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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 19:17
Christine Lubrano parle de L'impossible Crime (l'interview du semestre)
Christine Lubrano parle de L'impossible Crime (l'interview du semestre)
Christine Lubrano parle de L'impossible Crime (l'interview du semestre)

Christine Lubrano parle de L'impossible Crime (l'interview du semestre)

 

Durant l'absence de Gaël Angélis, Danyel Camoin rencontre Christine Lubrano pour le livre : L'impossible crime.

Un entretien sympathique avec la partenaire de Geneviève Casaburi et Frank Zorra dans cette aventure à trois sur la même énigme.

Christophe vient d'être assassiné : un homme entre deux femmes ! Ce sont les suspectes mais comment l'épouse sur un fauteuil roulant aurait-elle grimpé l'escalier en colimaçon avec un couteau pour le poignarder ? Et comment sa maîtresse alors à l'hôpital aurait-elle pu le faire ? Une énigme pour Frank Zorra en plein Marseille.

Ci-dessous l'interview de Christine Lubrano également auteur de "A petits pas" et de plusieurs nouvelles éditées par Pp.

 

Questions de l’entretien :

 

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

Je m’appelle Christine et j'habite à Rousset, pas très loin d'Aix-en-Provence. J'écris de la poésie, des nouvelles et plus récemment du polar. J'écris depuis l'adolescence mais j'ai décidé de les faire partager en 2011 et j'ai commencé par : À petits pas, qui est une biographie. À travers l'association Pp, j'ai eu la possibilité de contacts et de progression et surtout, étant primée dans un concours de nouvelles, la prise de conscience de mes capacités.

 

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

Ma source d'inspiration, à travers mes sentiments à extérioriser, part de mes livres de chevet : Werber, Giono, Juliette Benzoni, Jostein Gardeer, Mauricce Denuzière, Edouard Brazey, Catherine Clément, Fanny Deschamps... Mes correcteurs sont ceux de l'association et mes concours les concours de nouvelles  et de poésie des associations en général.

 

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

Mon dernier livre est sur le thème du polar atypique marseillais, format roman de gare, nombre de pages : 136 et prix : 12 €. Accessible à la Fnac ou chez l’éditeur sur commande. Ma famille et mes amis le réclament et son caractère va dévoiler plusieurs personnalités imbriquées dans une enquête particulière où les suspectes me paraissent plutôt des victimes.

 

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

Je dirai au lecteur : à découvrir pour l'histoire et surtout pour son originalité : ce que je transmets est un état d’âme.

 

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

En dehors de l'écrit, je pratique aussi des activités manuelles ou politiques (municipalité).

 

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

Je présenterai son côté polar ouvert à tout public, facile à lire, local, plaisant, distrayant et écrit à plusieurs mains et demanderai au lecteur s'il aimerait retrouver Frank Zorra avec moi dans des enquêtes similaires différentes de ses aventures habituelles.

 

7 Comment ressentez-vous cette écriture à plusieurs ? Avez-vous apprécié l’expérience ?

J'ai trouvé cela intéressant surtout dans ce livre avec l'originalité des caractères exprimés pour les différents personnages. C'était vraiment sympathique. Un mélange de styles particuliers et on peut dire que j'ai apprécié l'expérience.

 

8 Qu'avez-vous ressenti de différent entre l'écriture de : A petits pas et celle de l'impossible crime ?

À petits pas, c'est une autobiographie : ce sont des émotions brutes décrites par moi-même alors que l'impossible crime c'est au travers de personnages d'où il faut se coller à l'histoire et collaborer avec les co-auteurs. On  suit plus ou  moins une consigne : le thème, fil conducteur suivi à trois.

 

8 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

La page 59 : Josiane et le détective…

Josiane est épuisée. Ses nombreuses nuits hantées par d'horribles cauchemars la vident de toute son énergie. Les paroles de Michel tornade lui reviennent en boucle : « Tu n'étais pas si fière le soir où ton mari est mort ! J'étais présent, ce soir-là, j'ai tout vu. Et même s'il faisait nuit, j'ai bien aperçu, dépassant le taillis, le haut d'un corps de femme, emmitouflée dans un manteau à capuche dont quelques mèches rousses dépassaient. Cette personne semblait baissée ou, tout simplement… Dans un fauteuil roulant ! Je pense que la police serait intéressée par mon témoignage. »

Et si c'était vrai ! Josiane ne sait vers qui se tourner et dirige son fauteuil vers l'entrée et attrape son sac à main posé sur le petit meuble. Fébrilement elle fouille à l'intérieur : pourvu qu'elle soit toujours là ! Elle trouve une carte de visite, retourne dans le salon et compose un numéro. D'une voix qui frise l'hystérie, elle commence : « Allô, Monsieur Zorra ? Frank Zorra, le détective ? »

 

Article  FZ

 

 

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Gaël Angélis a réalisé son plus difficile entretien : poser les questions aux trois auteurs du dernier livre multi-auteurs spécial de Pp : les fantômes de Marseille.

Les insaisissables Joëlle Behez et Frank Zorra (deux pseudonymes) qui évitent tout contact public ne répondent donc qu'à travers l'auteur principal du roman : Geneviève Casaburi, fabuleuse auteure de suspense avec ses nouvelles primées dans plusieurs concours qui plonge là dans le roman policier au ras du fantastique.

Zorra, remplacé ici par son père littéraire Danyel Camoin, déjà sur les stands à sa place à LaDestrousse devant la librairie Thiéblemont qui a aussi effectué un dépôt librairie Maupetit à Marseille où l'on peut désormais se procurer le livre comme à Aix (Le Blason) ou à la Destrousse (Thiéblemont)

Une dédicace aura lieu au salon de Gréasque le 12 avril avec la participation amicale de la librairie de Gréasque...

Interview de fantômes donc pour Gaël qui sera publié sur cette page dans le courant de la semaine mais qui donne un aperçu de cette aventure extraordinaire à trois plumes qui poursuit deux assassins indescriptibles et similaires à travers les quartiers de Marseille sur deux époques 1881 et 2000, double assasin qui prend pour se moquer de ses poursuivants le visage et la silhouette des grands auteurs vraiment passés dans ces endroits de la ville et qui donnent aux policiers des hallucinations qui empire le "mal du large" supporté par l'un d'eux.

Une poursuite à travers la métropole et le temps qui mène à une double surprise finale en basculant d'une époque à l'autre et d'une plume à l'autre...

L'origine des Fantômes : une réflexion de Frank Zorra, écrivain détective, dans le parc des Fabrettes, description autorisée par sa créatrice : Miette Ripert, qui déclenche un sentiment de présence fantômatique et un roman historico-fantastique sur la base du polar atypique marseillais.

 

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Questions de l’entretien : L’interview des fantômes…

 

Particularité : Trois auteurs pour Les fantômes de Marseille, édité par Pp

 

 

1 Présentation des auteurs :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

Geneviève Casaburi, numéro 1 de ce polar atypique, je suis née à Marseille et j’ai déjà été interviewée par Gaël, adhérente de Pp depuis 2011. J’ai commencé à écrire des nouvelles pour enfants avant de raconter ensuite des histoires qui tiennent à cœur, je suis éditée depuis 2010 et j’ai déjà participé à plusieurs recueils de nouvelles multi-auteurs.

Frank Zorra : Sous un pseudonyme vivant puisqu’il est puisé dans un héros de fiction (comme San Antonio) mais existant depuis 2004 : je suis vraiment né à Marseille dans un cinéma des années cinquante et je raconte mes propres histoires dans la peau du détective héros des œuvres policières. J’ai réellement pris en main mon écriture lorsque EmA a édité Au seuil de l’inexplicable avec plusieurs de mes enquêtes, ensemble remarqué à cause de la nouvelle : Les araignées rouges de Danyel Camoin, d’où la relation étroite entre nous malgré nos écritures très différentes.

Joëlle Behez, troisième auteur, marseillaise d’adoption, handicapée physiquement est cantonnée derrière un pseudonyme de protection, écrivant des récits plutôt érotiques qui ne trouvent aucune approbation familiale ou professionnelle : Elle ne paraît pas en public. 

 

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

Geneviève - Sur ce livre plus particulièrement mon inspiration policière se base sur des recherches historiques de l’époque autour des personnages historiques cités tout à tour dans le récit. Pour la partie suspense, j’ai déjà remporté un prix avec une nouvelle titrée « Du sang à la St Patrick »

Frank – Nageant dans le polar atypique court se déroulant dans et autour de Marseille, la difficulté ici ne pouvait être que de mixer une histoire plus longue avec celle de Geneviève… quant à l’inspiration on peut l’associer au parc marseillais abandonné de Miette Ripert où l’on parlait déjà de parc des fantômes.

Pour Joëlle - Elle dit s’évader de son fauteuil grâce à ses fantasmes littéraires : elle a rejoint Geneviève dans Entre Deux eaux (recueil de nouvelles à plusieurs auteurs) et a travaillé sur les contes paillards de Pp avant de venir seconder Frank pour les fantômes.

 

3 Présentation du livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

Geneviève : Ce livre, c’est un polar historico-fantastique où les criminels transformistes et les policiers acharnés sont illuminés d’hallucinations. L’action bascule entre 1881 et 2000.

Beaucoup d’acheteurs ont été attirés par ce passage constant dans la peinture des deux époques. Le prix 12 euros et la disponibilité  pour l’instant chez les auteurs, l’éditeur et trois librairies régionales dont Maupetit Canebière. Je le présenterai sûrement au carré des écrivains en Novembre.

Frank : C’est l’enchevêtrement des deux enquêtes qu’on craignait au départ qui bouscule la trame et attire le lecteur parce qu’il se lit aussi facilement que nous avons eu facile à l’écrire

Et pour l’instant nous n’en avons eu que des compliments. Les meurtres commis placent d’après les recherches de mes collaboratrices les personnages historiques et les assassinats aux endroits exacts où ils sont passés dans Marseille avec bien sûr une ressemblance d’une époque à l’autre...

 

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

( évènements, actualités, peine, état d’âme… Difficultés d’écrire à plusieurs ?)

Geneviève : Pour moi, je souhaite transmettre cette passion du fantastique à travers de nombreuses recherches historiques qui le situent en même temps comme une carte postale de 1881. L’expérience est valorisante.

Frank : Je pense que les dames diront comme moi, la curiosité du lecteur, c’est l’écriture à trois mains mais elle disparaît dans le roman par une sublime entente et bien que l’on n’ait pas écrit ensemble, on obtient un tout homogène et l’on ne distingue plus que les deux époques qui ne s’ajoutent pas mais s’imbriquent aux similitudes des enquêtes. C’est un ping-pong verbal et complice et d’après l’étonnement que j’ai constaté, c’est une nouveauté, voire une spécialité à découvrir.

 

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

Geneviève : L’écriture mange presque tout mon temps : c’est ma principale passion.

Frank : Hors mis la passion de mon personnage pour le parfum des dames, je reste un cinéphile féru d’hommage au cinéma et au western qui paraît même dans ce livre avec l’hommage à Paul Carpita.

 

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

Frank : Tous ceux qui cherchent un livre pas commun : c’est celui-là !

Geneviève : c’est plus qu’un livre, c’est une peinture marseillaise.

Pour Joëlle, on dira le mot de la fin : c’est la complicité des auteurs qui fait que le texte passe bien…

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

Extrait de la page 32. Cherchez qui des trois a écrit.

« Un flash ! Le commissaire l’a reconnu mais l’inconnu a déjà disparu dans la foule du matin. Les compagnons de la Marjolaine : c’est Jules Verne. Le policier reste planté là. Immobile, hébété. Comment cela peut-il être possible ? Il est pourtant bien réveillé. Encore une hallucination ! Il va falloir qu’il se ressaisisse. Il cherche encore une fois l’homme des yeux. Personne… »

 

 Joëlle Behez et Frank Zorra remplacés par leur éditeur : Danyel Camoin (Pp éditions)

 

Propos recueillis par Gaël Angélis

 

Article précédent_____________________________________________________________________________________________

 

L'union fait la force...

Masculin-féminin et au-delà de la parité...

Geneviève Casaburi réunit autour d'elle Frank Zorra et Joëlle Behez déjà ses partenaires dans Entre deux eaux, les trois auteurs traversent Marseille et le temps pour enquêter en 1881 derrière un meurtrier fantôme qui prend le visage des grands écrivains passés dans la métropole, se lançant d'un point d'origine dans le réel actuel autorisé par Miette Ripert.

C'est le 27 mars après l'atelier d'écriture vers 18h30 que Gaël Angélis animait l'entretien avec les auteurs... 

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En savoir plus sur Geneviève ? 

 

Elle est aussi parmi les douze auprès du troubadour et elle présentera Entre Deux Eaux le 25 janvier et le 16 mars à la maison des associations lors des réunions et de la remise des prix pour ajouter ce succés à son palmarès : dédicaces possibles avec les partenaires présentes.

Et attention, elle fait aussi partie des candidates au grand prix du concours et des nouvellistes représentées en petites scènes-lectures, le 16 mars après 16 heures.

 

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article précédent:

Provence-poésie félicite Geneviève Casaburi qui a décroché le premier prix nouvelle des Apollons d'Or à Vaison La Romaine

avec sa nouvelle : Du sang pour la Saint-Patrick.

Remise des prix par Chris Bernard le 6 octobre en matinée.

 

Elle était la troisième des auteurs de Provence-poésie a être récompensée, après Danyel Camoin et Alice Hugo aux Apollons d'or par notre ami Chris Bernard, Président de Portique et de l'UPF et organisateur de plusieurs concours, également président du jury de Sablet.

Voici la remise des prix comme si vous y étiez pour retrouver l'inimitable Chris Bernard :

 

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Voir aussi l'article nos auteurs à l'honneur...

 

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En parrallèle, Geneviève sort chez Edilivre le troisième recueil de Ses nouvelles sous le titre : Histoires de Savoir .

Elle sera à la base du prochain interview de Gaël Angélis le 25 octobre à la maison des Passons (Aubagne) qu'on répercutera dans notre prochain périodique.

Elle était avec Sonia Kitaëff reprèsentant Provence-poésie sur les stands de Vertiges en Provence au Parc Borély le 9 septembre.

Elle était présente au salon de St Victoret (avec Anne Daurès), elle sera à celui de St Maximin piloté par notre ami Pascal Tissier ainsi qu'à Nans les Pins et Pierrefeu.

Et le 13 octobre en duo avec Danyel Camoin à la librairie Thiéblemont LaDestrousse.

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La nouvelle sur les marchés de Provence vient de gagner un prix au concours de Sablet 2012

 

Rappelons à cette occasion une partie de son oeuvre :

Les âmes blanches, petit roman au parfum de nouvelle au coeur de La Destrousse.

Il était une fois... recueil contenant la nouvelle publiée dans le blog de Pp : le carillon du temps.

La fabrique d'Indiennes, éditée dans " Tous les chemins mènent à Aubagne "

Décadenza, primée cette même année par le concours d'Aubagne et éditée dans : Inspiration Libre.

Soir de Crime bientôt édité dans Entre Deux Eaux par Pp éditions (parution janvier 2013)

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Geneviève qu'on a pu voir interpréter une scénette d'après Alphonse Allais

"Un temps bien employé" le 17 mars à la Mdva dans le spectacle "Allais, vous m'en direz des nouvelles"

est donc aussi la partenaire de Danyel Camoin dans son livre pour 2013

"Entre Deux Eaux" où étaient invitées également à participer Joëlle Behez, Denise Biondo, Mauricette Buffe, Michèle Durand, Claire Gilbert, Michelle Grenier, Véronique Pésaresi, Janine Ravel, Claude-Marie Roux, Mireille Talotti-Miau et Céline Lacomblez.

13 auteurs pour 2013: le thème; un troubadour sorti d'un autre temps déclamant sous les fenêtres de plusieurs dames différentes les inspire et chacune d'elles raconte tour à tour, entre 2 eaux, jusqu'à ce qu'intervienne la surprise finale, façon : Au seuil de l'inexplicable.

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Après avoir été une fantastique "Maria" dans le "Ferr-a-ragon" de juin, elle participera aussi à l'hommage au 7e art provençal du 1er décembre l'équipe de Pp et ce n'est pas fini...

Vous avez pu la rencontrer sur les stands de la fête de l'Olive et l'Olivier à Gémenos les 26 et 27 mai et aussi la retrouver le 24 novembre au salon de La Destrousse et en mars 2013 à la grande fête de la nouvelle à Aubagne.

Elle est aussi dans notre périodique pour "Bienvenue dans mon monde" l'interview de ce trimestre.

 

 

 

Bravo pour Geneviève et merci Chris Bernard !

 

Article Frank Zorra

 

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interview précédent à redécouvrir dans le périodique de Mars

 

 

 

Le respect des valeurs

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Entretien avec Michel Isard, auteur et interprète, conteur sur les traces d'Ivan Audouard, qui répond aux questions de Gaël Angélis, après l'atelier d'écriture animé par Joëlle Foin aux Olivettes, vers 18h30, il parle de son nouveau livre : les contes de ma Provence d'hier(2).

Questions de l'entretien : " le respect des valeurs"

Propos recueillis par Gaël Angélis

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

J'habite Marseille et j’écris sous le nom de Michel Isard ; pas provençal mais aquitain, bordelais, contrairement à ce que l'on pourrait croire, je suis à la retraite. Je suis depuis un an dans l’association Provence poésie et content d'y être…

 

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

J'écris depuis l'âge de 21 ans, j'ai commencé par des chansons. En 1982, Robert Ripa m'a demandé d'écrire des contes sur la Provence ; la nature, la mer, la montagne, les collines et le vent m'inspirent : j'aime les retours en arrière dans les années de mon enfance. J’ai la nostalgie des années 60. Pagnol ne peut pas laisser insensible. J'aime René Barral qui a écrit sur le monde paysan ou Marie Palet sur le même thème : une façon de transmettre les valeurs d'autrefois un peu oubliées aujourd’hui.

 

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

Mon dernier livre est le deuxième tome des contes de ma Provence d’hier, suite au succès du premier, il se devait d’être plus consistant (190 pages, 12 €). Il est disponible à la Fnac et chez Maupetit : entre les contes et les nouvelles, des histoires faciles à lire, cocasses, inventées mais parfois inspirées d'un fait réel. Faites pénétrer mes personnages chez vous : ils sont pleins de sincérité.

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

C'était mieux avant : je le confirme. Il n'y avait pas de télé, on discutait sur une chaise devant sa porte ; on partageait. Il faut vivre avec son temps mais je voudrais que les gens puissent ressentir du plaisir à lire ce livre toute une palette de sentiments notamment le respect des personnes et des valeurs. Laissez-moi envier mes personnages humant les senteurs de notre Provence d'autrefois

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

J'oriente ma vie vers beaucoup de bénévolat, du sport, de la musique, de l'informatique… Beaucoup d'activités.

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

Je voudrais que le lecteur parcoure le livre en ressentant la bonté des gens, les valeurs de l'époque à travers cette vie d'autrefois… Qu’il prenne autant de plaisir à le lire que j’ai eu à l’écrire.

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

Un extrait de « Piétri le berger »

Je m'enveloppais dans ma couverture, la tête sur mon sac. Puis je me suis promené sur la Voie lactée, la Grande Ourse, l'Étoile polaire, sans oublier l'étoile du berger, celle de Pietri… Je me suis endormi avec pour dernière pensée : la Provence. Qui, à part la Provence, pouvait nous offrir un tel spectacle ? Nous proposer de telles rencontres ? La réponse a dû se perdre dans mon bien-être qui doit s'appeler… Le bonheur !

 

 

Michel Isard était déjà présent samedi 30 novembre 2013 avec la mise en scène d'un de ses contes : le grain de beauté de Fanny, devenu : Après la partie, mené en duo avec Edouard.

Michel chante aussi en s'accompagnant à la guitare et avait fait une saisissante création acclamée par le public en déclamant la prière pour les poètes chantés par Brassens même lieu en juin.

Les contes provençaux de Michel sont savoureux, plus encore lorsque qu'il les conte lui-même, c'est pour cela qu'on l'avait engagé le 30 novembre à conter aussi La clef des champs (texte de Danyel Camoin extrait des Poutounades (1) )

Michel Isard vient de l'Académie de Provence et ses contes sont préfacés par des grands noms du midi...

(chronique de Médéric Gasquet sur France Bleu Provence)

Et son livre bien illustré et bien écrit peut constituer un fabuleux cadeau de Noël.

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Provence-poésie vous informe

Michel Isard sera à la librairie Thiéblemont pour dédicacer ses contes de Provence d'hier

ne pas manquer cette fabuleuse matinée...

 

Entretien avec Michel Isard sur overblog

Questions de l'entretien : " le respect des valeurs"

Propos recueillis par Gaël Angélis

 

 

Retrouvez aussi Michel Isard chez Pp le 8 mars

dans Allais-y, Mesdames !

Avec tous les invités de la fête de la nouvelle annuelle pour la journée des dames.

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articles précédents--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le 9 novembre à La Destrousse devant la librairie dans le centre commercial du Casino...

Geneviève Casaburi présentait en avant-première son nouveau livre co-écrit avec Joëlle Behez et Frank Zorra : un polar historique où un assassin est traqué dans les rues de Marseille sur deux époques sous l'apparence d'écrivains célèbres : Les fantômes de Marseille 1881-2000.

Après son petit roman historique sur les âmes blanches de La Destrousse voici de nouveau Geneviève dans un roman régional.

La spécialiste de la nouvelle surprenante primée aux Apollons d'Or sera également dans le spectacle du 30 novembre : les contes de nos moulins où elle vous réserve des surprises.

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Elle était accompagnée par Danyel Camoin auteur et éditeur qui remplacera pour l'occasion Frank Zorra (également auteur de : Du sang sur la bible et Je suis né à Marseille) et Joëlle Behez déjà co-auteure de Geneviève dans Entre deux eaux.

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Articles précédents____________________________________________

Un nouveau trio devant la vitrine Thiéblemont.

Entre notre ami Michel Isard auteur des contes de sa Provence et l'auteur de Spiris avait pris place samedi 8 une des co-auteurs de Tous les chemins...

Rosette B P avec le rêve bleu et que me dis-tu mon coeur ?

 

reve bleu

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Elle aura une table pour ce dernier livre en juin 2013 à Aubagne Mdva

peut-être sera-t-il alors suivi du deuxième opus puisqu'il s'agit d'une trilogie poétique.

Du premier volume Nicole Manday et Josette Pons ne tarissent pas d'éloges.

Nous attendons donc la suite.

Un entretien avec Rosette figure dans notre blog animé par Gaël Angélis juste avant celui de

Geneviève Casaburi (article : bienvenue dans mon monde)

Merci à la librairie de l'avoir mis en valeur:

 

Article FZ

 

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Un duo régional de choc des auteurs en Pays d'Aubagne

Geneviève Casaburi et Danyel Camoin

dans leur présentation régionale 2012 :

dans le hall du Casino de La Destrousse à la librairie Thiéblemont...

Voir les articles de La Provence et La Marseillaise :

une avant-première de 9 h à 12h30 seulement.

Ils y présentaient aussi le livre multi-auteurs sur le pays d'Aubagne et de l'étoile et leurs nouveautés.

 

Voici l'article paru mercredi dans La Provence

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Venez nombreux pour ne pas manquer cet étonnant passage...

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L'an dernier...

C'était le 10 décembre 2011 que Pierre Bertho et Danyel Camoin se retrouvaient à la librairie Thiéblemont avec Geneviève Casaburi.

accueillis par notre libraire préféré (centre commercial Casino La Destrousse).

Des fabulations du pays d'Aubagne, au seuil de l'inexplicable, j'en fais le serment, c'étaient les mages du Mystère !

 

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Et pour égayer le stand d'un sourire local, ils avaient invité avec eux Geneviève Casaburi, nouvelliste de La Destrousse : Il était une fois...

 

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Article Nicole Manday

 

ci-dessous précédents articles

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Marcel Baril et Danyel Camoin de nouveau réunis

 

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avec Denise Biondo (nouvelles), Annabelle Léna (thriller),

Jean-Claude Beltramo (polar), Pierre Bertho (polar),

Claude Valentin (histoire d'Aubagne) Gisèle Sans

Adhérents ou amis présentés par Provence-poésie.

 

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polar poésie et histoire au programme

Au salon de La Destrousse dans le centre commercial Casino

Sous la bienveillante organisation de Fernand Révilla et de la librairie Thiéblemont.

 

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avec Michele Olive, André Aubert, Michel Cava, André DeRocca, Jean-Claude Guégan, Jean-Pierre Mauduy,Serge Scotto et Saucisse, Lucien Vassal et Fernand Révilla, lui-même; nombreux historiens parmi eux.

Mzanifestation du 21 mai de 9 h30 à 18 heures.

 

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pub seuil

Article Nic Manday

La table des auteurs de la librairie Thiéblemont, centre commercial de la Destrousse, a chaleureusement accueilli toute la journée, le 15 janvier 2011 : Marcel Baril (L'infinitude) de La petite édition et Danyel Camoin (Fabulations du pays d'Aubagne) de Provence-poésie.

Ce stand commun a donné le départ à la mise en place du projet d'inter-association et une collaboration entre les deux associations pilotées par ces auteurs qui donnent leur chance d'édition à des poètes ignorés comme Sonia Kitaëff dont les ventes sont croissantes et Jean Di Fusco ovationné le 18 décembre à Aubagne pour son rouge-gorge et sa cigale.

Ne pas oublier que "j'ai même rencontré le chaperon rouge" a été édité en 2008 par "La petite édition"

L'avantage des deux associations est de produire des livres qui ne sont pas trop chers tout en révélant des talents plus ou moins inconnus.

Marcel Baril qui a participé au concours de nouvelles de Provence-poésie devrait être présent le 12 mars prochain à la journée de la remise des prix où deux tables de dédicaces de nouvellistes sont prévues; il en occupera certainement une et Guy Feugier, autre personnalité de la littérature qui a aussi participé au concours de nouvelles, occupera l'autre. La manifestation présentera outre les gagnants du concours, une causerie-spectacle sur Maupassant, autre nouvelliste, reconnu depuis longtemps, par Denise Biondo, Danyel Camoin, Jean-Claude Colay et Joseph Lévonian.

Autre projet des deux associations: "Si brassens m'était conté" dans les locaux de la petite édition pour prolonger l'effet produit le 18 décembre à Aubagne. Marcel Baril accueillera l'équipe des causeries- spectacle.

 

En attendant,

quelques photos de la journée du 15 janvier.

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Marcel Baril,compagnon de stand de Provence-poésie, qui a fait des dédicaces à La Bouilladisse, librairie Thiéblemont et salon littéraire, comme Danyel Camoin et Florence Arthaud, déjà connu pour son livre en bibliothèque de Pp : Justine et le métro, lance son nouveau produit par la petite édition : l'infinitude.

Provence-poésie en partenariat (inter-association) avec la petite édition propose une table des recueils de nouvelles à Marcel Baril, qui a participé au concours En Provence, en expo et dédicaces le 12 mars, jour de la remise des prix si l'auteur n'est pas pris ailleurs ; ce jour étant prévu pour la fête de la nouvelle à la maison des associations d'Aubagne sera animé par une causerie : Quelques mots en passant pour Maupassant.

 

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La nouvelle Librairie Thiéblemont s'est installée près du casino de La Destrousse au coeur du centre commercial et offre de nouvelles dédicaces d'auteur : le 22 décembre 2010, Jean-Pierre Mauduy, Fernand Révilla et Lucien Vassal (photos ci-dessous) dédicaçaient des cadeaux de noël originaux : leurs livres !

La Provence était là pour l'interview.

 

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Reportage et photos: Denise Biondo (Provence-poésie)

Article Nicole Manday-Photos Denise Biondo

0 novembre

 

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Anciens entretiens :

Ce trimestre pour les vacances c'est Janine Ravel qui répond au questionnaire de Pp éditions.

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Questions de l’entretien : Pleins feux sur la Nature

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

JR : Je suis Janine Ravel et j’habite à Auriol… La poésie en priorité, quelques nouvelles récompensées et quelques contes en bonne relations avec Provence-poésie éditions où j’ai appris beaucoup de choses. Début d'écriture en 1983 par la prose poétique la nuit de la naissance de ma petite fille.

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

JR : La Nature est ma principale source d’inspiration. Auteur fétiche : Alice Hugo. J’ai participé à divers concours : 1er prix poésie à Auriol, Prix d’honneur de la nouvelle Aubagne 2012 et Grand prix du conte à l’Académie de Provence.

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

 

JR : Les saisons, le temps, les sentiments, les lieux se partagent le livre Entre terre et Ciel pour un prix de 10 euros très accessible, disponible chez l’éditeur ou chez moi ; pour l’acheteur c’est un partage d’émotion autour de la Nature prioritaire, un apaisement des douleurs intérieures.

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

 

JR : En faisant un effort chacun pourrait extérioriser naturellement et écrire pour obtenir de nombreuses satisfactions pour améliorer sa vie : état d’âme prioritaire.

 

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

 

JR : J’ai une vie bien remplie : jardinage (importance des fleurs), ballade en forêt, gardiennage des enfants.

 

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

 

Leur dire de lire entre les lignes : souvent le message est caché.

 

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

JR : « Dis poète, qui donc es-tu ?

Oh ! Je ne suis que peu de chose,

Un bonheur inattendu

Au printemps où fleurit la rose.

Au ciel d’été, je vais chantant,

Je suis fourmi et puis cigale

Mon verbe haut va s’exaltant

Au fil des jours, je suis loyale… »

La suite est dans le livre.

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Propos recueillis par Danyel Camoin (questionnaire de Gaël Angélis)

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L’interview du trimestre précédent :

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Entretien avec Joëlle Foin : « Prose poétique »

Questions de l’entretien :

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

J-F : Je suis une fille méditerranéenne, née en Algérie. Je réside à Plan de Cuques et fais partie de Provence poésie depuis presque trois ans « avec bonheur et reconnaissance ».

Mon recueil présente des textes plutôt courts, poèmes ou nouvelles, prose poétique en tout cas, trente-sept textes se suivent. J'écris depuis une vingtaine d'années par les ateliers et les stages d'écriture.

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

Mes sources d'inspiration ; la vie, tout simplement ! Le théâtre de la vie ! J'adore observer et écouter, voir tout sans vraiment le vouloir, entendre presque tout et même les silences que j'adore. Paysages, rencontres, humour, nostalgie sont les bases : peu d'imagination. Je vais toujours vers la psychologie, les ressorts de l'âme humaine. Bouleversée par « L'épervier de Maheux » à cause des silences expressifs. Je lis moins qu'avant mais une amie m'a mis entre les mains des livres sur la spiritualité qui me nourrissent et m’apaisent.

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

Mes thèmes sont sérieux ou humoristiques ; souvenirs, nostalgie; beaucoup de réflexions. Au milieu des gens, mais aussi seule, j'aime ces moments de retrait pour mieux retourner vers les autres. Mon livre, ce sont cent seize pages pour douze euros disponibles en vente chez Pp éditions ou par moi-même…

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

Je voulais transmettre le plaisir des mots : j'adore attendre les mots ! Je souhaiterais partager, transmettre ce plaisir.

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

Une vie de réflexions ; besoin de bouger néanmoins : randonnée, yoga, jardinage et bénévolat. Des journées très pleines.

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

Mes textes sont « les messagers de l'instant » : la vie est faite d'instants... Et chacun d’eux est à vivre intensément : on rencontre toujours un message qui passe. Il faut prendre le temps de le replacer dans sa vie. Tous les moments, joyeux ou pénibles, doivent compter pour notre vie.

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

« Les nuages » (larges extraits lus par l'auteur) : Ce matin, je suis invitée à marcher sur les nuages. Afin d'épargner leur douceur, je choisis de marcher à leurs côtés... J'ai mal pour eux dès qu’un souffle violent défait leurs boucles blanches ou déchirent leurs chevelures finement peignées… En les regardant filer, j'entends leur message : « Vis le moment présent »...

Propos recueillis par Gaël Angélis

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Joëlle, dans le spectacle ou dans le jury, toujours présente pour l'association

rejoindra bientôt ses partenaires sur les stands d'Aubagne, Auriol et Cadolive.

article FZ

entretien précédent--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le 28 février c'était Gaêl qui cette fois se retrouvait face aux questions de l'interview du trimestre...

à 18h30 à l'atelier des Passons.

Un entretien avec Gaël Angélis : une encre sympathique.

 

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

Gaël : J'ai grandi entre Aubagne et La Penne sur Huveaune dans cette Provence que j'aime. J'ai commencé l'écriture par des textes de musique à seize ans. En fin 1990, au début de 2000, j'ai commencé à écrire des poésies et des nouvelles. Je suis adhérent de Provence-poésie depuis presque deux ans.

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

Gaël : Je suis venu à l'écriture en étant d'abord lecteur. En ayant une mère et une grand-mère institutrices passionnées de littérature. C'est ce qui m'a amené à écrire moi-même. Mon premier auteur fétiche était Jack London pour diverses raisons. Je lis beaucoup de littérature classique mais aussi du moderne. J'ai eu la chance d'obtenir le Grand prix de la ville au concours de nouvelles organisé par l'association province poésie en 2002 qui m'a été remis par Jean-Marie Orihuel de la mairie d’Aubagne.

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

Gaël : Mon dernier recueil s'appelle Encre sympathique. Il mélange nouvelles et contes moderne uns d'une quarantaine de pages : en huit histoires qui abordent des sujets divers et variés avec un peu d'humour grinçant et beaucoup d'humanisme.

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

Gaël : Tous les sentiments qui existent peuvent m'inspirer, par exemple l'injustice dans Deux de mes histoires ou bien l'actualité sans verser dans l'excès.

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

Gaël : Je suis passionné de littérature, de musique et particulièrement la musique noire. Je suis très ouvert au monde qui m'entoure : à ses différences, à ses cultures... Bref, j'ai une vision de vie très humaine.

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

Gaël : J'espère que les personnes qui l'achèteront l'apprécieront surtout pour la variété de thèmes et les couleurs qui en ressortent. Notamment, l'humour et l'indignation. Au lendemain de la mort de Stéphane Hessel, je crois qu'il est toujours bon d'avoir des motifs pour s'indigner.

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

Gaël : Extrait de : À qui profite de la trime ? « Des groupes de défenses de l'environnement affirment qu'un ouvrier sur six employés sur le chantier de désamiantage souffrirait d'asbestose, maladie incurable provenant de l'inhalation de poussières d'amiante... »

Merci Gaël

Propos recueillis par Danyel Camoin

Entretien qui sera répercuté dans le périodique du trimestre fin mars 2013 avec les poèmes de la muse-poète : Carine Canu de l'Académie de Provence auxquels répondra le Président de Pp.

On peut aussi trouver Gaël dans "Tous les chemins mènent à Aubagne" livre régional multi-auteurs de Pp éditions.

En 2013, il voyage dans les contes modernes en y conservant son humanisme et sa sincérité. Tel Maupassant , il mélange contes et nouvelles... Il présentera son livre parmi les contes de nos moulins en fin novembre 2013 aux côtés d'un auteur aux polars trés spéciaux : Claude Iconomou.

Suivez l'apparition de :

Encre sympathique

Avis aux intéressés, l'auteur et l'édition peuvent prendre des commandes d'intéressés.

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Le carillon du temps, Décadenza, Du sang pour la St Patrick, La fabrique d'Indiennes, Les âmes Blanches, Soir de crime...

Des titres qui parlent et racontent : Il était une fois...

Venez la voir... Histoire(s) de Savoir

Comment naissent des bijoux de la nouvelle...

Un parfum de fantastique, un zeste de recherche historique et puis le suspense qui vous précipite dans la chute finale...

Elle fait partie des douze dames qui vous étonneront en 2013

entre deux eaux...

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Suivez l'interview de Geneviève Casaburi saisi en direct le

25 octobre à 18h30 aux Passons (maison de quartier Aubagne)

qui était répercuté dans le périodique du trimestre.

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L’interview du mois

Entretien avec Geneviève Casaburi pour la sortie de son livre : Histoires de Savoir

« Bienvenue dans mon monde »

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

Réponse de G.C :

Née à Marseille, je vis à La Destrousse depuis l'âge de sept ans. J'ai commencé à écrire en 1995 et je fais partie de Provence-poésie depuis 2011.

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

GC : L'écriture pour moi s'apparente à un défouloir, suite des blessures de la vie. J'ai obtenu un prix dans un premier concours à l'Académie de Marseille. J'ai commencé à écrire des nouvelles pour des collégiens, ensuite, tout s'enchaîne...

La moindre évocation peut devenir une inspiration ; peu importe le sujet, un flash est nécessaire. L'importance du ressenti à ce moment-là.

J'effectue beaucoup de recherches pour mes nouvelles afin de m’approcher au plus près de la réalité.

Mes lectures se situent pour la plupart de l'Antiquité au Moyen Âge.

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

 

GC : Histoire de savoir allie plusieurs thèmes : les marchés de Provence, l'historique, les péchés capitaux, la fracture sociale, l'anticipation et même le polar.

C'est un livre léger facile à lire et à acquérir qui relie 60 pages pour 11,5 euros.

 

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

Faire partager mes centres d'intérêt est primordial. Créer la communication par les mots, donner le goût aux lecteurs, le ressenti, les émotions...

 

 

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

 

G.C : Citons la passion pour le bricolage ; la Provence aussi mais on revient surtout à la discussion et au débat.

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

 

GC : J'attends les bonnes critiques comme les moins bonnes ; on me verra contente de partager avec les lecteurs. L'écriture sait faire rêver les gens dans le partage…

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

 

GC : Extrait de Du sang pour la Saint-Patrick : … l'ombre vient de bouger… deux yeux rouges perçants qui observent…

Merci Geneviève.

Propos recueillis par Gaël Angélis

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Article Nicole Manday et Frank Zorra

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Interview précédent

Entretien avec…

Rosette B.P. pour la sortie de son livret poétique : « Que me dis-tu mon coeur ?»rosette bp cover

« L'Amour tout court »

1 Présentation de l’auteur :

Pouvez-vous vous présenter en précisant votre résidence, la nature de vos écrits, vos rapports avec l’association, depuis quand écrivez-vous ?

Réponse de Rosette : (RBP)

RBP : Je suis d'origine aubagnaise résidente sur Auriol.

Dans un milieu sans livre, à 10 ans j'écrivais de la poésie : après l'abandon j'ai repris à 45 ans sur des pulsions poétiques : opportunités non saisies de l'inspiration quand la muse était là.

Je fais depuis deux ans partie de l'association Provence-poésie où je participe maintenant l’atelier de Pp à Aubagne, chaleureux et efficace.

2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avez-vous des auteurs fétiches, des sources d’inspiration, des correcteurs, des livres de chevet ? Avez-vous participé à des concours ?

RBP :

Sources d'inspirations : la nature, les enfants (ancienne instit), l'amour avec un grand A et à la base de mes poèmes : le partage des émotions. La vie me poussait à écrire, suite à un secret de famille découvert (voir le rêve bleu : initiales BP) son écriture m'a sauvée : j'ai fait sauter un verrou. J'ai reçu une lettre de Simone Veil et ce livre a une portée étendue pour la femme...

3 Présentation du dernier livre :

Thème, pages, prix, disponibilité, donnez-nous envie d’acheter votre recueil ?

RBP : « Que me dis-tu mon cœur ? », c’est le premier d'une trilogie. Les deux suivants parleront de la vie et de la mort, en route vers la plénitude ; il faut choisir le chemin pour finir par écrire ce qu'il faut... précisément. C'est un petit livret mis en page simplement pour partager, abordable, -je pense aux gens modestes- (neuf euros) sur le thème de l'amour universel. Disponible chez l'auteur et par Provence- poésie.

4 Souhaitez-vous passer un message aux lecteurs ?

Quelle sorte de message avez-vous à passer ? Que transmettez-vous au lecteur ?

(événements, actualités, peine, état d’âme …)

RBP : La vie ne m'a pas ménagée mais j'ai toujours gardé la joie de vivre et je voudrais la transmettre : le but est de partager tous les aspects de la vie.

5 Avez-vous une autre vie en dehors de l’écrit ?

Peut-on pénétrer dans une intimité différente ? (choix des meubles, jardinage, bricolage, peinture, mécanique, etc…)

RBP : Je pratique le taï-chi depuis 20 ans pour être en harmonie avec l'univers. Le chant aussi est important. Je vais vers ma plénitude. À propos de la photo parmi les roses (quart de couverture) : mon grand moment, c'est quand j'entre dans la serre : les plantes sont mes amies de toujours et je les dorlote.

6 Que souhaitez-vous dire à ceux qui vont acheter votre livre ?

RBP : Je serai ravie d'avoir les impressions de chacun. L'écriture entre dans la philosophie de la vie : trouver un équilibre et arriver à l'essentiel. Je recueillerai toutes les remarques surtout si cela suscite un débat.

7 Auriez-vous un texte ou un extrait de texte rapide à lire pour clôturer l’entretien ?

RBP : Je terminerai en prenant : la clé des champs. (On peut trouver ce poème dans le périodique de l'association : rubrique quand la muse est poète et sur le blog de Pp.)

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Merci Rosette.

Propos recueillis par Gaël Angélis

Rosette, Gaël et Geneviève font partie de l'association Provence-poésie éditions

et ont écrit ensemble dans Tous les chemins mènent à Aubagne oeuvre régionale multi-auteurs

Voici ci-dessous un regard sur l'atelier du 25 octobre où l'on comptait beaucoup d'absents et l'arrivée d'un nouveau : Richard.

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:26
Geneviève Casaburi à Cultura Aubagne
Geneviève Casaburi à Cultura Aubagne
Geneviève Casaburi à Cultura Aubagne

Geneviève Casaburi à Cultura Aubagne

Geneviève Casaburi  et les Fantômes de Marseille seront aux tables rondes de Cultura Aubagne le samedi 28 février à 11 heures.

Un rendez-vous à ne pas manquer où Geneviève pourra développer son oeuvre à la table du polar et étaler aussi : Histoires de savoir et Il était une fois... Des nouvelles qui s'intégrent au polar avec un soupçon de fantastique. N'oublions pas qu'elle a écrit aussi : les âmes blanches, mini roman historique sur La Destrousse et que Pp va bientôt sortir de ses éditions : l'impossible crime(de Marseille) où elle co-écrit avec Christine Lubrano.

Geneviève participe aussi au concours du recueil poétique inédit aux Apollons d'Or où Chris Bernard aura peut-êtrel'occasion de lui remettre un prix dans cette discipline différente.

Elle était aussi l'indienne de la causerie "Bécaud  100000 volts "  réalisée par Pp au Club Castéropoulos à Marseille aux côtés de Denise Biondo, Danyel Camoin, Guy Feugier, Michel Isard et Jehan Armagnac le jeudi 12 février.

Et ci-dessous dans le précédent article vous pouvez la voir dans une autre  face de ses oeuvres...

 

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Expo de faux vitraux décoratif et peinture sur miroir à la salle des fêtes de la Destrousse, l'auteur de nouvelles montre une autre face de son art :

vernissage vendredi 10 octobre  au soir à partir de 18 heures avec la présence du président de Pp

Geneviève Casaburi, entre deux polars, vous propose sa décoration artistique.

 

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Elle exposera aussi sur les marchés de noël...


Réalisations personnalisées sur devis

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soniaLa rentrée de Sonia

Sonia, qu'on a pu voir avec Provence-poésie avant les vacances sur les stands de la Canebière comme sur ceux de la fête de l'olive et l'olivier à Cadolive puis dès la rentrée avec Vertiges en Provence dans le parc Borély très proche de nos hôtesses.

Sonia déchaîne ses deux casquettes pour dédicacer ses oeuvres littéraires dont plusieurs participations dans les éditions Pp (voir Tous les chemins mènent à Aubagne) où va sortir, dans le recueil piloté par Denise Biondo : Retour en Provence, sa dernière nouvelle, auprès de 15 auteurs pour 2015.

On pourra la retrouver sur nos tables pour dédicacer le 6 décembre. Mais il ne faut pas oublier ses recueils poétiques avec tableaux en illustration parce que Sonia est aussi peintre.

Le 11 octobre, Sonia dédicace à 11h à la médiathèque J-C Izzo à Châteauneuf les Martigues où nous avions déjà rejoint Erine Lechevalier pour sa dernière correspondance (recueil de nouvelles Pp) qui a inspiré la scène La Lettre déclamée par Joëlle Foin.

Le 16 octobre expo et vernissage à partir de 19heures à la centrale des vins 88 rue d'Italie 13006 Marseille et

Le 20 novembre même endroit soirée Beaujolais avec présence de l'artiste.

Rejoignez Sonia dont le texte " Le vieux potier d'Aubagne"  a inspiré le répertoire externe de Pp et sera déclamé avec des textes de Denise Roman et Francis Triay lors du spectacle " Aubagne en chansons" lancé par Lei Cigaloun de L'estelle.

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Rappelons que Sonia, comme Janine Ravel et Joëlle Foin, a obtenu un prix au concours des marseillais venus d'ailleurs.

 

 

Article FZ

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Durant l'été, la vie continue et pendant que certains auteurs dédicaçaient sur la place de Carqueiranne avec un air de vacances, Joëlle Solari représentait l'association en présentant quelques livres de Provence-poésie éditions et de Nombre 7 à la fédération André Maginot, domaine de grande Garenne, Neuvy sur Barangeon,18330.

Une quinzaine de livres de l'association ont été vendus dans la région.

Ci-dessous quelques photos de la manifestation :

 

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Joëlle Solari, nouvelliste, est à l'honneur cette semaine parce qu'elle est parmi les dix lauréats du concours de nouvelles de la Creuse avec la nouvelle émouvante qu'elle a présentée.

Bravo Joëlle et Merci.

 

Article FZ

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Article précédent

Ces marseillais venus d'ailleurs offrent chaque année des coupes aux meilleurs textes présentés.

Guy Feugier et Jacqueline Laurenzati sous l'égide de la mairie de Marseille remettent donc les prix pour cette année le 22 mai 2014.

Quatre auteurs de Provence-Poésie sortent récompensés de cette journée d'honneur.

Jean Di Fusco toujours présent dans les concours malgré son état de santé, Janine Ravel, Joëlle Foin et

Sonia Kitaëff qui représentait les absents à la remise des prix sont donc aujourd'hui à l'honneur et remercient Jacqueline Laurenzati et son concours.

 

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Bravo à tous les quatre !

FZ

 

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Notre Dame de la garde veille sur Mireille et Janine...

Le comité du vieux Marseille a inclus leur poème sur ce lieu dans le dVd archives qui vient d'être offert à cinq des poètes sélectionnés sur mes moires de Marseille devenu le petit guide poétique des trésors de Marseille collection Académie de Provence, préfacé par Jean-Claude Gaudin.

Monsieur Jacques Mouton, photographe, qui a participé au montage photo du guide (Mes moires de Marseille )

a remis samedi 16 novembre 2013 au carré des écrivains au nom du comité à la vice-présidente de Provence-poésie éditions : (Denise Tanzi-Biondo)

cinq dvd adressés aux cinq poètes choisis:

Pierre Boyer, Jean DiFusco, Danyel Camoin, Janine Ravel, Mireille Talotti-Miau...

Bravo aux cinq auteurs !

Félicitations de l'association et du comité.

 

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Interview de Danyel Camoin :

A l'origine ce n'était qu'un petit livret entre copains : Mes moires de Marseille ; c'est la participation du comité du vieux Marseille, la présence du président de l'Académie de Provence Roger Blanc auteur du poème sur Longchamp et la préface du maire de Marseille qui ont propulsé le livre actuel au carré des écrivains où plusieurs exemplaires sont vendus chaque année, on peut aussi se le procurer librairie Maupetit sur la Canebière et dans plusieurs librairies régionales comme celles de Gréasque ou de La Destrousse.

La librairie qui le distribuait sur Aubagne est maintenant fermée.

Mais l'association Provence-poésie et certains auteurs peuvent aussi l'adresser par correspondance pour Noël sans supplément de prix. (15 euros)

Le contenu : des poèmes, des images et un peu d'histoire.

 

 

articles précédents:-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Janine Ravel remporte une médaille en poésie classique au concours de la vallée de l'Huveaune : remise des prix à la mairie du 12e arrondissement par Guy Feugier et le maire. Auprès des grands prix : Dominique Simonet et Raymond Bergerot. Danyel Camoin remporte également une médaille avec le rondel de la pianiste dédié à Denise Biondo.

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Provence-poésie, à l'honneur ce 12 octobre 2013 à Marseille, vous propose les deux textes :

Une ode au temps qui passe

 

Toute une vie pour nous comprendre,

C’est bien trop court le temps s’enfuit ;

Tout doucement viens me surprendre,

Comme au jour où tu m’éblouis.

 

J’étais jolie toi tu fus tendre,

Et l’amour ne fit pas de bruit ;

Toute une vie pour nous comprendre ;

C’est bien trop court le temps s’enfuit.

 

J’avais d’espoir tant à revendre,

Toi ma maison tu as construit ;

Nos vies comblées je veux suspendre

Sur le fil qui nous a conduits,

Toute une vie pour nous comprendre…

 

 

Janine Ravel

(Rondel)

 

La pianiste

 

Heureuse note entre ses doigts

D’autres voudraient être à ta place !

Mais tu t’enfuis en haut des toits

Tout en glissant de marbre en glace.

 

Moi, si pressé, pour une fois,

Je vais saisir la clé qui passe,

Heureuse note entre ses doigts

D’autres voudraient être à ta place !

 

Jonglant avec chants et patois,

Chaque portée à nos terrasses

Sourit à un bémol d’émoi…

Soupire pour prendre l’espace,

Heureuse note entre ses doigts

Danyel Camoin

photos: Yves Ravel

article précédent--------------------------------------------------------------------------------------------

Plusieurs auteurs de Provence-poésie remportent un prix aux Apollons d'Or : remise des prix en septembre par le président Chris Bernard.

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voir le détail des prix dans article précédent ci-dessous...

Photos Michel Isard

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Geneviève Casaburi une nouvelle fois chez Chris Bernard pour les journées Barjavel à Nyons...

où elle récupère son nouveau prix de la nouvelle.

En plein mois d'Aout pas de vacances pour les braves !

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Les fans pourront retrouver Geneviève dès la rentrée au parc Borély le 8 septembre et également à Marseille le 10 octobre pour l'hommage à Paul Carpita : la poésie dans le cinéma de Carpita présenté par Jehan Armagnac.

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Les auteurs de Pp récompensés : n'oublions pas les auteurs qui se sont joints à nous récemment :

Michelle Grenier dont on va parler plus longuement dans le prochain article des 13 pour 2013 dont elle fait partie et de 14 pour 2014 puisqu'elle est aussi bien dans Entre Deux Eaux que dans Un papillon sur l'aile du vent aux côtés du troubadour de Pp : 3e prix de la nouvelle au prix du Nyonsais et 2e prix de poésie au même concours, elle sera à nouveau à l'honneur avec Rosette et Frank (voir ci-dessous) à la remise des prix des Apollons d'or pour son recueil "Quand les fables se rebiffent".

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qui vous invite à visiter www.poémienne.fr

voir aussi l'article de Pp à Nyons sur les photos de Denise Biondo,

et Jeanne-Champel Grenier, lauréate de notre concours national 2013, est aussi sur la liste pour son recueil : Les champs nouveaux.

Rappel des précédents:

Janine Ravel prix de Provence-poésie 2013 devant neuf lauréats sélectionnés dont Geneviève Casaburi en seconde place.

Elle vient de gagner le concours interne sur le thème probabilités de fin d'un monde.

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Coupe, médaille et différents cadeaux dont le stylo de Provence-poésie : une ovation pour Janine mais elle ne sera pas la seule à l'honneur en cet article...

Nous venons d'apprendre que deux diplômes d'honneur viennent d'être attribués aux Apollons d'Or à Vaison La Romaine à des recueils édités par Pp.éditions :

Rosette BP pour Que me dis-tu mon coeur ? Et Frank Zorra pour Des nouvelles de Nyons.

Et un apollon de bronze à la poésie pour Jean DiFusco.

Les félicitations à tous les quatre.

 

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En mai, c'était Geneviève Casaburi qui était récompensée par Chris Bernard pour son incursion dans la poésie avec l'olivier cher au pays de Nyons: remise des prix le 11 mai.

Les félicitations du bureau lui sont adressées.

Elle avait déjà remporté avec Chris Bernard un prix de la nouvelle à Sablet et aux Apollons d'Or.

(voir ci-dessous)

anciens articles------------------------------------------------------------------------------------

En novembre, c'est Janine Ravel qui reprend le flambeau des auteurs de Provence-poésie à l'honneur en gagnant le 1er prix des Loriots.

Toutes les félicitations du bureau lui sont adressées. auriol-prix.jpg

Membre actif de l'atelier d'écriture de Pp, elle fera aussi partie de l'équipe du spectacle: les contes du 7e Art, le 1er décembre ; elle est aussi l'auteur des demoiselles en livrée interprétées avec Denise Biondo dans le spectacle de l'an dernier : A nous, Contes, des mots !

Vous pouvez trouver des poèmes de Janine dans l'article : quand la muse est poète qui reflète notre périodique au niveau de la poésie et dans la collection des auteurs en pays d'Aubagne sous le titre : Tous les chemins...

Egalement nouvelliste Janine a été publiée en prix d'honneur dans le recueil : Inspiration Libre pour sa nouvelle : Dernier ou premier cri...

 

Photos de la remise des prix après le 24 novembre...

ravel prix 2

Et on la retrouvera bientôt parmi onze autres dames...

Entre Deux Eaux ! Le 13 janvier 2013 en parution.

Article Frank Zorra -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Précédents :

Provence-poésie félicite Geneviève Casaburi qui a décroché également le premier prix nouvelle des Apollons d'Or à Vaison La Romaine

avec sa nouvelle : Du sang pour la Saint-Patrick.

Elle est la quatrième des auteurs de Provence-poésie a être récompensée, après Danyel Camoin, Alice Hugo et Claire Gilbert, par notre ami Chris Bernard, Président de Portique et de l'UPF et organisateur de plusieurs concours.

vaison1 (6)

 

 

Voir l'article de Sablet ci-dessous...

 

Précédents articles____________________________________________________________

Claire Gilbert présente la liste prévue pour ses dédicaces...

 

claire au salon

 

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_________________________________________________________________________________________

Après Janine Ravel et Rosette Escoffier sélectionnées dans les dix nouvelles au jury de Saint-Maximin,
Voici de nouveau Geneviève Casaburi dans un autre prix de la nouvelle à Sablet, c'est ex-eaquo avec Danyel Camoin
que Geneviève s'est présentée devant notre ami Chris Bernard le 21 juillet pour récupérer son prix
derrière une amie de Provence-poésie, Michelle Grenier, co-auteur de "Entre deux eaux", le livre à 13 pour 2013.
Une belle soirée de remise de prix ...
à Sablet où dédicaçaient aussi de grands auteurs
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Rappelons à cette occasion une partie de son oeuvre :

Les âmes blanches, petit roman au parfum de nouvelle au coeur de La Destrousse.

Il était une fois... recueil contenant la nouvelle publiée dans le blog de Pp : le carillon du temps.

La fabrique d'Indiennes, éditée dans " Tous les chemins mènent à Aubagne "

Décadenza, primée cette même année par le concours d'Aubagne et éditée dans : Inspiration Libre.

Réunion Alphonse Allais P.P 009 53

Geneviève qu'on a pu voir interpréter une saynette d'après Alphonse Allais

"Un temps bien employé" le 17 mars à la Mdva dans le spectacle "Allais, vous m'en direz des nouvelles" et Maria, dans FerrAragon le 23 mars dans la même salle...

sera aussi la partenaire de Danyel Camoin dans son prochain livre pour 2013

"Entre Deux Eaux" où sont invitées également à participer Joëlle Behez, Denise Biondo, Mauricette Buffe, Michèle Durand, Claire Gilbert, Michelle Grenier, Véronique Pésarési, Janine Ravel, Claude-Marie Roux, Mireille Talotti-Miau et Céline Lacomblez (prix d'honneur au concours de nouvelles d'Aubagne qui est aussi illustratrice: voir l'illuscrivaine sur Internet.) 17.03.2012 Aubagne 006

Geneviève participera aussi à l'hommage pour Carpita et Pagnol en décembre avec l'équipe de Pp et ce n'est pas fini...

Vous auriez pu la rencontrer sur les stands de la nuitée à Carqueiranne le 16 juillet en attendant les remises des prix .

Bravo pour Geneviève et merci Chris Bernard !

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buri

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 13:13

Pour les adhérents qui renouvellent leur cotisation comme pour les nouveaux qui veulent adhérer, Provence-poésie a ouvert les portes le 16 janvier avec le gâteau des rois à la Mdva D'Aubagne, salle habituelle.

(reportage photos ci-dessous)

Pour tous ceux qui veulent assister à la remise des prix, retenez la date du samedi 14 mars avec en avant-programme : la musique des mots : lecture-spectacle présentée par Denise Biondo à partir de 16 heures.

Les participants au concours seront informés fin-février.

 

table

(remise des prix de l'an dernier)

Pas d'auteur extérieur invité exceptionnellement le 16 mars, la table de dédicace gérée par Joëlle Solari concernera surtout les recueils de nouvelles édités par Pp (dont un des recueils sera gagné par l'euro de l'urne présentée par Isabelle et Jean-Claude) puis les auteurs édités dans les recueils multi-auteurs comme Michelle Grenier et Mauricette Buffe, entre autres.

Pour ceux qui veulent participer au recueil Festival de poésie 2015, il est toujours temps, inscription : 10 euros pour les adhérents, 20 pour les non adhérents, thème pour les hommes : le poème doit s'adresser à une dame.

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La soirée s'est déroulée de la réunion d'informations après les adhésions jusqu'au tour de table des lecteurs en passant par le lancement concours interne pour finir par l'élection à la fève littéraire.
La soirée s'est déroulée de la réunion d'informations après les adhésions jusqu'au tour de table des lecteurs en passant par le lancement concours interne pour finir par l'élection à la fève littéraire.
La soirée s'est déroulée de la réunion d'informations après les adhésions jusqu'au tour de table des lecteurs en passant par le lancement concours interne pour finir par l'élection à la fève littéraire.
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:54

Provence-poésie vous proposait le 6 décembre de 16 h à 19h30 sa journée des contes avec à l'accueil Isabelle et Jean-Claude.

En présence de Madame Hélène Tric, Adjointe au Maire, Déléguée à la Politique en faveur des Séniors.

En première partie : les conteurs avec la participation exceptionnelle de Lucien Séraphin Ferlita, l'urne de Pp animée par Isabelle et Jean-Claude vous permettait d'essayer de gagner son livre pour 1 euro.

Rappelez-vous des demoiselles en livrée de Janine Ravel

contes pies

Voici le retour des pies (Maintenant elles sont trois !)

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Parmi nous un adhérent de classe, l'homme de théâtre : Jean-Pierre Mauduy, également parmi les auteurs invités avec Jean-Claude Beltramo, Michel Isard et Sonia Kitaeff.

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Un éclat d'applaudissements pour la comédia dell'arte de Lucien Séraphin Ferlita...

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Particulièrement remarquées parmi les nouvelles interprètes : Mireille Drogoul (Brousse du Rove) et Evelyne Palermo (Duo avec l'aveugle) succédaient aux deux Joëlle ( Solari pour la perle des rats et Foin pour la poule qui a une dent ) dans cette première partie encadrée par un texte de Francis Triay (Histoire de ma cité) entre Denise et Danyel et une version particulièrement cocasse des cinq dernières minutes qui se terminait par le récit d'un assassinat façon Brassens.

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A l'entracte tirage du gagnant par notre invité non-voyant.

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En deuxième partie : Contez en Montand

Avec la participation de Guy Feugier (Joe et Paul) et  Alain d'Aix (Don Salluste)

Avec Geneviève Casaburi (Edith et la jeune pie), Patricia Holzl (Marilyn) Mireille Miau (Romy), Béatrice Saussol (Simone), Denise Biondo (Nathalie, l'aubagnaise, la présentatrice, la dame du charleston, Hélène et la pie sourde.)

Michel Isard (un cowboy et Blaze), Jean-Pierre Mauduy (le conteur et David), Jean-Claude Colay (le chauffeur et le forain), Eric Zammit (le tueur)

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avec Danyel Camoin : le présentateur, l'aubagnais, l'aveugle, le commissaire, le shérif, le ramasseur de feuilles, le parisien, le gentleman, César, le procureur, le papet et  Yves Montand au final (les deux parties confondues).

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Un shérif à la recherche de Jack Galapayud, un parisien qui rencontre la môme, des chauffeurs de camions chargés de nitro, le fantôme de Marilyn, la folie des grandeurs, César et Rosalie, l'émule de Signoret au télégramme, un procureur assassiné, un tueur, le testament du papet et le minou de la voisine, puis un manège qui finit en charleston.

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Au final chansons : Patricia Holzl, avec les musiciens Alain et Jean-Paul, ramasse les feuilles mortes, Jehan Armagnac et Mireille Drogoul en duo, Lucien Ferlita, Michel Isard : Planter café.

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Et le verre de l'amitié...

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Partition musicale Alain et Jean-Paul

Mise en scène : Danyel Camoin

Présentation : Denise Biondo

Photos : Yves Ravel

Article : Frank Zorra et Isabelle George 

DSCN0374 - CopieYves Montand de toujours (2) - Copie

Ci-dessous un ancien article paru dans la Provence en 2012 concernant les lectures spectacles de Pp.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:38

Pour les amateurs Pp présente :

Côté innovation : entre deux dédicaces sur le stand  des marchés de Noël de La Bouilladisse, Geneviève Casaburi rencontre Corinne Zagara sur France Bleue Provence et parle de ses livres.

Marché de Noël à La Bouilladisse les 29 et 30 novembre.

Côte artistique : Geneviève Casaburi expose ses oeuvres artistiques type vitraux.

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côte littéraire : Danyel Camoin, Michel Isard (les conteurs) Janine Ravel (pour la poésie) Christine Lubrano (biographie et nouvelles).

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Marché de noël à Auriol  les 13 et 14 décembre

Duo de plumes : Janine Ravel et Geneviève Casaburi

 

 

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Ci-dessus Geneviève Casaburi et Christine Lubrano

près de Danyel Camoin sur les stands d'Aubagne.

Ci-dessous Janine Ravel et Michel Isard

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:01

    Provence-poésie vous invitait à retrouver ses adhérents : Michel Isard, Geneviève Casaburi, Jean-Claude Beltramo, Danyel Camoin

auprès de Guy Feugier et Claude Camous... et bien d'autres parmi les 179 auteurs du 23e carré des écrivains de 2014.

Le roman de Joëlle Behez, Geneviève Casaburi et Frank Zorra réalisé avec l'aide de Jacques Mouton du comité du vieux Marseille et l'autorisation de Miette Ripert pour certains propos, concourait pour le prix des marseillais et c'est Geneviève qui représentait le livre dédié à Paul Carpita sur le stand du carré, l'après-midi du 15 novembre. Bonne vente pour l'association de ces auteurs qui ont dédicacé  treize livres au fil de l'après-midi.

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Danyel Camoin et Michel Isard présentaient leur série de contes provençaux d'hier ou d'aujourd'hui, présentation qu'ils réitèreront ensemble le 13 décembre à La Destrousse, dans le hall du super-marché Casino, devant la librairie Thiéblemont.  

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Ci-dessous une photo du carré des écrivains de l'an dernier où l'on retrouve  près de Denise Biondo, notre ami le grand conférencier marseillais Claude Camous et le grand interprète Henri Rocca qui était parmi nous à Aubagne pour les contes de nos moulins en 2013.

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Article Fz

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:08

Provence-poésie vous parle de cette journée :

Robert Landi - Henri  et Claire Mahé

Denise Biondo - Danyel Camoin

Des membres de notre association à Carqueiranne malgré le vent.

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 Avec Claude Iconomou - Claire Fasce-Dalmas - Nicole Bouquet   

à la nuitée de Plumes d'Azur avec bien d'autres auteurs...

Merci à Janine Dorel et à son association.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:21

Un papillon sur l'aile du vent révélait à Provence-poésie Mélanie Révilla...

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Simple participante du concours de nouvelles 2013, Mélanie se faisait remarquer entre Michelle Grenier et Christine Lubranoauteurs-8294ter.jpgchris.Lubrano

 

A tour de rôle et chère Mathilde donnaient déjà à leurs auteures une place de marque dans le monde des nouvellistes provençaux.

Venant de Lozère, Nouveau monde donnait à Mélanie Révilla une bonne place parmi une quinzaine d'auteurs dont Erine Lechevalier et Laure Bolatre déjà récompensées par nos concours.

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Cette année, Mélanie récidive avec une parenthèse en Provence : cette parenthèse l'a amenée au grand prix de la ville en lui rapportant outre la coupe et le recueil, un chèque de deux cents euros et le diplôme de Pp : elle succédait à Henri Mahé face à des rivales de choc.

En tout cas, Mélanie, bienvenue parmi nous, avec un chemin bien ouvert dans le monde de la nouvelle !

Et nous lui conseillons si ce n'est déjà fait de participer aussi au concours des Apollons d'Or ou à celui de Sablet où ont été remarquées nos adhérentes et amies entre autres Michelle Grenier et Geneviève Casaburi...

 

article :Frank Zorra

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Propos de Michelle Grenier : " La nouvelle que je préfère dans Entre Deux Eaux, c'est Mémoire de mes moires de Denise Biondo parce qu'elle a une chute vertigineuse comme je les aime..."

Merci pour Denise et, nous aussi, nous apprécions la chute...

Mais n'oublions pas de parler de Michelle qui est aussi primée pour des fables (Quand les fables se rebiffent) et dont le poème : Cent (sans) Papiers figure dans les coups de coeur du président et dans le recueil poétique : A cloche coeur.

N'oublions pas qu'elle était dans Entre Deux Eaux entre Denise et le troubadour pour un fameux duo du banc et que la revoilà en Chère Mathilde accompagnant avec le troubadour, les quatorze nouveaux auteurs d'Un papillon sur l'aile du vent !

Michelle Grenier dont on va parler plus longuement dans le prochain article des auteurs pour 2014 aux côtés du troubadour de Pp.

3e prix de la nouvelle au prix du Nyonsais et 2e prix de poésie au même concours, elle était à nouveau à l'honneur avec Rosette et Frank Zorra à la remise des prix des Apollons d'or pour son recueil "Quand les fables se rebiffent".

Pp est fière de la compter cette année dans le nombre des adhérents et espère bien trouver une troisième nouvelle fracassante pour notre concours national au pied du sapin de Noël.

Merci Michelle, nous attendons des nouvelles de Ta Provence !

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Mich'Elle vous invite à visiter www.poémienne.fr

 

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Précédent article : Nos mousquetaires de Sablet

 

Ils ont été tous les trois publiés dans Portique (exemplaire reçu ce jour)

parmi les récompenses des nouvellistes de Sablet (21 juillet ), ils étaient déjà remarqués :

Michelle Grenier premier prix et Geneviève Casaburi qui a aussi le premier prix à Vaison La Romaine

puis un habitué des prix de nouvelle : Danyel Camoin,

récompenses remises par Chris Bernard

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Tous les trois vont se retrouver dans le livre Entre deux eaux, annoncé dans un autre article et groupant treize amis de Pp éditions qui seront à l'honneur en janvier 2013.

Voici en exclusivité les textes de trois des gagnants de Sablet sur le thème des marchés offerts pour l'été par Provence-poésie et leurs auteurs :

 

 

 

 

Vendeuses d’oranges

Le souk a lieu dans un dédale déroutant de ruelles sur lesquelles s’installent mille boutiques à ciel ouvert : on y vend de tout : vieilles bottes au cuir gras, peaux de moutons, marmites, ferraille et toute la friperie : un tas de vieux habits dignes de la hotte du chiffonnier. Les tableaux de peintre côtoient des herbes médicinales. Ici s’alignent des jarres regorgeant d’amandes, figues sèches, là, des barils suintants pleins d’olives. Plus loin des régimes de dattes suspendus à une perche. Des piles de cruches et de vaisselle s’entassent presque sous les pieds des chalands qui se fraient un passage tant bien que mal. Une femme à la voix criarde vrille dans l’air son boniment, traque le client pour qu’il achète ses coussins rouges ornés de pompons mauresques.

Au coin d’une rue, une fillette vend des oranges sanguines disposées à même le sol dans de larges couffins .A ses côtés, une vieillarde au visage aride veille au gain. Ses cheveux blancs pelotés au sommet de crâne lui donnent un air digne et austère. Sous la tunique en toile grossière, son cou de tortue est cerclé de rides plus vieilles que le monde.

Farouche, la petite cache sous un buisson de cheveux noirs ses yeux. Pour observer la vieille et l’enfant à sa guise, le touriste français leur achète chaque matin des oranges. Il en déguste une, tout le suc du Maroc inonde ses papilles. Il distribue le reste aux mendiants ravis de l’aubaine. La vieille au regard rapace ramasse l’argent en remerciant avec toutes sortes de salamalecs. La petite ne regarde personne, ne parle pas mais lève fièrement la tête, l’air sauvage et racé d’une chèvre. Furtivement, le photographe aperçoit ses yeux sous les ronces rebelles des cheveux : Des iris violets sombres qui boivent la lumière.

Dans leurs longues jupes couleur raisin sec qui balaient leurs chevilles, elles s’en vont, la vieille de sa démarche éléphantesque mais robuste encore, la petite dansant gracieusement telle une gazelle, contente de ramener les paniers vides.

Le photographe revient tous les jours acheter des oranges. La petite pèse les oranges, rend la monnaie, elle calcule vite sans se tromper. La vieille remercie d’un hochement de tête, place aussitôt l’argent dans une bourse attachée à sa ceinture.

Au bout d’une semaine, sentant la vieille marchande amadouée, l’étranger dit en montrant son appareil :

—Je peux vous prendre en photo toutes les deux ?

La vieille se racle la gorge, et répond d’une voix rauque :

—Non. Tu peux pas. Faut qu’on se fait belles.

—Non ! Je voudrais vous photographier comme vous êtes.

—Non, pas possible : reviens demain, on mettra nos bijoux et le voile : tu peux pas photo.

Il sort un billet, le lui tend. L’ œil de la marchande se met alors à clignoter comme une pie.

Avec une vivacité surprenante, elle s’empare du billet et exige :

—Encore deux billets ! Et pas de photo dans le journal. C’est pour toi, dans ton pays. Compris ? L’aïeule ajoute d’une voix dure et éraillée : Et toi, Aïcha, motus et bouche cousue. Regarde pas la machine à photo : personne peut voler ton âme , si tu donnes pas tes yeux . Compris ?

Le photographe tend deux autres billets sans marchander. D’un revers de main, la grand-mère relève les boucles rebelles de la gamine et découvre le violet sauvage des yeux, pétillants de malice. Derrière la magnifique lumière des yeux, il perçoit la méfiance instinctive face à l’homme, l’instinct de fuite, cette sorte de lueur qui s’échappe des animaux sauvages.

Le photographe, dans la pénombre de son laboratoire attend que le visage de l’aïeule se révèle dans le bac acide : Sa peau, toile d’araignée est ramifiée d’un maillage de ridules denses. Le front haut et bombé est parcheminé de sillons profonds. La mine n’en perd pas pour autant une empreinte d’orgueil et de vaillante majesté. Les prunelles noires, deux pierres ténébreuses d’ une vivacité surprenante regardent ailleurs, sur le qui-vive.

A présent le visage d’Aïcha flotte, tremble entre deux eaux dans le liquide : les yeux en amande violets, les pommettes hautes, les cheveux de jais, boucles de ronce .Dans ses prunelles frétillent une malice volubile, un soupçon de rire narquois. Comme pour se moquer de tout cela, signifier qu’elle n’est pas dupe : être photographiée : Un jeu qui remplit la bourse de billets.

Le photographe cligne des yeux, subjugué par le visage si vivant et les lèvres mi-closes qui semblent baiser l’air à chaque respiration. Aïcha le fixe droit dans les yeux, effrontée. Un regard fascinant échappé de longs cils avec un frétillement de reptile fondant sur sa proie. Ho ! La rebelle n’a pas peur qu’on lui vole son âme, il n’est pas né celui qui la domptera !

Aïcha et sa grand-mère, vendeuses d’oranges, des photographies que l’on s’arrachera à prix d’or dans une exposition à Paris.

Mich’ Elle Grenier

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SOUVENIRS PARFUMES

« Ah !! Il est beau mon poisson !! Il est beau !! »

Comme chaque jour où le marché s’installe sur le port, la voix stridente de Pascaline, vient de me réveiller. C’est elle qui crie le plus fort et bien sûr, c’est elle qui vend le plus de poisson.

J’ouvre mes volets. Et les cris de la rue remplissent ma chambre comme le soleil.

Ce sera une belle journée de printemps. Presque l’été.

Je regarde la rue qui s’anime. J’admire les passantes dans leurs jolies robes légères et je laisse libre cours à mon imagination.

Je me prépare en vitesse, j’avale un café et me voilà dans la rue.

J’adore ces jours là. Ces jours où tout se mêle dans une profusion de marchandises, d’odeurs et de personnages différents. Je suis comme un spectateur qui regarde sur grand écran le défilement des images. Mais là, je fais parti du film. Je vois. Je sens. J’apprends.

Sur le quai, les étals des poissonnières regorgent de poissons de toutes sortes. Des gros. Des petits. Des couleurs qui scintillent sous les rayons du soleil. C’est à celle qui criera le plus fort pour attirer le chaland.

Je croise deux petites jupes en vichy. Leurs yeux pétillants et leur rire cristallin me font tourner la tête. Je les suis quelques minutes des yeux. Puis je repars dans ma promenade.

Dans les rues adjacentes au port, les étalages des marchandes de fruits et légumes sont de véritables explosions de senteurs et de couleurs.

Je ferme les yeux et je reste un moment à identifier les odeurs. Les odeurs de ma Provence.

La douceur des melons de Cavaillon tellement gorgés de sucre qu’ils éclatent au soleil. Les abricots dorés. Les tomates.

J’ouvre les yeux. Les couleurs me sautent au visage. Le rouge brillant des pommes d’amour, l’orange, le jaune des citrons.

Une peinture vivante.

Chaque marchand a sa propre façon d’appeler le client. Je regarde les clientes choisir méticuleusement chaque denrée.

Là une jeune femme sent à plein nez la tomate que lui tend le vendeur. Ici, une vieille ouvre un abricot pour que sa cliente puisse juger du goût.

A force de travailler dans les champs, ses mains sont parcourues par des sillons où la terre s’est incrustée. Son visage est tout ridé et comme cuit par le soleil provençal.

Je la trouve belle. Assise à même le sol avec ses paniers remplis de sa récolte. Je l’imagine dans son petit champs, à bêcher sans relâche pour pouvoir gagner quelques sous pour améliorer sa vie.

Elle est belle cette vieille avec son chapeau de paille et son jupon de grosse toile. Elle est sans âge.

Un peu plus loin, un vendeur d’épices attire mon attention.

Des paniers remplis de poudres colorées et odorantes. Du curry jaune. Du safran. Des gousses de vanille de Madagascar. Des olives vertes et noires. Mais aussi du thym, du romarin et de la lavande.

Je m’assois sur un parapet et je contemple ce tableau où chacun apporte sa propre touche.

Tiens, les deux jupes en vichy repassent devant moi en laissant derrière elles le sillage de leurs parfums.

Qu’elles sont belles ! Et qu’elles sentent bon.

Je ferme une fois de plus les yeux. J’écoute et je me rappelle. Là le vendeur d’épices. Je sens la cannelle et la muscade. Là-bas, un peu plus loin, le bel étalage du maraicher. Sur le port, je reconnaitrais entre mille la voix de Pascaline.

Ici des gens discutent. Des bonjours fusent.

J’aime cette vie tranquille et amicale.

Le 21ième siècle vient de faire son apparition. J’ai maintenant 70 ans. Je suis un vieux monsieur et à mes heures perdues, je peins.

Je peins ma Provence et je me souviens. Surtout de ce jour-là.

Devant ma toile blanche j’ai fermé les yeux et tout m’est revenu. Les odeurs. Les couleurs.

J’ai couché sur la toile tous les détails de ma mémoire. Pascaline sur le port. Et ma vieille. Ma belle vieille ave son chapeau de paille. Les couleurs éclatantes des étalages et même les deux jupes en vichy.

Sur le châssis les teintes sont là. A chacun de mes coups de pinceaux, je me souviens des senteurs. Un véritable retour en arrière. Mais ça je le garde pour moi.

Geneviève Casaburi

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Un mardi de marché…

Entre le jaune des pommes golden et le vert pâle sali des artichauts blancs, son sourire s’ensoleillait au parfum des fraises qui rougissaient pour elle. Le regard des vieux libidineux plongeait sans retenue dans son décolleté qui s’ouvrait sur deux petits melons comme on aurait pu vouloir en soupeser.

Et retentissait alors le cri des vendeurs et celui des poissonnières:

« Cômmme ? Il n'est pas beau, mon poisssson ? Il est plus frais que vous ! »

Il est vrai que je ne devais pas avoir un visage très frais ; une nuit sans sommeil et quelques vertiges au lever... Quand on vieillit, on doit faire face aux rhumatismes, à la toux chronique et aux clignements de paupières.

Quelquefois, un sourire, un regard... Une image de femme qui glisse et se superpose à une autre pour un instant fugitif de bonheur et votre sang se glace parce que ce matin vous êtes réveillé. Fini le rêve, c'est le matin au marché ! Surtout, avec ce soleil fringant qui s'évertuait à rayonner lourdement sur moi, semblant me narguer et me dire :

« C'est une belle journée ! »

Mais sait-on vraiment quand on commence une journée si elle sera belle... Jusqu'au bout ? C'est vrai qu'en regardant cette vendeuse ; c'était la fête ! C'était la féria des fruits et légumes qu'elles vantait par la blancheur émaillée de ses dents saines, pas encore jaunies par le tabac ; une pure qui ne jetait pas à ces trottoirs jonchés de filtres de cigarettes… Une pure que l'on imaginait bien, dans son jardin, se penchant sur les plants de tomates avec le mignon « potiron » en l'air, lequel jardin serait en fleur de l'amour ; sourire « plein pot », tirons un trait -flèche de Cupidon brisée- sur ce régal pour un homme seul, car, j'avais passé ma nuit bien seul, bien sûr, mais je vivais toutes mes nuits depuis si longtemps avec un cadavre qui ne remuait plus un cil entre mes bras, un buste de marbre sans câlin, vivant sa destruction au fil des jours ; la plante qu'on ne peut plus arroser ! Ma vieille épouse, plus rien ne la faisait sourire ! À une autre époque, c'est elle qui aurait marché en voletant légère au milieu des étals, soupesant un chou par ici, un ananas par là... Un peu de céleri en bâtons, le persil en cadeau… puis croquant une olive verte, courant à la fête, le soir dans les bals populaires...

Une danse créole pour animer la « taule » aurait pu tout changer. Oui, tout un rêve d’or au regard de l'inconnue... Même pas besoin de l’imaginer nue, sa main seulement, les doigts accrochés aux miens ; vivante !

Tandis qu'elle me regardait partir, je sentais ses yeux remplis d’eau de mer caresser mon dos. C'est la farigoulette qui nous monte à la tête... en pareille circonstance !

J'étais au marché ! J'emportais ses pommes pesées dans mon filet, et le reste dans ma mémoire, une arrière-pensée dans le sourire, en songeant qu’un de ces jours futurs, elle pourrait bien m’apporter des oranges... Qui sait ?

Et je m'éloignais de l'étal pour quitter la place, le parfum d’un œillet accroché à ma boutonnière, un œillet noir, façon crêpe. Car, là-bas, non loin de ma porte, je voyais des uniformes qui brillaient au soleil de Provence, à la manière d'une épée de Damoclès suspendu au-dessus de ma pauvre tête.

Et oui ! Par une si belle journée, qui aurait pu penser que j'allais m'enfermer... Dans leur fourgon ? Qui aurait pu penser que j'avais tué ma femme ?

Danyel Camoin

 

 

D'autres nouvelles dans la même rubrique dans les pages archives des années précédentes.  

FZ 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:04

     Provence-poésie vous annonce les deux prochaines grandes dédicaces de l'hiver :

Les fantômes de Marseille seront non seulement sur les tables du carré des écrivains mais en plus le comité du vieux Marseille les présente au prix des marseillais, nous venons de fournir au jury des exemplaires supplémentaires.ch-d-if-fichier.jpgles-fantomes-pub.jpg

Nous vous invitons à retrouver Geneviève Casaburi sur les stands le 15 novembre dès 14heures au centre Bourse à Marseille.

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Les conteurs seront à l'honneur le 13 décembre dès 9 heures librairie Thiéblemont le 13 décembre pour dédicacer vos cadeaux de noël ; Michel Isard et les contes de sa Provence D'hier et Danyel Camoin et ses contes marseillais du Garlaban vous donnent également rendez-vous au carré des écrivains où ils seront aussi.

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C'était samedi après-midi 24 mai 2014 que les fantômes apparaissaient chez Cultura La Valentine avant de revenir peut-être vers Cultura Aubagne.  

Outre le livre en lancement Frank Zorra présentait aussi Au seuil de l'inexplicable et Je suis né à Marseille les oeuvres de ses débuts et Geneviève Casaburi Histoires de Savoir, Il était une fois et Les âmes Blanches.

 

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En remerciement à un article de Guillaume Descours dans la Provence, Pp éditions publie celui-ci avec la photo de deux des auteurs auprès de Jean-Marc Thiéblemont, libraire génial de la région qui offre aux auteurs régionaux un moyen d'expression que d'autres libraires ne donnent pas aux alentours.

Merci à la librairie et au journal !

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Trois auteurs de Provence-Poésie dans un polar fantastique et historique à la fois en attendant la parution d'un papillon sur l'épaule du vent qui groupe quinze nouvellistes dont le talent est à révéler autour de Frank Zorra.

Le tir groupé est devenu la particularité de l'association Provence-poésie qui présentait aissi en juin dans le spectacle : les poètes que chantait Brassens une lecture inter-association en groupant les représentants de plusieurs associations et notamment : Passeport pour la poésie (Guy Feugier) Le club des poètes Castéropoulos (Jehan Armagnac) Provence-Poésie (Danyel Camoin) et l'organisateur de coeur de poètes (Philippe-Auguste Malsheres) autour de la théâtrale Alice Hugo et de l'auteur-interprète de l'Académie de Provence ; Michel Isard.

 

Et la vedette des fantômes de Marseille arrivés trop tard pour être présentés au carré des écrivains cette année c'est tout de même Marseille en 1881. 792px-Marseille_-_Quai_de_la_Joliette.jpg

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Et la gare St Charles à l'époque sans ses escaliers.

 

 

Les fantômes de Marseille...

Le nouveau livre à plusieurs auteurs de Pp éditions

groupe à son générique

trois auteurs de nouvelles reconvertis dans le style roman :

Geneviève Casaburi, de plus en plus à l'aise dans cette sorte de polar sanglant qui glisse entre le fantastique et l'historique, domine cette distribution,

auprès d'elle un Frank Zorra égal à lui-même, fier de sa récompense aux Apollons d'or et de l'édition de son recueil à Lyon (par Baudelaire)

qui chasse ici un drôle de criminel entre les deux époques qui décrivent Marseille en vedette,

Joëlle Behez, nouvelliste érotique, ici conseillère et historienne, trace quelques lignes auprès des décorations d'époque de Denise Biondo et de l'élément vérité de base autorisé par Miette Ripert...

le tout contrôlé et mis en page par Gaël Angélis, Isabelle George et Danyel Camoin.

Un travail d'équipe...

Un livre qui obtient déjà son petit succès sur un galop d'essai : son lancement à la librairie Thiéblemont semble prometteur...

en attendant son passage à CULTURA La Valentine le 24 mai 2014.

Voici ci-dessous les révélations de Frank Zorra sur ...

L'origine des Fantômes...

Impasse de l'Arlésienne, un nom bien étrange qui évoque déjà une absente. Déjà dans le texte de Daudet, on attend, on espère, l'héroïne !

Et puis, me voilà par hasard dans ce lieu. Ce n'est pas la première fois qu'au cours d'une enquête je me suis trouvé dans une impasse... Mais pas celle-ci.

Ainsi, ce jour, au cours d'une filature, je me suis trompé de rue... Si David Vincent avait découvert les envahisseurs simplement en cherchant un raccourci qu'il n'avait jamais trouvé, moi, pauvre détective ! Je venais de rencontrer des fantômes en poursuivant un individu qui s'était volatilisé.

Dans le quinzième arrondissement, un vieux parc d'attractions, un projet qui n'a pas vraiment abouti. Une artiste. Miette Ripert, plasticienne marseillaise, s'est réfugiée dans la Drôme, suivant le journal La Provence. Pourquoi ? À cause de cet incroyable gâchis que l'on découvre, comme moi, au détour d'une erreur, impasse de l'Arlésienne. Ce jardin sculpté en microcosme, la victoire de la nature débordant la ville, n'a même jamais été inauguré ; il sera définitivement condamné. Le site a été placé sous la responsabilité de la mairie de secteur qui assure la sécurisation. Au bout de dix-huit ans de travail, Miette a fini par jeter l'éponge. Tout cela pour rien !

Un peu essoufflé, je me suis assis sur une vague... Il n'y a pas de quoi rire, il s'agit d'une vague sculptée, oeuvre appuyée sur l'artiste japonais Hokusaï et ces vagues, peu à peu, ont noyé le parc dans la poussière et l'isolement, parmi les graffitis et les vitrines brisées.

Machinalement, j'ai regardé ma montre. J'ai été stupéfait ; elle était arrêtée à l'heure exacte où j'avais mis le pied dans le parc...

Et je sentais autour de moi un tourbillon de vide. Au-dessus de ma tête des nuages gris avaient caché le soleil… J'étais aspiré dans une fraîcheur étrange apparentée dans mon esprit à celle d'un tombeau.

Et si l'on réfléchit bien, c'en était un ! Le tombeau d'un projet, d'une idée, d'un travail...

Le temps semblait s'être arrêté sur ce parc à nul autre pareil. Toboggan, tunnel en mosaïque, volutes, cavernes fantasques ; un jardin extraordinaire...

J'ai foulé cet endroit, j'ai piétiné ce genre d’utopie chère à Paul Carpita montrée dans son dernier film. Bien sûr, pas de homard et point de sourire. Les regrets de l'organisateur devaient chevaucher la vague...ou pire !

Deux yeux se sont alors braqués sur moi, verts et froids, soupçonneux, hésitant à sortir leurs griffes rétractiles ou à s’enfuir en remuant la queue.

Mais même les yeux fermés et le félin parti, dans cet endroit j'ai senti une plus grande présence autour de moi, cette présence glaciale... Des fantômes sans doute qui venaient peupler l’étendue à l’abandon que Miette Ripert avait dû créer sans le vouloir en mettant en chantier cette oeuvre gigantesque, un chef-d'oeuvre amputé par le temps, les nouvelles règles de sécurité, les défauts de budget, oeuvre qui s'appuyait sur le parc des Fabrettes devenu lui-même un spectre... Un fantôme de Marseille : hante-t-il la commune ? Certains le jugeant tel un chef-d'oeuvre et d'autres comme une horreur. Horrible ! Les fantômes laissent un frisson dans mon dos à l'instar des films d'horreur. Mais l'horreur est humaine, a dit Coluche.

Ce n'est pas ce parc qui en est une en soi, c'est ce qu'on en fait, n'est-ce pas ?

L'épopée avait vu le jour sous M.Gaston Defferre, quel maire fera raser ce lieu où vivent maintenant les greffiers sauvages. Georges Brassens en aurait fait une chanson, sans doute, lui qui adorait les chats. Mais je ne suis pas sûr qu'un écrit vain pourra lui octroyer quelques mots audibles ou rassurants gravés sur le parchemin. Devant cet incroyable gâchis, je comprends la peine de cette artiste partie noyer son désespoir en milieu rural. Elle est devenue pour cette impasse... L'Arlésienne, elle-même ! Pauvre Miette ! Son oeuvre s'émiette sur l'épaule du temps. Les revenants auxquels je pense aurait pu, dans leur époque, écrire des lignes merveilleuses en traversant le tunnel en mosaïque. Ceux-là sont des immortels, ils n'ont pas droit au repos éternel : on les réveille en fouillant leurs pages comme j'ai animé ce parc, quelques instants, en foulant son herbe. Ces fantômes que je ne nommerai pas ont laissé trace de leur passage dans Marseille et, là, j'ai l'impression qu'ils m'ont parlé, qu'ils ont effleuré ma joue de leurs doigts froids en me suggérant d'écrire...

Vous pouvez les voir, les imaginer au travers des lignes qui vont suivre, tels que je les ai inspirés aux auteurs de ce roman, à la fois policier, fantastique et historique.

À vous de les rencontrer...

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 12:55

Provence-poésie vient d'éditer, pour l'instant disponible sur commande, le deuxième volet des Poutounades de Danyel Camoin. 

Le premier volet (Fabulations du pays d'Aubagne), dispo en médiathèque Marcel Pagnol, est toujours disponible à la vente pour les amateurs.

Le deuxième opus plus tourné vers Marseille sera présenté au carré des écrivains en Novembre et sur quelques stands de l'été notamment à Carqueiranne.

Son titre Les contes (marseillais) du Garlaban.

Même prix et présentation que le précédent mais plus épais et le diable succède au curé car ces contes-là sont un peu plus paillards que les précédents...

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Voici en prime un extrait de ce livre de 162 pages où on devine la rencontre de l'auteur avec Frank Zorra

dans un duel provençal à la Sergio Léone mais...

 

 

 

Pour quelques billes de plus...

 


Dans la cour de l’école maternelle, au temps des sixties, dans la Provence marseillaise, le pays des jeux de boules, il se trouvait un garçon brun qui paraissait posséder des doigts de fées : il réussissait tout avec eux et, en particulier, gagner des billes de toutes les couleurs. Il était très grand pour son âge et s’appelait Sébastien… Mais cet enfant avait un point faible qui s’appelait Marie-Agnès, une petite fille qui était si jolie que tous les garçons de l’école voulaient partager leur goûter avec elle ; avec ses tresses brunes, on l’appelait l’indienne et autour d’elle, les cow-boys pullulaient comme des mouches.

         À l’époque, on n’avait pas encore le guide du zizi sexuel de Titeuf, et, garçons, l’on ne voyait pas très bien pourquoi le monde était empli de filles et à quoi elles servaient : pour les bébés, il existait les artichauts, les roses ou les cigognes et pour les jeux, on était bien entre futurs hommes où la castagne était de rigueur ! Ces filles, avec leurs petites robes, ne connaissaient que les sauts de corde ou la marelle… On ressentait une attirance inexplicable pour les petites gentilles, mais «cool» !

         Face à Sébastien, on voyait souvent un autre garçon, blond aux yeux bleus, qui s’appelait Francis ; lui-aussi était attiré par la petite brune mais ne parlait à personne. Il avait un problème pour communiquer. Alors, il l’avait tirée par la main pour la convier à ses jeux : elle n’avait pas compris ce message d’intérêt ; de plus, Danielle, une grande blonde maigre à cheveux frisés, le visage tout tâché de points roux qui le repoussaient malgré lui, s’était interposée… Il avait dû la gifler fortement pour qu’elle s’en aille ! Après ce geste, bien sûr, il avait été puni et toutes se tenaient à l’écart. Pourtant en chahutant, il avait été mis à la porte de sa classe en même temps que Marie-Agnès ; il en était content, car tous, plus tard, avaient dit à Sébastien qu’il était « sorti » avec elle !

         Pour récupérer quelques regards des jolis yeux noirs féminins, Francis, qui se faisait appeler Frank, avait lancé un défi au Grand Sébastien : un duel à mort… Aux billes !

Une partie sanglante et interminable se déclencha entre les cours, occupant toutes les récréations, de chocs de billes, de mélanges de couleurs, de sacs qui se vidaient, d’acclamations et même de coups de poing ! Frank, pourtant très adroit à ce jeu, perdit toutes ses illusions…

Avec ses billes et le regard de la fillette.

« — Ce n’est pas parce que tu t’appelles Zorra qu’il faut te prendre pour Zorro ! »

Sébastien devait être protégé par les fées ou les sorciers. La situation criait vengeance mais la vie les sépara, l’école communale, avec ses cartables lourds de l’époque, prit la priorité…

         Ce jour-là, pourtant, quelques années plus tard, s’étaient retrouvés les deux gamins, face à face dans la cour du lycée, comme dans un film de Sergio Léone, réalisateur italien célèbre qui tapissait les murs de la ville des affiches de ses films : dans son baladeur à cassettes audio, Frank laissa monter le son de la musique de la montre : la reisa dei conti. C’était la musique principale du second western : celle du duel final !

La cour du lycée s’était vidée et ils étaient seuls à tourner autour pour se placer sans avoir le soleil dans les yeux : à la ceinture, un pistolet…à eau !

La casquette rabattue sur les yeux sous le soleil du midi, ils s’arrosèrent jusqu’à plus soif.

         Marie-Agnès n’était plus là, elle ne verrait rien, mais elle restait dans leur esprit et surtout dans la tête de Frank qui marchait maintenant vers son ennemi qui pressait sa gâchette. Il évita de justesse le jet par une rapide rotation de son corps, puis il vida son chargeur en plein visage de Sébastien, pourtant l’eau s’évapora sans le mouiller ; toujours protégé par les fées, cet «enfoiré», pensa Frank, mais il ne se démonta pas et lui proposa une revanche aux boules ; à la pétanque, oui, là, le Seb, il prendrait sa « raclée », hors de l’établissement, sous le regard des grandes, celles qui ont «  les seins qui poussent » disaient ses copains : certaines en avaient plein le visage, des petits seins miniatures presque rouges ; sa mère disait que c’était à cause de la puberté ! Une maladie d’ado !

         Le lendemain, sautant un cours, le jeune garçon signa son carnet d’absence lui-même ; il se dirigea vers Notre-Dame-de-la-Garde, grimpa tous les escaliers,- à cette époque-là l’ascenseur avait déjà disparu-, et il traîna ses boules jusqu’à un bénitier où il les trempa. Avec son unique pièce de monnaie disponible, il acheta un gros cierge et l’alluma, puis le déposa aux pieds de la statue. Il fit un signe de croix rapide, attacha la courroie qui maintenait les boules à sa ceinture et prit le chemin du retour en pensant ;

« Avec ça, il est cuit, nous aussi avons notre fée !

Eh ! Ho !Pourvu que l’eau bénite ne fasse pas des trous dans mes boules… Celles du vainqueur ! Et le cul de Fanny, c’est pour le Seb ! »

         Enfin vint le jour de la vengeance ! Même les nourrissons sortaient la tête de leurs landaus en mâchonnant leurs sucettes pour voir cela ! De fait, les mamans étonnées arrêtaient la course effrénée des roulettes pour accorder un instant de leur précieux temps à cette rencontre. Le soleil jetait une pluie d’or sur la Provence et donnait aux toitures environnantes des reflets d’argent bleuté en chauffant l’argile, et l’on cherchait à organiser le terrain de boules pour que les champions n’aient pas ses rayons dans leurs fragiles pupilles ! Un vrai western marseillais !

         Frank regardait Stéphanie, la serveuse, qui s’appuyait par une épaule à l’encadrement de la porte du bar. Hissée sur de hautes chaussures de bois qui laissaient ses orteils dépasser de la lanière en cuir pour remuer des ongles abîmés, repeints en rouge vif ; comme si elle n’était pas assez grande avec son mètre soixante-cinq, elle paradait.

Evidemment, comme cela, son immense postérieur était juste à hauteur des yeux des petits ; déjà quand elle se penchait pour servir  avec son tablier blanc accroché sur sa mini-jupe noire, on apercevait le bas de la partie à embrasser et le petit slip blanc ressemblait déjà à un string.

C’était elle qui avait posé, les deux ballons à l’air libre, pour le tableau qui trônait sur le mur principal du bar, face à l’entrée ! Rien à voir avec la Fanny qui vendait des coquillages, il s’agissait de celle des boulistes !

         C’était une femme de trente-cinq ans, plutôt ronde avec un grand décolleté qui montrait une partie des deux biberons qu’elle réservait à son bébé derrière son corsage rose. Et dire que certains disaient qu’ils voudraient perdre pour embrasser ces deux montagnes de viande !

         Et les mamans murmuraient qu’elle avait de la cellulite : de la jalousie ! À choisir, les fesses de Marie-Agnès demeuraient sans doute sublimes, quoi que deux gousses d’ail, comme disait son grand-père qui semblait préférer les mappemondes.

         Stéphanie en le regardant prit un large sourire et écarta ses lèvres fardées en secouant ses longs cheveux bruns frisés. Elle se flanqua une tape sur la croupe pour lui montrer qu’elle l’attendait. Il se sentait devenir, comme certaines pivoines, rouge de honte puis blanc de peur !

« — Horreur ! Il n’est pas question de perdre ! »

Il fit le signe de croix, une des rares fois dans sa vie, il jura, cracha et piétina…

         Les ennemis marchaient à pas lents en se tournant autour à distance, les manches retroussées. Les boules pendues à la ceinture par une solide lanière de cuir brun, prêts à les dégainer pour pointer la meilleure approche du cochonnet clair.

Frank avait rabattu une casquette de marin au-dessus de ses yeux pliés en fente de boite aux lettres tandis que le grand Seb ouvrait des billes bleues comme celles qu’il avait gagnées jadis ! Il risquait sa popularité sur ce coup mais il se disait que ce blanc bec ne pouvait pas gagner, c’était un «gland» !

         Premier à pointer, Frank leva majestueusement le bras droit : la boule brillante tournoya et alla se coller au bouchon ; « Tè ! Il tête, eh ! »

Le tir pourtant très précis d’un autre joueur la manqua et la boule s’abattit avec un choc de regret, en se faisant huer, dans un nœud de racines du gros platane voisin. Le patron du bar hurla :

« — Oh ! Il va me le déraciner le platane ! Reste dans le jeu, va ; couillon ! »

         Le grand Sébastien s’approcha du cercle de positionnement que l’équipe de Frank avait tracé dans le sable dur avec un éclat de bois : il rapprocha une boule noire de son nez comme pour l’embrasser puis visa, l’éjecta dans un geste d’athlète, et la suivit du regard ainsi que les autres participants : la pauvre boule de Frank fut projetée, elle aussi, au pied du gros platane !

         La partie continua laissant un match nul entre les deux adversaires. Des participants s’éliminèrent peu à peu, jusqu’à laisser seuls, face à face, quatre champions pour la finale. La dernière manche en treize coups : Frank et son compagnon Marcel restaient à zéro sous les railleries des autres qui leur jetaient des sarcasmes :

« Eh ! Frank, tu sens ? C’est le fumet de Fanny ! »

         Et là, quelque chose de mystérieux se passa ; une jeune fille blonde se rapprocha de Marcel et il fut immédiatement pris d’une crise aiguë d’éternuements. Il dut abandonner la partie. La blonde demoiselle proposa de le remplacer. Frank crut reconnaître Danielle, celle de la maternelle ! Il eut quelque réticence à jouer avec elle mais les autres le poussaient. Et de toutes façons, au point où il en était ! La partie se poursuivit donc avec ce nouvel équipier… Une fille ! La Honte…

         Quand la boule noire de Sébastien allait, à coup sûr, fracasser la boule brillante de Frank, la jeune fille claqua des doigts, la boule se dévia de sa trajectoire et se fracassa dans les racines apparentes ; le premier point demeurait. Aussi la situation se renversa vite : match nul encore !

La manche devait se rejouer et l’on recommença…

         Avec un geste stylé qui faisait frissonner sa jupe plissée à carreaux noir et blanc, la jolie blonde secouait ses longs cheveux et plaçait ses boules collées au cochonnet comme si elle les télécommandait.

Elle souriait sous l’admiration visible de Frank dont les tirs ne valaient pas ceux de Sébastien mais éliminaient les points adverses. Quant au champion, il n’était plus maître de ses boules et criait à la malédiction ! « Fan de chichourlo ! » Frank reprenait confiance et lui cria :

« — Alors, tu remontes le score ou vaï cerqua Molinari ? ©»

La vengeance reste un plat qui se mange froid.

La dernière série de points le laissa à zéro, un zéro flambant ; treize pour Frank et Danielle, Zéro pour son copain et lui !

         Tous le poussèrent vers la honte de sa vie !

Au fond du bar, à l’abri des regards extérieurs, le grand Sébastien, devant une salle remplie plus que de coutume, vint s’accroupir devant les fesses nues de la Fanny et y déposa ses lèvres. Et pour eux ce n’était pas un vulgaire tableau mais une belle paire parfumée. Son copain fit de même et les badauds se retirèrent ; il n’y avait plus rien à voir !

         Frank, après les acclamations, s’approcha de Danielle et lui demanda de s’expliquer : elle avait l’œil hagard et un comportement bizarre et elle n’ouvrait pas les lèvres… Pourtant, il entendit une réponse à l’intérieur de sa tête :

« — Ne change pas d’expression et crois-moi ! Je suis la fée bleue, j’ai occupé provisoirement cette apparence pour jouer à tes côtés ; tu as gagné ! J’ai simplement éloigné les forces maléfiques qui protégeaient l’adversaire pour que la partie soit équitable : je l’ai fait dans le corps d’une fille que tu pourras remercier de sa participation quand je me serai retirée… Ne t’étonne pas, elle aura du mal à comprendre comment elle a pu gagner, mais tu verras, c’est une gentille fille agréable ! »

         Il était sidéré, elle le tira par la main dans les toilettes du bar, et là, sa bouche s’ouvrit :

« — Serre-moi fort dans tes bras sinon je vais tomber, d’accord ? »

         Un énorme nuage bleu envahit la petite pièce avec une odeur bizarre, celle qu’on sent après un feu d’artifice, et quand il se dissipa, le jeune homme vit une sorte d’oiseau bleu qui s’envolait, en piaillant à tue-tête, par le petit fenestron à barreaux.

         Il regarda le visage de la fille devenue énormément lourde dans ses bras en poids mort ; elle avait l’air de se réveiller d’un profond sommeil et lui demanda ce qu’elle faisait là… Il lui expliqua qu’après avoir gagné la partie avec lui, elle s’était évanouie et qu’il l’avait traînée jusque-là pour lui éponger le visage.

         Il la regardait, c’est vrai qu’elle était jolie maintenant, elle avait perdu ses taches rousses et son visage n’était pas envahi de ces miniatures de puberté. Il admirait sa chevelure blonde ondulée qui n’avait plus rien à envier aux noires tresses de Marie-Agnès. Il l’avait soutenue sans trop y penser par les monts que Fanny rendait célèbres, et, ceux-là ne connaissaient certes pas la cellulite ! Contre lui, il avait senti deux petites bosses sympas qui ressemblaient très peu aux biberons vivants et qui lui donnaient, malgré lui, une certaine envie de faire plus ample connaissance…

         Il lui a appris à jouer vraiment à la pétanque  et ils ont réellement remporté des coupes ; enfin, c’est ce qu’on nous a raconté mais ce n’est peut-être qu’une histoire marseillaise…

 

 

 

 

 



© On va chercher Molinari : pour les marseillais, réputé pour tout savoir faire.

 

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