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9 mai 2023 2 09 /05 /mai /2023 14:18
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.
Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.

Le premier salon des auteurs aubagnais, c'était le 6 mai sur le cours FOCH.

Après la conférence axée sur le parrain du salon Bruno Carpentier et son livre : "La crypte de Saint-Maximin" où Provence-poésie assistait par la présence de ses responsables le vendredi 5 mai en fin d'après-midi.

Un salon remarqué sur le cours Foch permettait au public, de 10 heures à 18 heures, le samedi 6 mai, de rencontrer une partie de l'association en groupant ses auteurs : Emilie COIGNARD, Denise BIONDO, Danyel CAMOIN pour présenter ou dédicacer leurs livres.

Photos : Emilie COIGNARD

Article FZ

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13 avril 2023 4 13 /04 /avril /2023 17:56
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.
Poésie et Chansons avec Denise  Dominique et Danyel (trois D)  encadrés par Patricia et les musivciens.

Poésie et Chansons avec Denise Dominique et Danyel (trois D) encadrés par Patricia et les musivciens.

Poésies et chansons pour Provence-poésie 

Denise BIONDO présentait avant les poèmes   :

Un hommage à Marcel Amont en quatre temps : plusieurs chansons connues derrière "Le Mexicain" jouées par Alain et Jean -Paul  dont "Moi, le clown , le monsieur qui volait,  popopo dis, bleu, blanc, blond, puis trois tableaux sur des plus récentes et moins connues comme Mon cinéma (avec la participation d'Alain D'AIX)- Démodé et Julie.

Et après les poèmes récités par nos amis  (précisons la présence d'Emilie COIGNARD , grand prix de la nouvelle,  Mireille MANDUCA avè l'accent  et Alain D'AIX)  :

Un récital de Dominique de Françoise Hardy à Henri Salvador...

Complété par accordéon et guitare : Alain et Jean-Paul. 

et Patricia HOLZL en duo avec Dominique pour  La javanaise et  seule pour : Pas de boogie-boogie  d'après Eddy Mitchell.

N'oublions pas de multiples interventions d'animation de notre ami Edouard.

C'était le rendez -vous  du 15 avril.

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19 mars 2023 7 19 /03 /mars /2023 10:41
Remise de prix du 13e concours  : ovation à l'aubagnaise : Emilie COIGNARD et
Remise de prix du 13e concours  : ovation à l'aubagnaise : Emilie COIGNARD et
Remise de prix du 13e concours  : ovation à l'aubagnaise : Emilie COIGNARD et
Remise de prix du 13e concours  : ovation à l'aubagnaise : Emilie COIGNARD et

Remise de prix du 13e concours : ovation à l'aubagnaise : Emilie COIGNARD et

Remise de prix du 18 mars 2023 à 18 heures

Provence-poésie remet, sans intervention de la mairie, les 11 trophées des gagnants en triomphe.

Surtout pour Julia GREVIN, photo, jeune violoniste, venant d'ANGERS qui décroche avec l'histoire très bien écrite de son papillon, emblème de Provence-poésie, le deuxième prix très prés de Emilie COIGNARD, auteur invitée connue des remises de prix  de Provence-poésie qui présentait aussi son livre : "Secrets d'adolescente, rêve de femme" et remportait également un livre au tirage de l'Urne. La danse des étourneaux a séduit le jury et surtout Isabelle SACHOT de la médiathèque d'Aubagne qui a pratiquement désigné par ses notes le grand prix.

Les pronostics de Claudie CANU, présidente du jury 2023, allaient, eux aussi, dans ce sens et gratifiaient en troisième position : Céline LIDON et sa nouvelle : "Avec le temps" qu'elle a apparemment appréciée dans la lecture-spectacle mise en scène par Danyel CAMOIN avec l'interprétation de Dominique BAUDOUIN et Denise BIONDO en infirmières. 

Voir l'article sur le journal La Provence.

Derrière ces trois lauréates nettement au-dessus des moyennes, il faut saluer la performance des huit autres lauréats qui se sont distingués par de très bons textes par-dessus  la concurrence : 111 nouvelles lues au total.

Irène PODOGORSKA  (Carpe Diem) et notre héroïne de la poésie Alice HUGO  (L'agneau et le loup) primé pour la troisième fois dans nos concours de nouvelles, se taillent une place d'honneur avant les accessits remarquables : Bénédicte CHUREAU (Le topo), Sonia KITAEFF (L'ancienne et la nouvelle), Elie NICOLOPOULOS ( La Machine), Hélène MAGRON (L'évasion), Bernard MARSIGNY ( Les encombrants) et notre partenaire Belge Luc LEENS  ( L'homme de ma vie) se montrent au-dessus des autres candidats avec leurs nouvelles respectives.

En prix de participation, les mentions d'honneur : Patrice BAHLOUL (Nulla remissio) Zavèn SARAFIAN (Transformation) Isabelle GARRIGOU ( Retenir le temps) et Daniel AUGENDRE (Attente).

Et à saluer ( "Le billet" de) Juliette PETIT (15 ans) qui sera partenaire de Denise BIONDO dans le prochain recueil de Provence-poésie en fin d'année.

Bravo à tous !

 

Article FZ

 

Un papillon pour l’éternité

D’après " L’éternelle quête de la beauté"

Nouvelle écrite par Julia GREVIN

Prix d'honneur du conseil départemental

Mise en scène de Danyel CAMOIN

 

Mouvements de scène : Denise fait glisser le papillon en carton le long du rideau de scène par le fil  puis l’attache… (On place un scarabée sur une table ou agrafé au rideau noir à ce niveau.)

Danyel, casquette à l’envers, avec masque forme papillon s’écrie :

--Ce matin je sors de chez moi et je l’ai vu ; il était là, le papillon dans toute sa couleur, un papillon gravé dans mon cœur. Oh ! Ce que t’es beau, dis, le papillon, ne t’en vas pas !

Ce splendide papillon a quitté sa peau de chenille… Regardez ! C’est ce  papillon aux ailes transparentes teintées de vert qui découvre pour la première fois les joies de l’existence. Il virevolte et s’émerveille devant le ruisseau d’argent, faisant l’éloge des roseaux et admirant le ciel. Dès son premier battement d’ailes, son regard s’était posé sur cette voûte bleutée habillée de lumières et ne l’avait plus quitté.

Edouard intervient :

--Papillon éphémère, rien qu’une nuit à vivre et pourtant il pense en avoir vécu des centaines. Né au crépuscule, ignorant sa mort à l’aube, il profite, encore innocent, d’un instant qu’il croirait éternel. Posé sur mon rideau, il observe avec curiosité ces lueurs fascinantes, il voudrait toucher les étoiles dans l’obscurité enrichie d’étincelles. Elles strient le ciel, lui abandonnant leur longue traîne blanche puis disparaissent soudainement dans les ténèbres de la nuit. Le ciel c’est le spectacle dont il était certain de ne jamais se lasser.

--Décidé à atteindre l’une de ces lumières célestes, l’éphémère a quitté les doux pétales de la rose qui l’avait accueilli pour s’aventurer au-dehors, découvrir ce monde qu’il ne verra qu’un instant. Il parcourt ainsi plusieurs kilomètres, puis se pose, épuisé sur mon rideau… Il s’envolera de nouveau non sans quelques difficultés. Son périple lui a paru interminable et tout à sa joie, il n’avait pas remarqué un scarabée sur une pierre voisine. Ravi de découvrir un autre insecte, il commence à deviser, interrogeant parfois son interlocuteur qui ne répond rien, l’obligeant à un monologue qui lui parait rapidement désagréable.

« Seriez-vous muet, monsieur ? Ou bien pensez-vous que je ne suis pas suffisamment important pour que vous daigniez me parler ? »  (Musique : Papillon de Bachelet)

Après quelques minutes d’un silence agacé, il s’apprête à laisser là ce compagnon peu aimable quand une voix profonde le retient : « Les apparences sont trompeuses, mon pauvre ! »

Interloqué par cette réponse inattendue, l’éphémère espérerait d’autres explications mais déjà son partenaire est retombé dans son mutisme. Comprenant qu’il n’obtiendra rien de plus, il prend son envol, toujours décidé à toucher des ailes cette étoile à la lumière particulière.

Cependant, la phrase ambiguë de l’insecte lui restant en mémoire ; il ne sait qu’en penser.

Finalement, il décide d’oublier ces propos mystérieux et retrouve son entrain habituel.

« Eh ! Papillon, Où tu vas, dis, attends-moi ! Je viens avec toi. »       

La nuit tardant à laisser place au jour ; la Lune l’observe avec curiosité. Le sort de cet insecte insignifiant est déjà tracé et pourtant elle ne peut s’empêcher de s’interroger :

« Parviendrait-il à éviter la funeste destinée que lui réservait le ciel ? »

De nouveau Edouard explique :

--Passant près d’une mare, il a voulu s’arrêter sur un nénuphar mais les ombres entretiennent l’illusion et, croyant se poser sur une fleur à la robe couleur lilas, il sent ses pattes s’enfoncer dans un liquide tiède. Comprenant qu’il se noie, le frêle éphémère se débat avec une force insoupçonnée. Son corps va sombrer sans pouvoir réagir.

--Mais l’éclat de la Lune plus vif a permis au scarabée d’apercevoir le malheureux. Pour le sortir de ces eaux fatales, il a fallu toute la puissance du coléoptère et enfin quand le papillon est hors de danger, il s’en retourne sans un mot.

Allongé sur l’herbe mouillée, l’éphémère, encore inconscient, ne voit pas la Lune sourire.

Une fois ses ailes séchées par le vent, il reprend son chemin sans plus attendre. Une allée d’étoiles bien alignées lui ouvre un chemin vers l’éternité. Enchanté de ce spectacle divin, il rassemble ses forces et, dans un dernier effort, parvient enfin à atteindre l’impossible.

« Attention, Papillon, c’est trop pour toi, ne vois-tu pas ? » (Musique accordéon)

(Denise lâche le fil et le papillon tombe…)

Et voilà  « Ce qui t’a tant fasciné n’est en réalité qu’une vulgaire ampoule à l’éclat un peu trop vif. Tu as voulu toucher les étoiles et, comme Icare, tu t’es brûlé les ailes… »

(Avec l’aube, on s’arrête devant cet insecte.)

Edouard ramasse le papillon et le montre au public…

Danyel tourné vers l’assemblée reprend :

--S’extasiant sur ses ailes, toujours splendides dans la mort, on a décidé de le ramasser : une telle merveille ne méritant pas de se faire piétiner par les passants. On l’épinglera fièrement et, placé au centre d’une collection de papillons aux couleurs flamboyantes, les petites ailes transparentes continueront longtemps d’éblouir ceux qui les regarderont.

Ainsi… L’éphémère deviendra Éternité.

 

 

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 10:06
La remise de prix du concours 2023 devrait avoir lieu le 18 mars. Quinze nouvelles  sélectionnées restent entre les mains du jury final
La remise de prix du concours 2023 devrait avoir lieu le 18 mars. Quinze nouvelles  sélectionnées restent entre les mains du jury final
La remise de prix du concours 2023 devrait avoir lieu le 18 mars. Quinze nouvelles  sélectionnées restent entre les mains du jury final
La remise de prix du concours 2023 devrait avoir lieu le 18 mars. Quinze nouvelles  sélectionnées restent entre les mains du jury final

La remise de prix du concours 2023 devrait avoir lieu le 18 mars. Quinze nouvelles sélectionnées restent entre les mains du jury final

Bernard ROYER dit Oursinus vous offre son poème de la nouvelle année... Et Provence-poésie vous communique les vœux d'Alice HUGO. Tous deux auteurs de nouvelles sélectionnées au concours.

Signalez la présence dans les lauréats et sur le stand d'Emilie COIGNARD.

Côté concours justement, les nouvelles de Céline LIDON  et Julia GREVIN ( photos ) retenues pour le projet de mise en scène de la remise des prix de mars 2023 sont  également confiées au jury final en tête d'autres pour  tenter de gagner le grand prix de la ville.

Nous avons reçu 111 nouvelles dont 4 de moins de dix-huit ans et 5 de l'étranger.

Merci à Joëlle SOLARI, Alain VERRIEZ et Edouard ROSTAIN qui ont soutenu Denise BIONDO pour propager notre concours.

Le préjury a sélectionné 36 nouvelles parmi les 111 reçues et celles qui ne seront pas lauréates parmi cette sélection auront la possibilité d'être éditées dans le recueil annuel de l'association  animé par Denise BIONDO en fin d'année sous réserves de quelques conditions suivant si elles émanent d'adhérents, de mineures ou de nouveaux venus.

 

 

Article à compléter

FZ

 

 

Parenthèse pour Julia GREVIN (16 ans)

Vous pouvez retrouver Julia GREVIN sur Internet, côté  musique, au concert de la fratrie GREVIN à la chapelle des Ursules à Angers en 2022.

Ci-dessous autorisation parentale de publication  photographique de mineure ::

Je soussignée, Michaëla Grevin, mère de Julia Grevin, autorise l’Association Provence Poésie à publier sur son blog la photo de mon enfant.   

A Angers, le 27/01/2023                                                                                                                         

VŒUX FESTIFS

 

 

Joyeux Noël et Bonnes Fêtes,

Littérateurs, scribes, poètes,

Et à tous ceux du genre humain

Qui tiennent au creux de la main

L’or de l’amour et du partage,

Je souhaite, par ce message,

Glisser dans l’écrin de leur cœur

Mes Vœux sincères de bonheur,

De paix, de santé, de lumière

Pour que chaque jour leur chaumière

Fleurisse de rires joyeux,

Poudre de soleil dans les yeux.

 

 

 

C’EST TOUT 2 …SUITE 3

N’attendez pas de moi que j’écrive un poème

Cherchant à chaque vers une rime d’enfer,

Car le texte achevé, voit-on si j’ai souffert

Pour éviter qu’un mot ne rime avec lui-même ?

Je pourrais occulter de 22 l’hiver.

Que je commence en juin ou à la Mi-Carême

Je buterai toujours sur le même problème

Que pourrais-je évoquer hormis des faits divers ?

 

N’attendez pas de moi qu’en un mot je ravive

Les plaies et les chagrins que l’on veut oublier

Les moments douloureux que l’on a supportés

Si je me lance alors dans la rétrospective !

Bien sûr chacun a pu sans être confiné

Retrouver les amis, et avec eux la liesse,

Se remettre au travail, secouer sa paresse

Et le masque enlevé, pointer le bout du nez !

 

N’attendez pas de moi que je vous remémore,

Que le covid n’est pas qu’un souvenir lointain

Chacun a pu le voir, tout n’est que baratin

Et les plus beaux parleurs ne sont que matamores…

La politique aussi est faite de promesses :

On attend du nouveau, c’est la continuité.

Si on tourne le dos à la réalité,

On encourt aussitôt un coup de pied aux fesses !

 

N’attendez pas de moi que je remette en scène

Les discours les meetings et les débats publics

Les gestes et les mots, les effets ou les tics

De tous les candidats, leurs passions ou leurs haines.

C’est ainsi que Manu a remplacé Macron

Il veut nous proposer plein de vieilles nouvelles

C’est à vous de juger si la vie sera belle,

Si face à l’avenir faut faire le dos rond …

 

N’attendez pas de moi que j’évoque la guerre :

L’Ukraine envahie par le Grande Russie.

Faute d’une Blitzkrieg, Poutine a réussi

A semer la terreur, à créer la misère.

Faisant des champs de blé de grands champs de bataille,

En labourant le sol sous une pluie d’obus,

Bombardant les maisons, pratiquant les abus

Il montre qu’il n’est pas un dictateur de paille !

 

N’attendez pas de moi qu’ici je vous rappelle

Le carburant plus cher, ce qui a augmenté.

Si vous vous chauffez trop, le courant va sauter…

Dès que gonflent les prix, plate est votre escarcelle !

Mais comme peu à peu le climat se réchauffe

Il faut vite lutter contre la pollution.

Le vent et le soleil seraient la solution…  

Mais aura-t-on le temps avant la catastrophe ?

 

N’attendez pas de moi qu’ici je vous esquisse

Un tableau idyllique : pensons aux disparus,

Les proches, les connus ou les gens de la rue

Pour beaucoup, ce fut l’annus horribilis !

Il faut voir cependant le verre à moitié plein,

La liste serait longue… il faudrait que je cite

L’art, le sport, les chercheurs, toutes leurs réussites

Tous ceux qui ont aidé les gens dans le besoin.

 

Vous qui m’avez suivi au bout de cette page

Patients et indulgents, qu’attendiez-vous de moi ?

Un poème bien sûr pour l’an deux mil vingt trois

Qui présente des vœux conformes à l’usage.

Mais vous m’avez bien lu, je ne suis pas poète.

Pour souhaiter l’amour, la santé, « l’an que ven ! »

La réussite aussi pour tout ce que vous faites,

Laissez parler le cœur sans jouer au devin !

 

Bernard Oursinus

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 08:19
Les contes de nos moulins version 2022 avec un clin d'oeil à Sacha Distel et Françoise CONTAT.

Les contes de nos moulins version 2022 avec un clin d'oeil à Sacha Distel et Françoise CONTAT.

Les contes de nos moulins 2022 avec un clin d’œil à Sacha Distel (chansons Dominique).

Les contes de nos moulins ouvre la porte à  la conteuse Françoise CONTAT et au souvenir de Sacha DISTEL.

Provence-poésie vous invite à applaudir Dominique BAUDOUIN dans les chansons de Sacha DISTEL et Danyel CAMOIN dans les contes de BRASSENS.

Présentation : Denise BIONDO

Musique : Alain et Jean-Paul (accordéon et guitare)

Avec Monique, Patricia, Edouard et la participation d'Alain D'AIX

Réservations pour entrée gratuite au 0442033126.

 

 

 

Article FZ

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 13:04
Provence-poésie participe et vous invite à la galerie en folie 2022.

Provence-poésie participe et vous invite à la galerie en folie 2022.

Provence-poésie vous invite, après les stands de dédicaces de Saint-Victoret avec Sonia et Dominique,

à venir visiter la galerie en folie offerte par l'association Pause-récréation à l'espace des libertés à Aubagne

les 26 et 27 novembre 2022 sous le titre  : Harmonie et plaisir des sens.

Les stands sont réservés aux créateurs comme d'habitude mais ouverts à tout public.

Retenez la date et venez nous retrouver par l'entrée gratuite.

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 16:04
Fête des associations et lectures poétique démarrent le mois de septembre avec le concours de nouvelles. chez Provence-poésie.
Fête des associations et lectures poétique démarrent le mois de septembre avec le concours de nouvelles. chez Provence-poésie.
Fête des associations et lectures poétique démarrent le mois de septembre avec le concours de nouvelles. chez Provence-poésie.
Fête des associations et lectures poétique démarrent le mois de septembre avec le concours de nouvelles. chez Provence-poésie.

Fête des associations et lectures poétique démarrent le mois de septembre avec le concours de nouvelles. chez Provence-poésie.

1/ La fête des associations ( le 10 septembre 2022) où Micheline, Edouard, Monique et Laurent défendent les couleurs du stand de Provence-poésie en l'absence de Denise partie à Montélimar retirer son 1er prix de la nouvelle.

2/L'assemblée générale, le 23 septembre, permettait d'étaler la survie de l'association à travers le Covid et le démarrage du concours de nouvelles (au 15) à propos du temps sur les traces des 103 nouvelles de l'an dernier au-delà des frontières.

3/ La remise des prix de participation au concours de poésie limité par le manque de participants avec la lecture des deux poèmes phares : Légende de la belle et du chevalier qui voit son auteur (Zavèn SARAFIAN avec la coupe  prix Francis TRIAY et Ephémère qui ramène la jeune Chloé DENAYER dans le circuit poétique diplômé comme l'an dernier. Merci pour leur fidélité. Pas de grand prix cette année.

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 16:04

 En prévision pour le 15 octobre 2022 

Après les cent ans de notre ami et adhérent Emile MIHIERE, Provence-poésie veut la part belle non seulement à ses textes mais aussi à ceux de proches des cent ans, vivants ou disparus.

Présentation Denise BIONDO, Mise en scène Danyel CAMOIN

En tête de liste, Marcel AMONT, toujours pétillant et des disparus qui vivent toujours dans nos cœurs.

Avec Dominique pour la partie chantée, entre Patricia et Edouard.

Alain et Jean-Paul à l'accordéon mènent la musique enchantée.

 

 

Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.
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Emile MIHIERE, doyen de Provence-poésie, poète, pasteur, auteur, etc, a atteint ses cent ans.

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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 15:19
A propos du temps, à vos plumes, vous en avez le temps jusqu'au 15 janvier 2023 !

A propos du temps, à vos plumes, vous en avez le temps jusqu'au 15 janvier 2023 !

Provence-poésie présente son treizième concours de nouvelles

A PROPOS DU TEMPS

Thème de l'année mais aussi thème libre ou fantastique-épouvante.

ouvert à tout participant de langue française de plus de douze ans

L'an dernier des participants de Belgique, Suisse, Danemark et Canada

Concours national, avec petite  participation internationale

Fidèle à ses règles vous invite à suivre le règlement publié.

Merci

 

CONCOURS DE NOUVELLES

  des auteurs en Pays d’Aubagne

 

 

« À propos du temps »

13 ans de concours

 

Du 15 septembre 2022 au 15 janvier 2023

Le concours reste ouvert à toute personne de plus de 12 ans de langue française sans distinction de distance ou de frontière. Les membres du bureau de l’association et du jury sont exclus du concours.

Article 1 : participation au concours

L'envoi complet doit être fait par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) : joindre deux enveloppes timbrées portant l'adresse du candidat, quatre exemplaires de la nouvelle et une fiche contenant autorisation d’utilisation et de publication portant le titre de celle-ci puis les…nom, adresse, téléphone et e-mail du candidat… et impérativement la signature avec une autorisation parentale pour les moins de 18 ans.

Cet envoi doit s’accompagner d’un fichier informatique Word.doc sur CD ou adressé par mail à provence.poesie@yahoo.com L’association peut refuser tout dossier incomplet sans préavis. Les envois en recommandé ne seront pas acceptés. L'ensemble devra être adressé : Association Provence-poésie, concours, maison de la vie associative, 140 allée Robert Govi Les Défensions 13400 Aubagne. Aucun texte ne sera rendu.

Article 2 : présentation de la nouvelle

La nouvelle ne devra pas dépasser quatre pages uniquement recto A4. Elle sera anonyme et rédigée très lisible en Times 12 ou Arial 11, en justifié avec marge 2 minimum des deux côtés. (Il n'est pas nécessaire de sauter de ligne). Lui donner un titre différent de celui du concours et indiquer le thème choisi en haut de page (1 2 ou 3). Les pages des nouvelles envoyées devront être agrafées et numérotées.

Article 3 : particularités et thèmes de la nouvelle

La nouvelle se concrétise par sa brièveté, sa concision, son nombre restreint de personnages, avec si possible une fin surprenante à la manière de Maupassant (La Parure). Elle accepte la prose poétique mais exclut le poème, le portrait, le reportage, la chronique, le journal intime et le conte de fées. Tout texte raciste, ordurier, politique, religieux, etc... sera aussi refusé.

Pour thème, vous pouvez choisir entre les possibilités suivantes :

1/ Thème fantastique ou épouvante : Maupassant avait écrit : la réalité implacable me conduirait au suicide si le rêve ne me permettait d’attendre… Partant de là, mais évitant la facilité du cauchemar, adressez-nous de préférence une nouvelle qui nous épouvante.

2/ Thème libre : Laissez aller votre imagination pour nous surprendre en toute liberté (nous récompenserons en priorité l’originalité et la surprise respectant les critères de la nouvelle.)

3/Thème de l’année : Établissez une ou plusieurs nouvelles autour d'un aspect du temps qui vous intéresse, dans le réel ou dans votre imaginaire, en suivant la pendule ou le baromètre.

Article 4 : réglementation générale

Le concours est gratuit pour les adhérents, les étrangers francophones, les moins de dix-huit ans. Pour les autres, inscription au concours obligatoire : 10 euros. On ne limite pas le nombre de nouvelles envoyées, l’inscription ne change pas pour plusieurs titres. Tout chèque ou virement doit être établi à l’ordre de Provence-poésie.

Article 5 : récompense prévue

 

Dix lauréats se verront offrir un recueil édité comprenant les dix nouvelles primées, un diplôme, une médaille pendentif et une coupe ou trophée (D’autres exemplaires du recueil peuvent être commandés par les participants s’ils se signalent avant la remise de prix )

Au-dessous d’une certaine moyenne, les gagnants n’auront qu’une mention d’honneur.

La meilleure nouvelle obtiendra le grand prix de la ville d’Aubagne avec un chèque de 300 euros et un bon d’achat de 50 euros dans le catalogue de Pp. La seconde sélectionnée, un chèque de 150 euros et un bon de 20 euros dans le catalogue Pp. Cela en plus des trophées qu’ont les autres. Le gagnant ne pourra se représenter au concours durant une année mais il pourra présenter le concours poésie ou faire partie du jury.

La remise des prix aura lieu dans le courant du mois de mars qui suit le concours. Les lauréats seront prévenus auparavant et devront être présents ou représentés par une personne, hors jury et lauréats, pour pouvoir recevoir leur prix.

Le jury sera composé d'écrivains et de personnalités indépendantes qui classeront les dix nouvelles sélectionnées : la décision du jury et le règlement du concours sont sans appel, tout participant devra les accepter sans réserve : renseignements complémentaires au 04 42 03 31 26.

Le jury final désigné devra noter les nouvelles sélectionnées entre 10 et 20.

Danyel Camoin, auteur, interprète et conférencier, président de l'association

Denise Biondo, auteur et présentatrice de lectures-spectacles, vice-présidente

Jean-Claude Colay, auteur, poète et secrétaire de l’association.

Joëlle Solari, auteur et romancière, relectrice de l’association.

                          Association Provence-poésie éditions

                             « Concours et collection des auteurs en pays d’Aubagne »

                                       Maison de la vie associative –Les Défensions

                                         140 Allée Robert Govi 13400 AUBAGNE

                                                   Mail : provence.poesie@yahoo.com

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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 12:10

Aux dernières informations, Provence-poésie transmet :

La nouvelle Eveil à La vie rapporte à la nouvelliste Denise BIONDO le premier prix de la nouvelle à Montélimar.

Texte ci-dessous.

La nouvelle Le carillon du temps écrite par la nouvelliste Geneviève CASABURI (ex-collaboratrice de Frank ZORRA) est à la base de la vidéo jointe où l'on retrouve dans la scène finale un autre ex-adhérent : Michel ISARD ( dans le rôle qu'il a déjà joué jadis dans une petite présentation de cette nouvelle dans l'association).

Une superbe nouvelle qui a fait son chemin en images.

 

Article ouvert aux autres auteurs : FZ

Une ancienne adhérente à l'origine du film : Geneviève Casaburi

 EVEIL à la vie                                                   Denise BIONDO (1er prix de la nouvelle)

 Drôle d'effet de revenir dans la ville où je suis née !

     En pénétrant dans les rues au volant de ma voiture, tout me paraît familier et pourtant étranger. Des détails ont changé : la vitrine du fleuriste, le carrefour où je tourne à droite vers mon chemin, vers ma maison. Ce trajet, je l'ai fait si souvent, enfant, lorsque mon père nous amenait à la Vallée de St Pons pour passer les week-ends au grand air.

Je me gare devant la villa avec ce même sentiment de crainte que j'éprouvais, petite fille. Mais aujourd'hui la différence est de taille : j'ajoute une détermination que rien n'ébranlera.

Je me redresse, forte et sûre de moi.

Le visage d'Eugénie, s'encadre dans la porte, frappé de stupeur.

─ Ça alors ! Natacha !

─ Eh oui, c'est bien moi. Bonjour.

─ Yvette, viens voir : une revenante ! crie-t-elle à sa fille.

Ma demi-sœur apparaît à son tour, et je savoure son expression incrédule. Je bois du petit-lait.

─ Je viens un dimanche midi parce que je connais vos habitudes, j'étais sûre de vous trouver.

─ Tu aurais pu téléphoner pour prévenir…

Après six ans…!

Oh, que non ! C'est par surprise que je voulais débarquer, pour les prendre de court. C'est réussi, je leur en colle un, de choc ! Elles n'ont pas eu le temps de se préparer à me voir et n'ont rien pu élaborer d'avance.

Elles croyaient que je ne reviendrais jamais, cela se lit dans leurs yeux.

─ Tu passais dans le coin, je suppose, risque Yvette.

─ Non. Je suis venue exprès.

    Un instant de flottement comme si elles attendaient que je disparaisse tel un fantôme du passé. Mais non, pas de chance, je suis bien là et j'ai l'intention de m'incruster. Eugénie se lance :

─ On allait se mettre à table… Tu n'as pas déjeuné, Natacha ?

On m'offre une chaise et je m'installe tandis que ma belle-mère, avec des gestes un peu saccadés, rajoute une assiette. Tiens, il y a déjà trois couverts…

Je me demande qui est l'autre convive.

─ Mon mari va arriver d'une minute à l'autre, précise Yvette.

─ Tu es mariée, bravo !

─ Depuis cinq ans. Pas toi ?

Je secoue juste la tête sans répondre. Je n'ai aucune envie de me raconter. Je sens pourtant les questions qu'elles ont sur le bord des lèvres. Elles ne concernent bien sûr pas ma vie, elles s'en fichent que j'habite à Tombouctou ou ailleurs et que je sois RMIste ou PDG. Par-dessus tout, elles se demandent ce que je suis venue faire. C'est cela qui les inquiète.

J'en profite pour faire ressortir mon air déterminé. Histoire de montrer que je n'ai plus rien de commun avec la jeune fille qui a pris la clef des champs, une nuit en cachette, il y a six ans.

Il a été épique, mon départ. Je n'avais rien laissé deviner de mes projets, j'ai fait mon coup en douce. En préparant tous les détails, je jubilais à l'idée de la tête que feraient ma belle-mère et ma demi-sœur en découvrant, au matin, que je m'étais enfuie. Et sans laisser aucune trace permettant de me retrouver.

Je me rappelle encore quel sentiment de libération j'ai éprouvé en sachant que j'allais échapper à cette vie-là.

     À l'époque, je venais d'avoir dix-huit ans et, depuis longtemps, Eugénie ne pouvait plus me priver de dessert ou me laisser sécher sur pieds au coin…

Mais qu'à cela ne tienne, elle avait trouvé d'autres subtilités pour m'humilier, pour me rabaisser et surtout pour entretenir en moi la conviction que je n'étais bonne à rien.

J'en étais tellement convaincue que j'avais beaucoup hésité à prendre le large : une incapable comme moi pouvait-elle s'en sortir seule ?

Et puis, inattendu et plutôt terrifiant, un événement était venu tout changer. À cause de ma grossesse, je m'étais prise en main avec une énergie que je ne soupçonnais même pas en moi. J'avais trouvé la force de partir. J'avais planifié où j'irais, comment et dans quel but.

En franchissant la porte en silence, cette nuit-là, la première bouffée d'air de liberté m'avait tourné la tête.

Et aujourd'hui, assises toutes les trois autour de la table, nous avons conscience de l'étrangeté de la situation. Nous sommes toujours les mêmes : l'ex-compagne de mon père, sa fille d'une première union, et moi laissée seule avec elles deux, suite au décès trop précoce de mon papa.

Mais la vie, en transformant les fillettes d'hier en adultes a modifié les rapports de force. Surtout avec l'air conquérant que j'arbore et qui plombe l'atmosphère. Je vois bien qu'Eugénie en est perturbée.

─ Voilà mon mari, s'écrie Yvette, très contente de cette diversion.

─ Tu vas me le présenter.

─ Oh ! Ce n'est pas la peine. Tu vas voir.

Et je vois, oui. Je vois entrer Stéphane, qui s'arrête net en m'apercevant. Il se décompose. Et pour moi, c'est un choc auquel je ne m'attendais pas.

Passé la première hésitation, on s'embrasse en vieux copains qui se retrouvent, maladroitement.

Ainsi, il a épousé Yvette !

Je suis idiote, j'aurais dû m'en douter. Car après tout, c'était tout à fait dans l'optique d'Eugénie de caser sa fille à un notable du coin. Sa chère petite méritait le meilleur de ce qui pouvait s'offrir à elle.

C'était bien pour cela, parce que je la connaissais par cœur, qu'à l'époque j'avais soigneusement caché ma relation avec Stéphane.

Je n'en reviens pas d'être assise en face de lui. Toute la violence de ma passion de jeune fille renaît et me submerge.

─ Tu vas bien ? me demande-t-il en se donnant l'air de ne pas y attacher trop d'importance.

J'essaie de me ressaisir, mais c'est dur avec ses yeux qui m'observent, aussi bouleversants que par le passé.

─ Ce vin me donne chaud, dis-je en me levant pour échapper un moment à ses regards.

Et, je rejoins Eugénie dans la cuisine.

─ Que viens-tu chercher chez nous Natacha ?

Je ne m'attendais pas à une question aussi directe, surtout posée avec sa voix d'avant, celle de la belle-mère autoritaire qui me dominait.

─ Qu'est-ce que tu veux ? insiste-t-elle en se dressant face à moi. Tu ressurgis sans crier gare.

       Elle me scrute.

─ Tu avais drôlement bien préparé ton mauvais coup pour partir. Je me demande encore quand et comment tu as réussi à me voler le collier d'émeraudes de Tante Séverine.

Voilà, le grand mot est lâché. Je savais qu'on en viendrait là tôt ou tard. Tant mieux, je récupère d'un coup toute mon assurance. Je lui décoche un regard provocateur, d'égale à égale, et je la plante là, avec ses questions sans réponse pour retourner dans la salle à manger.

      Entre Stéphane et Yvette, l'humeur ne semble pas être au beau fixe. Une rancœur féroce me gagne contre lui.

─ Alors, vous deux, vous habitez le centre-ville ? Bien. Dans ce cas, on sera appelés à se voir souvent quand je me réinstallerai ici. J'ai l'intention de revenir à Gémenos. C'est la maison de mon enfance, celle de mon père.

─ Mais tu ne peux pas emménager ici, clame Stéphane d'une voix aiguë. J'y habite.

─ Voyons, tu sais très bien que tu n'en as que l'usufruit. Tu as le droit de l'occuper, mais, c'est à moi que cette maison appartient. Elle était à mon père.

─ Tu es venue pour revendiquer ton héritage ! demande Eugénie ? Ce n'est pas beau, ma petite.

─ Ce qui n'est pas beau, belle-maman, c'est de m'avoir volé mon enfance. C'est de m'avoir harcelée et privée de la tendresse à laquelle tous les enfants ont droit.

─ Tu t'es bien vengée quand tu t'es enfuie il y a six ans, en me piquant le collier d'émeraudes. Sale voleuse !

           Je les plante là, tous les trois, complètement déboussolés. Hou, cette scène m'a drôlement secouée… Je me dirige vers le jardin… J'ai besoin d'un peu d'air.

            Stéphane soupire, mal dans sa peau. Il me suit discrètement et s'explique :

─ Si tu m'avais fait signe pour me dire où tu étais… Je t'aurais aidée pour l'avortement, tu sais. Je ne t'aurais pas laissé affronter cette épreuve toute seule. J'ai bien compris que c'était pour le payer que tu avais volé le collier.

─ Heureusement pour moi, ce bijou avait beaucoup de valeur. L'argent que j'en ai tiré m'a permis de m'installer, le temps de trouver du travail.

─ Tant mieux. J'étais embêté de te savoir seule, je me demandais comment tu t'en sortirais avec ce fichu problème.

─ Tu parles de ma grossesse ? Il y aurait bien eu une solution à l'époque : on aurait pu se marier !

─ Finalement, dit Stéphane, tu t'en es bien tirée.

─ Nous retournons au salon, le silence se fait d'un coup. Un silence sidéré, stupéfait. Les trois paires d'yeux convergent vers la table où je dépose le collier.

─ Mais… s'exclame Eugénie, c'est lui ! C'est le collier de Tante Séverine.

─ Oui. Vous pourrez le faire expertiser si vous avez le moindre doute. Je ne suis pas une voleuse. Il y a six ans, je ne l'avais pas vendu. Je l'avais gagé au mont-de-piété pour pouvoir commencer une autre vie. Dès que j'ai pu, je l'ai récupéré et le voici.

─ Tu me le rends ?

- Je suis venue pour cela, et uniquement pour cela. Ça n'a pas été facile de trouver le courage de le faire, il m'a fallu du temps, mais je tenais absolument à le rapporter.

       Au fond de moi, j'attendais un élan, des paroles et des gestes de réconciliation. Un accueil, une chaleur qui m'auraient fait du bien. Mais, devant le visage hostile d'Eugénie, et en me retrouvant nez à nez avec la lâcheté de Stéphane, j'ai eu comme une soudaine inspiration : J'ai semé la zizanie en menaçant de m'installer à demeure.

Au fond, rien n'a bougé ici, et je repars avec mes blessures ouvertes.

 

       Dans mon rétroviseur, Gémenos disparaît. J'ai une dernière pensée pour ceux que j'y laisse et qui n'ont pas su accepter l'amour que je voulais leur donner.

Une pensée pour Stéphane qui ne saura jamais que le collier de tante Séverine m'a servi à mettre au monde mon bébé :

" L'enfant qu'il m'a fait, et auquel il aurait refusé le droit de vivre ".

 

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