiers prétendent que son grand-père s’est volatilisé de la même façon : aucune trace !

Au bout de trois mois environ, pourtant, lorsque l’on n’y croit plus, il réapparaît. Il reconnaît Véro, ce qui tient du miracle ! Il semble heureux et évoque le passé, soucieux de sa tenue. La jeune femme lui fait rencontrer la « miraculée » revenue d’une pareille absence : la vieille dame aux yeux brillants. Ils conversent longtemps comme s’ils venaient du même monde, s’ils se retrouvaient, après des années, alors qu’ils ne se connaissaient même pas. Ils deviennent amis et se lancent dans d’interminables parties d’échecs et de belote. On les héberge dans un centre espérant en les étudiant de près comprendre ce changement bénéfique. Un professeur qui les a examinés avec un scanner révèle à la jeune fille qu’ils ont tous deux une cicatrice cachée dans les cheveux et un bout de silicium enfoncé dans le crâne ! Il semblerait qu’un fou leur ait inséré une puce électronique dans le cerveau qui compense par une mémoire perfectionnée la liaison détruite par la maladie ; ils ne sont pas guéris, ils dominent le mal. La greffe qui n’a miraculeusement pas été rejetée par les tissus leur redonne un squelette de mémoire : un Frankenstein nouvelle version !

Pendant qu’elle discute dans le bureau du savant, son grand-père casse une porte à coups de pieds parce qu’on l’a séparé de sa vieille compagne ; il ne veut plus vivre sans elle ! Véro s’insurge. À leur âge que craint-on ? Un surcroît de tendresse ? Elle obtient l’accord de la famille de la dame. Désormais, on ne les séparera plus ! Promenade dans le parc, main dans la main, en cueillant des fleurs et jeux en soirée au clair de lune en observant les étoiles occupent maintenant leurs loisirs.

Le médecin les fait installer ensemble dans une maison de campagne qu’il possède non loin de là ; il veut surveiller leur évolution. Il charge la journaliste de mener une enquête discrète, avant que des policiers ne s’emparent de l’affaire, afin de trouver le génie qui a créé cette solution à leur malheur.        

 

Après plusieurs jours passés à circuler en voiture sur les routes et les chemins de la région, Véro arrive devant l'ancienne station-service isolée, qui surplombe le village, celle-ci a été rachetée par un particulier. Elle arrête son véhicule, elle descend et avance à pieds... Elle découvre dans le jardin, sous un énorme olivier où chantait une cigale, une montre à chaîne en argent qu’elle reconnaît : son grand-père  est donc venu jusque là … Elle appelle, la montre à la main, mais personne ne répond.

Elle avance vers la maison qui paraît abandonnée depuis plusieurs jours. En poussant une porte restée ouverte, elle s'introduit et, près de l'escalier, elle trouve un homme accroupi au bas des marches ; le pantalon souillé et l'air malheureux, il murmure :

«-Je suis tombé... Je n'ai pas pu me relever. C'est à cause de ma jambe.

-Je vais vous conduire à l'hôpital !

-Non, pas l'hôpital ! Donnez-moi la trousse : une piqûre et je remarcherai ! C'est la calcinose : mes articulations se bloquent sur un choc ou sur un faux mouvement ; ne vous inquiétez pas ! Prenez aussi de la glace dans le frigo. Merci. »

 

Un peu plus tard, l’œil un instant égaré dans le corsage dégrafé dans l’effort de la jeune femme qui l’a soutenu jusqu’à un siège et lui retire ses vêtements trempés, le vieil homme l’entend lui dire :

« -N’ayez aucune inquiétude, j’ai déjà assisté mon grand-père dans des cas semblables ! »

Il paraît, en effet, déjà plus vaillant, elle est surprise de le constater en achevant de le déshabiller. Elle lui dit qu'il ne devrait pas vivre seul au risque de mourir sans secours. Il lui répond:

«-Qui voudrait d'un vieux cheval qui ne peut plus courir le derby ? Même au garde à vous, vous devez me trouver pitoyable nu devant vous ?

-Je songeais à une dame de votre âge ! Cependant, vous n’avez pas l’air complètement usé.

-Je n’ai pas l’habitude d’un secours aussi… charmant. Vous représentez une joie dans la rencontre. Que ne donnerait-on pour dormir dans vos bras ? Vos yeux sont d’étincelantes éprouvettes où mes recherches auraient été emportées au cœur d’un rêve. De quoi se noyer dans l’océan qui roule sous vos paupières ! Si je vous avais connue avec quelques années de moins… Malheureusement, il faut aussi que j’avale des cachets quotidiennement, j’ai aussi des problèmes de thyroïde depuis que le nuage de Tchernobyl n’est pas passé sur la France !

-Votre problème majeur, n’est-ce pas simplement la solitude ? Comment pouvez-vous vivre ainsi sans dialogue, sans ami…

-Je parle à ma pauvre femme disparue depuis longtemps, je lui confie mes échecs et mes souffrances…

-Et elle vous répond ?»

Il frotte sa paupière avec son doigt sans répondre.

 

Elle lui parle de son grand-père, plus vieux que lui, qui a rencontré une compagne au moment où on ne l'espérait vraiment plus. Elle désigne ensuite la montre qu'elle a trouvée dans son jardin, expliquant qu'elle appartenait justement à ce grand-père... Il a donc eu, à un certain moment, un rapport avec lui !

             Lui disant s’appeler Charles Malerby, il réplique que, s’il s'agit de l'homme auquel il pense, c’est un grand plaisir de savoir que l'expérience a bien réussi :

« -Si votre grand-père, grâce à moi, capte de nouveau le courant qui passe et relie deux êtres, l’un à l’autre, comme deux moules réciproques recueillant chacun les fleurs du vide de l’autre pour les écarteler et les transformer en bouquet d’étoiles, alors, je suis heureux ! Je lui ai redonné une raison de vivre que je n’ai plus, moi qui ne respire que par mes formules… Je me demande aujourd’hui comment j’ai pu me laisser ensorceler par cette sorcière infâme qui m’a privé de ce contact humain qui vaut bien mieux que l’électronique.

-Quelle sorcière ? Quelle expérience ?

-La solitude, vous l’avez dit tout à l’heure… »

Craignant de sortir du sujet, elle utilise le charme qui l’inspire et le questionne de nouveau sur l’expérience. Il dit qu'il ne peut pas répondre : c’est un secret ! Elle insiste appuyant la tête du vieil homme contre sa poitrine. Il résiste, d’abord, à l’interrogatoire qu’il semble avoir prévu depuis longtemps, mais, quand elle lui dit qu’elle connaît des gens qui pourraient l’aider à approfondir sa découverte, il hésite et lui confie qu’il a toujours été malheureux de n’avoir pu secourir sa propre grand-mère, une des premières victimes connues de cette maladie …

Bien sûr, par instants, la vieille femme ne le reconnaissait pas, elle vivait en pointillé et arrivait quelquefois, vers la fin, jusqu’à jeter des cris de bête ! Dans ses moments de lucidité, elle répétait sans cesse aux gens qu’elle ne connaissait pas ; « Si vous m’aviez connue avant ! »

Les médecins n’ont d’abord pas cru qu’elle était frappée par cette maladie, ils la classaient dans les sujets diabétiques que les complications de problèmes cardio-vasculaires amènent à la régression de certaines facultés cognitives. Ensuite, ils se sont montrés impuissants à la guérir et le mal a progressé en silence derrière son mutisme triste.

Un jour, elle a marché devant elle, sans but, sans s’arrêter ; consciente ou pas, on l’ignore ! On l’a retrouvée morte dans un ravin, le crâne fracassé… Elle avait écrit sur un papier qu’elle serrait entre ses doigts : «  Ma mémoire est partie, je n’ai pas pu la rejoindre…Vous souviendrez-vous de moi ? »

Alors, quand on l’a mis en retraite, l’ingénieur Malerby qui fabriquait des puces électroniques destinées à l’industrie, a décidé d’utiliser ses connaissances en ce sens, d’autant qu’il a senti sa propre mémoire flancher, oubliant ses rendez-vous ou égarant ses papiers; surmenage ? Il craint de devenir comme sa grand-mère.

Depuis un siècle que cette maladie est déclarée, les traitements proposés n’ont jamais guéri personne ! Il a donc mis au point sa propre stratégie de stimulation cognitive par un système miniature, implantée dans un fragment de silicium, qui retarde la perte d’autonomie et éventuellement la crise suicidaire. Dans cette station-service abandonnée qu’il a rachetée, il a installé un laboratoire secret dans la cave dont l’entrée est dissimulée dans le garage attenant au hall de l’appartement. Il a voulu se battre à sa façon contre cette ombre ravageuse qui déploie sur les malades une aile de mystère, en procurant une mémoire différente, mécanique mais salvatrice, qui fait de ces vieux de grands enfants heureux de vivre encore. Il a travaillé des années afin de trouver la matière inusable qui ne soit pas rejetée par les tissus humains lors de la greffe de son implant avec l’aide d’un vieux chirurgien en retraite. Certes, il a d’abord expérimenté sur un animal. Vu que l’expérience était concluante, lorsqu’il a aperçu la petite vieille, seule, tremblante, au bord de la falaise, il l’a ramenée chez lui gentiment ; il a essayé sur elle le programme. L’évolution paraissant satisfaisante, une fois la cicatrice physique refermée, il l'a relâchée dans la nature. Il a recommencé, à l'exemple du premier résultat positif, sur un homme qui devait sans doute être son grand-père… Ils sont maintenant deux à pouvoir survivre à cette maladie sans encore souffrir ou en prendre complètement conscience. Il faudrait quelqu’un pour effectuer la greffe sur lui, en lui reprogrammant tout ce qu’il a noté. Sa puce est prête, il a prévu cette possibilité mais il ne peut faire l’opération lui-même ! Il a nettement vieilli, il a maintenant dépassé les soixante-dix ans.

La jeune femme reste longtemps auprès de lui pensant qu’elle lui doit bien cela, ne serait-ce que pour son grand-père ! Du reste, peu d’homme lui ont adressé le même hommage respectueux la comparant à une jolie princesse. Elle aussi vit seule. Dommage, effectivement qu’il ne soit plus jeune…

Au moment du départ, elle constate que le ciel est zébré d’éclairs ; un orage provençal typique déchaîné autant qu’inattendu déchire la tombée de la nuit. Malerby murmure : « Il ne pleut pas souvent ici mais quand il pleut, ce n’est pas pour rire ! »

Elle pense qu’après tout, il serait mieux d’attendre le jour pour repartir.

Le « vieux » a bien mérité qu’on le dorlote un peu.

Lorsqu’elle le quitte, le lendemain matin, il paraît aller beaucoup mieux. La jeune femme lui promet de revenir avec des personnes compétentes qu’elle connaît. Ils l’aideront dans l’intérêt de la science ! Malerby suit des yeux la silhouette qui se déhanche sur ses talons pour sortir de son horizon.

« Qu’ai-je fait de ma vie ? Marmonne-t-il, je suis vieux, trop vieux !

En rentrant, de nouveau seul dans ce bâtiment, il s’arrête devant son miroir et observe, une perle à sa paupière, son double menton et ses joues glissant vers ses mâchoires édentées.

 

            Quelques jours plus tard, Véro revient effectivement avec trois hommes en costume et lunettes portant chacun une grosse mallette. Ils arrêtent les voitures qui les transportent sur le sommet de la colline qui domine le village car la jeune femme a cru voir Malerby au bord de la falaise. Il s'agit bien de lui, en effet. Il paraît regarder le paysage, extasié sur le dessin formé par l’enchevêtrement des toitures s’étalant au-dessous de lui, comme s’il ne l’avait jamais vu auparavant …

Elle l’interpelle ! Il se retourne vers elle et la regarde en tremblant, des chapelets de perles prêtes à éclore au fond des yeux. Elle lui dit qu’elle a trouvé l’aide voulue ! Il la regarde en plissant son front :

«-Je vous connais ? Impossible ; si je connaissais… une telle femme, je ne l’aurais pas oubliée… Que ferait seul au bord du vide, un homme qui vous aimerait ?

–Mais je vous ai rencontré ici même. Rappelez-vous mon grand-père !

-S’il vit près de vous, ce doit être un homme heureux. »

Tous l’accompagnent gentiment sur le chemin conduisant à sa maison mais quand elle lui demande de leur montrer son laboratoire avec les schémas et les formules dont il lui a parlé, il regarde simplement ses mains qui tremblent… Un des hommes s’approche de lui et demande à son tour :

« Où se trouve votre labo, s’il vous plaît ? »

Il fronce les sourcils, remue la bouche en salivant sans sortir un seul mot, puis, au bout d’un moment, il regarde la jeune femme et prononce enfin avec l’air de s’excuser :

« J’ai… oublié : je ne me souviens de rien ! »

 
Cette nouvelle en version longue fait partie du recueil: Des nouvelles de Provence, Danyel Camoin, éditions Bénévent 2008

¨ D’après la nouvelle premier prix de la lyre d’Allauch 2007

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 13:02

Message de Provence-poésie à l'occasion de l'été...

pour venir à l'association, il n'est pas nécéssaire d'écrire, on peut adhérer en spectateur, en association amie, en acheteur(livres), en partenaire ou en interprète... ou venir aux journées ouvertes sans adhérer.

 

Par contre, les adhérents évidemment auront des avantages supplémentaires :

en 2011, mise en place de l'atelier d'aide écriture-lecture 

publicité et stands pour les auteurs (même d'éditeurs différents)

mise en place également :

 d'une carte de fidélité assurant à tout adhérent un cadeau au bout de cinq achats de livres,

 de réservation pour les tickets jeunes

 de réductions de tarifs pour les jeunes auteurs et les éditions de juillet

 de bibliothèque pour emprunt de certains livres sans paiement,

 d'un concours interne gratuit récompensé

 de scènes libres ou conférences pour ceux qui veulent s'exprimer ou interpréter des écrits des autres.

Et bien sûr possibiltés d'exprimer des idées ou projets à développer au sein de l'association.

 

D'autre part, Provence-poésie, ne dirigeant pas de concours de poésie unitaire, engage ses adhérents à participer aux concours des autres associations. Elle les aidera et les récompensera par un article avec photos lorsqu'ils gagneront un prix comme c'est le cas pour Natacha Rosso à Gemenos ou Claire Gilbert à Sablet. 

Tous ceux qui veulent vérifier cet article peuvent venir se renseigner en direct à la maison de la vie associative  à Aubagne ou réserver une place à la réunion du 16 septembre.

La prochaine journée porte ouverte est pour le 3 décembre, elle sera annoncée dans la presse et sera appellée : A nous, contes des mots ! Avec des contes de... Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Jean De La Fontaine, Jean-Claude Rey,

Danyel Camoin, Janine Ravel. Les textes seront interprétés par Denise Biondo, Joseph Lévonian, Jean-Claude Colay et des adhérents volontaires. Inscription ouverte.

L'invité d'honneur sera peut-être Roger Blanc, président de l'Académie poétique et littéraire de Provence également auteur de Contes.

L'association sera présente au coeur d'Aubagne le 10 septembre 2011 à la fête des associations.

 

 

Mes avions de papier

 

Lorsque revient la nuit de Noël

Des étoiles descendent du ciel

Pour venir décorer des sapins :

Treize desserts rejoignent mon pain.

Pour retrouver mon âme d'enfant

Sur ma montagne de papier blanc…

J'oublie le monde en drap de fantômes

Et m'en vais croquer une autre pomme.                                Et je parviens enfin

                                                                                   À voler de mes propres ailes

                                                                                     À m’en aller à tire-d'aile

                                                                                         À voler... Voler loin !

Sur des lits de caractères noirs

J'invente un univers plein d'espoir

Où les couleurs ne fuient pas la nuit,

Où il ne fait plus froid sans ennui.

Je chevauche le coursier du rêve

Dominant le paysage sans trêve,

Sans traîner de soucis à mes basques

Sans ruminer dans des endroits flasques.                                   Et je parviens enfin

                                                                                          À voler de mes propres ailes

                                                                                               A m’en aller à tire-d'aile

                                                                                                À voler... Voler loin

M'éloignant du monde en perdition

Je n'ai plus à payer d'addition

J'hume librement le cœur des fleurs

Et peut-être est-ce là mon bonheur.

Mais des cloches sonnent dans ma tête,

Les parents reviennent à tue-tête :

Les nappes brillent de mille feux,

Je descends lentement parmi eux…

 

la cascade

 

 

 

Article Frank Zorra

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 12:06

Provence-poésie représentée par sa vice-présidente a assisté au vernissage le samedi 27 novembre 2010 à la chapelle des pénitents noirs en présence de Madame Dol, du maire d'Aubagne et du président de la communauté d'agglomération, en attendant la conférence le vendredi 3 décembre sur l'approche de sa vie.

La biographie de Paul Dol sortie aux éditions La Tarente sera dédicacée par Claude Valentin après la conférence. 

 

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article: Frank Zorra

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 19:53

Les membres du bureau de Provence-poésie remercient de tout coeur Christiane Boniffacy et Catherine Vailleres pour la page 3 de la lettre de la vie associative numéro 48 de novembre 2010 et saluent le courage des parents de Nélya dans le deuxième article...

A ce titre, la page entière (portraits d'associations) est publiée ci-dessous.

parole.jpg

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 01:53

Provence - poésie, pour faire connaître les auteurs contemporains, met au point la bibliothèque  Pp en collaboration avec La petite édition et d'autre associations.
Cet article s'adresse aux intéressés habitant les alentours d'Aubagne et Marseille dans un premier temps.
L'intéressé laisse une caution de 20 euros (qui n'est encaissé qu'en cas de perte de l'objet prêté) et peut choisir un livre dans les titres mis gratuitement en bibliothèque qui lui est attribué durant trois semaines.

 Les premiers livres disponibles sont :
fleurs videjustinecouverture mai

phillivrefabsonnetschaperon

regardhugo recueil couverture au bout des doigts

cover en provenceles ephesnouvelles

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:49

ambaril.jpg

 

Provence-poésie vous informe ce jour de la sortie du livre de Anne-Marie Baril et de l'invitation de son président au siège de la petite édition à la Belle de Mai le vendredi 12 novembre 2010...

Si quelqu'un veut se procurer ce livre nous faire parvenir un mail avant cette date : nous pouvons aussi vous communiquer les coordonnées de La petite édition.

La bibliothèque de Provence-poésie renferme aussi d'autres oeuvres de la petite édition : notamment Justine et le metro de Marcel Baril et Un autre regard de Marie-Louise Bergassoli.

 

  justine.jpg regard

 

Article Frank Zorra

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 14:03

Jean  (même prénom que La Fontaine) Di Fusco vous invite à découvrir son recueil : Fables et Sonnets disponible chez Provence-poésie. Fables et Sonnets sera également présenté pour dédicaces par la mairie de Cuges-les-pins le samedi 14 mai à 11 heures à la bibliothèque et à la salle des associations, à Aubagne, lors de 2011 l'odyssée de la fable de Esope à... Jean Di Fusco, lecture-spectacle où l'on présentera aussi Affabulations Affables (Danyel Camoin)  une autre production de Pp éditions.

Venez y découvrir la poule prétentieuse, le rouge-gorge et la cigale...

fabsonnets.jpg

Jean, qui est également l'auteur d'autres recueils, est l'un des co-auteurs du petit guide poétique des trésors de Marseille et il fait partie avec Mireille Talotti-Miau et Pierre Boyer des auteurs dont un texte sera cité dans le dvd du comité du vieux Marseille par Monsieur Jacques Mouton.

 

Il participera, sous le fanion de Cuges, aux pages des chemins d'Aubagne  à la gloire poétique de l'Agglo, auprès de la plupart des co-auteurs du guide ( Denise Biondo, Albert Borelli, Pierre Boyer, Danyel Camoin, Jean-Claude Colay, Sonia Kitaëff, Janine Ravel, Mireille Talotti-Miau) auxquels doivent s'ajouter Lucien Pignol de Gémenos, Emile Mihière d'Aubagne et Natacha Rosso de Roquevaire dont Provence-poésie a reçu les textes. La porte est ouverte aux volontaires (clôture 31 mai 2011).Un hommage y sera rendu à Robert Bruguière et Paul Dol. 

 

L'Académie poétique et littéraire de Provence a remis en juin le prix d'honneur du recueil à Fables et Sonnets.

Le rouge-gorge et la cigale se gavent de ses vers. Voulez-vous faire comme eux ?

  rg-cigal.jpg

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 12:45

pubfantômes

Deux des livres de Danyel Camoin gérés par leur éditeur Em7A sont en possibilité de commande à la Fnac.

Ceci est intéressant pour ceux qui ont des réductions à la Fnac...

Sous une quinzaine de jours par commande internet, vous pouvez vous procurer ces deux livres : Les fantômes du vieux moulin et Au seuil de l'inexplicable.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 16:46

Provence-poésie a suivi Denise Biondo à l'exposition des artistes peignant avec la bouche ou le pied à la salle municipale de La Destrousse et vous en offre un aperçu de ces oeuvres pris le samedi 18 septembre.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 11:58

A l'occasion de son passage à Fuveau et de l'importance qu'il prend au sein de l'association, Provence-poésie propose une rétrospective de son oeuvre:

 

2005 : Danyel Camoin rencontre Chris Bernard dans la Drôme recevant une récompense pour sa nouvelle : l'olivier, et son poème: le papillon. Il présente son premier roman dans le genre cher aux éditions du mot passant à Lyon ; "Le sang de la terre" est refusé. Il écrit "Les araignées rouges"  nouvelle remarquée dans un concours à Arles qui entraine ensuite l'édition d'un recueil fantastique ; Au seuil de l'inexplicable.

 

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2006 : après de nombreux concours de poésie, il rencontre la présidente du jury à Allauch qui n'est autre que la responsable de l'école romane à Marseille : Marie-Louise Bergassoli qui préfacera son second livre ; j'ai même rencontré le chaperon rouge, édité par Marcel Baril à la petite édition l'année suivante et dont le texte l'olivier a été étudié en 2010 par des élèves de Saint-Zacharie.

Il devient un pilier de la lyre d'Allauch, ami du président André Durbec. Il accompage à Sète un des meilleurs poètes des concours Claude Lévy et remporte quelques prix dont le second prix de la nouvelle à Allauch et un premier accessit à Montélimar.

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Ce livre est à la médiathèque Marcel Pagnol à Aubagne

 

2007 : Il gagne un petit prix à l'Académie de Provence pour  : le couloir de l'Angoisse, puis, devient académicien  tout en faisant éditer par Bénévent : les nouvelles de Provence, pour lequel il remplira un formulaire de présentation au cinéma et montera sur le podium de Martigues le présentant au micro. Dans le même temps en Arles, on édite son roman refusé par deux grands éditeurs parisiens; Les fantômes du vieux moulin, dans une nouvelle présentation qui gagnera plus tard un prix à l'Académie de Provence après avoir été sélectionné par celle du Var...

 

nouvellespubfantômes

 

2008 : Après la mort de sa mère, ainsi que de Marie-Louise Bergassoli et de André Durbec, il continue seul un recueil de poésie qu'il montait avec leur aide et publie chez Provence-poésie le premier bouquin de l'association : les méandres de la pensée, en hommage à Mme Bergassoli avec un poème dédié : A mes amis. En parrallèle, il gagne un prix d'honneur à l'Académie de Provence avec le chaperon et monte son recueil de nouvelles Les fleurs du vide édité par Provence-poésie qui gagnera le prix d'honneur l'année suivante. Il remet aux éditions Benevent le manuscrit de Au petit bonheur. Il rejoint les troubaïre de Gémenos ou comme chez Provence-poésie, il devient vice-président.

 

pensée pbonheurfleurs vide

 

 

2009 : Grâce à l'insistance de Denise Biondo et  l'aide de Philippe-Auguste Malsheres, Provence-poésie édite son recueil de fables : Affabulations affables que Chris Bernard vient d'ovationner dans sa revue Portique pendant que l'auteur travaille sur le monde magique de l'enfance dédié à sa petite fille et confié à Benevent. Il réunit ensuite treize auteurs autour de lui pour écrire des poèmes sur les quartiers photographiés dans Marseille. Ainsi est né le petit guide poétique des trésors de Marseille. Il compose une conférence sur la poésie méconnue de Brassens et l'exécute plusieurs fois.

Avec Nicole Manday, il envisage un hommage à une série radiophonique : les maîtres du mystère, et ils écrivent les Mages qui paraitra en 2010. Président du jury du concours de poésie de Gémenos, il compose avec Jean-Claude Puletti une chanson pour les troubaïre.

 

 

 affabulationsle guidemages

L'image du monde magique de l'enfance est en instance  

 

2010 : Il met sur pied  avec Denise Biondo un projet pour réunir les mêmes auteurs sur "les chemins d'Aubagne" concernant toute la région de l'agglo et dans l'intervalle sort un recueil inspiré de ses poutounades, (avalanche de baisers) contes régionaux écrit en hommage à Jean-Claude Rey et à l'association aubagnaise l'olive et l'olivier. Il gagne deux prix d'honneurs ex-eaquo à l'Académie pour les fantômes et pour Vers d'hier et de Demain en attente de publication. Il a fait une conférence-spectacle sur  la poésie méconnue de Maupassant  et ses nouvelles fantastiques

à Aubagne pour la remise des prix du concours de nouvelles et  il prépare une vision féminine de son premier livre ; au seuil de l'inexplicable vu par Nicole Manday.

Un bilan provisoire de treize livres édités en moins de six ans, cinq romans ou recueils en stand-by et près de six cent nouvelles et poèmes confondus en stock ou dans les concours.

 

 

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2011 : Les évadés du rêve, essai fantastique traité sur les rêves précède Féeries et légendes, recueil de contes écrit avec la petite Marie-Anne, sa petite-fille. Il gagne un prix de contes à Montélimar et consacre une grande partie de l'année aux lectures-spectacles en créant  2011 l'odyssée de la fable, de Esope à Jean Di Fusco, et A nous, contes, des mots ! qui fait la part belle à ses propres contes ( Les naufragés de l'Aïoli et Il était deux fois) en même temps qu'il joue le rôle du diable face au curé de Cucugnan de Daudet. D'autres écrivains venus de l'extérieur se joignent à lui pour ces lectures-spectacles : Guy Feugier, Philippe-Auguste Malsheres et Jean-Claude Beltramo, entre autres.

les évadésface avant fées

Les chemins d'Aubagne, recueil de vingt auteurs en hommage à Aubagne et à ses alentours, ouvre l'année 2012 pour lui devant un autre projet à plusieurs en cours : Entre deux eaux permettant, à la manière des concours de nouvelles, de donner leur chance à des nouvelles qui n'avaient pas réussi dans les concours et il groupera autour d'un troubadour douze dames nouvellistes sous le sigle 13 auteurs pour 2013. Son recueil classique : L'heure des rondels et sonnets gagne le grand prix 2012 de l'Académie de Provence pour la Saint-Valentin.(non encore édité) et sa nouvelle un mardi de marché gagne un prix à Sablet tandis que la porte au fond du couloir en gagne un à l'Académie de Provence comme le recueil féeries et légendes.

Allais, vous m'en direz des nouvelles où il éclate sous l'aspect d'Alphonse Allais et Ferra-ragon en hommage à Aragon et à Ferrat présenté par Denise Biondo précèdent une lecture-spectacle en hommage au 7e art en Provence à travers Verneuil, Giono, Pagnol et Carpita programmé à Aubagne pour le 1er décembre 2012.

 

 chemins d'Aubagne 1-copie-1

Prochainement :

 

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Article Provence-poésie

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