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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:17

C'était le 20 septembre à la MDVA que Pp clôturait les trois premières années de vie déclarée de Provence-poésie éditions.

Les convocations pour l'assemblée générale étaient envoyées quinze jours avant avec l'adresse et l'heure.   Les 36 adhérents présents suffisaient pour commencer l'assemblée générale, présents auxquels s'ajoutaient  les pouvoirs de 17 absents représentés par  Isabelle ou Denise. La troisième année entraînait la réélection des membres du bureau qui ne démissionnent pas.

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Comme les autres années, après la réunion obligatoire et les infos courantes cloturées par la chanson de Provence-poésie interprétée par Edouard,

avait lieu le tour de table des auteurs, lancé par la chanson accompagnée à la guitare de Michel Isard, où ceux-ci pouvaient lire le texte de leur choix :

On remarquait le texte se terminant en chanson de Rosette Escoffier et la tirade de Francis Triay, parmi d'autres beaux textes dont les mots de Jean-Claude Colay et puis surtout le duo improvisé de Robert Landi et Denise Biondo.

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Landi

Puis Pp offrait la pizza traditionnelle accompagnée par les apports de chacun et le vin des kirs ou les boissons habituelles.

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Ci-dessous les assemblées précédentes : -----------------------------------------------------------------------------------------

 

Le 21 septembre 2012 à 17heures30 à la MDVA, après la soirée arménienne du 20 septembre au Bras d'or avec Jo Corbeau,organisée par Arcadie dans une belle ambiance, Danyel Camoin retrouvait  de nouveau Joseph Lévonian à l'assemblée générale de Provence-poésie qui informait entre autres de tout ce qu'a obtenu l'association dans son exercice durant sa deuxième année (deuxième bougie pour Pp)

Denise Biondo présentait les chiffres soutenue par les membres du bureau qui avaient demandé aux adhérents d'être  présents nombreux...

Une trentaine ont répondu à l'appel, une quinzaine avaient donné pouvoir au bureau. L'assemblée lançait aussi le troisième concours de nouvelles d'Aubagne avec une nouveauté : en plus de la coupe et du recueil édité(code-barres Isbn) des dix meilleurs, cette année le premier prix recevra 100 euros.

Avant les lectures de textes de la soirée Pizza à laquelle  Edouard réservait une représentation surprise : "Aujourd'hui peut-être" chanté en duo avec Rosette au dessert. Avec des grands moments de lectures aussi à retenir en saluant deux grands retours Francis Triay et Jean DiFusco précédemment malades, " Le rouge-gorge et la cigale" poème de Jean Di fusco était lu en coup de chapeau par Joseph qui enchaînait avec le poème "Je voudrais" de Danyel tandis que Edouard lançait le poème de l'association : "Provence-poésie", avant de laisser place à un grand tour de table "avé l'assent"...

 Voici ci-dessous quelques photos de la soirée :

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Dans le cadre de notre périodique, une nouvelle rubrique devrait être insérée face à celle de la muse poète :

l'interview du nouvelliste du trimestre.

Les nouvellistes intéressés sont priés de se faire connaître : valeur 1 page.

De même l'association recrute des hôtesses bénévoles qui seront chargées de questionner les Messieurs.

Cette nouveauté s'additionnera avec les modifications de l'atelier dont la deuxième tranche horaire devrait servir à présenter les nouveaux livres : les premieres invitées à le faire devraient être Rosette Escoffier 27 septembre  et Geneviève Casaburi 25 octobre.

  

D'autre part la rubrique : Quand la muse est poète continue...

 

 

Article Frank Zorra /  Photos Yves Ravel 

  _________________________________________________________________________________________

Feuille venant à l'automne ; l'assemblée générale réunit  les adhérents pour un bilan  durée une demi-heure avant la réunion des adhérents de septembre à 17h00 .

 

Le 16 septembre  2011 à 17heures : maison de la vie associative: salle M. Pagnol.

Provence-poésie déclarée a un an  et réunit 25 adhérents présents sur les 45 inscrits, ou en cours, les autres donnant pouvoir, et plusieurs associations affiliées dont l'olive et l'olivier représentée par Micheline Daou 

pour fêter son anniversaire avec une soirée pizza-textes.

plats 1 plats 2pizza rosette

Dans l'ordre du jour:

départ du concours 2012 ; Inspiration libre

Annonce de la porte ouverte aux contes du 3 décembre

Redémarrage de l'atelier écriture et lecture en fin septembre 

Sortie de livres. Présentation de nouveaux adhérents.

Résultats du concours interne et lectures de textes :

Après l'assemblée générale qui a obtenu le quitus de tous les adhérents présents pour le projet 2012, la réunion annuelle de la feuille d'automne a remis le prix d'honneur de Provence-poésie interne pour le concours "j'ai même rencontré le chaperon rouge"  phrase à incorporer dans le texte sans modification sur le thème de la déclaration d'amour.

Cinq prétendants au titre ont assisté à la remise du prix à Louis Moulet pour son texte : un balcon sur le cours Barthélémy.

Remarqués également pour leur texte, Joelle Foin, Janine Ravel, Philippe Deniard et Gaël Angelis ont eu un lot d'encouragement et triompheront peut-être la prochaine fois.

Ensuite l'association fêtait son anniversaire en offrant la pizza à tous avec le verre de l'amitié; large participation des adhérents qui avait porté des compléments.

Présentation de nouveaux adhérents: Tony Franck, artiste de variétés, étonnant dans un texte de Robert Lamoureux, Rosette Escoffier, poète humoriste et surtout Jean-Claude Beltramo, à la fois auteur de polars et de poésie (voir l'article sur son dernier livre) épataient l'assistance par leurs interventions.

Une note noire : la perte d'un adhérent. Michel Ruiz qui s'est éteint recemment a été salué par les poètes sur un texte de Danyel Camoin: A mes Amis, écrit pour  tous ses amis disparus.(voir l'article)

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  Les images sont visibles en grand format dans l'album des réunions

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:38

    Une nouvelle formule pour le concours de nouvelles de Provence-poésie : renommé concours des auteurs en pays d'Aubagne mais ouvert à tous...

Cette année, le concours sera mieux doté pour les trois premiers prix laissant toujours une place  importante aux livres.

 

Ce concours peut bien sûr vous amener à être parmi les lauréats mais aussi à être lu dans nos réunions ouvertes au public et à paraître sur internet  ou plus simplement à en discuter avec des auteurs plus chevronnés.

Lisez les observations d'une des lauréates de 2011 dans l'article qui suit et jugez vous-même...  

L'inscription sera de dix euros pour tous les candidats amateurs de langue française

mais restera gratuite pour les adhérents et les moins de dix-huit ans. 

 

Rappelons que l'adhésion doit être maintenue cette année à 15 euros par personne et 20 euros pour les couples.

IMPORTANT :   

Par demande du président de Pp, en promotion, tous ceux qui adhèrent pendant le concours soit à partir du 15 septembre 2014 recevront une carte adhérent 2015 valable jusqu'au 1er janvier 2016.  

Bien sûr, ils seront exonérés des frais d'inscription si l'adhésion nous parvient avant ou en même temps que leur texte.

 

Pour le thème: "Autour de la Provence" (les nouvellistes ne doivent pas utiliser ce titre pour leur nouvelle) l'auteur de la nouvelle peut raconter ce qu'il veut du moment où sa nouvelle commence, se déroule ou se termine autour ou en  Provence, en ville (Marseille-Toulon-Sète-etc) comme en campagne (Drôme provençale-Haut-Var-Vaucluse-etc) Suivez les cigales et les oliviers.

 

Réglement ci-dessous ou dans les pages prévues à droite...

 

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 A l'occasion de la rétrospective des trois années écoulées, Provence-poésie a ressorti d'une archive de communication, les impressions de la nouvelliste Claire Gilbert que l'on peut retrouver dans les articles : nos auteurs à l'honneur et treize pour 2013 archivés.

Claire Gilbert, qui a bien progressé depuis, communiquait au 15 mars 2011 sa vision de notre première remise de prix

pour le thème : "En Provence"  

 

 12 mars jury12 mars demigroup  

 Ci-dessus le jury à l'époque et Claire Gilbert la deuxième lauréate en partant de droite...

 

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7iéme au concours Provence poésie

15 mars 2011

7iéme au concours Provence poésie

 Ce week-end nous sommes partis avec la petite famille en direction d'Aubagne. J'étais invitée à la remise des prix du concours de Nouvelles En provence de l'Association Provence Poésie. Je savais que j'étais dans les dix premiers et donc que je serais dans le recueil. Déjà , j'étais très contente que ma nouvelle soit remarquée.  

Nous avions réservé une nuit d'hotel sur Gémenos pour être plus tranquille avec les enfants. La cérémonie a commencé vers 16h30 à la maison associative d'Aubagne. Une conférence sur Maupassant mêlant scénettes et réflexions  s'est déroulée devant une cinquantaine de personnes. Je n'ai pas été déçue car Maupassant est un de mes auteurs préférés.    

L'annonce des résultats s'est écoulé doucement. un nom, puis un autre, encore un, je n'y croyais pas. je pensais être dans les dernières de la sélection. Je suis arrivée 7ième accessit. On m'a remis le recueil, une belle coupe et une carte de membre de l'Association. J'étais assez fière malgré tout. On écrit pour soi mais quand cela plaît et qu'en plus la nouvelle sera lue plus tard par d'autres c'est magnifique, comme si cette dernière avait plusieurs vies.

Par la suite les enfants étaient trop turbulents donc on est rentré à l'hôtel. J'aurais bien aimé parler avec tous ces auteurs, mais bon il faut que j'arrive à concilier mon rôle de mère et ma passion. En tout cas je remercie l'association pour tout son travail pour faire vivre les mots. J'en garderais un beau souvenir.

Après le premier prix au Festival Romans à Romans, c'est la deuxième fois que mes écrits d'adulte sont distingués. elle est bien loin la petite fille qui avait reçu un prix au concours de poésie de l'Académie de Provence à Avignon. J'étais alors en CM2 et j'avais écrit Noël sans mon papa.

 

Posté par claire gilbert  - concours nouvelles -   

 

Le bureau réitère ses remerciements et ses félicitations à Claire Gilbert

Et lui offre une invitation à venir dédicacer ses nouvelles et recueils sur les tables de Provence-poésie lors d'une prochaine remise de prix.  

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Le jury toujours formé d'au moins six personnes indépendantes aura à désigner le grand prix de la ville

et les membres du jury présents à la remise des prix pourront discuter avec les lauréats devant le verre de l'amitié.

Certains gagnants de l'an dernier ont été invités à participer au jury : mmes Michelle Grenier, Mélanie Révilla  feront donc partie du jury.  

Le jury comprend toujours un nouvelliste, un Monsieur tout le monde et une représentante de la médiathèque.

 

les gagnantsles gagnants  

Voici les lauréats de 2012 et 2013 et ci-dessous leur jury...

Réunion Alphonse Allais P.P 032jury lauréatsDSCN0236

Lauréats à gauche et jury à droite pour les résultats de mars 2014...

 

   

A vos plumes !

 

 

 

    Le règlement du concours 2015 peut se trouver dans l'article : quelques prévisions pour la rentrée et dans la page de droite le concours et les auteurs de Pp

On le trouve aussi sur la liste de  l'association Bonnes Nouvelles. 

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 18:47

En 2013, c'était le 8 septembre que Provence-poésie rejoignait  Vertiges en Provence et Vivacité...

représentée avec brio 

par des dames auxquelles s'est joint Michel Isard

 

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Geneviève Casaburi, Joëlle Foin, Sonia Kitaëff, Patricia Holzl (de la poésie à la nouvelle)  Et Michel Isard et ses contes

pour présenter le petit guide des trésors de Marseille, tous les chemins d'Aubagne et Entre Deux eaux : livre multi-auteurs

aux côtés des recueils de concours, des messagers de l'instant, des poèmes de Sonia, des textes de Patricia  et des trois livres de Geneviève (en attendant les fantômes de Marseille actuellement en préparation)

Leur stand vous attendait auprès de celui de Jacqueline Laurenzati que l'on voit sur la photo ci-dessus auprès du maire de Marseille. 

Geneviève et Danyel Camoin  étaient présents à la conférence de presse de Vivacité où ils ont retrouvé Guy Feugier, J-J Boitard et Jacqueline Laurenzati aux côtés des organisateurs de la manifestation.

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 (Voir ci-dessous les photos des années précédentes)

 

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 Patricia et Geneviève devraient également participer à l'hommage à Paul Carpita le 10 octobre aux côtés de Denise Biondo et Danyel Camoin à Marseille au Tempo sous la direction de Jehan Armagnac et à la lecture -spectacle aubagnaise du 30 novembre : les contes de nos moulins...

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 Une belle journée en perspective !

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En 2012 c'était le 9 septembre que Provence-poésie était invitée sur les stands de la fête du parc Borély par Jacqueline Laurenzati et Vertiges en Provence.

 

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Geneviève Casaburi et Sonia Kitaëff  y présentaient le petit guide des trésors de Marseille (qui contient le poème de Denise Biondo sur le parc Borély à lire ci-dessous dans les articles précédents) et les derniers titres de leurs ouvrages individuels ou communs puisque toutes les deux sont co-auteurs de Tous les chemins mènent à Aubagne.

Livre à plusieurs auteurs qui était également présenté sur les stands du Revest  le même jour par deux autres co-auteurs : Denise Biondo (qui était au parc Borély l'an dernier) et Danyel Camoin.

Inspiration libre figure aussi sur l'étal avec les dix gagnants (dont Geneviève) du concours de Pp 2012.

Palette et plume, les deux tomes de la double casquette de Sonia édités par Pp

et Histoires de Savoir le nouveau recueil de Geneviève que l'on voit sur photos

entre les mains de Jacqueline Laurenzati qui soutient la poésie et la belle écriture.

Merci Jacqueline, Geneviève et Sonia d'avoir permis cette équipe.

C'est une face du redémarrage de saison qui se profile à l'horizon en attendant les nouveautés encore sous presse.

 

  Photos et rapport: Geneviève Casaburi

le guide chemins d'Aubagne 1-copie-1
gc histoires cover libre

 

cover sonia

Retrouvez les tableaux de Sonia parmi ses poèmes pour la deuxième partie

exposée le 9 septembre au parc Borély ; dédicaces de l'auteur assurée. 

 

 

 

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L'an dernier c'était le 11 septembre... 

Jean Di Fusco absent, c'est Albert Borelli  qui représentait l'association dans ce cadre magnifique décrit par Denise Biondo dans le petit guide des trésors de Marseille dont le poème est édité ci-dessous dans le report de l'an dernier.

Invitation à la visite pour les autres...

Albert présentait le livre de Jean Di Fusco: Fables et Sonnets

aux côté d'autres livres de Provence-poésie et du sien : Contes et poésies.

 

Sonia Kitaëff, double casquette, présentait toutes ses oeuvres sous la bannière de Vertiges en Provence.

 

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Une des meilleures ventes: le petit guide poétique des trésors de Marseille, co-écrit par 14 auteurs dont quatre étaient sur le stand l'après-midi.

 

 

 

 

 

L'année précédente :

 

Le guide poétique des trésors de Marseille était près du stand de Vertiges en Provence de Jacqueline Laurenzati,  le 12 septembre aux bons soins de Sonia Kitaëff, auteur de Provence-poésie.

Ci-dessous Jacqueline trés entourée...

vertiges.jpg 

      

Danyel Camoin est passé dédicacant un petit guide  poétique en duo avec Sonia. Présence également sur le stand de Denise Biondo. Provence-poésie félicite ses auteurs de leur dynamisme autour de ce livre pris en photo entre les mains de Jacqueline Laurenzati.

   

  

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D'autres personnages importants avaient l'occasion de lui rendre visite en illustrant le poème de Denise Biondo.

Voir ci-dessous.

 

  Il existe un lieu méritant le détour,

J'en ai pourtant vu des attrayants paysages

Où la nature dispense ses atours

Mais dans ce parc s’ouvre un merveilleux voyage.

   

 

Avec ces divers jardins qui se succèdent,

Les belles allées sinuent autour d'un lac

Et la terrasse du château où j'accède

Entend les vagues de la mer et son flic-flac.

 

   

Faites un tour du côté de la roseraie

Puis, allez près de la cascade en rocaille.

Le parfum des roses m'a toujours chavirée...

Et l'homme aux oiseaux m'a chanté des sonnailles.

 

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  Article Nicole

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 15:48

 

 A l'occasion de la rétrospective des trois années écoulées, Provence-poésie a ressorti d'une archive de communication, les impressions de la nouvelliste Claire Gilbert que l'on peut retrouver dans les articles : nos auteurs à l'honneur et treize pour 2013.

Claire Gilbert, qui a bien progressé depuis, communiquait le 15 mars 2011 sa vision de notre première remise de prix

pour le thème : "En Provence"

 

 12 mars jury12 mars demigroup

 Ci-dessus le jury à l'époque et Claire Gilbert la deuxième lauréate en partant de droite...

 

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7iéme au concours Provence poésie

15 mars 2011

7iéme au concours Provence poésie

 Ce week-end nous sommes partis avec la petite famille en direction d'Aubagne. J'étais invitée à la remise des prix du concours de Nouvelles En provence de l'Association Provence Poésie. Je savais que j'étais dans les dix premiers et donc que je serais dans le recueil. Déjà , j'étais très contente que ma nouvelle soit remarquée.

Nous avions réservé une nuit d'hotel sur Gémenos pour être plus tranquille avec les enfants. La cérémonie a commencé vers 16h30 à la maison associative d'Aubagne. Une conférence sur Maupassant mêlant scénettes et réflexions s'est déroulée devant une cinquantaine de personnes. Je n'ai pas été déçue car Maupassant est un de mes auteurs préférés.

L'annonce des résultats s'est écoulé doucement. un nom, puis un autre, encore un, je n'y croyais pas. je pensais être dans les dernières de la sélection. Je suis arrivée 7ième accessit. On m'a remis le recueil, une belle coupe et une carte de membre de l'Association. J'étais assez fière malgré tout. On écrit pour soi mais quand cela plaît et qu'en plus la nouvelle sera lue plus tard par d'autres c'est magnifique, comme si cette dernière avait plusieurs vies.

Par la suite les enfants étaient trop turbulents donc on est rentré à l'hôtel. J'aurais bien aimé parler avec tous ces auteurs, mais bon il faut que j'arrive à concilier mon rôle de mère et ma passion. En tout cas je remercie l'association pour tout son travail pour faire vivre les mots. J'en garderais un beau souvenir.

Après le premier prix au Festival Romans à Romans, c'est la deuxième fois que mes écrits d'adulte sont distingués. elle est bien loin la petite fille qui avait reçu un prix au concours de poésie de l'Académie de Provence à Avignon. J'étais alors en CM2 et j'avais écrit Noël sans mon papa.

 

Posté par claire gilbert  - concours nouvelles

 

Le bureau réitère ses remerciements et ses félicitations à Claire Gilbert

Et lui offre une invitation à venir dédicacer ses nouvelles et recueils sur les tables de Provence-poésie lors d'une prochaine remise de prix.

 

 

 

La Drôme a aussi sa gente dame de la nouvelle, Claire Gilbert fait corps avec les douze partenaires du troubadour.
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Provence-poésie soutient Claire Vautrelle qui a le plaisir de vous annoncer la prochaine sortie de son livre Femmes en flammes, qu'elle signe de son nom de plume Claire Gilbert.
claire au salon
Provence-poésie remercie aussi Claire Gilbert pour avoir dit : c'est un peu grâce à Provence-poésie qui lui a montré qu'on pouvait s'interesser à ce qu'elle écrivait en la récompensant pour: Aller sans retour en Provence qu'elle est arrivé jusqu'à l'édition de son recueil.
Rappel Pp: Claire Gilbert était récompensée par Pp éditions qui lui a remis une coupe en mars à Aubagne, puis un premier prix lui a été remis à Sablet (voir ci-dessous) des mains de notre ami Chris Bernard et elle fait partie de nos quarante-six adhérents : nous espérons la retrouver dans notre concours annuel : Inspiration libre, qui vient de débuter...
Un événement à saluer et un recueil de nouvelles vraiment étonnant que vous aussi vous pouvez défendre. Car même édité, seuls les lecteurs le feront vivre.
Quelques mots le concernant : " Ce recueil de nouvelles met en exergue une diversité de destins de femmes. Ces portraits offrent au lecteur une pluralité de femmes, de tous âges, toutes conditions ou caractères, poussées par un même éclat, la passion. Une maison aux secrets de famille bien gardés, la vengeance d’une veuve bien sous tout rapport, une femme au foyer désespérée, une amitié interdite, une fan en overdose, une attente interminable sur un quai de gare, une vie rêvée, une jeune amoureuse éperdue, une future mariée indécise, une mère de famille face à l’avortement, une fille en fleur amoureuse à en perdre la raison ou encore une vieille dame laissée pour morte… Sous le signe de l’amour, l’envie, le désir, la mort, la culpabilité ou même la folie, on retrouve des héroïnes si proches de la réalité, face à des choix irréversibles. Qu’il soit d’accord ou pas avec ceux-ci, le lecteur se laisse emporter sans peine sur ses chemins de vies souvent tourmentés, portés par une écriture sensible sans être lourde..."
Nous vous proposons donc de découvrir son livre avec votre exemplaire personnellement dédicacé !
Renseignements sur simple demande...
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En attendant, la nouvelle qui est à la base de cette reconnaissance est aussi à portée du public disponible dans le recueil : En Provence... à la médiathèque d'Aubagne.
Claire Gilbert à droite parmi les lauréats dont le prix a été remis par Magali Giovannangeli à gauche(aujourd'hui présidente de la région)
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cover en provence12 mars demigroup
Articles précédents:
Le 16 juillet à Sablet Claire Gilbert a reçu le premier prix de la nouvelle du concours local pour son oeuvre: "De vignes en vies".
Rappelons qu'elle est aussi l'auteur de "Aller sans retour en Provence" publié dans le recueil des lauréats d'Aubagne en 2011 : "En Provence" co-écrit avec Marcel Baril,Carole Bergé, Philippe Deniard, Alice Hugo, Lyliane Lajoinie, Erine Lechevalier, Louis Moulet, Josette Pons, Natacha Rosso, toujours à la vente même par correspondance chez Pp éditions.
La liste de nos adhérents et auteurs à l'honneur se poursuit même en été et nous applaudissons Claire Gilbert qui rejoint Natacha Rosso.
Claire Gilbert
Claire Gilbert à droite auprès du jury de Sablet où l'on reconnaît Chris Bernard...
100_1883.jpgchris et jury
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:51

Cette année c'est le 8 septembre, pendant que Geneviève Casaburi  et Patricia Holzl avec Joëlle Foin représenteront l'association parmi les associations du parc Borély pour Vivacité 2013, que Denise Biondo devrait retrouver le Revest avec  Entre deux eaux et Tous les chemins mènent à Aubagne où l'on peut retrouver sa superbe nouvelle : Chute à Cadolive.

 

 

 

En attendant, Pp vous propose un regard sur l'an dernier...

Le Revest Les Eaux, 9 septembre : Denise Biondo et Danyel Camoin, invités par l'association Touti Dous et sa présidente Marie-Reine Lagréca,

présentaient un petit stand de Pp avec leurs oeuvres réciproques devant la mairie au coeur de la commune accueillante et ombragée.

 

100_2378.jpg

 

Quelques photos prises par Denise souligneront un accueil chaleureux (au café du matin) et une ambiance chaleureuse et amicale tout au long de la journée parmi une petite assemblée d'auteurs qui conversaient avec quelques clients éventuels. Une journée bien sympathique.

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 10:17

Rétrospective

2010-2011-2012-2013

 

Les trois premières années

Provence-poésie éditions

(photos en attente)

 

  12 mars Alice les poètes15

 Le duo de l’amitié de mars 2011 reformé en juin 2013

(vous pouvez retrouver Alice Hugo sur le blog « Les mots pour le dire »)

 

 

Édition : Provence-poésie

La poésie au masculin.

 

 

Ils ont le cœur ouvert,

L’inspiration battante,

Même par temps couvert,

Une rime en attente.

 

Si le mistral les pousse,

Signant des compliments,

Sans se faire de mousse

Ecrivent par tout temps.

 

Tendant la main aux mots,

Leur donnent une chance

Pour que le sang d’ormeaux

Inscrive leur semence.

 

Ils créent des initiés ;

Orpailleurs de saisie,

Conférence aux sorciers,

Provence et poésie.

 

 

 

Danyel Camoin 2010

 

 

 

 

 

Provence-poésie, c’est quoi ?

 

C’est la question que se pose les curieux et l’association répond : ce n’est qu’une association comme tant d’autres mais son but est de promouvoir l’art en général, la poésie en recueils réputés invendables et les nouvelles made in Provence. (lire l’article portant le même titre dans le blog)

Provence-poésie éditions, créée le 1er juillet 2010, lance le 15 septembre le  premier concours de nouvelles national gratuit pour tous avec un recueil édité offert à dix lauréats avec diplôme et coupe, qui vient s’ajouter à la création du contrat d’édition à compte d’auteur à bas prix avec suivi publicitaire informatique et quantité limitée à la déclaration minimale légale. Jean Di Fusco, Frank Zorra et Sonia Kitaëff seront les premiers à bénéficier de l’offre réservée aux adhérents.

 


2010

L’association récupère les droits du livre à plusieurs auteurs édité par Bénévent dans la collection de l’Académie de Provence avec préface du maire de Marseille et édite : Fabulations du pays d’Aubagne, présenté le 19 septembre 2010 à Châteauneuf les Martigues et dédicacé librairie de La Bouilladisse et Maison de la Presse à Aubagne en Novembre 2010.


  stvictoret2 valbelle maire

10 octobre : les dix ans de Saint-Victoret

18 octobre : coup de pouce à Valbelle

  

La journée de l’apothéose

18 décembre

C’est ce jour-là qui lance les lectures–spectacles et qui réunit les 18 premiers adhérents de Pp qui n’étaient jusque là que 7.


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Les membres du bureau Denise Biondo à droite, Danyel Camoin et Jean–Claude Colay à gauche s’associent aux co-auteurs du petit guide des trésors de Marseille pour lancer la première lecture-spectacle de Pp : Si Brassens m’était conté… qui présente la face cachée de Brassens développée par Danyel, annoncée par la MDVA, et la vérité sur l’association face au public.

 

La première invitée d’honneur Erine Lechevalier découvre l’association auprès d’un membre du bureau : Joseph Lévonian.


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2011

La fève littéraire : fin janvier

En présence d’Anne-Marie et Marcel Baril de la petite édition, cette réunion lance l’offre du gâteau des rois aux adhérents et le tour de table des volontaires à la lecture de textes.

La fête de la nouvelle : 12 mars

Provence-poésie était secouée d’un coup de jeune : le grand prix de la ville d’Aubagne a été remis par Magali Giovannangeli, 1re Adjointe à Natacha Rosso pour sa nouvelle : « Peignez vos rêves »

12 mars demigroup12 mars rosso et les quatre 

 

Invité d’honneur Alice Hugo également prix d’honneur du concours en duo avec Danyel Camoin pour le guetteur de chimères

12 mars malou

Lecture spectacle n2 : Quelques mots en passant pour Maupassant : le rosier de Me Husson (photo) et la poésie méconnue de l'auteur.

 

Atelier d’écriture et de lecture :

En parallèle, en février, dans une salle de la maison de quartier des Passons a été lancé le premier atelier d’écriture de Provence-poésie avec neuf personnes pour y participer. Le dernier jeudi de février à 16h30 entraîne une suite d'atelier chaque dernier jeudi du mois pour la poésie et le texte en général.

 

Danyel Camoin inaugure en mars

Quand la muse

est poète…

rubrique trimestrielle de la poésie :

à chaque poème répondre par un quatrain ou un rondel

Chaque trimestre la muse prend successivement

le visage et les vers de

 

 

 

Natacha Rosso, Alice Hugo, Mireille Miau, Janine Ravel, Denise Biondo, Carine Canu, Nicole Mutez-Figueras

Trois poèmes chacune et une réponse à chaque texte.

Tous les poèmes sont lisibles sur le blog dans l’article portant le nom de la rubrique.

 

 

Le 2 avril à Aubagne


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Présentation de Provence-poésie à la médiathèque Marcel Pagnol : Denise Biondo présente avec Jean Di Fusco, Danyel Camoin et Albert Borelli. Sur la photo à gauche les éditions de la Tarente avec Claude Valentin.


Le 3 Avril ; les poètes dans la rue

Festival de poésie partagée

C’est à La Ciotat, la ville du cinéma que quatre représentants de Provence-poésie ont rejoint Fred Ganga et l’association Zygo pour déclamer dans la rue avant un repas sur le port avec Nicole Delorme.

  

Stands du jardin des senteurs 17 avril

Danyel Camoin et Sonia Kitaëff reçoivent la gagnante du concours Natacha Rosso sur le stand du jardin des senteurs à Aubagne. Cours Foch.


25 Avril  : les œufs poétiques

  Cueillette des œufs de Pâques dans le jardin de La Crémaillère à Carnoux pour les Académiciens de Provence : Denise Biondo était auprès de Roger Blanc pour cette réunion particulière des poètes.


Le 1er mai à La Bouilladisse


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Auteurs réunis parmi lesquels des auteurs de Provence-poésie et de l’Académie de Provence et un spectacle d’enfants avec JP Mauduy


Le 8 mai à Auriol


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Passage du maire d’Auriol sur le stand de Provence-poésie où l’on pouvait retrouver Janine Ravel parmi les dédicaces du guide poétique.


Le palais Longchamp 15 mai

Dans un cadre magnifique des dédicaces en plein vent et un prix remis par le président de Provence-poésie à son ami Jean Di Fusco en présence de Renaud Muselier et Jacqueline Laurenzati.


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Le 27 mai remise des prix à Gémenos

Une fois de plus, les Troubaïre, entre un prix à Natacha Rosso et un posthume à Christian Patural, ont récompensé l’enfance.

 

Le 21 mai à La Destrousse Librairie Thiéblemont

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Au bout des doigts : c’est le titre du livre de Denise Biondo présenté sous le regard de la librairie Thiéblemont auprès d’une quinzaine d’auteurs dont Claude Valentin, André Aubert et bien d’autres.

 

Le 2 juin retrouvailles à Nyons avec Chris Bernard


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Denise Biondo et Danyel Camoin retrouvent leur ami, le géant de la poésie : Chris Bernard, sur les stands sous les arcades où ils ont été rejoints par deux adhérents dans la région .

 

Le 5 Juin fête de l’Olive et l’Olivier à Aubagne


  Athéna en char

Provence-poésie voulait applaudir la déesse Athéna qui a pris son char même sous la pluie.

 

Le 18 juin 2011 l’odyssée de la fable

de Esope à… Jean Di Fusco


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Un plateau de choix pour Provence-poésie difficile à réunir.

Les participants accompagnés par les musiciens Alain et Jean-Paul et Micheline Daou à l’entrée ont fait défiler de scène en scènette les plus grands fabulistes à la Mdva d’Aubagne.

   

La remise de prix à l’Académie le 26 juin

Sept représentants de Provence-poésie dont certains sont aussi académiciens reçus par Roger Blanc sur les tables de dédicaces du matin précédant la remise des prix au restaurant La Crémaillère


Fête des associations à Aubagne

Présentation de Provence-poésie à la Provence en septembre 2011…


Le 16 septembre : assemblée générale


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Louis Moulet gagne le prix Provence-poésie au concours interne applaudi par un jury d’adhérents mené par le président du jury : Jean-Claude Beltramo. Cette remise de prix a été transposée en mai les années suivantes. Une assemblée générale rondement menée par Denise laissait une grande place à l’échange littéraire et poétique et à la pizza offerte par l’association..

 

Le 22 septembre Les mots de Brassens à Marseille

Une conférence sur la face cachée de Brassens à Marseille, mairie du 3e secteur, où étaient présents Denise Biondo, Monique et Louis Moulet entourant Danyel Camoin et Guy Feugier

 

Les feuilles d’Automne littéraires

Denise Biondo et Danyel Camoin affrontent pluie et vent pour retrouver Érine Lechevalier et quelques auteurs à Châteauneuf en septembre.


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Sympathiques retrouvailles également à Saint-Victoret au  9 octobre où l’on retrouve Jean-Claude Beltramo et Paul Di Giovanni.


Le 13 octobre au Tempo rue Sylvabelle

à Marseille, une partie de l’équipe du 18 juin réitèrent : 2011, l’odyssée de la fable, grâce à l’amitié de Jehan Armagnac. 

Inauguration du nouveau local de la L.P.E

 

Denise et Danyel étaient présents à l’inauguration 102 rue Léon Bourgeois


Stands à Valbelle 16 octobre : coup de Pouce.

Provence-poésie retrouve l’accueil de M-C Etienne et du maire.

 

Saint-Maximin : 22(et 23) octobre


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Le plus beau salon de l’année dans le cadre magnifique du prieuré et un accueil chaleureux sur deux jours : Denise Biondo a retrouvé Martine Tissier, organisatrice et épouse d’auteur…

 

Stands de Nans

et carré des écrivains du 19 novembre


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Le même jour, Provence-poésie à Nans Les Pins, Danyel au carré…

 

Stand à La Destrousse le 26 novembre

Invités par Me Petetin, Jean-Claude Beltramo, Geneviève Casaburi et Danyel Camoin étaient à la salle de la Pléiade pour dédicacer…

Le 3 décembre : A nous, Contes, Des mots !

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La journée du conte révélait le talent auteur-interprète de Janine Ravel pour les Demoiselles en livrée et parmi d’autres interprètes  on remarquait Danyel Camoin en Diable face au curé Lévonian et Denise Biondo en sorcière. Invité d’honneur : Roger Blanc et final chanté en provençal par Edouard.


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2012

Janvier ; la fève littéraire n°2

Le 27 janvier était le jour de la réunion des adhérents.


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Ils ont savouré la galette des rois en débitant quelques textes où l’on remarquait Jean-Claude Beltramo. La majorité des adhérents presque tous présents ce soir-là semble avoir apprécié cette réunion.

  

La fête de la nouvelle : 17 mars

Le 17 mars, Provence-poésie était  de nouveau secouée d’un coup de jeune : le grand prix de la ville d’Aubagne a été remis par Jean-Marie ORIHUEL, Adjoint au Maire d’Aubagne, délégué à l’éducation : à « Injuste Milieu » de Gaël Angélis. Président du jury : Jean-Claude Beltramo.


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Invité d’honneur Pierre Bertho (Pascal Tissier) qui prépare son propre concours, et Allais, vous m’en direz des nouvelles, la lecture-spectacle la plus applaudie (80 spectateurs ce jour-là) voit apparaître une nouvelle partenaire : Geneviève Casaburi.

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11 mai : réunion adhérents

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La réunion octroyait par jugement des adhérents présents, le prix d’honneur de Pp à Michèle Durand pour sa nouvelle lue par Edouard et accordait une médaille au doyen de toute la poésie : Emile Mihière dit « Milou ».

Un tour de table permettait d’écouter en grignotant et en buvant tous les textes des écrivains présents et « Milou » lui même dans un train d’enfer tiré du livre à paraître.

 

La Bouilladisse et Longchamp 13 mai  :

 Après ses dédicaces le 12 mai à la médiathèque de Châteauneuf, Erine Lechevalier a rejoint Jacqueline Laurenzati, Louis Moulet et Sonia Kitaëff pour présenter Dernière Correspondance à Longchamp

Pendant qu’une autre équipe de Pp, Jean-Claude Beltramo et André Aubert en tête, présentait les nouveautés en collaboration avec l’Académie de Provence à La Bouilladisse où ils étaient les invités de Joëlle Battestini pour le salon annuel en présence du maire de la ville. 


17 et 19 mai à Nyons

Denise et Danyel retrouvent leur ami Chris Bernard avec des ventes supérieures à celles habituelles mais ils ne sont plus sous les Arcades… Ils sont rejoints par Mauricette Buffe, Claude-Marie Roux et Claire Gilbert, les adhérentes de la Drôme, et rencontrent également Michelle Grenier.

 

Le 23 juin  : FERR-A-RAGON


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Un hommage à Aragon et à Ferrat, façon Provence-poésie avec textes et scènes courtes, mini déguisements, musique et exceptionnellement chansons au final suivait la présentation de cinq auteurs de poésie qui dédicaçaient leurs œuvres dans la salle de la MDVA. Une dizaine d’interprètes se succédaient autour de Denise Biondo surprenante en duo avec Guy Feugier (Les yeux d’Elsa) tandis que Geneviève Casaburi devenait Maria auprès de Danyel Camoin.

 

Stands au Revest et au Parc Borély

En septembre 2012 au Revest avec un superbe accueil et au parc Borély où Geneviève Casaburi représentait Provence-poésie auprès de Jacqueline Laurenzati avec Sonia Kitaëff

 

 

Le 21 septembre : assemblée générale


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Tous, après avoir sagement écouté le bilan de la deuxième année de l’association gérée par le bureau : Denise Biondo, Danyel Camoin, Jean-Claude Colay et Joseph Lévonian, pouvaient apprécier les retrouvailles avec les lectures de textes poétiques et la soirée Pizza où chacun avait apporté sa contribution. Une assemblée générale rondement menée par Denise laissait une grande place à l’échange littéraire et poétique animé par l’invité d’honneur : Edouard.


L’interview du trimestre

Gaël Angélis crée l’interview du trimestre exécuté en salle d’atelier  puis répercuté sur blog et périodique : la première à y être présentée est Rosette Escoffier puis Geneviève Casaburi pour Histoire de Savoir, ont suivis Gaël, Encre sympathique, et Joëlle Foin : les messagers de l’instant.

 

 

 

Les feuilles d’Automne littéraires

6 octobre : Denise Biondo, Danyel Camoin, Joëlle Foin et Rosette Escoffier dédicacent : Tous les chemins mènent à Aubagne à la fête de la Culture à Auriol pendant que Geneviève Casaburi reçoit le premier prix de la nouvelle à Vaison La Romaine.

7 octobre : Retrouvailles à Saint-Victoret où l’on rejoint des adhérents de Pp : Jean-Claude et Denise Beltramo, André Aubert, Marie-Thérèse Habert, Erine Lechevalier avec pour la première fois Geneviève Casaburi et en visite Michèle Durand.

13 octobre : Librairie Thiéblemont, Danyel Camoin et Geneviève Casaburi dédicacent leurs œuvres respectives et en duo ; Tous les chemins mènent à Aubagne. Parution dans la Marseillaise et La Provence.

14 octobre : Coup de pouce aux auteurs à Valbelle : Denise et Danyel retrouvent l’accueil de M-C Etienne et du maire et rencontrent Nicole Amman et son association : Bonnes nouvelles.

20 et 21 octobre : Saint-Maximin. Le plus beau salon de l’année dans le cadre magnifique du prieuré et un accueil chaleureux.

Nans les pins : 27 octobre

Salon de Pierrefeu : 4 novembre

 

L’érotisme prenait place cette année au salon de Nans avec Zaven Sarafian, académicien de Provence, entouré de Geneviève Casaburi, Christine Hollard, Nicole Mutez et Denise Biondo parmi tous nos amis écrivains présents.Quatre de nos auteurs étaient à Pierrefeu au rez de chaussée pour présenter leurs dédicaces.

Carré des écrivains du 17 novembre

Comme les précédentes années, Danyel Camoin était au carré des écrivains près de Jean-Yves Calassi et Claude Camous.

Stand à La Destrousse le 24 novembre

Invités par Me Petetin, Jean-Claude Beltramo, Geneviève Casaburi, Denise Biondo et Danyel Camoin étaient à la salle de la Pléiade pour dédicacer auprès d’autres auteurs, entre autres : Tous les chemins mènent à Aubagne...

Le 1er décembre : Les contes du 7e art

Après l’accueil de l’invité d’honneur :Lucien Vassal, la journée du conte démarrait sur la musique de « Heureux qui comme Ulysse » jouée par Alain et Jean-Paul.

Devant le rideau noir, Denise Biondo et Danyel Camoin rendaient dans la première partie un hommage vibrant à Paul Carpita, cinéaste et poète, avec le concours de Lucien Vassal qui fut son assistant et de Andrée Ataroff actrice dans le Rendez-vous des quais. Joëlle Foin et Guy Feugier, entre autres, s’y montraient remarquables.


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La deuxième partie ouvrait des textes de Pagnol, Giono, Verneuil et Colpi où l’on remarquait Phil-Auguste Malsheres en Escartefigue et Geneviève Casaburi en femme du boulanger.

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2013   

Allez Alphonse Allais

C’est à Marseille au club Castéropoulos que pour commencer 2013 Denise Biondo, Danyel Camoin, Geneviève Casaburi et Rosette Escoffier ont retracé avec Guy Feugier et les interprètes du club leur causerie-spectacle sur Alphonse Allais.

 

La fève littéraire

Le 25 janvier était le jour de la réunion des adhérents. Après un exposé organisé par Denise, vice-présidente, expression des adhérents.Après quoi, ils ont savouré la galette des rois en débitant quelques textes…

 

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Monique Morucci rendait hommage à un absent : Jean Di Fusco par la lecture de ses fables. On remarquait la présence d’une nouvelle : Isabelle George. Joëlle Foin présentait ses messagers de l’instant. Le renouvellement d’adhésion était également à l’ordre du jour.

 

Provence-poésie lance le livre multi-auteurs

Avec la sortie d’Entre deux eaux, recueil de nouvelles à l’image du recueil du concours mais avec des nouvellistes qui n’ont pas gagné, lance le livre à multi-auteurs déjà ébauché par Danyel Camoin avec Tous les chemins mènent à Aubagne et le petit guide des trésors de Marseille

Parution légale 13 janvier 2013 ; 13 auteurs pour 2013

 

La fête de la nouvelle : 16 mars

Le 16 mars, Provence-poésie décernait le grand prix de la ville d’Aubagne, remis par Jean-Marie ORIHUEL, Adjoint au Maire d’Aubagne, délégué à l’éducation, à Henri MAHE avec un chèque 100 euros.


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Après la présentation de l’invitée d’honneur Martine Robustelli-Neu et des autres auteurs dont Guy Feugier pour ses nouvelles érotiques… Sans laisser le temps au public de s’ennuyer, les partenaires déclamaient sous forme de « scènettes » les nouvelles d’anciens gagnants des concours encadrées par trois nouvelles de Maupassant reliées par la causerie morcelée de Denise et Danyel Camoin : Sur les pas de mots passant...

 

On remarquait »la lettre » d’Erine Lechevalier par Joëlle Foin et Geneviève Casaburi en fantôme pour sa nouvelle : le carillon du temps.

 

Les stands du printemps

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Le Beausset


Stands à Méounes(14 avril) Aubagne (21 avril) Le Castellet (28 avril) et à Auriol (8 mai)


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9 et 11 mai à Nyons

 

Remise de prix interne du 3 mai


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Janine Ravel gagne le prix du concours interne d’une courte tête devant Geneviève Casaburi ; un tour de table poétique et la kiche offerte par l’association succédaient à la remise de prix dont la salle représentait le jury exécutif sous la présidence de Monique Morucci. Hors concours, Denise Roman recevait un cadeau de Denise Biondo en présence de Michel Isard et d’une nouvelle adhérente : Joëlle Solari.


Fête de l’Olive et l’Olivier à Cadolive

La fête se déplace: Geneviève Casaburi participe au concours d’aïoli et Edouard chante devant les stands le 12 mai en attendant l’arrivée triomphale du char d’Athéna 2013. Après un après-midi enchanté empli d’oliviers et de musique sous l’œil du maire vient l’apéritif offert par la déesse.


Dédicaces à Rousset (25 mai)


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Christine Peigné-Lubrano dédicace 17 exemplaires de son premier livre.

 

Le 26 mai au palais Longchamp

Rencontre avec la prochaine muse-poète : Nicole Mutez

et dédicaces de Françoise Cordier et Geneviève Casaburi.

 

Le 22 juin  et les poètes que Brassens chantait…

La neuvième rencontre portes ouvertes de Pp offrait un double coup de chapeau à Alice Hugo et à Guy Feugier avec en deuxième partie les poètes que chantait Brassens. Alain et Jean-Paul ouvrait en musique la présentation de l’invité d’honneur : Jehan Armagnac et des auteurs invités à dédicacer.


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Un défilé d’interprètes déclamait douze textes d’Alice et de Guy puis Alice, Guy et Jehan Armagnac participaient eux aussi à l’interprétation des treize poèmes chantés jadis par Brassens. Danyel reformait le duo avec Alice pour les Passantes et la fragilité des promesses tandis que la prière de Michel Isard était très remarquée avant un final par Jehan Armagnac et Edouard.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 14:08

Une petite nouvelle trés particulière pour vos vacances ?

S'il n'y avait cette chute, on pourrait la dire comme un conte provençal ou un portrait, non ?

Faites un petit jeu cherchez le nom de l'auteur vous-même mais remarquez qu'au passage, il rend hommage à deux de ses amies...

Et Alice Hugo a dit que c'était la meilleure nouvelle qu'il a écrite...

 

 

La fille du Nord

 

 

Quand je l'ai vue avec cette grâce enchanteresse s'asseoir sur un de ces voyeurs qui supportent le séant de tant de gens, quelque chose a changé. J'ai tout oublié... Et je me suis cru capable de lui offrir pour son déjeuner un croissant de lune !

 

Dans ses yeux, sous le bleu d'un ciel d'hiver, flottait l’iceberg qui a coulé le Titanic ! C'était le genre à vous fusiller d'un regard, comme à vous enrober d'une douceur chaude à l'inverse de son climat natal. Ses cheveux blonds cascadaient en épis de blés provençaux chantant sous le soleil du midi. Les ondulations arrondissant la silhouette d'une fée relevaient en proue du navire le visage d'un ange. Elle m'avait rappelé une autre fille blonde que j'avais connue à la même époque : la fille à la guitare©.

Cette personnalité se détachait de celle des autres femmes, dominante à la hauteur du phare du Risban. Son baiser léger nourrissait avec la saveur du Potjevlesch allié à une sensation qui vous renverse comme un débarquement. Emporté sur un tapis volant vers la plage de Malo les bains sans quitter mon champ de lavande bercé par les stridulations de mes cigales, j’ai pénétré dans le monde des rêves quand j'ai effleuré sa main.

 

Aurais-je pu l’oublier ? Si oui, pourquoi ce stylo s'est-il acharné à déflorer de l'érection de sa plume ces vierges blanches que je couchais, devant lui, pour brouillonner cette armée de lignes, avant de les frapper du sceau d'une arobase. J'ai enfilé d'autres perles sur le tapis de l'imprimante. Les mots libérés de leur couloir secret, expirés de l'âme vagabonde, déferlent en farandole sur le papier étonné pour tracer maladroitement un portrait du passé que nul pinceau ne saurait peindre. Et les termes marchent sur la traîne de sa silhouette blanche de mariée sans mariage sur un bord de mer livré aux mouettes moirant un paysage digne d’un tableau de Sonia Kitaëff.

 

Belle, non, c'est au-delà des mots ; une communion du corps et de l'âme, comme dans une chanson d'Enrico, avec dans le cœur le soleil qu'elle n'a pas dehors, et, dans les regards, des étincelles d'un feu de cheminée des veillées de Provence avec un conteur qui parlerait d'elle la comparant à l'Eve éternelle.

Après son passage, plus rien n'est pareil ; la terre ne tourne plus de la même façon et l'horizon bascule plus loin pour ouvrir des espaces ignorés inconnus. Derrière elle, les gabians se transforment en cigognes et l'herbe qui se couche sous ses pas pond des marguerites. La mer d'huile l'accueille pour son bain du matin, plane comme un simple baquet. Nue en plein hiver, vestale ne craignant pas la morsure du Mistral, ni le regard des pins parasols courbés vers elle pour la saluer qui déposent leurs pignes volages à ses pieds en offrande à la supériorité féminine.

 

L'empreinte de ses orteils se dessinait dans le sable rare aux abords de son entrée dans l'eau. La mer, baignoire de cette sirène, retenait ses grandes vagues pour la bercer sur une symphonie interprétée par le ressac. Son corps porté par l'onde pure vibrait dans l'eau que les autres trouvaient froide pour régénérer son énergie étonnante. Elle valsait sur les rochers comme les étoiles de la grande ourse dansent sur le tapis céleste.

Son sourire ouvrait des pétales de rose sous son nez qui frémissait en s’enivrant du parfum des lavandins. Ceux-ci rougissaient, honteux de ne point la parer de cette véritable saveur de la lavande des hauteurs, au-delà de mille mètres, celle des huiles essentielles qui auraient pu couler en conservatrices de ce corps de princesse. Ce mouvement inoubliable des zygomatiques dégageait le scintillement de diamant de ses dents, prêtes à mordre dans la vie pour en extraire le suc des richesses humaines. La nature, tout autour, laissait courir sur elle le mouvement léger du zéphyr. Sa chevelure semait ainsi quelques mèches sur les doigts du vent...me rappelant un chaperon perdu dans le bois de ma mémoire.

           

C'est là, contre ce rocher mal taillé qui découpe la brume, entre deux rugissements de l'écume, que je l'ai embrassée ; c'est là qu'elle m'a tout donné, le mystère des profondeurs et la brûlure du soleil, l'intensité cardiaque et les fresques pulmonaires, les frissons de la peau et le bouillonnement du sang, la folie merveilleuse et la passion éclair. La douceur du velours de ses lèvres, qui électrisait la peau de ma joue, me donnait l'envie féroce de la mordre, telle une alléchante pâtisserie, de l'envahir comme un palais offert au bélier humain... C'est là que j'ai prié, pour la première fois, pour que l'instant ne finisse jamais... Et je m’estime presque exaucé puisqu'il ne me quitte plus même loin d'elle !

 

On a tous un moment qui meuble une vie. Un moment que l'on donne pour rien, par amour, tout simplement, une main tendue, comme vers un enfant, qui apporte l'impossible : c'est peut-être cela le bonheur. Savoir garder un ange dans son cœur et pouvoir faire face à la grande batiste de ce squelette mariste qui brandit encore sa faux et... déploie, au-dessus de nos têtes, sa cape étouffante qui recouvre les toits de vapeur de carbone, menaçant de réduire la respiration de toute une planète. Pouvoir braver tout cela, à deux, la main dans la main, le nez dans les étoiles, grandis au point de ne plus voir les autres et de les oublier dans un baiser.

Un battement de cils, la contraction d'une paupière et son regard m'inspirait. Elle n'est pourtant plus là mais je la vois transparaître sur le manteau de ma nuit. Je dors beaucoup mieux lorsqu'elle me sourit. Je sens sa petite main se poser sur mon destin l'ouvrant sur un morceau de ciel... Le mirage vampirise mes yeux, les arrose d'une image qui s'use au fil du temps mais jamais ne disparaît.

Depuis qu'elle est repartie vers son univers, j'ai dû pactiser avec la déesse solitude pour qu'elle m'enlace à sa place et me la fasse oublier, tant aucune autre ne put s’y comparer. Mon miroir aurait refusé de la refléter aussi sublime qu'elle ! Je voudrais pouvoir briser mon calvaire pour lui cueillir dans le suaire de l'empyrée des mottes luisantes de pluie mais même l'orage pleure la terre de son chemin.

Aujourd'hui, après que le mange-minutes ait mordu ma vie pour l'amoindrir et la pousser vers le chemin de la Fin, j'ai parfois l'impression de l'avoir imaginée. Et je me dis :

« Marius, et si c'était un rêve que tu as cru vivre ? » Elle et moi, allongés sur la grève. Le soleil ému plongeant dans l'étendue bleue pour me donner un manteau d'éternité obscure ne brillerait plus que dans l'émail où tournent ses pupilles. Tout cela, rêve ou fantasme d'un vieux gamin, n'est plus qu'une image qui me poursuit, après avoir conquis mon stylo et déployé quelque feuille restée blanche de peur d'affronter ce dernier voyage...

 

Quoi ? Pourquoi me regardez-vous de cette manière ? Pourquoi ne l’ai-je pas suivie ? Croiriez-vous que le Nord m’ait à ce point effrayé ?

Même si, pour moi, il commence juste après le château des Papes à Avignon, le grand Nord ne m’aurait pas arrêté ! Dois-je vous dire bêtement que je (ne) crains « dégun » ? C’est plus simple que cela : pour elle, j’aurai supprimé mes claquements de dents, mes frottements de mains et tout le reste… J’aurais survécu en plongeant tout entier au fond de ses yeux et me serais chauffé au doux contact de sa peau, mais…

Et oui, pourquoi faut-il donc toujours sortir ce « mais » de sa poche ; ce mot infâme bassement sournois et justicier qui vient déjà transformer la beauté de l’expression qui le précède, qui brise net une affirmation magique pour l’effeuiller dans la vulgaire salade de la réalité.

Oui, la réalité, c’est ainsi qu’on appelle ce moment fatal où le rêve doré éclate en morceaux. Un gabian qui volait trop bas a heurté sa tête et elle a basculé.

Elle est tombée du rocher en se brisant les cervicales sur les pierres aiguisées par le ressac…

La dernière caresse sentie sur sa joue était celle de la vague juste à la minute où son regard s’est éteint. Et mon ciel est devenu noir en plein jour, éclipse totale, image fuyant devant deux yeux grand-ouverts. Elle n’est partie que de mon monde sans retourner dans les brumes du sien.

Elle est toujours là, elle se déhanche quelque part dans mon trou de mémoire…

 

Oui, elle n’est point partie comme je préfère l’imaginer parfois : elle est restée là-bas dans une petite niche de marbre au bout du cimetière où elle n’entend plus mes vers, se contentant de nourrir les siens, les immondes petits chevaliers servants de l’inertie finale : trop belle pour être ainsi enterrée n’est-ce pas ? Là, sa mort, au contraire, déterre mes images tristes et la plage déserte reste froide même en juillet… Les traces de ses pas se matérialisent dans le souvenir et s’estompent ensuite la soulevant au-dessus du paysage flou. Elle porte une paire d’ailes qui essuie le ciel à l’instar d’un pare-brise au-dessus de son dos pour qu’il retrouve pour moi le bleu pur du midi. Je regarde sa petite main qui tient étrangement mon vieux chapeau… Celui qu’à mon arrivée près d’elle, elle avait utilisé pour couvrir la rose qui fleurissait entre ses jambes, dithyrambe à sa beauté naturelle. Mon chapeau de paille, emporté ce jour-là par un coup de Mistral jusqu’à elle, avait favorisé cette rencontre comme dans un merveilleux poème magistral d’Alice Hugo.

Alors, cette fille ne revient que pour moi, légère, chevauchant un nuage dans sa toge d'ange quand mes mots m'échappent pour voler vers elle. J’ai oublié son prénom depuis et pourquoi ne pas l’appeler Alice puisque grâce à elle j’ai découvert un pays des merveilles ? Celui que je rejoins quelquefois au détour d’un songe ; une évasion, peut-être ou un retour vers la beauté intérieure et elle marche sur moi sans voile ni corps, la fille du Nord. Elle est là, dans une autre vie, au-delà de la mort, elle domine tout : elle écrase mon cerveau de ses pieds nus. Elle vendange. Sa main tient ce poème que j'avais écrit pour elle et qu'elle n'a jamais lu :

« Éphémère ».

 

 

Quelques poutounades ont gagné le grand prix d'honneur de l'Académie de Provence en même temps que le rondel "On se retrouvera sur une étoile"

 

Tout est à l'intérieur du livre: Fabulations du pays d'Aubagne

En vente  sur commande à Provence -poésie  ou à l'auteur

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Merci à L'Académie et à Mr Roger Blanc de l'avoir primé en 2011.

Et une opération proposera le livre à 12 euros au lieu de 15 à la rentrée sur les stands Provence-poésie.

 

Histoire d’eau

 

Selon l’histoire d’Aubagne du docteur Jean-Louis Barthélemy une pieuse légende attribue l'origine de l'Huveaune aux larmes de Sainte Marie-Madeleine réfugiée à la Sainte-Baume.

D'où la réalité et la fabulation peuvent se rejoindre, se marier et se confondre autour d'une voie d'eau... Car l'eau, c'est la vie ! Mais rien n'arrête jamais sa colère. Si elle éteint le feu, si elle noie les terres, si elle humidifie l'air, aucun élément ne peut la détruire.

 L'Huveaune prend sa source à 571 mètres d'altitude. Elle regroupe ses affluents : le Merlançon, Le Jarret, le Peyruis, le Fauge et la Vède. Il faut savoir que le lit original de l'Huveaune a été détourné en 1741 à cause du désastre du 21 octobre. Si, de nos jours, lorsqu’on parle de crue et d'inondation, on a de peine à le croire, en regardant le filet d'eau paisible qui traverse Aubagne sous les pattes des canards, il est exact qu'en 1978, beaucoup plus près de nous, l’eau recouvrit la plaine des Paluds jusqu'à St mitre en passant par Lamagnon. De plus, il faut savoir aussi qu’autrefois les plaines des Paluds, Beaudinard, les Aubes et les défensions ne constituaient qu'un grand lac. Ce sont les alluvions transportées qui ont modifié le paysage.

Malgré cela, les années de sécheresse de 1683 à 1895 ont fait souffrir Aubagne d'un manque d'eau. La vallée de l'Huveaune dégage toujours pourtant une poésie exquise ovationnée par Stendhal.

Aussi, ne vous étonnez pas si les propos ou récits qui vont suivre sont fabuleux et véhiculent des personnages pittoresques, cousins de ceux de Daudet ou de Jean-Claude Rey, au moins par leurs histoires. C'est la magie du pays d'Aubagne. Et si je vous disais que l'auteur est un descendant de Jean-Baptiste Camoin, dit Cieron, maire d'Aubagne sous Louis XVI, qui avait demandé au district de lui céder les geôles du château d'Aubagne pour en faire la prison jusqu'en 1903, date où les cellules furent transférées à la gendarmerie du cours Beaumont qui remplaçait la vieille gendarmerie centrale transformée en... café Noailles !

Fabulation ?

 

Ce texte a été écrit en 2003 après la participation de l'auteur aux journées du patrimoine organisées par les amis du vieil Aubagne (voir la revue de cette époque: au fil de l'eau)

C'est par lui que démarre le nouveau livre que Provence-poésie se propose de lancer sur ses stands, nous pensons que les amis et habitués à lire ses ouvrages ont déjà reconnu l'auteur, pour ceux qui seraient intrigués, il leur suffira peut-être de dévisager le brave curé qui échappe à une inondation en robe d'évèque dans un parapluie, ci-dessous, au grand étonnement de Nicole Manday ; une des meilleures histoires contenues dans nos poutounades: le parapluie enchanté. A bientôt...

A propos, qu'est-ce, une poutounade ?

 

 

 


Article: Nicole Manday

© voir le chapitre cinq de j’ai même rencontré le chaperon rouge

¨ voir chapitre six : j'ai même rencontré...

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:48

Provence-poésie à Tourves

Denise Biondo, Danyel Camoin, Geneviève Casaburi, Janine Ravel

et Jean-Claude Beltramo

présentaient leurs livres le 4 août à l'espace culturel de Tourves

 

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Provence-poésie invitait adhérents et amis à soutenir Joëlle Foin à Allauch.

Joëlle présentera son recueil : Les messagers de l'instant mais aussi notre oeuvre commune dont elle fait partie pour Aubagne : Tous les chemins mènent à Aubagne.

 

Nous invitons les autres auteurs récemment édités à suivre son exemple et à présenter l'oeuvre commune dans les médiathèques en même temps que leur oeuvre propre.

Des exemplaires sont disponibles pour tous, chaque auteur qui vend un exemplaire du livre des chemins d'Aubagne peut conserver cinq euros pour sa participation soit 33% du prix du livre comme les librairies. Accord Pp éditions.

Cette offre n'est  limitée ni aux adhérents, ni aux auteurs. Tous peuvent participer.

 

De plus tous les acheteurs d'un livre de Pp éditions peuvent demander une carte fidélité pour six livres achetés un livre gratuit au choix.

Les gens qui ont des bons d'achats peuvent les faire valoir au bureau pour choisir leurs livres.

 

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Joëlle Foin et les autres membres de Provence-poésie gagnants aux concours de l'Académie de Provence

l'an dernier:

de gauche à droite : Danyel Camoin, Janine Ravel, Zaven Sarafian, Joëlle Foin et Sonia Kitaëff.

 

Un interview de Joëlle figure dans le blog et bientôt dans le périodique...

On peut la retrouver également interprète des lectures spectacle de Pp

et récemment dans le coup de chapeau à Guy Feugier avec une superbe interprétation en rondel de la solitude.

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De la poésie dans l'autobiographie de Christine Peigné 

Parmi les nouveaux auteurs  de Pp éditions...

 

 

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 C'était le vingt-cinq mai  au matin que Christine, accompagnée par sa soeur Dominique et Denise Biondo représentant l'édition Pp, dédicaçait une vingtaine de livres à l'entrée de la médiathèque de Rousset sous le regard amusé de notre président qui retrouvait en cette occasion des amis de l'époque où il travaillait à Rousset...

 

Les personnes hors du cercle amical de l'auteure et loin de Rousset peuvent commander l'ouvrage par correspondance à l'association.

 

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Préfacé par quelques mots de trois auteurs de Pp

Danyel Camoin-Mireille Talotti-Miau et Nicole Manday

les pensées autobiographiques de Christine Peigné

versent des lignes poétiques dans son fauteuil pour marquer sa traversée de l'horizon mouvant...

C'est une invitation à ce voyage où l'amour fait reculer les grilles de la peur.

"Un message d'espoir dans la fraîcheur de l'écriture" a dit Mireille.

Christine dédicaçait à Rousset le 25 mai pour en parler

et elle vous surprendra aussi plus tard dans sa nouvelle qui sera éditée ultérieurement dans le recueil de Pp éditions (un papillon sur l'aile du vent) : A tour de rôle...

 

 

 

 FZ

 

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 Provence-poésie n'est qu'une association comme tant d'autres mais son but est de promouvoir l'art en général, la poésie en recueils réputés invendables et les nouvelles de Provence en particulier.

Et ceci en fouillant les tiroirs d'auteurs méconnus ou inconnus qui ont un talent secret et à qui on n'a donné aucune chance: il ne suffit  pas d'éditer les meilleurs après lecture par le comité ; il faut aussi leur procurer un moyen d'expression d'où l'association a créé ses lectures spectacles pour mettre en valeur les petits auteurs auprès de grands, l'atelier pour qu'ils s'améliorent encore, l'interview répercuté sur le périodique et le blog pour les laisser s'exprimer, le concours de nouvelles pour que les meilleurs soient récompensés et puissent rencontrer les autres et la recherche de stands où même s'ils ne battent pas les records de vente ils puissent avoir le contact avec le public et certaines librairies.


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Précédent article:

 

A l'intérieur de l'association, plusieurs branches dont  : 

-la publicité faite sur les stands et sur Internet autour de son action et de celle des autres associations de même sens, ainsi on peut trouver dans le blog de provence-poésie des articles sur plusieurs associations, même de musique ou de peinture, et les réglements de concours des associations littéraires régionales...

-les hommages et conférences dédiés à certains auteurs disparus... et à plusieurs auteurs en herbe.

-les présentations de livres et l'aide à l'auto-édition ou l'édition de petites quantités de recueils de poésie généralement refusés par les autres éditeurs qui ne prennent pas en charge celles inférieures à cinquante ou cent exemplaires et imposent une participation trop forte pour les petits budgets.

Exemple de contrat proposé  par une maison d'édition créée en 1979 (contrat disponible pour vérification) pour un roman Les fantômes du vieux moulin 125 pages sans illustration : 4512 euros  dont tva 5.5 d'où l'auteur aurait droit à 20 exemplaires et pourrait en acheter d'autres à 20% de remise du prix coûtant.

Il est hors de question d'aligner Provence-poésie à ces éditeurs là, nettement supérieurs, et ce n'est pas le but recherché, nous n'assistons pas les grandes possibilités mais aidons ceux qui n'en ont que peu et qui peut dire qu'il n'y a pas de talent parmi eux, sous prétexte qu'ils ne sont pas nantis ?

 

Provence-poésie, rare association à proposer un concours de nouvelles gratuit, à l'image des autobus aubagnais, qui avait en main le montage manuscrit des 14 auteurs du  "petit guide poétique de Marseille" ( sous le titre: Mes moires de Marseille ) n'a pas hésité à le laisser confier aux  éditions Bénévent pour qu'il ait plus d'envergure et d'avenir d'où son prix de revient comme de vente a augmenté de 50% pour une présentation tout public en format plus grand... N'est-ce pas agir dans l'intérêt des auteurs ?

Le travail de Provence-poésie est de donner une chance à chacun suivant son mérite (et non son porte-feuilles) proposant son édition à ceux qui ne peuvent pas réussir ailleurs, son format est limité à 13x19 et à l'impression numérique, les deux réservés aux petits recueils poétiques mais le client n'est pas trompé par la juste valeur du travail et l'association ne fait aucun bénéfice même pour présenter les oeuvres sur ses stands. Pendant ce temps, les éditeurs de haut niveau peuvent  toujours continuer à brasser les gros budgets.

 

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                         Présentation de l’action

 

Six réunions par an :

Les réunions de Janvier,  mai, septembre  sont réservés aux adhérents

La réunion de mars sur réservations est destinée à une lecture publique et à la remise des prix du concours.

La réunion de juin ouverte sur réservations est destinée  à la poésie et à la promotion des livres de Provence-poésie éditions.

La réunion de Décembre est ouverte aux contes, lectures-spectacles et ventes livres pour cadeaux de Noël. 

 

Concours de nouvelles :  gratuit du 15 septembre au 31 décembre

 

Concours interne ouvert aux poètes en prose réservé aux adhérents sur une phrase à insérer dans le texte.

Projet création d'un prix  Marie-Louise Bergassoli.

 

Atelier d’aide à l’écriture: réservé aux adhérents

Mise en place en 2011 le dernier jeudi du mois, en petit groupe (10 personnes maxi), d’une étude de deux heures à 16h30 pour améliorer des textes ou leur lecture avec un auteur centré sur la poésie écrite. 

Un supplément d'atelier est maintenant prévu après l'autre pour étude de nouvelles à partir de 18h30.

 

Aide à l’édition :  comptes d'auteur sous réserve d’acceptation du projet.  compte éditeur de groupe de nouvellistes

Contrat d’édition à moindre prix : assistance et qualité numérique

Tous droits conservés par l’auteur. (Voir annexe)

Assistance publicitaire gratuite pour les adhérents

 cotisation 15 euros, 20 pour un couple, 45 pour ceux qui sont édités Pp éditions 

Pour la poésie (hors recueils) et concours de poésie

L’association soutient les amis de la poésie de Gémenos ainsi que

l’Académie Poétique de Provence, Portique, Passeport pour la poésie, Hors des sentiers battus, Zygo, l'Atrium, le club Castéropoulos...

 

  la cascade

 

Provence-poésie éditions. Mail : pp.editions@yahoo.fr                           

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 21:37

Douze questions pour gagner un livre...

 

C'est de la série noire sous la direction de Marcel Duhamel qu'on a trouvé traduit de l'américain par Marcel Frère

le roman de Joe Millard : Et pour quelques dollars de plus...

L'histoire du colonel qui joint ses efforts à ceux d'un chasseur de primes parce qu'ils poursuivent le même chef de bande a fait le tour du monde lorsque les héros ont pris au cinéma les visages de LeeVan Cleef et de Clint Eastwood, deux acteurs  américains de second plan  qui devenaient célèbres grâce à un metteur en scène italien : Sergio Léone qui avait pris pour débuter dans le genre western le pseudonyme de Bob Robertson.

 

Du sang sur la bible part sur les traces de ces héros légendaires sans besoin de traduction française, l'histoire a été écrite sur une trilogie

directement en français par Frank Zorra, en souvenir de ce petit garcon, dont la mère était ouvreuse, pratiquement né dans un cinéma qui projetait un western américain en noir et blanc avec Robert Mitchum : L'homme au fusil.

 

Voici pour les fans et les amateurs une ouverture du livre explicite suivie d'un questionnaire qui peut vous permettre de gagner un exemplaire de : Du sang sur la bible.

Après la lecture, à vous de jouer !

 

 

Du sang sur la bible -Chapitre 1

 

           À cet endroit-là, la rivière, retenue par un engorgement, formait un petit lac bleuté. C'est là que retentirent les voix de trois hommes hirsutes qui dévalaient la pente jusqu'à la berge en soulevant la poussière.

« Oh ! Les gars, on va se régaler ! Regardez ce qu'on a sous les yeux... »

L'éperon de l'un d’eux souleva un vêtement fin qui traînait au bord de l'eau.

« Ah ! La belle a perdu ses plumes. »

            Dans l'eau, une jolie femme aux cheveux d'or ondulant s'enfonçait jusqu'au cou pour cacher sa nudité.

Les trois hommes se passaient son jupon en ricanant. Ils  jetèrent ses vêtements en riant au-delà des buissons épineux. Le plus sale, hirsute, sous son sombrero crachait en jurant. Seul, son ceinturon brillait supportant deux étuis lourdement remplis sous le balancement d'un poncho à trois teintes attaché à ses épaules.

« Allez, la belle, sort de là ! Ou alors, on viendra te chercher ! »

Joignant le geste à la parole, il commençait déjà à ôter ses bottes.  Elle essayait d'aller plus loin. Elle aurait pu nager mais la peur, cette entité bizarre qui nous paralyse quelquefois, l'en empêchait déjà.

            Les trois hommes la tirèrent de l'eau sans ménagement. Ils la jetèrent violemment sur l'herbe pierreuse. Sa chair rose détonnait entre leurs mains sales. Ses longs cheveux blonds déferlaient devant ses yeux noisette. L'un d'entre eux dégrafa son ceinturon et son pantalon pendant que les autres la maintenaient…

Soudain, un sifflement les arrêta. Le stetson du premier homme venait de s'envoler. Une balle l’avait atteint. Un homme apparut en haut de la pente et s'imposa devant eux, un colt brillant dans sa main droite. Il grimaça, cracha par terre et les observa d’un œil implacable.

            Ils se levèrent tous les trois pendant qu'elle se repliait en cachant sa poitrine dans ses mains.

« Enlevez vos sales pattes, avait dit l'inconnu. »

Celui qui avait défait son ceinturon se trouvait tout bête. Sa main tremblait...

Il essaya de plonger vers son arme pendant que ses deux compagnons dégainaient mais le canon du nouveau venu cracha le feu par trois fois et chacun des trois eut sa fraction de seconde de souffrance. Ils roulèrent ensuite près de la rivière et stagnèrent au soleil en crachant du sang.

« Il faut bien que les vautours mangent ! »

            L'homme s'avança vers la femme en écarquillant les yeux :

«-Maddie, mais c'est toi ! Tu as changé, une vraie... Dame, bien en chair, tu n'as pas peur de venir te baigner  ici avec tous les serpents qui traînent...

-Mais... » Murmura la baigneuse, dont le regard était gêné par le soleil.

Elle plissa les yeux puis reprit la parole :

«-Braddy ? Que fais-tu ici ? Tu es revenu...

-Tu me reconnais ?

-Rappelle-toi, nous venions… Nous venions ici même nous baigner ensemble quand nous étions enfants.

-Ce n'était pas la même époque, et tu n'avais pas les mêmes formes.

-Le temps a passé... »

            Le nommé Braddy plongea son regard dans la rivière : il revoyait bien la scène. Deux enfants qui couraient nus dans l'eau les cheveux au vent, décontractés, emplis d'une joie de vivre qu'ils avaient perdue depuis. Il n'avait plus rien de ce petit garçon jovial. Il était aussi fourbu que son cheval, mal rasé coiffé d'un chapeau recouvert de poussière et d'une veste marron à franges qui le faisait ressembler aux Indiens, ses demi-frères, dont il portait les mocassins. Il avait chevauché longtemps avant d'arriver à cet endroit. Il se courba et décrocha le poncho du mort au sombrero pour en recouvrir doucement les épaules de Maddie, qui n’avait pu récupérer qu’une jupe, en lui murmurant :

«-Viens je vais te ramener chez ton père .

-Je ne vis plus... Là-bas. Je suis mariée maintenant.

-Mariée ?

-Oui, avec Wes Malewster.

-Et avec Wes ? Mais qu'est devenu Robin ?

-Il est avocat dans les grandes villes. Il y a bien long-temps qu'on ne l'a vu... Comme toi !

-Oui mais moi, je suis loin d'être avocat. Je fais la justice moi-même, tu vois.

-Oui, je vois, mais j'aurais tort de m'en plaindre, n’est-ce pas ? On m'avait dit que tu étais devenu chasseur de primes. Alors, ramène moi au ranch, au mien ! Comme prime, tu auras à manger.

-Si tu veux. »

 

 

 

 

Frank Zorra vous propose maintenant douze questions pour gagner un livre dédicacé :

thème: les français, la littérature et le western.

 

1/ Quel était le titre français du premier western de Sergio Léone transposition d'un film japonais ?

 

2/ Le juge, Roy Bean, la loi à l'ouest du Pécos, tout droit sorti de la Bd de Lucky Luke pour le cinéma, qui l'incarnait face à Robert Hossein en Blackbird ?

 

3/Edward Dmytryk a tourné un western d'après le roman de Louis L'amour avec Brigitte Bardot, quel acteur y incarnait Shalako ?

 

4/D'un roman d'Elmore Léonard traduit en français par Irène Chèse-Convard fut tiré un film avec Paul Newman, quel est le titre de l'oeuvre ?

 

5/ Le réalisateur italien Sergio Corbucci a tourné un western avec Johnny Hallyday et un autre avec Jean-Louis Trintignant, lequel interprétait un personnage muet ?

 

6/ Dans le western français de Jean Bastia, qui incarnait la terreur de l'Arizona : Dynamite Jack ?

  

7/ Quel acteur français fut à la fois à l'écran et à la télévision le chef apache Winnetou ?

 

8/ Au milieu des Indiens, Vincent Cassel personnifie un héros de bande dessiné : quel est ce personnage ?

 

9/ Michèle Mercier, la fameuse Angélique  des années soixante fut l'héroïne d'un western sanglant : Une corde, un colt.  Qui était l'acteur réalisateur ?

 

10/ Alain Delon, cavalier de la Tulipe Noire à Zorro,  devient bandit abattu dans Soleil Rouge  de Térence Young par son compère du film Adieu l'Ami (de Jean Herman), qui est cet acteur ?

 

 

11/Le personnage incarné par Yul Brynner dans les sept mercenaires a été utilisé transposé en robot dans un film de science-fiction de Michael Crichton, quel est le titre français du film ? 

  

12/Quel est le titre français du film qui oppose en duel à Gene Hackman, Sharon Stone et Léonardo Di Caprio ?

 

 

 

A vous de jouer ...

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 10:52

Des nouvelles de Nyons, recueil récompensé (en septembre) aux Apollons d'Or vous offre une  courte enquète de Frank Zorra. 

  

Parfum sans iode des campagnes lointaines où le chant des cigales éloigne la mouche tueuse d’olives…

 

Et ça baigne dans l’huile !

 

 

C’est sans doute pour oublier le parfum de Sabine que j’ai accepté d’humer celui des olives ; je me suis donc éloigné de Marseille pour courir à Dache… En fait, jusqu’à Nyons à la poursuite de Moune…

J’étais garé à l’Hôtel des Oliviers, petit hôtel calme et discret derrière la médiathèque municipale mais je ne savais pas combien mon client me paierait de nuits d’hôtel, il fallait donc que j’agisse vite…

Sur mon chemin, le collège Roumanille qui avait été le berceau d’un fantastique écrivain, René Barjavel, et les arcades de la place, construites au XIVe siècle, où j’avais rencontré un autre auteur célèbre : Pierre Magnan. La maison assassinée ! Une formidable histoire qui a donné un grand film avec Bruel.

Revenons à Moune, une épouse en fuite dont le mari jaloux ne voulait pas avoir recours aux gendarmes. Il parlait avec des gants, la bouche en croupion de poule avec des poils noirs qui envahis-saient son cou.

De ses grosses mains, il avait bien dû la gifler autant que mon père le faisait à ma mère dans leurs jeunes années mais mon Nez me disait qu’elle n’avait pas fui seule. C’était le style : Juste un baiser de Fragonard plutôt que Je reviens de Worth. Mais pourquoi vers Nyons ? Si loin, au Nord... Des Bouches-du-Rhône. Sans doute était-ce là qu’elle rejoignait son amant ? Et j’aimais bien ce repaire d’oliviers qu’était Nyons.

Je filais donc Moune, de son vrai prénom Monique, qui était plus agréable à suivre que les informations du journal. Sa minijupe qui sautillait en haut de ses fines cuisses et ses pieds qui s'accro-chaient à deux escarpins à talons réduits qui peinaient sur les pavés. Des cheveux bruns frisés qui paraissaient briller au soleil... Moune dévorait souvent un gâteau qu'elle avait longuement choisi chez un pâtissier puis allait quelquefois flâner le long des quais. Ce n’était pas le genre à passer l’escoube tout le jour ! Je l'aurais bien vu se baigner nue dans le léger courant mais elle ne l'a pas fait, pourtant c'est bien nue qu'on l'a retrouvée, sans moi, car cette cagole a réussi à me semer.
Mon enquête inquiète n'a pas duré long-temps, hélas : deux jours après seulement, on retrou-vait la pauvre morte près de Notre Dame de Bon Secours qui de toute évidence n’avait pu la secourir.

La tour Randonne au sommet ciselé domine les bâtisses et l’on y accède par deux rues et quelques pavés rustiques non loin du château féodal chargé de protéger la ville. J’imaginais mal cette Moune en mange-bon Dieu…

Les gendarmes furent bien sûr appelés. Et j'ai presque cru qu'ils allaient conclure à un suicide.

Elle s'est étranglée avec son propre foulard ! Imaginez. Elle monte jusqu'à la chapelle pour faire pénitence sur le sommet de Nyons. Elle se déshabille complètement et s'étrangle toute seule. Cela sentait la mise en scène. Il l’a tué puis l’a dévêtue espérant qu'ainsi on ne la reconnaîtrait pas et qu'on classerait l'affaire en la prenant pour un SDF victime de sa condition, mais qui croirait au suicide ? Surtout que j'étais là pour la filer et je savais que ce n'était pas une sans-domicile ordinaire. Maintenant, elle avait une salle « bouille » avec sa langue qui lui léchait le menton dans une immobilité parfaite.

Cependant, que dire au mari ? Pouvais-je lui laisser croire qu'on l’avait tuée parce qu'elle avait décidé de revenir vers lui ; après tout rien ne prouvait ce fait mais le contraire non plus.

Pécaïre ! Son corps, bronzé comme une pète, avait un étrange parfum. Je devrais dire une odeur que mon nez connaissait bien puisque le matin j’en avalais une cuillère à café contre le cholestérol. L'huile, un parfum d'olive ! Elle avait le corps recouvert d'huile. Pourquoi ? Peut-être que le meurtrier avait voulu la protéger des ultraviolets. Il ne connaissait peut-être pas « Garnier Ambre solaire Golden protect ». Et quoi ? Croyez-vous que dans les enquêtes de police, on donne une réponse à toutes les questions ? C'est au cinéma qu'Hercule Poirot vous explique tout à la fin !

 

Et les fils de l'espoir s'usent sur le rasoir du temps comme la recherche de la liberté se limite au choix de sa prison.

En tout cas ma mission s'arrêtait là : elle baignait dans l'huile.

C’est le cas de le dire, non ?

 

 FZ

 

 

La suite des enquètes de Frank Zorra dans Des nouvelles de Nyons (Pp éditions) mais aussi

dans Je suis né à Marseille (éditions Baudelaire) et Au seuil de l'inexplicable (EmA)

ou sur notre provence-poesie.info (Le carnet vert - le murmure du pastaga dans l'eau glacée - la vieille du palais Longchamp - etc...)

 

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Lire En Mai 2013

Deux ou trois belles journées de textes et de dédicaces autour du concours présidé par notre ami Chris Bernard...

On retrouve parmi les récompensés Jean-Paul Lamy, Lyliane Lajoinie (ex-adhérente), Sylvie Raymond et deux de nos adhérentes partenaires pour Entre Deux Eaux ( le livre d'équipe de 2013) Geneviève Casaburi et Michelle Grenier (récompensées deux fois : nouvelles et poésie)

Le sourire reste présent sur les stands dans l'espace Roumanille qui abrite de nouveau les auteurs et éditeurs.

Frank Zorra remplacé par Danyel Camoin y présente son nouveau livre (Du sang sur la bible) en présence de l'éditeur Christophe Lahondès, pour Nombre 7, où il abandonne sa panoplie de détective pour se plonger dans l'historique d'un de ses héros de jeunesse, et le précédent encore d'actualité : Des nouvelles de Nyons.

 

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Un diplôme d'honneur pour le recueil d'enquètes de Frank Zorra à Vaison La Romaine pour les Apollons d'or 2013 : Des nouvelles de Nyons

Préface poétique de Geneviève Casaburi et citation de Barjavel entourées de photos de Denise Biondo : un joli petit livre.

Le détective traverse la  ville en décrivant quelques endroits remarquables comme la Scourtinerie ou l'hôtel des Oliviers entre autres... avant de retourner vers son Marseille d'origine.

L'ombre des oliviers et un parfum de lavande l'accompagnent jusqu'à ce petit restaurant suspendu au-dessus de l'Eygues

avant d'aller de la Maladrerie au cimetière de Chantemerle mais dans son souvenir restera gravée la tour Randonne au sommet ciselé.

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 Lire en mai : présence de Provence-poésie...

Denise Biondo et Danyel Camoin devraient rejoindre les 9 et 11 mai le stand de leur ami Chris Bernard président de Portique

à Nyons  où ils rencontreront certainement deux de nos adhérentes: Mauricette Buffe et Michelle Grenier également co-auteurs d'Entre deux eaux avec Claire Gilbert.

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Article N.M

 

 

précédents-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Denise Biondo et Danyel Camoin auraient-ils lâché Provence-poésie pour quelques jours ?  Ce sont surtout leurs retrouvailles annuelles avec un ami président de plusieurs associations qui gouvernent plusieurs concours sur les frontières du Vaucluse et de la Drôme ( Chris Bernard sur la photo avec eux) qui leur ont permis cette fois, en participant à Lire en Mai, de retrouver à la remise des prix du concours de Nyons une lauréate du concours "En Provence" de Pp 2011: Lylianne Lajoinie et l'auteur(e) du poème des coups de coeur: Cent Papiers : Michelle Grenier qui devrait être une des co-auteur(e)s de notre prochain livre : "Entre deux eaux" .

Trois autres visiteuses sur les stands : Mauricette Buffe, Claude-Marie Roux et Claire Gilbert devaient aussi y rencontrer notre président :  accorderont-elles une de leurs oeuvres à cet ouvrage à treize pour 2013 ? 

 

La présentation de "Tous les chemins mènent à Aubagne " et de ses vingt auteurs différents était aussi de rigueur et, parmi de multiples ventes de "Je suis né à Marseille"pour Frank Zorra, les derniers exemplaires d'Affabulations Affables trouvaient aussi acquéreurs à Nyons.

Aux côtés des derniers exemplaires du recueil poétique d'Alice Hugo et du nouveau livre humoristique de Chris Bernard : Mi rires, miroirs.

Malgré des menaces du temps, le soleil était de la partie et des visiteurs emplissaient l'espace Roumanille bercé par quelques notes de musique.

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Article Nicole et Frank  Photos Denise

 

Années précédentes____________________________________________________________________________________

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Provence-poésie en vacances, non ?

Il n'y a jamais de vrais vacances pour l'association mais...

Denise Biondo et Danyel Camoin ont retrouvé à Nyons, sous les arcades, un géant de la poésie, président de l'union des poètes francophones et de Portique, (des Apollons d'Or où l'an dernier, notre amie, lauréate et adhérente Alice Hugo a remporté le grand prix du recueil  et du concours de Nyons qui récompense cette année Lyliane Lajoinie et Philippe Deniard, deux de nos adhérents lauréats de notre prix littéraire d'Aubagne 2011)

mais aussi un ami en la personne de Chris Bernard.

 

Quelques photos de Nyons 2011 ci dessous:

 

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Hôtel 2011 nyons 2011 2les oliviers Nyons 2011Nyons 2011 bisnyons 2011 c

 

 

 

 Photos Denise Biondo

Article Frank Zorra

 

 

 

 

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Les voici ensemble une année précédente:

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Après la fête du livre à Nyons le 2 juin où sera présenté le périodique et le recueil du concours 2011: En provence où nous avions conviés deux des lauréates de celui-ci à venir dédicacer un recueil : Lyliane Lajoinie et Claire Gilbert;

Denise et Danyel  ont séjourné un peu dans le fabuleux et accueillant hôtel des oliviers avant de faire un saut jusqu'à Montélimar, le 4 juin, pour recueillir un prix que Danyel a gagné avec sa nouvelle fantastique : le naufragé de l'île aux grenouilles.

Pour les amateurs Pp éditions publie cette oeuvre ci-dessous :

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Le naufragé de l’île aux grenouilles

 

 

Le ressac ramène toujours des objets sur la plage : ce sont mes trésors !

La plage ? Mais quelle plage ? Où suis-je donc ?  A perte de vue devant moi… Une immense étendue d’eau !

Je découvre un coffre échoué dans un état presque parfait renfermant des feuilles de parchemin qui ont résisté au sel de mer ; je les relie ensemble grâce à des bouts de fil que je tresse avec de la laine défaite d’un pull en mauvais état.

Je constitue donc mon journal où je décris mon arrivée, à ce moment-là !  J’ignore la date mais ayant compté les nuits, je sais que je commence à écrire le sixième jour avec une longue plume trempée dans un mélange de jus de coquillages et de sang d’animaux; j’imite ainsi l’encre pour consigner ma vie dans l’île… Il faut que je raconte tout du début depuis le moment où j’ai mis les pieds sur cette terre inconnue pour la première fois…

Ainsi parle le seul survivant d’un naufrage dû à une épouvantable tempête nocturne, qui ne se confie qu’à son journal.

           

            J’avais échoué avec les détritus ; fragments de bois, de tonneau, de tôle… Rien ne ressemblait encore à une machine capable de voguer sur les océans, rien qui ne laissât un instant penser qu’il y eut un équipage… J’étais là, torse nu dans un lambeau de chemise. J’avais dû y être porté par une vague à l’esprit tendre qui n’avait pas voulu m’engloutir, malgré la fureur de Neptune qui  s’était acharné, dans cette nuit inoubliable, sur le Cormoran. C’était le nom affublé à  ce coureur des mers parti admirer le fond de l’eau. Mon pantalon paraissait avoir été retaillé par un requin sympathique qui aurait refusé « ma viande ». Je n’avais plus ni chaussure, ni casquette…

            Ce jour-là, il restait à savoir où j’étais ; malgré ma chevelure épaisse et frisée, le soleil me chauffait le crâne et m’empêchait de réfléchir à moins que ce ne fut simplement le choc. Je me soulevais sur mes bras pour extirper mon visage de ce sable humide qui s’y agrippait comme une sangsue. J’essayais de m’asseoir  pour vérifier si je n’étais pas blessé ! Où avais-je  mal ?  J’avais mal partout ! Mais aucune des douleurs qui léchaient mon corps meurtri n’était assez pointue pour distancer les autres, aucune blessure apparente !

            Je regardais autour de moi mais le soleil m’aveuglait… J’eus pourtant l’impression d’apercevoir une femme étrange, blonde comme les blés, avec une sorte d’oiseau mort incrusté dans ses cheveux au-dessus de l’oreille. Elle apparaissait simplement vêtue d’une sorte de toge transparente de vestale romaine ; une créature de rêve : d’ailleurs, je pensais que je rêvais !

Un sein, du volume d’une pomme, pointait hors du tissu tandis que l’autre tentait de se cacher dans le drapé qui chutait  en se plissant sur le haut des cuisses. Une taille très fine se hissait sur de petits pieds pivotant  sur leur pointe comme pour danser à l’opéra…

Le temps que je frotte mes yeux pour essayer de voir plus clair, elle avait disparu ! Je me soulevais péniblement en vacillant. Je me mis à marcher vers la végétation dense et verte qui faisait face à la plage. Je m’enfonçais entre les troncs craignant de voir apparaître un serpent ou un autre animal, mais je traversais le bouquet d’arbres sans encombre. Ce fut de l’autre côté que l’angoisse m’étreignit :  de l’eau, de l’eau et encore de l’eau ! Des deux côtés s’étendait la même mer qui semblait furieuse de ne point m’avoir avalé : elle rugissait comme un animal frappant sauvagement les rochers de bouquets d’écumes !

            Je pris toutes les différentes directions possibles et chaque fois, aux quatre points cardinaux, je n’aboutissais, par une distance variable, qu’à cette immense étendue bleutée. J’étais sur une île apparemment déserte puisque je n’avais croisé que des grenouilles vertes, des petites comme des rainettes et des grosses presque géantes. Qu’allais-je devenir au milieu de cette immensité ?

            La randonnée que j’avais effectuée m’avait épuisé, à moitié nu sous les rayons ardents, mes cheveux bruns tirant sur le roux, les pieds agressés par les racines saillantes et les cailloux, j’étais revenu à mon point de départ. Heureusement, j’avais noté que, près du trou peuplé de batraciens, se déversait une cascade alimentée en eau douce : au moins, je ne mourrai pas de soif ! Pour la nourriture, il me restait la pêche ou… les cuisses de grenouilles !

Je n’avais vu cette île sur aucune carte, il devait s’agir d’une terre inconnue… Je m’allongeais de nouveau sur la plage, assez loin du ressac  qui remuait les morceaux d’épave. Je m’endormis malgré moi…

Quand je m’éveillais, une ombre sur le visage, se dressait devant moi  celle que je croyais imaginaire ; bien vivante, lumineuse, le soleil tel une auréole dans son dos, une sorte d’apparition féerique !

            En passant ma main sur mon cou, je sentis une ficelle qui n’y était pas avant mon sommeil ; à son extrémité pendait une petite grenouille desséchée. La jolie blonde s’approcha et se pencha vers moi en exhalant un parfum comme je n’en avais jamais senti ; ses doigts effleurèrent mon visage. Elle n’ouvrait pas ses superbes lèvres mais j’avais pourtant la certitude d’entendre :

« -Bienvenu, beau naufragé, je m’appelle Miranda, je protège la nature et les animaux, j’ai fui la foule et me suis réfugiée sur cette île. Je t’ai observé. J’ai senti en toi une flamme de bonté ; j’avais besoin d’un homme comme toi, ici ! »

J’étais effaré, me parlait-elle avec ses yeux ? Je balbutiais :

«-Pourquoi avoir pendu une grenouille à mon cou ?

-Elle est morte ! Quand je l’ai accrochée, elle vivait : ce qui signifie que tu vas vivre. Pendant ton sommeil, tu délirais : on pouvait penser que tu couvais une maladie contagieuse. J’ai préféré m’assurer de ton état.

-Et si elle n’était pas morte ?

-Les malades sont écartés de notre cité secrète… »

            Je la regardais, ébloui mais perplexe, elle parlait, sans ouvrir la bouche, à la manière d’une reine de tribu, pourtant elle était la seule humaine rayonnant de beauté parmi un chapelet d’animaux verts qui s’accrochaient à son habit :

« -Alors, c’est un test ! Pourquoi notre, qui sont les autres ? N’es-tu seule avec les batraciens ?

- Les grosses grenouilles sont des gens comme toi à qui on a jeté un sort qu’il faut conjurer pour les libérer : il faut les aimer, c’est indispensable. Voici Yra, la plus remarquable !

Le mal se cache d’ordinaire à l’intérieur des gens et gâte leur cœur ; dans leur cas, il est visible : plus l’animal  est méchant, plus il devient laid !

- Et celle pendue à mon cou ?

- Une vraie petite  reinette qu’on utilise comme indicateur ! Elle offre un petit bonheur quand on la porte desséchée sur la poitrine ! La grenouille ronge le cancer ! La poudre de ses os avalée devient aphrodisiaque. Si on la mélange à de la farine de galette, on peut envoûter quelqu’un pour le transformer en amoureux docile et fidèle. »

            Elle s’approcha tellement de moi qu’à la fin, ses lèvres se posèrent sur les miennes dans un baiser : il devait y avoir longtemps qu’elle n’avait cotoyé un garçon. Sa peau était douce comme de la soie fine et ses mains, glissant dans mon dos, me faisaient frissonner en effaçant magiquement la brûlure du soleil. Une fée ou une sorcière ?

Comment dire qu’elle était belle ? Elle était au-dessus des mots, indescriptible : un ange, peut-être ? C’était ce que je pensais le premier jour, mais, peu à peu, l’attraction devint pesante et  mon enthousiasme se vautra dans l’habitude… Je n’étais pas fait pour jouer les Robinsons et je me sentais prisonnier… Aussi, les jours suivants, j’essayais de ne plus stagner auprès cette belle créature, cependant à deux sur une île déserte, il paraît difficile de s’éviter !

 

 

Voilà, je reviens au présent. Je me sens un peu Ulysse dans les griffes de Circé. Elle m’a fait découvrir un univers que je n’avais pas vu en courant aux quatre coins de l’île : une grotte creusée au flanc de la colline éclatée en son sommet ! Ce cratère de volcan éteint explique l’ambiance chaude du fond de la grotte qui permet de résister  au froid de la nuit ; le repaire tout entier est aménagé dans cet orifice naturel. C’est merveilleux de se lever au petit matin pour aller marcher dans ce paradis où chantent des oiseaux exotiques, aux côtés de la source limpide qui se déverse dans le bassin intérieur où coassent les grenouilles. Mais, je demeure loin du reste du monde moderne, du téléphone et des habitudes ! Ce serait un lieu de vacances génial, paradisiaque peut-être, mais croquer la pomme tous les jours manque de piment ; on pense alors qu’au-delà de l’eau, on a tout laissé …

            L’absence de famille ou d’amis, ajoutée à la monotonie de ce paradis-prison, me pousse à essayer de constituer un canot de sauvetage. Miranda m’a montré le squelette d’une  barque que je restaure avec des planches du coffre et du bois dérobé aux arbres voisins. Je n’invente rien, d’autres l’ont fait avant moi. Avec l’arc de Miranda, on pourrait chasser mais, refusant de tuer, elle ne mange les oiseaux et les grenouilles que déjà morts, ce qui ne m’enchante pas ; les repas restent donc à base de fruits de mer : coquillages, poissons, algues, étoiles, crabes… Un plateau à faire pâlir les restaurants de Marseille ! Oui, mes yeux s’écarquilleraient devant un bon steak sur le grill que j’ai constitué avec une vieille trappe d’aération.

            J’adore Miranda, elle possède vraiment des dons de magicienne ; elle pense que nous naissons tous avec des pouvoirs mais le stress du monde des villes fait perdre aux gens leur sensibilité, ainsi ils n’observent plus la nature autour d’eux, ne savent plus écouter le silence qu’ils cassent à grands vrombissements de moteurs ou regarder la nuit qu’ils illuminent de bulles électriques. C’est une compagne de rêve que j’aurai voulu avoir ailleurs: elle m’a appris à nommer les étoiles dans le ciel, le soir, sa main dans la mienne. Elle m’a montré qu’on pouvait reconnaître un oiseau à son battement d’aile et une grenouille à son cri sans besoin des yeux, comme on peut se parler par la caresse des doigts sur différentes parties du corps sans prononcer un seul mot.

            Elle me fait oublier que je voudrais partir et je passe plus de temps avec elle qu’à préparer mon embarcation ! Je lui répète qu’un jour je partirai mais je reste comme envoûté… Le temps égraine les jours comme un chapelet et je suis toujours là. J’essaie de la convaincre de partir avec moi, mais elle refuse. C’est son île : elle y restera jusqu’à ce que la vague l’engloutisse ! Drôle d’image dans une telle sérénité.

Est-elle une fée ou une folle accrochée à un rêve démodé de paradis terrestre ?

            Elle parle rarement des hommes qu’elle a connus auparavant. Tous ne lui ont pas laissé de bons souvenirs, elle m’a soufflé que j’étais le premier à qui elle se donnait, les autres avaient voulu la forcer ! Pour elle, le corps ne pouvait ressentir qu’une communion entre l’esprit et le cœur.

Ce jour, le seizième, je crois, elle me regarde et j’entends qu’avant moi, elle a connu un autre homme  fort mais pas assez bon qui s’appelait Eddy. Il a empaillé les oiseaux qui ornent sa coiffure ; il œuvrait dans sa grotte… Je demande où il est maintenant. C’est Yra la grenouille ! C’est un mâle qui a voulu abuser de sa force pour la plier à ses obscénités…et il en a été transformé ! 

            Je tente alors de m’approcher d’Yra, de l’amadouer bien que le fait qu’il soit homme ne m’attire pas, mais j’ai grand besoin d’un compagnon pour finir de construire l’embarcation et m’enfuir de ce piège charnel ; les sens en éveil permanent, je n’avance pas mon travail…

J’ai embrassé Yra pour essayer de lui rendre un visage humain mais cela ne marche pas, ce doit être contre nature : bien sûr, je ne l’aime pas ! Je reste le seul vrai homme pour Miranda que je ne peux m’empêcher d’adorer depuis le premier jour, une passion que j’ai du mal à freiner ! Je me bats contre moi-même partagé entre le désir de retourner à la civilisation et le plaisir auprès d’elle.

J’ai évolué depuis mon arrivée dans ces lieux, le mois précédent. Je comprends mieux qu’on puisse être heureux simplement auprès d’une femme sans avoir besoin de l’étreindre goulûment. Je me sens moins happé par son corps, je la respire…

Je devine sa pensée qui n’a pourtant qu’une simplicité apparente, je la vois paupières closes et l’écoute sans les mots, elle occupe une part de moi. Sa beauté ronge ma résistance et emprisonne mon âme. Je me noie dans la mer de ses yeux, vaincu par l’étoile jaune qui brille en leur milieu et reflète mon image. Mais je dois réagir...

            Le jour vient où le « bateau » du retour est enfin prêt ! Il n’a pas l’allure d’un beau voilier, ni d’une véritable barque, mais il ne coule pas et sera capable d’aller loin. Reste le plus difficile : le moment des adieux.

 C’est alors que le sol se met à gronder, des rochers se détachent des parois de la colline et tombent en écrasant quelques grenouilles. Les autres affolées s’agrippent de leurs pattes à la tunique de Miranda, la seule à pouvoir les protéger !

Le naufragé que je suis, sachant qu’elle ne voudra pas partir, reste torturé par l’idée de la laisser. Il a des difficultés à quitter sa prison, mais l’île semble vouée à la disparition ; il supplie sa geôlière d’emporter les grenouilles et de sauter avec lui dans la barque mais elle refuse une fois de plus…

Le sol commence à s’enfoncer dans l’océan. Le monde de Miranda disparaît comme un univers factice et éphémère. Hissé sur mon embarcation de fortune, je suis propulsé vers mon monde par une déflagration tandis que la princesse, une dizaine de grenouilles accrochées à sa tunique, regarde le niveau de l’eau monter jusqu’à ses chevilles puis rapidement à ses genoux. Je lis dans son regard trouble : « Va, mon amour, tu es sauvé maintenant ! Continue ta route, le destin, un jour, ailleurs, la fera croiser la mienne encore une fois ! »

Non, je ne peux pas la laisser disparaître ! Je voudrais aller la retrouver, mais je nage comme un tuyau de plomb ! C’est le filtre de la grenouille qui m’a envoûté, même si je n’ai plus son effigie autour du cou, je ne sais plus vivre sans elle ! Il y a déjà tant d’eau entre elle et moi …

             

 

« Il a du plonger pour la rejoindre ! » Le capitaine qui lit imagine sa réaction amoureuse au dernier moment. Une grimace sur son visage raviné, cet homme vient de parler seul emballé par le récit !

Au milieu de l’immense océan, un bateau de pêche a signalé par tribord une barque étrangement constituée …une embarcation vide ! Les matelots n’y ont trouvé qu’un grand cahier formé de pages écrites avec du sang d’animal et reliées par des bouts de fils de laine. Ils l’ont remis à leur officier. Après avoir donné ses consignes à l’équipage, le vieux marin s’est assis. Ses yeux ont parcouru les pages du manuscrit et extirpé de ces lettres mal formées les images fondues dans les mots …

Le conteur a dû continuer d’écrire dans la barque malgré les secousses avec son propre sang, s’entaillant sans doute un bras avec son couteau. Il a tout consigné dans ce journal, son livre de bord, son carnet de vie ; c’est une sorte de bouteille à la mer apportée par ce canot parti finalement sans lui…

Sur l’immensité bleue, aucune trace de plage ! S’il est vrai qu’il existe des îles mystérieuses et volcaniques apparaissant et disparaissant à la surface des océans, le reste du récit paraît un conte de fées au point de vue du navigateur. Le naufragé a rejoint son rêve d’amour et sa terre enfouie réapparaîtra peut-être un jour… Qui sait ?

Dans l’immense océan, se reflète le ciel, ces deux grands espaces s’épousent sur l’horizon observé par l’homme qui n’a pas encore tout découvert. Il reste tant de mystères qui s’accrochent à la nature.

 

cpyright DC éditions texte protect

concours Juliette Astier Montélimar

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L'an dernier sous les arcades:

Formidablement accueilli, la veille, à l'hôtel des oliviers (l'arbre fétiche de Danyel) malgré le temps pluvieux et les travaux de la place, - nous vous conseillons de vous y arrêter si vos pas vous amènent jusqu'à son restaurant-, Denise et Danyel ont rejoint, le 13 au matin, Chris Bernard, Président de L'UPF et de Portique. Sous les arcades, c'était la journée de dédicaces de Nyons où les fantômes du vieux moulin à l'honneur ont battu leur record de vente de l'an dernier. Danyel y a aussi présenté le guide des trésors de  Marseille, bien sûr, et le monde magique de l'enfance (éditions Bénévent) et récupéré pour la bibliothèque une oeuvre du spécialiste de Nostradamus qu'est Chris, pendant que Denise vantait les Affabulations Affables qui ont, semble-t-il, plu au président...

Provence-poésie vous offre ci-dessous quelques reflets de cette journée et vous propose de vous référer à la page Portique et les apollons d'or  à droite de l'écran  pour trouver les réglement des grands concours littéraires de Nyons, Buis et Vaison La Romaine.

 

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Vous pouvez voir ces photos en grand format en activant le diaporama de l'album dédicaces  

 

  

  Article Frank Zorra

 

 

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