VŒUX FESTIFS
Joyeux Noël et Bonnes Fêtes,
Littérateurs, scribes, poètes,
Et à tous ceux du genre humain
Qui tiennent au creux de la main
L’or de l’amour et du partage,
Je souhaite, par ce message,
Glisser dans l’écrin de leur cœur
Mes Vœux sincères de bonheur,
De paix, de santé, de lumière
Pour que chaque jour leur chaumière
Fleurisse de rires joyeux,
Poudre de soleil dans les yeux.
C’EST TOUT 2 …SUITE 3
N’attendez pas de moi que j’écrive un poème
Cherchant à chaque vers une rime d’enfer,
Car le texte achevé, voit-on si j’ai souffert
Pour éviter qu’un mot ne rime avec lui-même ?
Je pourrais occulter de 22 l’hiver.
Que je commence en juin ou à la Mi-Carême
Je buterai toujours sur le même problème
Que pourrais-je évoquer hormis des faits divers ?
N’attendez pas de moi qu’en un mot je ravive
Les plaies et les chagrins que l’on veut oublier
Les moments douloureux que l’on a supportés
Si je me lance alors dans la rétrospective !
Bien sûr chacun a pu sans être confiné
Retrouver les amis, et avec eux la liesse,
Se remettre au travail, secouer sa paresse
Et le masque enlevé, pointer le bout du nez !
N’attendez pas de moi que je vous remémore,
Que le covid n’est pas qu’un souvenir lointain
Chacun a pu le voir, tout n’est que baratin
Et les plus beaux parleurs ne sont que matamores…
La politique aussi est faite de promesses :
On attend du nouveau, c’est la continuité.
Si on tourne le dos à la réalité,
On encourt aussitôt un coup de pied aux fesses !
N’attendez pas de moi que je remette en scène
Les discours les meetings et les débats publics
Les gestes et les mots, les effets ou les tics
De tous les candidats, leurs passions ou leurs haines.
C’est ainsi que Manu a remplacé Macron
Il veut nous proposer plein de vieilles nouvelles
C’est à vous de juger si la vie sera belle,
Si face à l’avenir faut faire le dos rond …
N’attendez pas de moi que j’évoque la guerre :
L’Ukraine envahie par le Grande Russie.
Faute d’une Blitzkrieg, Poutine a réussi
A semer la terreur, à créer la misère.
Faisant des champs de blé de grands champs de bataille,
En labourant le sol sous une pluie d’obus,
Bombardant les maisons, pratiquant les abus
Il montre qu’il n’est pas un dictateur de paille !
N’attendez pas de moi qu’ici je vous rappelle
Le carburant plus cher, ce qui a augmenté.
Si vous vous chauffez trop, le courant va sauter…
Dès que gonflent les prix, plate est votre escarcelle !
Mais comme peu à peu le climat se réchauffe
Il faut vite lutter contre la pollution.
Le vent et le soleil seraient la solution…
Mais aura-t-on le temps avant la catastrophe ?
N’attendez pas de moi qu’ici je vous esquisse
Un tableau idyllique : pensons aux disparus,
Les proches, les connus ou les gens de la rue
Pour beaucoup, ce fut l’annus horribilis !
Il faut voir cependant le verre à moitié plein,
La liste serait longue… il faudrait que je cite
L’art, le sport, les chercheurs, toutes leurs réussites
Tous ceux qui ont aidé les gens dans le besoin.
Vous qui m’avez suivi au bout de cette page
Patients et indulgents, qu’attendiez-vous de moi ?
Un poème bien sûr pour l’an deux mil vingt trois
Qui présente des vœux conformes à l’usage.
Mais vous m’avez bien lu, je ne suis pas poète.
Pour souhaiter l’amour, la santé, « l’an que ven ! »
La réussite aussi pour tout ce que vous faites,
Laissez parler le cœur sans jouer au devin !
Bernard Oursinus
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